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Serge Saint-Hilaire – ordonné diacre à Moulins

Serge Saint-Hilaire – après son ordination diaconale – 26-06-2022

Le dimanche 26 juin 2022, Serge Saint-Hilaire a vécu deux grands moments, représentants deux grands pas dans son cheminement pour devenir Prêtre Missionnaire. En effet, à la fin de sa cinquième année de séminaire, il a fait son agrégation définitive à la Société des Prêtres de Saint-Jacques, Institut missionnaire présent en France, à Haïti, au Brésil et au Canada. Saint-Hilaire, après une agrégation temporaire, où il a expérimenté la vie et l’identité des prêtres missionnaires de Saint-Jacques, a fait le pas en engageant toute sa vie au sein de l’Institut dont il devient membre définitif à part entière. Il entend vivre ainsi du charisme, c’est-à-dire de la mise en œuvre du don particulier reçu et vécu par ses pairs, celui d’annoncer l’Évangile dans un esprit d’ouverture, de service et d’échange, avec une attention consciente et constante aux plus pauvres. Il a fait le choix réfléchi et mûri de rejoindre la centaine de prêtres missionnaires de Saint-Jacques, engagés ensemble dans la mission à l’extérieur (ad extra) et pour la vie (ad vitam).

Un des moments décisifs durant l’ordination diaconale : s’abandoner au Seigneur ! – 26 juin 2022

Dans la même journée, il a été ordonné diacre en vue du presbytérat. Par cet engagement, il entend s’engager avec ses confrères, à se configurer toujours et davantage au Christ, pour servir les plus pauvres en annonçant Jésus Christ, en qui se réaliser le salut de l’humanité. Durant cette année diaconale qu’il vient d’initier, il se préparera de manière pratique à devenir prêtre, selon le cœur de Dieu, pour le service de l’Église en mission au cœur du monde.

Serge Saint-Hilaire est arrivé en France d’il y a trois ans de cela, après avoir conclu une formation, dite de premier cycle, au Grand Séminaire Notre Dame de Haïti.

Il a été envoyé dans le diocèse de Moulins, pour son insertion pastorale et missionnaire, et au Séminaire Notre Dame de l’Espérance, à Orléans. Il a ainsi découvert la France, et tout particulièrement, la réalité culturelle, sociale, politique et religieuse d’Orléans et, surtout, de Moulins, il est accompagné par les responsables diocésains, partageant la vie des séminaristes de ce-dit diocèse.

Serge Saint-Hilaire et Foucauld Pommier au premier plan – 26 juin 2022

En présence de nombreux prêtres, du diocèse et de quelques-uns de notre Institut, des paroissiens et paroissiennes qui l’ont accueilli et soutenu jusqu’à ce jour, il a été ordonné diacre en même temps que Foucauld Pommier, séminariste diocésain de Moulins, avec qui il a cheminé durant ces trois dernières années.

La célébration fut belle et priante, sous la présidence très agréable de Mgr Marc BEAUMONT dont la simplicité a marqué les esprits, tout comme la profondeur de l’homélie qu’il a donnée en la circonstance. Le cérémoniaire a eu une parfaite maitrise de la célébration, et en assurait ainsi un déroulement fluide, et une excellente participation des fidèles, soutenue par un chœur d’exception.

Serge Saint-Hilaire entouré de deux séminaristes de la Société des Prêtres de Saint-Jacques

Serge Saint-Hilaire, ainsi que son confrère Foucauld Pommier, continuera encore une année sa formation avant de pouvoir être ordonné prêtre.

Signalons, parmi les prêtres ayant fait le déplacement, la présence du Supérieur et du Vicaire général de notre Institut missionnaire, les Pères Paul Dossous et André Siohan, le Supérieur régional de France, le Père Bernardin Auguste, ainsi que d’autres confrères.

Serge Saint-Hilaire -à sa droite le Père Père Jean-Philippe MORIN ( Vicaire général du diocèse de Moulins), le Père Laurent TOURNIER (recteur du séminaire d’Orléans), les Pères Paul Dossous (Supérieur général)  et Bernardin Auguste (Supérieur régional  – France), à gauche

Nous confions à vos prières les nouveaux ordonnés, leurs parents et toutes les communautés chrétiennes qui ont joué et continueront de jouer un rôle dans leur vie, et dans leur réponse à l’appel du Seigneur qu’ils doivent continuer de discerner au gré du temps et des événements qui ne manqueraient d’altérer leur regard et leur être.

