Société des Prêtres de Saint-Jacques

Missionnaires en Haïti, au Brésil et en France

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Editorial – LLSJ n° 218

 



NOTES de la Conférence des Évêques d’Haïti





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Dom Severino – Archevêque de Maringá



Papa Francisco nomeia Dom Severino Clasen Arcebispo de Maringá
A Arquidiocese de Maringá tem novo Arcebispo: trata-se de Dom Severino Clasen, O.F.M., que foi transferido pelo Papa Francisco da sede episcopal de Caçador (SC).

Dom Severino Clasen nasceu em 10 de junho de 1954 em Petrolândia, na Diocese de Rio do Sul (SC).

Em 1981 emitiu a profissão religiosa na Ordem dos Frades Menores Franciscanos e foi ordenado sacerdote em 10 de julho de 1982.

Em 11 de maio de 2005 foi nomeado Bispo de Araçuaí e recebeu a ordenação episcopal em 25 de junho de 2005. Em 6 de julho de 2011 foi transferido para Caçador.

No âmbito da CNBB, foi Presidente da Comissão Episcopal Pastoral para o Laicato e atualmente é Presidente do Regional “Sul 4”, que compreende as circunscrições eclesiásticas de Santa Catarina.

DOM SEVERINO, BEM-VINDO A MARINGÁ!

Source : 

 

Ordination diaconale d’Amos A. BADEAU

Le dimanche 28 juin 2020, en l’église Notre Dame des Grèves de Saint-Malo, il a été ordonné Diacre en vue du Sacerdoce, par le don de l’Esprit Saint et l’imposition des mains de Mgr Alexandre Joly, évêque auxiliaire de l’Archidiocèse de Rennes.

Il était entouré d’une trentaine de Prêtres, de Diacres et de séminaristes en formation au Grand Séminaire Saint Yves de Rennes. Ils ont rejoint les fidèles, relativement nombreux qui eux aussi ont pris part à la célébration.

Au son des grandes orgues de l’église Notre Dame des Grèves, les chants soutenaient magnifiquement le grand mouvement d’offrande, de supplication, de louange, d’adoration et de communion caractéristique d’une célébration d’ordination.

Dans son homélie, Mgr Joly a souligné différents aspects de cet engagement et de son importance dans la vie de l’Église et du monde.

Une belle ambiance de fête a marqué ce jour d’espérance et d’action de grâce pour la Société des Prêtres de Saint-Jacques, de l’archidiocèse de Rennes, ainsi que pour le diocèse des Cayes, en Haïti, d’où le nouveau diacre Amos André BADEAU est originaire.










 

Agrégation définitive d’Amos A BADEAU

« Si le Seigneur ne bâtit la maison,
les bâtisseurs travaillent en vain ;
si le Seigneur ne garde la ville,
c’est en vain que veillent les gardes.
En vain tu devances le jour,
tu retardes le moment de ton repos,
 tu manges un pain de douleur :
Dieu comble son bien-aimé quand il dort.
Des fils, voilà ce que donne le Seigneur,
des enfants, la récompense qu’il accorde ;
comme des flèches aux mains d’un guerrier,
ainsi les fils de la jeunesse ».

PSAUME 126








Ce sont là les mots qui conviennent pour exprimer notre joie dans le Seigneur devant l’ordination diaconale d’un sixième membre de la société des Prêtres de Saint-Jacques au cours ces derniers mois.

Alors qu’on parle très souvent de « crise vocationnelle », voici que le seigneur, Maître de la Moisson, envoie six nouveaux moissonneurs rejoindre d’autres appelés et engagés à la Grande Moisson qu’est le monde. Notre monde. C’est donc l’action de grâce qui monte des tréfonds de nos cœurs à l’occasion de l’engagement d’Amos André BADEAU, comme membre à part entière de la société missionnaire des Prêtres de Saint-Jacques. Ce fut, le 26 juin dernier, au Centre Missionnaire Saint-Jacques, en Guiclan.

