Société des Prêtres de Saint-Jacques

Missionnaires en Haïti, au Brésil et en France

Author: missionstjacques (page 1 of 24)

Mission au Canada – nouvel envoi de Prêtres

« Attentive aux appels des Églises particulières
dans la poursuite de la Mission,
la Société entend continuer sa vie et son service
à l’écoute de l’Esprit Saint,
à travers la Parole de Dieu et les signes des temps…«  (Can. 7)

Voici des mots riches de sens qui éclairent la décision de la Société des Prêtres de Saint-Jacques de s’engager au Canada, en envoyant un deuxième prêtre de Saint-Jacques en mission dans le diocèse de Saint-Jean-de-Longueuil.

Inséré de manière stable, dans cette Église diocésaine, le Père Louinès Plaisir vient rejoindre le Père Jean-Roudy pour y exercer le ministère pastoral.

Selon l’esprit même de la missio ad gentes, nos confrères seront attentifs à faire profiter cette portion de l’Église de Dieu du charisme de la Société des Prêtres de Saint-Jacques. Ils participeront avec elle à tous les efforts pour trouver de nouvelles manières pour annoncer le Christ conformément aux enseignements de l’Église.

Soutenus par l’Esprit du Christ, leur jeunesse et leur joie de vivre devront leur permettre de mettre en œuvre une annonce de l’Évangile faite par attraction.

Le témoignage du Père Jean-Roudy dans ce sens montre qu’ils en ont les capacités. Poussés continuellement par l’Esprit, ils sauront vivre la conversion évangélique si nécessaire pour attirer vers le Seigneur les hommes et les femmes qu’ils rencontreront sur leur chemin.

Le Père Louinès est en train de découvrir une Église particulière, une manière pastorale de vivre la pastorale. Portons-le dans nos prières pour qu’il soit comblé dans ce nouveau ministère, où il saura révéler le visage accueillant de Jésus à toutes les femmes et tous les hommes sans exception.

Rendons grâce au Seigneur qui fait naître à tous les temps le zèle missionnaire évangélique nécessaire pour apporter et proposer la Bonne Nouvelle de l’Évangile au monde entier.

Puisse le Seigneur continuer d’illuminer la Société des Prêtres de Saint-Jacques en chacun de ses membres et de ses bienfaiteurs, pour porter avec l’Église la Missio ad Gentes.

Que Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours intercède pour nous.

Quelques photos de la visite du Supérieur Général au Canada

Père J.M. Rosemond Joseph à Poteneau – Haïti

Père Jean-Marie Rosemond JOSEPH
à la Paroisse Saint-Michel de Poteneau

Histoire et situation géographique de la paroisse

Située dans la première section communale de Grande Saline, dans le département de l’Artibonite, la paroisse Saint-Michel de Poteneau fait partie du diocèse des Gonaïves.

Membre de la Société des Prêtres de Saint-Jacques, le Père Rosemond Joseph en est le curé fondateur. Il y exercer son ministère depuis le 4 mars 2012.

Avant d’être érigée en paroisse, la communauté de Poteneau dépendait successivement des paroisses Saint-André et Marie Reine de l’Estère, commune de 40.000 habitants, du département de l’Artibonite.

Un accord signé entre la Société des Prêtres de Saint-Jacques et le diocèse des Gonaïves a permis à la chapelle Saint-Michel de Poteneau de devenir paroisse.

La paroisse Saint Michel sous l’administration du Père Rosemond

1. Organisation de la Paroisse

Dite linéaire, la commune de Grande Saline se présente comme un couloir étendu sur une surface de trente kilomètres carrés. Autour de l’église principale, la paroisse compte trois autres communautés, dites chapelles, dédiées respectivement à Notre Dame des Douleurs, à Latapie ; à Notre de Lourdes, à Rossignol ; et à Saint Joseph de Dauphine et Saint-André, à Grande Saline.

2. Un état des lieux

La paroisse compte 30.000 habitants répartis sur 12 habitations. En majeure partie, la population vit de l’agriculture et de la pêche. Le manque d’encadrement et d’accompagnement empêche les agriculteurs et les éleveurs de tirer avantage des terres cultivables et des ressources de la mer. Le manque d’eau, dû principalement à l’absence de canalisations appropriées, et l’insuffisance de produits et de matériels agricoles font perdre leurs récoltes aux paysans.

La population de Poteneau est très vulnérable. Elle n’a pas accès à l’eau potable, et est dépourvu d’infrastructures sanitaires. Sous l’instigation du curé de la paroisse, le Père Rosemond Joseph, des initiatives ont été prises ayant conduit à construire trois blocs sanitaires au service de la population. Il faudrait en construire davantage pour répondre aux besoins de la population.



La mauvaise utilisation des eaux coulant dans les canaux d’irrigation représente un risque sanitaire élevé. Peut-être même que l’épidémie de choléra mortifère qui sévit depuis quelques années en Haïti a commencé ici – aux dires de certains.

3. Des réponses et des quêtes

Sept ans après son érection comme paroisse, la paroisse Saint-Michel se démène seule du point de vue matériel et financier. Le curé, le Père Rosemond doit compter sur les aides d’amis pour réaliser certains projets jugés nécessaires et essentiels. Il est particulièrement soutenu par une association qu’il a créé aux États-Unis, dont le sigle monté à partir du créole « TAPAPP », TET ANSANB POU AVANSMAN PAWAS POTNO (Union pour l’avancement de la paroisse de Poteneau). Originaires de la région, les membres de ladite association apportent leur aide financière, permettant ainsi à la paroisse de survivre.





L’association TAPAPP a sponsorisé près de 28 écoliers, et financé un Centre d’économie domestique. Malheureusement, ledit centre ne fonctionne pas cette année. De petits projets sont en cours de réalisation pour réhabiliter certains bâtiments.

La paroisse bénéficie également de l’appui d’une association bretonne (Echanges Bretagne Haïti). Elle apporte une aide appréciée à la construction de quatre salles de classe dans une de nos chapelles, située à Rossignol.