 

P. Georgino RAMEAU, spsj.

Rencontre mondiale des Familles – Pape François

Message du Pape François


La prochaine Rencontre mondiale des familles se tiendra à Rome en juin 2022. Le thème de la rencontre sera L’amour familial: vocation et chemin de sainteté. Après le report d’une année, dû à la pandémie, notre désir de nous revoir est grand.

Lors des précédentes rencontres, la majeure partie des familles sont restées chez elles et la rencontre était perçue comme une réalité distante, tout au plus suivie à la télévision, ou inconnue de la majeure partie des familles.

Cette fois-ci, elle aura une formule inédite: ce sera une occasion de la Providence pour réaliser un événement mondial capable d’impliquer toutes les familles qui voudront se sentir partie prenante de la communauté ecclésiale.

La Rencontre aura une forme multicentrique et diffuse, favorisant la participation des communautés diocésaines du monde entier. Rome sera le siège principal, avec des délégués de la pastorale familiale qui participeront au Festival des familles, au congrès pastoral et à la Messe, qui seront transmis dans le monde entier.

Les mêmes jours, chaque diocèse pourra être le centre d’une rencontre locale pour ses propres familles et les communautés. De cette façon, tout le monde pourra participer, même ceux qui ne pourront pas venir à Rome.

Là où ce sera possible, j’invite donc les communautés diocésaines à programmer des initiatives à partir du thème de la Rencontre, en utilisant les symboles que le diocèse de Rome est en train de préparer. Je vous demande d’être vivants, actifs, créatifs, pour vous organiser avec les familles, en harmonie avec ce qui aura lieu à Rome.

Il s’agit d’une occasion précieuse pour se consacrer avec enthousiasme à la pastorale familiale: époux, familles et pasteurs ensemble.

Courage, donc, chers pasteurs et chères familles, aidez-vous mutuellement pour organiser des rencontres dans les diocèses et dans les paroisses de tous les continents.

Bon chemin vers la prochaine Rencontre mondiale des familles!

Et n’oubliez pas de prier pour moi. Merci!


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Ordination diaconale de Serge Saint-Hilaire



A l’occasion de la messe des vocations, Foucauld Pommier et Serge Saint Hilaire seront ordonnés diacres en vue du sacerdoce, le 26 juin 2022 à 16h00 en la cathédrale Notre Dame de l’Annonciation de Moulins.

Retrouvez ici la publication originale sur le site du diocèse de Moulins.


Foucauld Pommier est séminariste, originaire du diocèse de Moulins.

Serge Saint-Hilaire est Haïtien, séminariste de la Société des Prêtres de Saint-Jacques, inséré dans le diocèse de Moulins.

Les deux futurs ordonnés poursuivent leur formation de second cycle (études théologiques et pastorales en faculté et initiation à la vie pastorale en paroisse). Ils ont commencé ensemble cette deuxième étape de leur parcours au Séminaire Notre Dame de l’Espérance, à Orléans.

Nous les confions à vos prières.

 

P. Georgino RAMEAU, spsj.
Secrétaire Général
Chargé de communication pour la Société des Prêtres de Saint-Jacques.

Ordination presbytérale de Mérice ROMUAL


Le 22 mai 2022, en la cathédrale Saint-Front du diocèse de Périgueux et Sarlat, Mgr Philippe Mousset a ordonné prêtre pour la Société des Prêtres de Saint-Jacques, le diacre Mérice ROMUAL.  La messe d’ordination a débuté à 16 heures, en présence de nombreux fidèles diocésains et d’autres diocèses, de religieux et de religieuses. Seize prêtres de la Société des Prêtres de Saint-Jacques avaient fait le déplacement, pour s’adjoindre aux prêtres du diocèse, presque tous présents pour vivre cet événement dépassant les limites de notre Institut missionnaire et du diocèse de Périgueux et Sarlat.

Simplicité, sobriété et un climat de joie et de sérénité marquaient ce grand moment missionnaire. Cette ordination met en lumière la vitalité de l’Eglise universelle dont l’horizon s’élargit sans cesse aux dimensions du projet de Dieu pour sa création.  Cette ouverture est celle aussi de notre regard de plus en plus habité par celui du Christ, l’artiste qui s’est voir dans la pierre brute le bijou qui y est caché. Les chemins de l’Evangile ne s’accommodent nullement à nos habitudes et à nos certitudes, et encore moins à nos craintes humaines et au pessimisme qui peut se cacher sous certaines de nos décisions. S’agissant moins d’espace, ils indiquent plutôt un temps long, nécessaire à la croissance, à la maturation, voie vers la plénitude où enfin la famille humaine se trouve réunie et réconciliée, formant un seul et même peuple. Peuple de Dieu, Peuple de baptisés.