Âgé de 26 ans, après plus de 6 années de formation et de discernement vocationnel, Amos a pris la décision de dire oui au Seigneur, pour engager sa vie à son service, en tant que missionnaire de Saint-Jacques. Un engagement missionnaire ad Gentes (vers le monde – vers les personnes les plus éloignées), ad vitam (pour la vie – un contrat sans échéance) – ad extra (normalement en dehors de son pays et de son Église d’origine – le diocèse des Cayes, en Haïti), au cœur de l’Église.


Amos André Badeau ordonné Diacre

Amos Badeau, de la Société des Prêtres de Saint-Jacques, a été ordonné diacre en vue du sacerdoce le 28 juin 2020 en l’église Notre-Dame des Grèves à Saint-Malo, à 10h30 par Mgr Alexandre Joly. Il se présente en évoquant son parcours vocationnel.

Je m’appelle Amos André BADEAU. J’ai 26 ans. Je suis originaire d’Haïti, séminariste de la Société des Prêtres de Saint Jacques en sixième année au Séminaire Saint Yves à Rennes, en insertion dans le diocèse de Rennes et notamment dans les paroisses Notre-Dame des Grèves, Saint-Patrick d’Alet et Sainte-Croix de Saint Malo.

Issu d’une famille chrétienne de six enfants, dont je suis le troisième, j’ai pu grandir dans la foi de l’Église grâce à mes parents. C’est à l’âge de 10 ans que j’ai découvert ma vocation dans la figure d’un jeune prêtre qui m’a beaucoup marqué par son sens de l’écoute et de la disponibilité. À ce moment-là, je me suis posé la question : pourquoi ne pas être comme lui ?

Cette question me reviendra d’une manière plus forte lors de ma dernière année de lycée. J’hésitais entre faire des études professionnelles en architecture ou donner ma vie totalement au Seigneur. Finalement, le Seigneur m’a saisi par l’intermédiaire des témoins particuliers dans ma vie.

J’ai donc décidé de cheminer avec la Société des Prêtres de Saint-Jacques, une société de vie apostolique, que j’ai pu connaître grâce à mon ancien curé de paroisse qui est lui-même missionnaire breton en Haïti. Les Pères de Saint-Jacques sont issus d’un élan missionnaire lancé en 1864 par Mgr Martial Testard du Cosquer, un breton, premier évêque d’Haïti sous la demande du pape Pie IX pour l’évangélisation du pays. Depuis, des milliers de missionnaires, pour la majorité des bretons, sont partis annoncer la Bonne Nouvelle en Haïti. De nos jours, les prêtres de Saint-Jacques continuent leur mission en Haïti, au Brésil, au Canada et en France.

Après le baccalauréat, j’ai fait une année de propédeutique avant d’entrer au Grand Séminaire Notre-Dame d’Haïti où j’ai fait mes deux années de premier cycle. En 2016, mon Supérieur général m’a demandé de venir continuer ma formation en France.
J’ai donc été admis au Séminaire de Rennes où j’ai passé trois ans d’étude en second cycle au séminaire et en insertion paroissiale à Combourg.

En septembre dernier, j’ai été affecté à Saint-Malo pour me préparer à l’éventualité de l’ordination diaconale. Différentes activités pastorales, comme la catéchèse, des temps de témoignages, des visites de malades à l’hôpital, des temps à l’épicerie solidaire et tant d’autres, m’ont permis de découvrir la communauté ecclésiale malouine. Mais toutes ces activités ont été suspendues à cause de la pandémie de la Covid 19. Néanmoins, je porte dans mes prières tous les visages que j’ai pu rencontrer dans mes différentes rencontres.

Source : 

Méditation : Corpus Christi 2020


« Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »

Homélie – Solennité du Corps et du Sang du Seigneur


La fête que nous célébrons aujourd’hui nous donne de nous plonger dans l’histoire de notre foi. Elle nous rappelle que, instituée par le Seigneur Jésus quelques moments avant sa passion, sa mort et sa résurrection, l’Eucharistie est un don et une grâce. Don et grâce que Dieu fait aux hommes et aux femmes de tout temps. Don et grâce d’un Dieu qui se donne tout entier, jusqu’à se faire nourriture en vue de la vie en plénitude. En vue de la vie éternelle :

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel :
si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.
Le pain que je donnerai, c’est ma chair,
donnée pour la vie du monde. »