4. Satisfecit




Le Père Rosemond s’investit énormément à bien répondre à sa mission pastorale. Il prend sur lui de vivre le mystère de l’Incarnation, porteur d’une parole faite chair. Sa ténacité, son dévouement et sa générosité, portés par la grâce divine, permettent de faire naître de l’espoir pour les paroissiens et pour les paroissiennes dont il a reçu la charge. S’il lui reste encore beaucoup de défis à relever au niveau d’une pastorale intégrale, on peut déjà se réjouir avec lui pour les belles réalisations de ces derniers temps, dont, en particulier, la rénovation de l’Église principale dédiée à Saint-Michel. La façade vient d’être refaite, donnant à ce bâtiment liturgique un peu plus de hauteur.



Puissent des hommes et des femmes de bonne volonté croiser son chemin et son regard pour l’aider à faire résonner encore et encore la Bonne Nouvelle de Jésus, en des gestes d’incarnation.

P. Georgino RAMEAU

Quelques enseignements de Jean Vanier

Doctrine sociale de l’Eglise – Conférence à Saint-Jacques

L’Église a-t-elle encore une doctrine sociale aujourd’hui?

Par Père Armand GUEZINGAR

Ils étaient une centaine de personnes à venir écouter le Père Armand Guézingar, à la conférence donnée le 12 mai 2019 au Centre Missionnaire Saint-Jacques. Une parole limpide et claire, portée par une démarche très pédagogique ont été les recettes appliquées par le conférencier finistérien pour aborder la question de l’actualité de la doctrine sociale de l’Eglise.

Retraçant les grands moments de cette doctrine, son évolution, le Père Guézingar a permis aux auditeurs et auditrices de prendre conscience de l’engagement missionnaire de l’Eglise à faire en sorte que l’annonce de l’Évangile soit une parole incarnée. Une parole mise en acte. Une parole devenue chair (Prologue de l’Évangile selon Saint-Jean).



Par des mots simples, l’intervenant du diocèse de Quimper & Léon a également souligné et montré que l’évolution des termes pour désigner la doctrine sociale de l’Église témoigne de cette constante volonté de l’institution ecclésiale à tenir compte des évolutions de nos sociétés. Loin alors d’être un troisième modèle social entre marxisme et libéralisme, pour le Père Guézingar, la doctrine sociale de l’Église met en avant le principe de la séparation de l’Église et de l’État.

Elle est l’écho d’une parole libre et l’expression d’un engagement pérenne à la suite du Christ, au service d’un projet de société où le droit commun est continuellement pensé, promu et défendu. Parole ouverte et universelle, elle plaide pour que la dignité humaine soit au centre et au sommet de tous les débats sociaux et de tous les projets de société.

Contre l’individualisme, elle appelle à une éthique communautaire, et un décloisonnement entre morale personnelle et morale sociale. La doctrine sociale de l’Eglise témoigne de la nécessité d’une continuelle conversion à la fois personnelle et institutionnelle. Les systèmes doivent continuellement revus et adaptés en faveur de la dignité et de la liberté humaine.

Au cours de son intervention, le Père Armand Guézingar a également rappelé que la pensée sociale de l’Eglise est le fruit d’un long travail de dialogue à l’interne et à l’externe et de murissement. L’œcuménisme est l’un de ces premiers lieux de réflexion, et de complémentarité. Les différentes expériences et prises de position ecclésiales dans les divers continents du monde en constituent également un espace de croissance et d’actualisation.

La dernière partie de la conférence montrait bien l’actualité de la doctrine sociale de l’Eglise comme un enseignement donné à travers de circonstances diverses. Lettres encycliques des Papes, Exhortations apostoliques, discours, déclarations, documents divers de conférences épiscopales. Le conférencier s’est ainsi beaucoup arrêté sur le ministère du Pape François. Il a permis de faire prendre conscience aux auditeurs de cette cohérence de vie du Pape enseignant par l’exemple.

Peut-être devons-nous considérer par cette manière de faire du fin conférencier, un appel à écouter autrement le Pape François, ou à vivre l’Evangile de manière concrète dans nos vies.

Un très grand merci au Père Armand Guézingar.

P. Georgino Rameau
Directeur des Conférences
au Centre Missionnaire Saint-Jacques
13 mai 2019

Le Pape rend hommage à Jean Vanier

Le Pape rend hommage à Jean Vanier

A la suite de l’audience générale du 8 mai 2019, durant laquelle il est revenu sur son 29e voyage apostolique en Bulgarie et Macédoine du Nord, le Saint-Père a tenu à saluer la mémoire de Jean Vanier, décédé la veille, à l’âge de 90 ans.


Le fondateur de l’Arche, a déclaré le Saint-Père, a œuvré pour les plus rejetés et « pour ceux qui dans le ventre de la maman étaient condamnés à mort » afin qu’ils puissent naître malgré tout. « Que Jean Vanier reste un exemple pour nous tous, il nous aide depuis le ciel », a conclu le Souverain Pontife.

Jean Vanier, la compassion comme moteur des relations humaines

Dans l’avion qui le ramenait de Skopje, en Macédoine du Nord, vers Rome, le Pape François avait prononcé la veille mardi 7 mai quelques mots sur Jean Vanier : « J’étais au courant de la maladie de Jean Vanier, a déclaré François. Sœur Geneviève me tenait informé. Il y a une semaine, je l’ai appelé au téléphone, il m’a écouté, mais il pouvait à peine parler. Je veux exprimer ma reconnaissance pour son témoignage, celle d’un homme qui a su lire l’efficacité chrétienne du mystère de la mort, de la croix et de la maladie. Du mystère de ceux qui sont exclus dans le monde. Il a travaillé non seulement pour les derniers, mais aussi pour ceux qui avant de naître, peuvent être condamnés à mort. Il a passé sa vie ainsi ».

Source: Vatican News


L’Arche de Jean Vanier, également présente en Haïti.

Textes de Jean Vanier

Carmel de Morlaix & Saint Vincent FERRIER

Commémoration du passage
de Saint Vincent Ferrier à Morlaix au

CARMEL DE MORLAIX

Dimanche 19 mai 2019

 

Programme :

Du 11 mai au 18 mai, présentation des Reliques de St Vincent Ferrier à la dévotion des fidèles (Chapelle ouverte de
8 h.30 à 17 h). Là où Saint Vincent a enseigné.