L’ordination du Père Mérice ROMUAL et la présence des missionnaires d’hier et d’aujourd’hui (partant d’Europe ou y arrivant),  donnent visibilité au sacrement du baptême, faisant des baptisés membres de l’unique famille qu’est l’Eglise. En elle, souligne saint Paul, il n’y a aucun étranger ni de gens de passage, mais des citoyens de la Cité Céleste.

La présence de missionnaires dans les Eglises anciennes ou nouvelles est signe d’espérance que le projet de Dieu de réunir tous ces enfants est en train de se réaliser, et que les défis de notre temps correspondent à une étape de croissance dans notre foi et dans l’engagement qui en découle.

Avec le diocèse de Périgueux et Sarlat, la Société des Prêtres de Saint-Jacques est heureuse de la grâce que le Seigneur accorde à l’Eglise pour que le troupeau ne soit pas livré à lui-même, mais guidé par le Pasteur qui s’associe des amis pour prendre soin des agneaux et des brebis.

Un grand merci au Père Mérice ROMUAL pour son oui à l’appel du Seigneur.  Nous le recommandons à vos prières, pour qu’il soit un Pasteur selon le cœur de Dieu.



P. Georgino RAMEAU, spsj.
Secrétaire Général

Invitation à la prière, Pape François

Cher frère,

il s’est écoulé près d’un mois depuis le début de la guerre en Ukraine, qui cause chaque jour plus de souffrances à cette population martyre, et qui menace également la paix mondiale. L’Église, en cette heure sombre, est fortement appelée à intercéder auprès du Prince de la paix et à se faire proche de ceux qui paient dans leur chair les conséquences du conflit. Je suis en ce sens reconnaissant à tous ceux qui, avec grande générosité, répondent à mes appels à la prière, au jeûne, à la charité. Lire ici la suite de la LETTRE DU PAPE FRANÇOIS


Vendredi 25 mars : acte de consécration de la Russie et de l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie



Ô Marie, Mère de Dieu et notre Mère, en cette heure de tribulation nous avons recours à toi. Tu es Mère, tu nous aimes et tu nous connais : rien de tout ce à quoi nous tenons ne t’est caché. Mère de miséricorde, nous avons tant de fois fait l’expérience de ta tendresse providentielle, de ta présence qui ramène la paix, car tu nous guides toujours vers Jésus, Prince de la paix.

Mais nous avons perdu le chemin de la paix. Nous avons oublié la leçon des tragédies du siècle passé, le sacrifice de millions de morts des guerres mondiales. Nous avons enfreint les engagements pris en tant que Communauté des Nations et nous sommes en train de trahir les rêves de paix des peuples, et les espérances des jeunes. Nous sommes tombés malades d’avidité, nous nous sommes enfermés dans des intérêts nationalistes, nous nous sommes laissés dessécher par l’indifférence et paralyser par l’égoïsme. Nous avons préféré ignorer Dieu, vivre avec nos faussetés, nourrir l’agressivité, supprimer des vies et accumuler des armes, en oubliant que nous sommes les gardiens de notre prochain et de la maison commune. Nous avons mutilé par la guerre le jardin de la Terre, nous avons blessé par le péché le cœur de notre Père qui nous veut frères et sœurs. Nous sommes devenus indifférents à tous et à tout, sauf à nous-mêmes. Et avec honte nous disons : pardonne-nous, Seigneur !

Dans la misère du péché, dans nos fatigues et nos fragilités, dans le mystère d’iniquité du mal et de la guerre, toi, Mère sainte, tu nous rappelles que Dieu ne nous abandonne pas et qu’il continue à nous regarder avec amour, désireux de nous pardonner et de nous relever. C’est Lui qui t’a donnée à nous et qui a fait de ton Cœur immaculé un refuge pour l’Église et pour l’humanité. Par bonté divine, tu es avec nous, et tu nous conduis avec tendresse, même dans les tournants les plus resserrés de l’histoire

Nous recourons donc à toi, nous frappons à la porte de ton Cœur, nous, tes chers enfants qu’en tout temps tu ne te lasses pas de visiter et d’inviter à la conversion. En cette heure sombre, viens nous secourir et nous consoler. Répète à chacun d’entre nous : “Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère?” Tu sais comment défaire les nœuds de notre cœur et de notre temps. Nous mettons notre confiance en toi. Nous sommes certains que tu ne méprises pas nos supplications et que tu viens à notre aide, en particulier au moment de l’épreuve.