Mais, voici que ce don généreux et gracieux de Dieu ne cesse de nous surprendre. Du temps du ministère public du Seigneur Jésus jusqu’à aujourd’hui dans un monde en crise, marqué par des incertitudes de toute sorte, l’Eucharistie continue d’être un mystère qui pose question. Certains y croient, d’autres en doutent, d’autres encore refusent tout simplement d’y croire. Il n’appartient à personne de juger de l’attitude des uns et des autres. Car Dieu lui-même accepte d’être interrogé par ses enfants, il se montre patient avec eux pour assurer leur croissance intégrale. En effet, dès la création du monde, il a voulu et conçu l’homme à son image et à sa ressemble. Il a voulu que ses fils et ses filles soient des enfants légitimes, des enfants libres. Voilà pourquoi, il ne s’oppose nullement aux hommes, et l’Eucharistie est la plus haute offrande qu’en Jésus Christ, Dieu fait hommes. Dieu ne se contente pas d’envoyer des messagers pour sauver les hommes. Pour sauver l’humanité entière, Dieu ne se contente pas de devenir hommes avec les hommes dans le mystère de l’Incarnation. Dans sa geste kénotique, dans le mystère de son abaissement, il propose de devenir pour chaque être humain qui le désire de vivre une entière communion avec lui, en devenant lui-même pain et boisson qui nourrit pour la vraie vie.

Ne nous méprenons pas sur nous-mêmes à prétendre pouvoir juger ceux et celles qui, d’hier à aujourd’hui, s’interrogent sur le mystère de l’Eucharistie en disant, comme le faisaient autrefois les contemporains de Jésus :

« COMMENT CELUI-LÀ
PEUT-IL NOUS DONNER SA CHAIR À MANGER ? »

Pour mettre à profit cette question rapportée par l’Évangéliste, il faudra peut-être moins juger les contemporains de Jésus, mais faire nôtre leur question, pour en faire un lieu de méditation et de contemplation, transformant l’interrogation en exclamation, en expression d’enthousiasme devant un mystère qui nous dépasse.

La première lecture, tirée du livre du Deutéronome, nous rappelle la gratuité, c’est-à-dire ce qui est donné dans l’Eucharistie à la fois par pure grâce et avec grâce. Dieu prépare le cœur de ses enfants à recevoir ses grâces. Pour communier profitablement au Corps et au Sang du Christ, il nous faut expérimenter la pauvreté, il est nécessaire de connaître le manque, tel un homme sous l’eau qui cherche de l’air, tel un enfant qui recherche désespérément ses parents, tel un amoureux dont la vie ne prend sens qu’en se sentant, qu’en se sachant aimé.

Comment ne pas penser à toutes ces personnes qui ne communient plus au Corps et au Sang du Christ ? Comment oublier ces couples de croyants qui à cause des vicissitudes de la vie se trouvent privés de la communion eucharistique ? Comment oublier tous ceux et toutes celles qui auraient souhaité ne pas s’approcher du Corps et du Sang du Christ, trop conscients de leur état de péché, trop conscients de leur éloignement vis-à-vis du Christ dans la vie de tous les jours, lucides jusqu’au soulier jusqu’à ne pas pouvoir faire un pas, mais qui, dans le désespoir ou dans un réel abandon, s’avancent pourtant pour recevoir le Pain de Dieu !

Alors se pose à nouveaux frais la question posée autrefois par les contemporains de Jésus :  comment cet Homme Jésus, comment ce Dieu Puissant et Saint, comment peut-il donner à moi, pauvre pécheur, pauvre pécheresse, comment peut-il me donner son Corps à manger, et son sang à boire !

Alors, nous entendons cet autre appel de l’Eucharistie, que le Cœur de Dieu est plus grand que notre péché, que son amour est plus fort que la mort, que rien n’est trop petit, que rien n’est perdu pour Dieu.

Alors, l’Eucharistie me fait contempler ce monde nouveau dans lequel Dieu m’attend, et à la construction duquel il m’invite à participer.