Messe, à 8h 30, avec les Dominicains de Rennes. Prêche par le frère Xavier Loppinet, Prieur du Couvent Sainte Anne.

Puis Marche Pèlerine du carmel à St François de Cuburien en suivant le chemin emprunté par St Vincent.

Halte au lieu de sa prédication – bénédiction de sa statue et de la plaque commémorative ; puis descente vers l’ex-couvent des dominicains (aujourd’hui musée de Morlaix) – traversée de la ville en direction du port puis de St François où l’arrivée est prévue vers 12h.

Remise des Reliques à la Communauté des Augustines Hospitalières suivie d’un pique-nique convivial (que chacun aura apporté) dans le jardin des Sœurs.

Après-midi : (14 h 30) Conférence « Histoire de St Vincent Ferrier », par le frère Xavier Loppinet, Prieur du Couvent Dominicain Sainte Anne de Rennes. Durée : 1h environ.

Célébration : Vénération des Reliques et Vêpres.





Pour plus d’informations

1/ Histoire

Saint Vincent Ferrier (1350-1419) est l’un des plus célèbres prédicateurs ou missionnaires en Bretagne au début du XVème siècle. A la fois théologien, prédicateur et homme politique.
Saint Vincent Ferrier (1350-1419) est né à Valence (Espagne). Il entre au couvent des dominicains de cette ville, y fait de brillantes études de théologie. Ordonné prêtre en 1378, il devint prieur du couvent de Valence.

De 1392 à 1394, doué pour la prédication, il sillonne les terres catalanes, valenciennes et aragonaises. Puis il est appelé en Avignon par le pape Benoit XIII pour être son conseiller.
De 1395 à 1398 : St Vincent est conseiller et confesseur du pape Benoît XIII, en Avignon.
22 novembre 1399 : saint Vincent quitte Avignon ; missionné par Le Pape, et avec les pleins pouvoir de celui-ci, il part prêcher en Italie, Suisse, Espagne et France (dans le sud de la France d’abord, puis Besançon, Dijon, Bourges, Angers, …).

1414-1418 : Concile de Constance.

Saint Vincent Ferrier participe au Concile de Constance (Suisse) et contribue largement par ses conseils à résorber le schisme d’Occident. Des envoyés du Duc de Bretagne, Jean V, étaient aussi présents au Concile où ils appuyèrent fermement l’élection du Pape Martin V ; ils lui demandèrent en outre, de la part du Duc, de venir en Bretagne pour aider à la pacification du duché, où sévissait la guerre de 100 ans et où le schisme divisait les catholiques.

En 1417 : venant de Bourges, Vincent Ferrier s’arrête à Angers où il prêche, puis arrive en Bretagne, à Nantes, en février 1418 et loge chez les dominicains de la ville. Il sillonnera la Bretagne pendant deux ans. Alors qu’il avait été autrefois le spécialiste des thèmes apocalyptiques, il semble bien qu’en Bretagne il se soit contenté d’évoquer des sujets plus apaisants et surtout destinés à susciter l’amour de Dieu et du prochain. Au terme de ses prédications, il bénissait la foule avant de se retirer tandis que ses assistants catéchisaient les enfants et confessaient les adultes. Les miracles se multipliaient, dont celui, dit-on, de se faire comprendre, aussi bien en haute qu’en basse Bretagne.

En Avril 1418, de Rennes il va en Normandie pour rencontrer, à sa demande, le roi Henri V d’Angleterre lequel achève sa conquête de la région. Dans les premiers jours du mois de juin, saint Vincent rentre en Bretagne par Dol. Il tourne jusqu’à Saint-Malo. Et vers les derniers jours du mois, le duc de Bretagne Jean V, et Robert de la Motte évêque de Saint-Malo, « le reçoivent dans la ville de Dinan. L’apôtre y fait un assez long séjour, et sa prédication excite un véritable enthousiasme, Il logeait au couvent des Dominicains, mais ici encore la communauté de ville, c’est-à-dire la, municipalité, se chargea de lui fournir tout ce qui lui était nécessaire durant tout le temps qu’il passa dans cette ville ». La vaste place du champ aux chevaux était à peine suffisante pour contenir la foule qui se pressait au pied de sa chaire. Un poème écrit en langage du temps nous dit :

Le clairgé et maints habytans
Notables dyci et dalantour
Du sainct missionnaire à Dinan
Impetrèrent aussi à leur tour
Qu’il pleust de leglize le chanceau
Etre à son agrément quitter.
Pour mieux sur le champ es chevaux,
Devant touz estre à prêcher…

Nulle part plus belle feste fut veue
Et plus grande dévotion cogneue.
Le peuple de Dinan fondit en larmes
quand l’Apôtre annonça qu’il devait le quitter
pour continuer sa course apostolique, et on le vit s’éloigner,
Avec meintes larmes et cloches sonnant
Jusqua il fust bien éloigné.
De Dinan, saint Vincent se rend par Lamballe,
Jugon, Moncontour, à Saint-Brieuc, où il arrive fin juillet.

« Comme tout le peuple et les enfants de Saint-Brieuc suivaient partout saint Vincent, il demanda à l’évêque de Saint-Brieuc la permission de faire un jour de dimanche quelques instructions en forme de catéchisme, à tous ces peuples, et surtout aux enfants, sur la doctrine chrétienne. L’évêque ravi de cette demande le pria d’interroger quelques enfants sur quel mystère il eût voulut. L’Apôtre poursuit sa mission par la côte nord de Bretagne. Le procès de canonisation mentionne Quintin, Châtelaudren, Guingamp, la Roche-Derrien. Il est certain qu’il visita Tréguier, Lannion, Morlaix.

En septembre 1418, Saint Vincent Ferrier arrive à Morlaix .

Il réside au couvent des Jacobins durant 15 jours selon les chroniques locales.