C’est ce que tu as fait à Cana de Galilée, quand tu as hâté l’heure de l’intervention de Jésus et as introduit son premier signe dans le monde. Quand la fête était devenue triste, tu lui as dit : « Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3). Répète-le encore à Dieu, ô Mère, car aujourd’hui nous avons épuisé le vin de l’espérance, la joie s’est dissipée, la fraternité s’est édulcorée. Nous avons perdu l’humanité, nous avons gâché la paix. Nous sommes devenus capables de toute violence et de toute destruction. Nous avons un besoin urgent de ton intervention maternelle.

« Reçois donc, ô Mère, notre supplique.
Toi, étoile de la mer, ne nous laisse pas sombrer dans la tempête de la guerre.
Toi, arche de la nouvelle alliance, inspire des projets et des voies de réconciliation.
Toi, “terre du Ciel”, ramène la concorde de Dieu dans le monde.
Éteins la haine, apaise la vengeance, enseigne-nous le pardon.
Libère-nous de la guerre, préserve le monde de la menace nucléaire.
Reine du Rosaire, réveille en nous le besoin de prier et d’aimer.
Reine de la famille humaine, montre aux peuples la voie de la fraternité.
Reine de la paix, obtiens la paix pour le monde ».

Que tes pleurs, ô Mère, émeuvent nos cœurs endurcis. Que les larmes que tu as versées pour nous fassent refleurir cette vallée que notre haine a asséchée. Et, alors que ne se tait le bruit des armes, que ta prière nous dispose à la paix. Que tes mains maternelles caressent ceux qui souffrent et qui fuient sous le poids des bombes. Que ton étreinte maternelle console ceux qui sont contraints de quitter leurs maisons et leur pays. Que ton Cœur affligé nous entraîne à la compassion et nous pousse à ouvrir les portes et à prendre soin de l’humanité blessée et rejetée.

Sainte Mère de Dieu, lorsque tu étais sous la croix, Jésus, en voyant le disciple à tes côtés, t’a dit : « Voici ton fils » (Jn 19, 26). Il t’a ainsi confié chacun d’entre nous. Puis au disciple, à chacun de nous, il a dit : « Voici ta mère » (v. 27). Mère, nous désirons t’accueillir maintenant dans notre vie et dans notre histoire. En cette heure, l’humanité, épuisée et bouleversée, est sous la croix avec toi. Et elle a besoin de se confier à toi, de se consacrer au Christ à travers toi. Le peuple ukrainien et le peuple russe, qui te vénèrent avec amour, recourent à toi, tandis que ton Cœur bat pour eux et pour tous les peuples fauchés par la guerre, la faim, l’injustice et la misère.

Mère de Dieu et notre Mère, nous confions et consacrons solennellement à ton Cœur immaculé nous-mêmes, l’Église et l’humanité tout entière, en particulier la Russie et l’Ukraine. Accueille cet acte que nous accomplissons avec confiance et amour, fais que cesse la guerre, assure au monde la paix. Le “oui” qui a jailli de ton Cœur a ouvert les portes de l’histoire au Prince de la paix ; nous espérons que la paix viendra encore par ton Cœur. Nous te consacrons l’avenir de toute la famille humaine, les nécessités et les attentes des peuples, les angoisses et les espérances du monde.

Qu’à travers toi, la Miséricorde divine se déverse sur la terre et que la douce palpitation de la paix recommence à rythmer nos journées. Femme du “oui”, sur qui l’Esprit Saint est descendu, ramène parmi nous l’harmonie de Dieu. Désaltère l’aridité de nos cœurs, toi qui es “source vive d’espérance”. Tu as tissé l’humanité de Jésus, fais de nous des artisans de communion. Tu as marché sur nos routes, guide-nous sur les chemins de la paix.

Amen.

Méditation de Carême 2 – Père Paul Dossous, spsj


Méditation de Carême 2

par le Père Paul Dossous, spsj


Troisième Dimanche de Carême 2022 – Année C
Textes bibliques : Ex 3, 1-8.13-15 ; 1Cor 10, 1-6.10-12 ; Lc 13, 1-9


Nous sommes déjà au 3ème dimanche de Carême, de l’année liturgique C. Nous continuons notre marche et notre montée vers Pâques. Tout au long de ce temps gratuit qui nous est offert au cœur de l’Église, notre Mère, nous essayons, dans la mesure du possible, de suivre fidèlement le Seigneur dans son Fiat au Père, jusqu’à la Nuit Pascale où nous pourrons acclamer, espérons-le, à plein poumon : l’Exultet.