Alors j’entends sa voix retentir. Celle d’une mère, celle d’un sage, celle d’une personne aimée, aimable et qui m’aime, qui ne me juge jamais, qui ne me condamne, jamais, mais qui toujours, et inlassablement m’invite à m’unir à lui par l’Eucharistie, à se fondre en moi, à investir toute ma vie, toute mon existence, tous mes désirs, tous mes rêves, tous mes efforts, toutes mes faiblesses, toutes me fragilités.

Seul en devenant parfaitement pauvres que nous parviendront à pénétrer en profondeur le mystère de l’Eucharistie. Il faudra nous libérer de toutes les scories que sont nos convictions, nos certitudes, nos habitudes, nos règles, nos valeurs, pour pouvoir vivre parfaitement l’Eucharistie, ce don que Dieu fait de lui-même aux hommes et aux hommes qui jamais ne sauraient rien mériter de tel. En redevenant pauvres, comme nous l’avons été à notre naissance, nous pourrons connaître ce que signifie gratitude et reconnaissance. Alors, nous pourrons nous approcher du Christ dans l’Eucharistie et l’accueillir comme il convient dans nos vies et dans nos existences quotidiennes, ordinaires.

L’Eucharistie c’est le sacrement de la communion parfaite, où Dieu se donne tout entier à des êtres extrêmement limités, tel un indigent, un pauvre à qui tout manque, mais, par la grâce de Dieu, par l’amour de Dieu pour ses enfants, par sa clémence et sa générosité, ces fils et ses filles deviennent théophores, porteurs et porteuse de Dieu, en même temps qu’il est porté par Dieu lui-même. Nous pouvons devenir ces porteurs de Dieu, puisqu’une femme, la première en chemin, a su le faire et nous a ouvert la voix de la confiance, de l’obéissance et de la générosité que Dieu attend de chacun de nous pour nous faire partager son intimité.

L’Eucharistie, c’est ce mystère de la foi, ce mystère de la confiance à la parole entendue et reçue, qui rend généreux à tel point que rien ne manque plus à celui ou à celle – telle la veuve de Sarepta – qui, pourtant, pour diverses raisons, serait porté à croire atteindre le fond de son abîme de misère, qui aurait cru être sur le point d’utiliser la dernière poignée de farine, la dernière goutte d’huile, pour faire le dernier pain avant d’attendre la mort implacable et imminente.

L’Eucharistie, c’est la fête d’un sursaut, celui que Dieu provoque en nous, celle de la foi qui nous est donnée, pour que nous ayons la joie dans nos cœurs, une joie vraie et abondante. L’Eucharistie, c’est Dieu qui vient allumer des étincelles d’espérance dans nos regards et dans nos cœurs, pour réaliser combien nous sommes aimés du Dieu Amour, source et aboutissement de tous nos amours.

Alors faisons tout pour accueillir ce repas de mille et une grâce qu’est l’Eucharistie. Nous y trouvons le pardon, l’appel à la conversion, la force pour nos combats, encouragement pour persévérer dans la foi, présence de Jésus très pur qui nous donne de connaître la victoire dans nos combats pour la vie véritable.

Mangeons ce Pain qui est son corps, buvons ce vin d’action de grâce qui est son sang, et nous aurons la vie en nous. La vie éternelle.

Georgino RAMEAU, spsj
Méditation pour la Solennité du Corps et du Sang du Seigneur Jésus
Sizun, 14 juin 2020


Père Trégouët – Funérailles

Les funérailles du Père André Gabriel TREGOUET ont été chantées ce samedi 13 juin 2020, à la grande chapelle du Centre Missionnaire Saint-Jacques, où il a reçu la tonsure, ordonné sous-diacre, diacre et prêtre.

En présence de nombre de ses parents, de ses proches, ses amis, et confrères prêtres de Saint-Jacques, le Père Paul DOSSOUS, Supérieur général a présidé la célébration. Le diacre, Paul Trégouët a proclamé l’Évangile.

Suivent ici, le mot d’introduction faite par le Père Paul, suivi de son homélie.


MOT D’ENTREE

« Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie
pour ceux et celles qu’on aime
 » !