« Durant son séjour, il montait chaque jour la rue des Fontaines jusqu’à la chapelle du même nom alors en construction.  On y posait la toiture ; il venait chaque jour voir l’avancement des travaux; de là, il s’en allait sur les hauteurs de Créach Joly, face au Château et y prêchait aux habitants; sa voix était si puissante que les citadins et habitants du château l’entendait parfaitement!“ disent encore les chroniques locales.  Ce lieu se trouve actuellement sur la propriété du carmel. Et c’est pourquoi le Carmel est sensible à la commémoration du sixième centenaire du passage de Saint Vincent Ferrier à Morlaix : c’était en septembre-octobre 1418. Puis il se rend à St Pol de Léon en passant par Cuburien.

Saint François de Cuburien :

là il découvre les ruines du château de Cuburien incendié par le Duc Jean IV, et devenu un refuge de mendiants et de mise en quarantaine des personnes arrivant de la mer, à cause des épidémies. Il fait alors le vœu d’y voir édifié un monastère où l’on prendrait soin des mendiants et des personnes en détresse. Ce fut Alain IX, vicomte de Léon qui se chargea de réaliser le souhait du saint en construisant le monastère de St François et en faisant y venir les Cordeliers (Franciscains) de l’Ile Vierge, en 1455, l’année de la canonisation de Vincent Ferrier.

Il est heureux de constater la permanence en ce lieu d’une tradition hospitalière et d’accueil avec la présence de la communauté des Augustines Hospitalières qui ont repris le lieu après la Révolution suite à l’expulsion des franciscains-cordeliers tout comme il est heureux que se perpétue sur la colline de Créach Joly, une tradition de prière d’abord autour de la Chapelle N.D. de la Fontaine comme lieu de pèlerinages et ensuite par la présence des carmélites.

Saint Vincent continue son périple vers St Pol de Léon, Lesneven, Quimpe, Nantes et Vannes

Lesneven conserva longtemps dans un reliquaire d’argent « la calotte de Monsieur saint Vincent Ferrier ».
Tout porte à croire que la compagnie du saint aida à terminer l’église du Folgoat qui fut dédiée quelques mois plus tard, en 1419. Mgr de Lézeleuc affirmait que la cathédrale de Quimper ou tout au moins les tours ont été construites par les maçons de saint Vincent.

De Quimper, M. Vincent se dirigea vers l’est, passa par Concarneau, Quimperlé, Hennebont, puis remonta vers l’intérieur et évangélisa Guémené, Pontivy, la Chèze, la Trinité-Porhoët, Josselin, Ploërmel. Il alla une seconde fois à Redon, et descendit de nouveau dans le pays de Nantes. Les compatriotes du saint voyant ses forces diminuer le supplièrent de retourner à Valence. Il accéda à leur désir, et rien ne se comprend mieux que cette emprise sur l’âme du pays natal. Ils partirent la nuit pour se soustraire aux instances du peuple nantais. Mais après de longues marches, ils se retrouvèrent, le lendemain matin, aux portes de la ville. La volonté divine était manifeste. Il rentra dans la ville, prêcha au milieu de Saint-Nicolas. — Un texte officiel nous parle de 70.000 auditeurs. — Les miracles recommencèrent de plus belle. Nantes peut à juste titre faire remonter jusqu’à cet avent de 1418 la merveilleuse fécondité religieuse qu’elle n’a cessé de montrer depuis plusieurs siècles.

Vannes

Dans les premiers jours de 1419, saint Vincent, épuisé, s’achemina lentement vers Vannes où devait s’achever sa prodigieuse carrière. La seconde entrée de saint Vincent à Vannes fut tout aussi solennelle que la première. Mais l’état précaire de sa santé nécessitait des soins assidus. Les forces physiques déclinaient rapidement. Le 25 mars 1419, saint Vincent fut saisi d’une fièvre violente. Il s’alita. Dès lors, il ne songea plus qu’à se préparer à la mort. Il fit appeler le curé de Saint-Pierre, Jean Collet, qui était son confesseur, reçut l’absolution avec l’indulgence plénière in articulo mortis. Puis on lui porta le saint viatique.

Sa mort

Bientôt le saint missionnaire entra en agonie. Il joignit les mains, leva les yeux au ciel, étreignit une dernière fois son crucifix, « et le mercredi de la semaine de la Passion, 5ème jour d’avril, en l’an 1419, le glorieux confesseur et ami de Dieu, frère Vincent Ferrier, natif d’Arragon, religieux de l’ordre des Frères Prêcheurs, rendit à Dieu l’esprit, en la ville de Vannes, en l’hôtel d’un des bourgeois de la ville nommé, Le Faucheur ». L’évêque Amaury décida qu’il serait enterré dans la cathédrale.

Le vendredi 7 avril, les funérailles, eurent lieu en grande solennité. Frère Vincent fut inhumé le jour même à la cathédrale. Il avait promis à ses « bonnes gens » de Bretagne de ne jamais les oublier. Il tint magnifiquement parole, et son tombeau fut la source vivante d’où jaillirent des prodiges éclatants. Ses reliques sont toujours là — une grande partie du moins — dans l’ église cathédrale de Vannes.

Lettre de Saint-Jacques n°213 Editorial


 

 

 

Très chers amis lecteurs,

Nous voici déjà au Temps Pascal ! Au cours du Carême, nous avons cheminé vers le Christ et avec le Christ, comme disciples missionnaires. L’appel à la conversion résonnant par le témoignage prophétique de l’Eglise est porteur d’espérance et de consolation pour les affamés, de Dieu dont nous sommes. Il oriente les cœurs et les consciences vers l’aurore du salut divin, toujours plus proche. Il invite à être en permanent état de sortie, et, dans le présent de l’existence, à vivre avec le Christ le passage pascal.

Au cœur de l’Eglise universelle, la marche vers Pâques – en cette année 2019 – a été ponctuée par des initiatives audacieuses…. Expressions d’une foi inébranlable au Dieu de la Résurrection. Un Dieu qui s’engage redonner vie à son peuple, tel que le prédit le prophète Ezéquiel en son temps (Cf. Ez 37, 1ss). Dans leurs différents lieux de mission, nos confrères Prêtres de Saint-Jacques se sont associés à tous les engagements de l’Eglise pour faire entendre les paroles lumineuses de l’Evangile. Le point de départ de leur mission, c’est le mystère Pascal. Ils cherchent par la qualité de leur témoignage à rendre la foi désirable.