Après avoir célébré les dimanches des « tentations » et « de la transfiguration » de Jésus, aujourd’hui la liturgie de la parole fait ressortir l’urgence de la conversion par la rénovation de notre vie baptismale. Une conversion qui se traduit dans la réponse de foi à la patience de Dieu. Le Carême est bien le temps de la patience de Dieu ; temps qu’il nous donne pour que nous puissions produire des fruits de justice et de fraternité. Se convertir implique se tourner vers Dieu et produire des fruits de l’amour, de la solidarité et de la paix.

Le message du Pape François pour le Carême nous éclaire bien : « En ce temps de conversion, trouvant appui dans la grâce de Dieu et dans la communion de l’Église, ne nous lassons pas de semer le bien. Le jeûne prépare le terrain, la prière l’irrigue, la charité le féconde. […] Pratiquant l’amour fraternel envers tous, nous sommes unis au Christ, qui a donné sa vie pour nous (cf. 2 Co 5, 14-15) et nous goûtons d’avance la joie du Royaume des Cieux, quand Dieu sera « tout en tous » (1 Co 15, 28).

Oui, sœurs et frères, sur le chemin de la conversion, illuminés par le « Buisson ardent », nous percevons toujours que quelque chose pourrait être mieux, dans ce que nous faisons et que nous sommes. Dans la première lecture, Moïse est invité à être le chef du peuple, le visage visible de l’action libératrice que le Seigneur réalisera en faveur d’Israël, son peuple opprimé. Dieu se révèle à Moïse, il lui dit qui Il est : « Je suis Qui je suis […]. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est JE-SUIS […]. Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est Yahvé, c’est le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob« . Une espèce de signe qui confirme que Moïse est invité et envoyé par Dieu en mission. « Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est JE-SUIS » – Nom qui accentue la présence continue de Dieu dans la vie de son Peuple. Une présence vive, active et dynamique, dans le présent et dans le futur, comme libération et salut.

C’est dans cet esprit que Jésus nous lance un vibrant et express appel à la conversion. « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Oui, si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière ». Par cette invitation, cette interpellation, Jésus a donc demandé de ne pas critiquer, ni condamner les victimes de la tragédie commise par Pilate et par la chute de la tour de Siloé. Il nous incite plutôt à un questionnement, à une prise de conscience en vue d’un nouveau départ, d’une implication dans la mise en œuvre d’un nouvel ordre social qui prend en compte une nouvelle manière de penser, d’agir et de vivre. L’urgence de la conversion ne se présente pas comme une menace, mais comme une invitation libératrice. La conversion, comme exode, est une attitude du cœur, qui exige manifestation externe au quotidien par l’engagement dans des œuvres de charité, dans la promotion de la fraternité et dans la défense de la vie.

Mes frères, mes sœurs, aux nouveaux pharaons de sa génération et de notre génération, et à tous les habitants de la terre, Jésus rappelle que, sous toutes ses formes, la violence engendre la misère et la misère engendre la violence et, du coup, rend l’homme stérile, comparable à un figuier stérile. Les événements malheureux qui se produisent sous nos yeux, partout dans le monde, doivent constituer une occasion de relire notre vie, notre histoire, afin de découvrir notre stérilité personnelle et collective ainsi que le besoin de nous laisser bêcher et d’accueillir, à l’image du figuier de l’Évangile, le fumier nécessaire pour redécouvrir notre vocation baptismale, chrétienne et humaine.

N’oublions pas, frères et sœurs, que le Carême est bien un temps de délai spécial, extraordinaire accordé par le Seigneur en vue de notre conversion. Délai pour pratiquer le bien et la justice dans la charité véritable. Comme nous le dit le Pape François : « Le Carême est un temps propice pour rechercher, et non éviter, ceux qui sont dans le besoin ; appeler, et non ignorer, ceux qui désirent l’écoute et une bonne parole ; visiter, et non abandonner, ceux qui souffrent de la solitude. Mettons en pratique l’appel à faire du bien envers tous en prenant le temps d’aimer les plus petits et les sans défense, les abandonnés et les méprisés, celui qui est victime de discrimination et de marginalisation (cf. Enc. Fratelli tutti, n. 193) ».

Comme du fumier mis aux racines d’une plante pour en assurer sa croissance, ouvrons notre cœur et accueillons le Pardon, la Miséricorde et la grâce de Dieu, tout au long de ce temps fort du Carême. Amen !

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