Une vie reçue, – une vie totalement donnée au service d’un peuple. Le Père André TREGOUËT a reçu la vie et il l’a complètement donnée au service du peuple haïtien, dont il a épousé le cœur, et à qui il s’est identifié. Nous, haïtiens ici présents, sommes très heureux de rendre cet hommage bien mérité à notre compatriote de cœur, André TREGOUËT.

En ce matin, où André nous a réunis, Jésus nous invite à faire confiance à la vie plus forte que la mort, à l’amour plus grand et plus fort que l’indifférence et le découragement.

 Jésus ne nous interroge pas sur le degré de notre foi, mais simplement de nous tourner vers la vie et le bonheur. Il ne nous explique pas ce qui se passe, ni comment cela se passe après la mort. Il nous dit tout simplement qu’il est La Vie : la Vie pour toutes et pour tous. La Vie pour toujours. Que sa Parole renouvelle l’espérance dans toute notre vie.

En pleine communion ecclésiale avec Mgr Launay SATURNE, Archevêque Métropolitain du Cap-Haïtien, les fidèles de la Paroisse de Robillard, nous nous sommes rassemblés pour rendre un dernier hommage à notre frère, le Père André TREGOUËT, qui nous a quittés.

L’Eucharistie que nous célébrons est le signe de cette parfaite communion dans l’Esprit-Saint qui nous unit.


Homélie

« Chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces petits qui sont mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 5, 40).

Pour nous, pèlerins sur la terre, cette parole du Seigneur Jésus pourrait faire l’objet de notre méditation et de nos actions quotidiennes. Jésus nous met face à notre responsabilité de femmes et d’hommes de bonne volonté. Il nous invite et nous pousse à avoir les pieds sur terre, en recourant à l’image d’un procès pour nous parler du jugement final attendu pour la fin des temps. Jésus y est le Juge. Et le jugement est placé sous les auspices de l’amour.  Jésus est le Roi et sa Royauté est la réalité fondamentale de l’existence: l’amour aura le dernier mot. Avec l’illustration métaphorique des brebis (moutons) et des chèvres, le Seigneur Jésus nous enseigne et nous rappelle que c’est sur l’amour que nous serons interrogés et jugés.

Nous ne pouvons évaluer adéquatement notre marche existentielle qu’en nous référant à nos attitudes concrètes d’amour dans nos relations avec nos prochains. Nourrir celles et ceux qui ont faim et soif, accueillir celles et ceux qui n’ont pas de toit, habiller celles et ceux qui sont nus, prendre soin des malades, rendre visite et porter assistance à celles et ceux qui sont en prison. Ce sont là des lieux de rencontre directs avec le Seigneur.

Être solidaire des frères nécessiteux, c’est être solidaire de Jésus dans sa Passion. Celui qui aura pratiqué l’amour durant son existence, dans son rapport avec ses semblables, celui-là sera reçu en présence du Père. Mais sera séparé de Dieu celui qui l’aurait négligé et évacué dans ses relations avec le prochain.

Frères et sœurs, cette parabole n’a pas pour but de nous effrayer. Loin de là. Au contraire, elle veut tout simplement nous avertir, nous prévenir de ne pas laisser le temps courir en vain, mais de l’occuper honnêtement, d’une manière créative et bénéfique en faveur des frères et sœurs qui ont le plus besoin de notre aide.

Tout chrétien authentique espère s’entendre dire, à l’accomplissement des temps, les paroles bénies que Jésus proclame dans cette péricope évangélique :

« Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage
le Royaume préparé pour vous
depuis la fondation du monde ».

Pour que cette espérance devienne réalité, au jour du jugement, l’amour doit être la première règle de notre vie de tout instant. Selon l’enseignement et le conseil de Saint-Ignace de Loyola : « Nous devons mettre l’amour plus dans les œuvres que dans les mots ».

Sœurs et frères, chaque œuvre de charité que nous faisons, nous la faisons pour le Christ Lui-même. Jésus nous montre que le véritable sens de la royauté qu’Il nous propose, est celle d’un bonheur parfait et éternel accessible uniquement quand, dans la confiance et avec générosité, nous nous mettons au service des autres.

Cher André TREGOUËT,

je tiens à respecter ta volonté. Tu m’avais dit toi-même : « Ne dites rien de ce que j’ai fait ou que je n’ai pas fait, car c’est Dieu qui me jugera ». Donc, je me tais !