Les différents articles publiés dans ce numéro témoignent de ce dynamisme missionnaire, où ils vivent en collaboration avec d’autres baptisés, prêtres et laïcs, la mission que le Christ leur confie à l’intérieur de son Corps, l’Eglise. Ils vous permettront de partager les rêves et les combats des Pères en Haïti, auprès des jeunes Haïtiens et de nos séminaristes pour les aider à bien se préparer à leur futur engagement sacerdotal et missionnaire, par une connaissance adéquate et assumée de leur histoire nationale.

Ils vous informeront des initiatives de nos confrères en mission en France, attentifs aux fragilités, comme chemin de conversion.

Ils vous feront partager la grande joie de la Société des Prêtres de Saint-Jacques d’ouvrir au Brésil une Propédeutique spirituelle, avec l’accueil, cette année, de trois jeunes Brésiliens.

Ils vous tiendront informés des principales activités qui ont marqué notre vie au Centre Missionnaire Saint-Jacques, ici, à Guiclan, dans le département du Finistère.

Notre espérance s’enracine dans des faits concrets. Notre joie est alimentée continuellement par tout ce que le Seigneur nous donne de vivre avec nos frères et sœurs, vers lesquels il nous envoie : en Belgique, en France, en Haïti, au Brésil et au Canada.

Merci de nous aider à porter cette noble mission que le Seigneur nous confie, par toutes initiatives utiles que vous pourrez prendre.

Heureuses fêtes pascales
à vous et aux vôtres !

Le Christ est vraiment ressuscité !
Alléluia ! Alléluia

Père Georgino RAMEAU, spsj
Directeur de la Publication

 

Marche de prière pour les vocations – Diocèse de Quimper & Léon

Tous appelés – Marche de prière pour les vocations

Mercredi 8 mai 2019 – Rumengol
14h30 : Accueil à l’église
15h : Début de la marche avec rencontre de témoins
16h30 : Goûter
17h : Office des Vêpres – Remise de mallettes de prière pour les vocations pour chaque paroisse et envoi

Renseignements : vocations.quimper@gmail.com

05-2019 feuillet

JOURNEE DE PRIERE POUR LES VOCATIONS

Le courage de risquer pour la promesse de Dieu

 

Amis dans le Seigneur (MEJ)

R/ Risquerons-nous
D’être amis dans le Seigneur
Oserons-nous
Ouvrir nos portes, ouvrir nos cœurs
A cet Homme, ce Dieu pour la vie
Qui nous nomme « amis ».

1- Quand mon chemin a commencé
Tu es venu m’accompagner
Et Tu es là, tout près de moi
Amis aujourd’hui, amis pour la vie.

2- Sur mon chemin, tu as tracé
L’empreinte de notre amitié
C’est toi, mon frère, tu es ma pierre
Amis aujourd’hui, amis pour la vie.

3- Quand nos chemins se sont croisés
Tu es venu nous rassembler
Au cœur des temps, l’amour devant
Amis aujourd’hui, amis pour la vie.

4- C’est Ton chemin qui est donné
À suivre en toute liberté
Chacun sa voie, mais avec Toi
Amis aujourd’hui, amis pour la vie.

5- Sur les chemins, tous appelés
À proclamer cette amitié
Par notre foi, « Je crois en Toi »
Amis aujourd’hui, amis pour la vie.


Message du Pape François pour la journée de prière pour les vocations

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LA 56éme JOURNÉE MONDIALE
DE PRIÈRE POUR LES VOCATIONS

Le courage de risquer pour la promesse de Dieu

Chers frères et sœurs,
après avoir vécu, en octobre dernier, l’expérience dynamique et féconde du Synode dédié aux jeunes, nous avons récemment célébré à Panamá les 34èmes Journées mondiales de la Jeunesse. Deux grands rendez-vous, qui ont permis à l’Église de tendre l’oreille à la voix de l’Esprit et aussi à la vie des jeunes, à leurs interrogations, aux lassitudes qui les accablent et aux espérances qui les habitent.

En reprenant justement ce que j’ai eu l’occasion de partager avec les jeunes à Panamá, en cette Journée mondiale de prière pour les Vocations, je voudrais réfléchir sur la manière dont l’appel du Seigneur nous rend porteurs d’une promesse et, en même temps, nous demande le courage de risquer avec Lui et pour Lui. Je voudrais m’arrêter brièvement sur ces deux aspects – la promesse et le risque – en contemplant avec vous la scène évangélique de l’appel des premiers disciples près du lac de Galilée (Mc 1, 16-20).

Deux couples de frères – Simon et André avec Jacques et Jean – sont en train d’accomplir leur travail quotidien de pêcheurs. Dans ce dur métier, ils ont appris les lois de la nature, et quelquefois ils ont dû la défier quand les vents étaient contraires et que les vagues agitaient les barques. Certains jours, la pêche abondante récompensait la grande fatigue, mais d’autres fois, l’effort de toute une nuit ne suffisait pas à remplir les filets et on revenait sur le rivage fatigués et déçus.

Ce sont là les situations ordinaires de la vie, dans lesquelles chacun de nous se mesure avec les désirs qu’il porte dans le cœur, se consacre à des activités qu’il espère pouvoir être fructueuses, avance dans la “mer” de différentes manières à la recherche de la route juste qui puisse étancher sa soif de bonheur. Parfois il jouit d’une bonne pêche, d’autres fois, au contraire, il doit s’armer de courage pour tenir le gouvernail d’une barque ballottée par les vagues, ou faire face à la frustration de se retrouver avec les filets vides.

Comme dans l’histoire de chaque appel, même dans ce cas une rencontre survient. Jésus marche, il voit ces pêcheurs et s’approche… C’est arrivé avec la personne avec laquelle nous avons choisi de partager la vie dans le mariage, ou quand nous avons senti l’attrait pour la vie consacrée : nous avons vécu la surprise d’une rencontre et, à ce moment, nous avons entrevu la promesse d’une joie capable de combler notre vie. Ainsi, ce jour-là, près du lac de Galilée, Jésus est allé à la rencontre de ces pêcheurs, rompant la « paralysie de la normalité » (Homélie de la XXIIème Journée mondiale de la vie consacrée, 2 février 2018). Et tout de suite il leur adresse une promesse : « Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes » (Mc 1, 17).

L’appel du Seigneur alors n’est pas une ingérence de Dieu dans notre liberté ; ce n’est pas une “cage” ou un poids qui nous est mis sur le dos. C’est au contraire l’initiative amoureuse avec laquelle Dieu vient à notre rencontre et nous invite à entrer dans un grand projet dont il veut nous rendre participants, visant l’horizon d’une mer plus vaste et d’une pêche surabondante.

Le désir de Dieu, en effet, est que notre vie ne devienne pas prisonnière de l’évidence, ne soit pas entraînée par inertie dans les habitudes quotidiennes et ne reste pas inerte devant ces choix qui pourraient lui donner une signification. Le Seigneur ne veut pas que nous nous résignions à vivre au jour le jour en pensant que, au fond, il n’y a rien pour quoi il vaille la peine de s’engager avec passion et en éteignant l’inquiétude intérieure pour chercher de nouvelles routes à notre navigation. Si quelquefois il nous fait expérimenter une “pêche miraculeuse”, c’est parce qu’il veut nous faire découvrir que chacun de nous est appelé – de façons diverses – à quelque chose de grand, et que la vie ne doit pas rester empêtrée dans les filets du non-sens et de ce qui anesthésie le cœur. La vocation, en somme, est une invitation à ne pas nous arrêter sur le rivage avec les filets à la main, mais à suivre Jésus au long de la route qu’il a pensée pour nous, pour notre bonheur et pour le bien de ceux qui sont autour de nous.

Naturellement, embrasser cette promesse demande le courage de risquer un choix. Les premiers disciples, en se sentant appelés par lui à prendre part à un rêve plus grand, « aussitôt, laissant leurs filets, le suivirent » (Mc 1, 18). Cela signifie que pour accueillir l’appel du Seigneur il convient de se mettre en jeu avec tout soi-même et de courir le risque d’affronter un défi inédit ; il faut laisser tout ce qui voudrait nous tenir attachés à notre petite barque, nous empêchant de faire un choix définitif ; il nous est demandé cette audace qui nous pousse avec force à la découverte du projet que Dieu a sur notre vie. En substance, lorsque nous sommes placés face à la vaste mer de la vocation, nous ne pouvons pas rester à réparer nos filets sur la barque qui nous donne sécurité, mais nous devons nous fier à la promesse du Seigneur.

Je pense surtout à l’appel à la vie chrétienne, que tous nous recevons au Baptême et qui nous rappelle comment notre vie n’est pas le fruit d’un hasard, mais le don du fait d’être des enfants aimés du Seigneur, rassemblés dans la grande famille de l’Église. L’existence chrétienne naît et se développe justement dans la communauté ecclésiale, surtout grâce à la Liturgie, qui nous introduit à l’écoute de la Parole de Dieu et à la grâce des sacrements ; c’est là que, depuis le plus jeune âge, nous sommes initiés à l’art de la prière et au partage fraternel. C’est justement parce qu’elle nous engendre à la vie nouvelle et nous conduit au Christ que l’Église est notre mère ; c’est pourquoi nous devons l’aimer également lorsque nous découvrons sur son visage les rides de la fragilité et du péché, et nous devons contribuer à la rendre toujours plus belle et lumineuse, afin qu’elle puisse être témoin de l’amour de Dieu dans le monde.

La vie chrétienne, ensuite, trouve son expression dans ces choix qui, tandis qu’ils donnent une direction précise à notre navigation, contribuent aussi à la croissance du Royaume de Dieu dans la société. Je pense au choix de s’épouser dans le Christ et de former une famille, ainsi qu’aux autres vocations liées au monde du travail et des métiers, à l’engagement dans le domaine de la charité et de la solidarité, aux responsabilités sociales et politiques, et ainsi de suite. Il s’agit de vocations qui nous rendent porteurs d’une promesse de bien, d’amour et de justice non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour les contextes sociaux et culturels dans lesquels nous vivons, qui ont besoin de chrétiens courageux et d’authentiques témoins du Royaume de Dieu.

Dans la rencontre avec le Seigneur certains peuvent sentir l’attrait d’un appel à la vie consacrée ou au sacerdoce ordonné. Il s’agit d’une découverte qui enthousiasme et qui en même temps fait peur, se sentant appelés à devenir “pêcheurs d’hommes » dans la barque de l’Église à travers une offrande totale de soi-même et l’engagement d’un service fidèle à l’Évangile et aux frères. Ce choix comporte le risque de tout laisser pour suivre le Seigneur et de se consacrer complètement à lui pour devenir collaborateurs de son œuvre. De nombreuses résistances intérieures peuvent empêcher une décision de ce genre, comme aussi dans certains contextes très sécularisés, où il semble ne plus y avoir de place pour Dieu et pour l’Évangile, on peut se décourager et tomber dans la « lassitude de l’espérance » (Homélie de la messe avec les prêtres, consacrés et mouvements laïcs, Panamá, 26 janvier 2019).

Pourtant il n’y a pas de joie plus grande que de risquer sa vie pour le Seigneur ! En particulier à vous, les jeunes, je voudrais dire : ne soyez pas sourds à l’appel du Seigneur ! S’il vous appelle pour ce chemin, ne tirez pas votre épingle du jeu et faites-lui confiance. Ne vous laissez pas contaminer par la peur, qui nous paralyse devant les hauts sommets que le Seigneur nous propose. Rappelez-vous toujours que, à ceux qui laissent les filets et la barque pour le suivre, le Seigneur promet la joie d’une vie nouvelle, qui comble le cœur et anime le chemin.

Très chers, il n’est pas toujours facile de discerner sa vocation et d’orienter sa vie d’une façon juste. Pour cela, il faut un engagement renouvelé de la part de toute l’Église – prêtres, personnes consacrées, animateurs pastoraux, éducateurs – afin que s’offrent, surtout aux jeunes, des occasions d’écoute et de discernement. Il faut une pastorale pour les jeunes et les vocations qui aide à la découverte du projet de Dieu, spécialement à travers la prière, la méditation de la Parole de Dieu, l’adoration eucharistique et l’accompagnement spirituel.