Mais permets que je lise seulement un extrait des témoignages de quelques-unes de tes filles et fils spirituels de la paroisse de Robillard (Archidiocèse de Cap-Haïtien).

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Décès du Père André Trégouët

La Liturgie en temps de calamité

La Liturgie en temps de calamité



Avec la pandémie de la covid-19 qui sévit actuellement, la vie pastorale a été altérée, obligeant le Peuple de Dieu à faire des efforts pour s’y adapter. Prêtres, pastorales et le peuple fidèle, avec créativité pastorale, rénovent la manière d’agir de l’Église à un moment où la vie de foi doit continuer de poursuivre sa course, alors que les rassemblements physiques sont devenus impossibles. Alors que les catholiques par obéissance se confinent dans leur maison pour contribuer à protéger les personnes vulnérables à la covid-19, l’Esprit Saint inspire des manières créatives pour pratiquer la pastorale à travers le monde.

Vive la pastorale de communication (PASCOM) diocésaine et paroissiale ! Dotée du charisme de la communication, l’Église est devenue davantage communicatrice en cette période où le peuple n’a d’accès à Elle que presqu’exclusivement par les moyens de communication. Nous trouvons là un écho au message du Pape François à l’occasion de la journée mondiale des communications sociales, le 24 janvier 2019 :

« Si une famille utilise le réseau pour être plus connectée, pour ensuite se réunir à table et se regarder dans les yeux, alors c’est une ressource. Si une communauté ecclésiale coordonne sa propre activité à travers le réseau, pour ensuite célébrer l’Eucharistie ensemble, alors c’est une ressource. Si le réseau est une occasion pour se rapprocher des histoires et des expériences de beauté ou de souffrance physiquement loin de moi, pour prier ensemble et ensemble chercher le bien dans la redécouverte de ce qui nous unit, alors c’est une ressource. » (Pape François, 24 janvier 2019).

Cliquez sur le lien pour lire le Message intégral du Pape François ( français / portugais).

 

Les conséquences de la distanciation sociale ont conduit à l’annulation des liturgies publiques et des rites de prière durant le carême, dont, en particulier, les célébrations du Dimanche des Rameaux, de la Semaine Sainte et de la Pâque, où les Prêtres ont prié seuls ces liturgies ou avec à peine un ou deux participants. Les catholiques ont dû vivre dans leur maison ces hauts moments liturgiques de la meilleure manière possible, à travers les transmissions en ligne et en direct dans beaucoup de diocèse à travers le monde. Une Semaine Sainte sans saints, sans confréries, sans processions, sans « offices » ni cérémonies dans les églises, sans voyages ni vacances, sans touristes ni tourismes, sans liberté pour sortir dans la rue, sans santé et dans la peur, menacés par une économie incertaine. Et tout le monde dans le doute quant à la possibilité pour les politiques de nous sortir de cette situation douloureuse et menaçante.

Que reste-t-il, au-delà des peurs et des périls qui nous menacent ? Aux victimes du coronavirus et de leurs familles, sortir de cette situation le plus tôt que possible. Pour de nombreuses autres personnes, passer ces jours le mieux possible. Et à nous, chrétiens, qu’en reste-t-il ? A ceux qui croient et à toutes les personnes de bonne volonté, il nous reste l’Évangile, qui nous explique notre raison d’être. Le coronavirus aura quelque chose de positif en nous obligeant, tous, à penser sérieusement et à fond ce que cette vie a de plus négatif et d’obscur.

La trahison de Judas, la lâcheté de Pierre, la condamnation à mort la plus infamante qui n’a jamais été exécutée de Jésus, Celui qui est passé par la vie en faisant le bien, l’ambition des chefs des prêtres, qui ont transformé la maison de prière de tous les peuples en une « caverne de bandits », l’agonie de Jésus, qui eut peur de la mort et de la faiblesse, peur connue de tous les mortels, la présence de ses saintes femmes qui se tenaient près de la croix jusqu’à la mise au tombeau de Jésus et, ainsi, tant et tant de choses auxquelles nous pensons, parce que nous avons besoin de quelques jours de repos et de divertissement.