Comme cela s’est présenté plusieurs fois durant les Journées mondiales de la Jeunesse de Panamá, nous devons regarder Marie. Dans l’histoire de cette jeune fille, la vocation a été aussi en même temps une promesse et un risque. Sa mission n’a pas été facile, pourtant elle n’a pas permis à la peur de prendre le dessus. Son “oui” a été « le “oui” de celle qui veut s’engager et risquer, de celle qui veut tout parier, sans autre sécurité que la certitude de savoir qu’elle était porteuse d’une promesse. Et je demande à chacun de vous : vous sentez-vous porteurs d’une promesse ? Quelle promesse est-ce que je porte dans le cœur, à réaliser ? Marie, sans aucun doute, aura eu une mission difficile, mais les difficultés n’étaient pas une raison pour dire “non”. Certes elle aura des difficultés, mais ce ne seront pas les mêmes difficultés qui apparaissent quand la lâcheté nous paralyse du fait que tout n’est pas clair ni assuré par avance» (Veillée pour les jeunes, Panama, 26 janvier 2019).

En cette Journée, unissons-nous dans la prière en demandant au Seigneur de nous faire découvrir son projet d’amour sur notre vie, et de nous donner le courage de risquer sur la route qu’il a depuis toujours pensée pour nous.

Du Vatican, le 31 janvier 2019, Mémoire de saint Jean Bosco.

François

En portugais 


MENSAGEM DO PAPA FRANCISCO
PARA O 56º DIA MUNDIAL DE ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES

A coragem de arriscar pela promessa de Deus

Queridos irmãos e irmãs!

Depois da experiência vivaz e fecunda, em outubro passado, do Sínodo dedicado aos jovens, celebramos recentemente no Panamá a XXXIV Jornada Mundial da Juventude. Dois grandes eventos que permitiram à Igreja prestar ouvidos à voz do Espírito e também à vida dos jovens, aos seus interrogativos, às canseiras que os sobrecarregam e às esperanças que neles vivem.

Neste Dia Mundial de Oração pelas Vocações, retomando precisamente aquilo que pude partilhar com os jovens no Panamá, desejo refletir sobre a chamada do Senhor enquanto nos torna portadores duma promessa e, ao mesmo tempo, nos pede a coragem de arriscar com Ele e por Ele. Quero deter-me brevemente sobre estes dois aspetos – a promessa e o risco –, contemplando juntamente convosco a cena evangélica da vocação dos primeiros discípulos junto do lago da Galileia (cf. Mc 1, 16-20).

Dois pares de irmãos – Simão e André, juntamente com Tiago e João – estão ocupados na sua faina diária de pescadores. Nesta cansativa profissão, aprenderam as leis da natureza, desafiando-as quando os ventos eram contrários e as ondas agitavam os barcos. Em certos dias, a pesca abundante recompensava da árdua fadiga, mas, outras vezes, o trabalho duma noite inteira não bastava para encher as redes e voltava-se para a margem cansados e desiludidos.

Estas são as situações comuns da vida, onde cada um de nós se confronta com os desejos que traz no coração, se empenha em atividades que – espera – possam ser frutuosas, se adentra num «mar» de possibilidades sem conta à procura da rota certa capaz de satisfazer a sua sede de felicidade. Às vezes goza-se duma pesca boa, enquanto noutras é preciso armar-se de coragem para governar um barco sacudido pelas ondas, ou lidar com a frustração de estar com as redes vazias.

Como na história de cada vocação, também neste caso acontece um encontro. Jesus vai pelo caminho, vê aqueles pescadores e aproxima-Se… Sucedeu assim com a pessoa que escolhemos para compartilhar a vida no matrimónio, ou quando sentimos o fascínio da vida consagrada: vivemos a surpresa dum encontro e, naquele momento, vislumbramos a promessa duma alegria capaz de saciar a nossa vida. De igual modo naquele dia, junto do lago da Galileia, Jesus foi ao encontro daqueles pescadores, quebrando a «paralisia da normalidade» (Homilia no XXII Dia Mundial da Vida Consagrada, 2/II/2018). E não tardou a fazer-lhes uma promessa: «Farei de vós pescadores de homens» (Mc 1, 17).
Sendo assim, a chamada do Senhor não é uma ingerência de Deus na nossa liberdade; não é uma «jaula» ou um peso que nos é colocado às costas. Pelo contrário, é a iniciativa amorosa com que Deus vem ao nosso encontro e nos convida a entrar num grande projeto, do qual nos quer tornar participantes, apresentando-nos o horizonte dum mar mais amplo e duma pesca superabundante.

Com efeito, o desejo de Deus é que a nossa vida não se torne prisioneira do banal, não se deixe arrastar por inércia nos hábitos de todos os dias, nem permaneça inerte perante aquelas opções que lhe poderiam dar significado. O Senhor não quer que nos resignemos a viver o dia a dia, pensando que afinal de contas não há nada por que valha a pena comprometer-se apaixonadamente e apagando a inquietação interior de procurar novas rotas para a nossa navegação. Se às vezes nos faz experimentar uma «pesca miraculosa», é porque nos quer fazer descobrir que cada um de nós é chamado – de diferentes modos – para algo de grande, e que a vida não deve ficar presa nas redes do sem-sentido e daquilo que anestesia o coração. Em suma, a vocação é um convite a não ficar parado na praia com as redes na mão, mas seguir Jesus pelo caminho que Ele pensou para nós, para a nossa felicidade e para o bem daqueles que nos rodeiam.

Naturalmente, abraçar esta promessa requer a coragem de arriscar uma escolha. Sentindo-se chamados por Ele a tomar parte num sonho maior, os primeiros discípulos, «deixando logo as redes, seguiram-No» (Mc 1, 18). Isto significa que, para aceitar a chamada do Senhor, é preciso deixar-se envolver totalmente e correr o risco de enfrentar um desafio inédito; é preciso deixar tudo o que nos poderia manter amarrados ao nosso pequeno barco, impedindo-nos de fazer uma escolha definitiva; é-nos pedida a audácia que nos impele com força a descobrir o projeto que Deus tem para a nossa vida. Substancialmente, quando estamos colocados perante o vasto mar da vocação, não podemos ficar a reparar as nossas redes no barco que nos dá segurança, mas devemos fiar-nos da promessa do Senhor.

Penso, antes de mais nada, na chamada à vida cristã, que todos recebemos com o Batismo e que nos lembra como a nossa vida não é fruto do acaso, mas uma dádiva a filhos amados pelo Senhor, reunidos na grande família da Igreja. É precisamente na comunidade eclesial que nasce e se desenvolve a existência cristã, sobretudo por meio da Liturgia que nos introduz na escuta da Palavra de Deus e na graça dos Sacramentos; é nela que somos, desde tenra idade, iniciados na arte da oração e na partilha fraterna. Precisamente porque nos gera para a vida nova e nos leva a Cristo, a Igreja é nossa mãe; por isso devemos amá-la, mesmo quando vislumbramos no seu rosto as rugas da fragilidade e do pecado, e devemos contribuir para a tornar cada vez mais bela e luminosa, para que possa ser um testemunho do amor de Deus no mundo.

Depois, a vida cristã encontra a sua expressão naquelas opções que, enquanto conferem uma direção concreta à nossa navegação, contribuem também para o crescimento do Reino de Deus na sociedade. Penso na opção de se casar em Cristo e formar uma família, bem como nas outras vocações ligadas ao mundo do trabalho e das profissões, no compromisso no campo da caridade e da solidariedade, nas responsabilidades sociais e políticas, etc. Trata-se de vocações que nos tornam portadores duma promessa de bem, amor e justiça, não só para nós mesmos, mas também para os contextos sociais e culturais onde vivemos, que precisam de cristãos corajosos e testemunhas autênticas do Reino de Deus.

No encontro com o Senhor, alguém pode sentir o fascínio duma chamada à vida consagrada ou ao sacerdócio ordenado. Trata-se duma descoberta que entusiasma e, ao mesmo tempo, assusta, sentindo-se chamado a tornar-se «pescador de homens» no barco da Igreja através duma oferta total de si mesmo e do compromisso dum serviço fiel ao Evangelho e aos irmãos. Esta escolha inclui o risco de deixar tudo para seguir o Senhor e de consagrar-se completamente a Ele para colaborar na sua obra. Muitas resistências interiores podem obstaculizar uma tal decisão, mas também, em certos contextos muito secularizados onde parece não haver lugar para Deus e o Evangelho, pode-se desanimar e cair no «cansaço da esperança» (Homilia na Missa com sacerdotes, pessoas consagradas e movimentos laicais, Panamá, 26/I/2019).

E, todavia, não há alegria maior do que arriscar a vida pelo Senhor! Particularmente a vós, jovens, gostaria de dizer: não sejais surdos à chamada do Senhor! Se Ele vos chamar por esta estrada, não vos oponhais e confiai n’Ele. Não vos deixeis contagiar pelo medo, que nos paralisa à vista dos altos cumes que o Senhor nos propõe. Lembrai-vos sempre que o Senhor, àqueles que deixam as redes e o barco para O seguir, promete a alegria duma vida nova, que enche o coração e anima o caminho.

Queridos amigos, nem sempre é fácil discernir a própria vocação e orientar justamente a vida. Por isso, há necessidade dum renovado esforço por parte de toda a Igreja – sacerdotes, religiosos, animadores pastorais, educadores – para que se proporcionem, sobretudo aos jovens, ocasiões de escuta e discernimento. Há necessidade duma pastoral juvenil e vocacional que ajude a descobrir o projeto de Deus, especialmente através da oração, meditação da Palavra de Deus, adoração eucarística e direção espiritual.

Como várias vezes se assinalou durante a Jornada Mundial da Juventude do Panamá, precisamos de olhar para Maria. Na história daquela jovem, a vocação também foi uma promessa e, simultaneamente, um risco. A sua missão não foi fácil, mas Ela não permitiu que o medo A vencesse. O d’Ela «foi o “sim” de quem quer comprometer-se e arriscar, de quem quer apostar tudo, sem ter outra garantia para além da certeza de saber que é portadora duma promessa. Pergunto a cada um de vós: sentes-te portador duma promessa? Que promessa trago no meu coração, devendo dar-lhe continuidade? Maria teria, sem dúvida, uma missão difícil, mas as dificuldades não eram motivo para dizer “não”. Com certeza teria complicações, mas não haveriam de ser idênticas às que se verificam quando a covardia nos paralisa por não vermos, antecipadamente, tudo claro ou garantido» (Vigília com os jovens, Panamá, 26/I/2019).

Neste Dia, unimo-nos em oração pedindo ao Senhor que nos faça descobrir o seu projeto de amor para a nossa vida, e que nos dê a coragem de arriscar no caminho que Ele, desde sempre, pensou para nós.

Vaticano, Memória de São João Bosco, 31 de janeiro de 2019.

Franciscus


Marie, Mère du “oui”,
Apprends-nous à goûter la brise légère
de l’Esprit qui travaille en nous.
Aide-nous à retrouver le chemin de l’intériorité pour mûrir
nos engagements et nos choix
avec un intense désir de sainteté.
Marie, Mère de Jésus,
tu as écouté le timbre de sa voix
et le battement de son cœur.
Mets dans notre vie
tes sentiments, ta docilité,
ton silence qui écoute
et transforme la Parole
en choix de véritable liberté.
Marie, mère de l’Église,
intercède auprès du Père.
Qu’il dépose dans le cœur des jeunes
La semence de son appel
et la joie de répondre.
Qu’il éclaire et fortifie
ceux qui sont appelés à se donner
pleinement sur le chemin du mariage,
du sacerdoce et de la vie consacrée.
Amen

MISAL EUROPEEN 2019 – SAINT-JACQUES – 3° PARTIE

DIVERSES VISITES DANS LE FINISTERE

  1.  ENCLOS PAROISSIAUX, ROSCOFF ET SAINT-PAUL-DELEON





















 























 

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