Mgr João, notre évêque diocésain, nous conseille : « Profitons de cette quarantaine pour évangéliser un peu plus et fortifier la foi et l’espérance du peuple ».

Père Othon ETIENNE, spsj
Curé de la Paroisse Santa Clara de Assis,
Umuarama – PR, Brésil.
Courriel : othonetienne2002@hotmail.com
Traduction française : Père Georgino RAMEAU, spsj


A liturgia em tempo de calamidade

(Texte original – en portugais)

Com a recente pandemia de COVID-19, a vida pastoral da Igreja sofreu mudanças, às quais todo o Povo de Deus vem se esforçando para se adaptar. Pastores, pastorais e todo o povo fiel vêm, com criatividade pastoral, renovando a forma de agir da Igreja em um período em que o contato presencial se faz impossível, mas não a vida de fé. Enquanto os católicos obedientemente ficam em casa, fazendo a sua parte para proteger as pessoas vulneráveis ao COVID-19, o Espírito Santo tem inspirado maneiras criativas de fazer a pastoral em todo o mundo.

Viva as PASCOMs (Pastoral de Comunicação) diocesanas e paroquiais! A Igreja, que tem em seu carisma a comunicação, torna-se ainda mais uma Igreja comunicadora, pois neste período o povo tem acesso à Igreja exclusivamente através dos meios de comunicação, fazendo eco à mensagem do Papa Francisco no dia mundial das comunicações sociais do ano de 2019:

« Se uma família utiliza a rede para estar mais conectada, para depois se encontrar à mesa e olhar-se olhos nos olhos, então é um recurso. Se uma comunidade eclesial coordena a sua atividade por meio da rede, para depois celebrar juntos a Eucaristia, então é um recurso »(Papa Francisco, 24 de Janeiro de 2019).

 

Clicar aqui para ler a Mensagem integral do Papa Franciso em francês e em português

As consequências do distanciamento social levaram ao cancelamento de liturgias públicas e de ritos de oração durante a Quaresma, assim como as celebrações do Domingo de Ramos, da Semana Santa e da Páscoa, em que os padres rezaram essas liturgias em solidão ou com apenas um ou dois participantes. Os católicos tiveram que participar da melhor maneira possível em casa, por meio das transmissões on-line ao vivo em muitas dioceses ao redor do mundo. Uma Semana Santa sem santos, sem confrarias, sem procissões, sem “ofícios” e cerimônias nas igrejas, sem viagens nem férias, sem turistas nem turismos, sem liberdade para sair à rua, sem saúde e com medo, ameaçados por uma economia que cambaleia.E todos com as dúvidas de se os políticos poderão nos tirar da situação penosa que pode nos ameaçar.

O que resta, além dos medos e perigos que nos ameaçam? Às vítimas do Coronavírus e suas famílias, sair dessa situação o quanto antes. Para outras muitas pessoas, passar esses dias o melhor possível. E a nós cristãos, o que nos resta? Aos que acreditam e a todas as pessoas de boa vontade, resta-nos o Evangelho, que nos explica a razão de ser. Algo de positivo terá o Coronavírus: obrigar a todos nós a pensar seriamente e a fundo no que de mais negativo e escuro tem essa vida.

A traição de Judas, a covardia de Pedro, a condenação à pior morte que já havia sido executada porque passou pela vida fazendo o bem, a ambição dos sumos sacerdotes, que tornaram a casa de oração em uma “cova de bandidos”, a agonia de Jesus, que teve medo da morte e do fracasso, como acontece com todos os mortais, a presença daquelas boas mulheres que estiveram próximas da cruz até que enterraram Jesus e, assim, tantas e tantas coisas nas quais nem pensamos, porque necessitamos alguns dias de descanso e diversão.

Dom João, nosso Bispo Diocesano, aconselha- -nos: “Aproveitemos esta quarentena para evangelizar um pouco mais e fortalecer a fé e a esperança do povo”.

Pe. Othon Etienne, spsj
Pároco da Paróquia Santa Clara de Assis
Umuarama – PR
E-MAIL: othonetienne2002@hotmail.com

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