Société des Prêtres de Saint-Jacques

Missionnaires en Haïti, au Brésil et en France

Author: missionstjacques (page 1 of 46)

Mobilisation et prière à Clermont-Ferrand

Dimanche 18 avril 2021

Vous avez certainement aperçu la banderole à l’extérieur de l’église concernant l’évènement dramatique en Haïti. Dimanche dernier, 10 personnes ont été kidnappées dans la banlieue de Port-au-Prince. Parmi celles-ci deux sont françaises, dont une bien connue dans notre paroisse, le père Michel Briand (membre de la Société des Prêtres de Saint-Jacques), en photo sur la banderole. Celui-ci faisait partie de la délégation haïtienne de la paroisse St Antoine de Padoue, notre paroisse jumelle qui était venue nous visiter en 2013.

Nous l’avions revu à la paroisse en 2015 quelques mois après son attentat. Ce pays qui nous est si cher depuis 15 ans est grandement éprouvé par la violence Aussi, nous devons le porter dans la prière dans la régularité, et plus particulièrement tous ceux qui sont pris en otages et leurs familles.

Par conséquent, les messes habituelles du mardi et du vendredi à 18h seront célébrées en communion avec l’Église Catholique en Haïti et les Haïtiens.

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7ème jour de séquestration en Haïti

Visite de Soutien des Évêques haïtiens aux Prêtres de Saint-Jacques

Chers amis et proches de la Société des Prêtres de Saint-Jacques,

Nous sommes aujourd’hui le samedi 17 avril 2021. Cela fait très exactement 7 jours depuis que sont pris en otage : Père Evens Joseph, Père Jean Nicaisse Milien, Père Michel Briand et Père Joël Thomas, membres de notre Institut missionnaire ; Père Hugues Baptiste, prêtre de l’archidiocèse du Cap-Haïtien, Sœur Anne Marie Dorcélus, de la congrégation des Petites Sœurs de Sainte Thérèse, Sœur Agnès Bordeau de la Congrégation des Sœurs de la Providence de la Pommeraye ; Mme Oxane Dorcélus, Mlle Lovely Joseph et Mr Welder Joly, trois membres de la Famille de Père Jean Anel Joseph, spsj.

Soutenus fortement par la Conférence des Évêques d’Haïti et la Conférence Haïtienne des Religieux, ainsi que par la population haïtienne, nos Responsables régionaux travaillent d’arrache-pied avec l’aide des autorités françaises et haïtiennes pour obtenir le plus rapidement possible la libération de tous les otages.

Nous saluons les initiatives prises un peu partout en Haïti, en France, au Canada et au Brésil pour nous soutenir dans notre combat en faveur de la libération des otages. Nous encourageons nos amis, partout où ils se trouvent à organiser des moments de prière pour demander à Dieu de transformer les cœurs des ravisseurs, soutenir la foi de nos frères et sœurs éprouvés, et nous inspirer dans toutes nos démarches en vue d’une issue heureuse à cette situation, source d’angoisse, d’inquiétude et de révolte pour nous.

Rappelons que cette prise d’otages dont nous sommes les victimes aujourd’hui est le lot de tout un peuple. En Haïti, aujourd’hui, aucune personne n’est à l’abri, peu importe son appartenance sociale, son âge ou sa religion. L’insécurité générale qui sévit au pays est la conséquence des réponses qui n’ont pas été données aux questions posées depuis plusieurs décennies. Ces questions concernent le devoir de justice pour tous, le développement humain et social, la bonne gouvernance et la stabilité politique, la fuite des cerveaux, l’émergence d’une vraie élite capable de prendre en main le pays, la consolidation des institutions, et la volonté politique de tous et de chacun pour sortir Haïti enfin de la crise chronique dans laquelle il s’enlise.

L’engagement constant de l’Église Catholique en Haïti va dans ce sens, luttant pour la libération du pays et pour un regain de paix et de dignité pour toute la population haïtienne, sans exclusion aucune.

Merci de continuer à nous soutenir dans nos combats auprès du peuple haïtien et dans nos démarches pour obtenir la libération de nos proches séquestrés le plus tôt possible.

Georgino RAMEAU, spsj.
Secrétaire Général.

C’en est trop : Cardinal Chibly Langlois – Haïti

« Il y a comme une impuissance notoire de la part de nos autorités… », dénonce le cardinal Chibly Langlois

 

Tel un «Wake-up-call», l’Église catholique a mis toute la population debout contre l’insécurité et le kidnapping le jeudi 15 avril. Même le secteur privé des affaires qui, pendant longtemps s’était enfermé dans un silence assourdissant, est monté au créneau pour dénoncer ce mal commun. «…le peuple  est totalement fatigué avec les actes de kidnapping. Nous n’en pouvons plus vraiment. C’en est trop ! Il y a comme une impuissance notoire de la part de nos autorités…  », a fulminé le cardinal Chibly Langlois dans une interview exclusive accordée au Nouvelliste et à l’AFP.

La journée du jeudi 15 avril dernier est allée au-delà de la décision de l’Église catholique d’observer un arrêt de travail. C’est tout le pays qui était à l’arrêt pour dénoncer l’insécurité et le kidnapping. «  Ce support exprime que cette manière pour l’Église catholique de protester contre le kidnapping est partagée par tous ces secteurs. Ceux-ci s’y retrouvent et en profitent, sachant que l’union fait la force », a affirmé le cardinal Chibly Langlois.

Cette décision de l’Église catholique d’observer cet arrêt de travail, selon l’évêque des Cayes, est arrivée au moment où « tout le peuple est totalement fatigué avec les actes de kidnapping. Nous n’en pouvons plus. C’en est trop ! À cela cependant s’ajoute le fait que l’Église catholique jouit d’une grande confiance auprès de la majorité de la population. Elle est pour ainsi dire écoutée. Dans des moments difficiles de l’histoire du peuple on attend des fois un mot de l’Église catholique, parce qu’elle donne un accompagnement effectif à la population dans les endroits les plus abandonnés et les plus reculés du pays. On sait que l’Église dans sa plus haute autorité ne cherche que les intérêts de la population, particulièrement ceux des plus démunis », a expliqué le prélat.

Dans son message le 2 février dernier, la Conférence des évêques d’Haïti avait déclaré : « Le président de la République a appliqué la loi électorale et la Constitution pour les députés, les sénateurs et les maires au cours des années précédentes. Il a ainsi affirmé l’unité de la loi pour tous les élus, y compris pour lui-même, proclamant ainsi que la loi est une pour tous. Il nous semble que tout le monde soit d’accord sur le principe que personne n’est au-dessus de la loi et de la Constitution dans le pays. Ce premier constat fait, aucune littérature et aucun justificatif juridique ne sont nécessaires. Tout le monde veut qu’Haïti soit un État de droit. »

Le cardinal Langlois maintient cette position de la CEH ajoutant: « Cette demande était accompagnée également d’un appel au dialogue, pour signifier que même si le président se l’appliquait il resterait encore la possibilité de trouver un terrain d’entente pour construire la paix sociale en Haïti. Car il n’y a pas de point final dans la construction de paix sociale d’un pays, nous dit le pape François. Et surtout si l’on veut le faire de manière inclusive. »

Comment voyez-vous une issue à la crise Votre Éminence ?
A cette question du journal, le cardinal a répondu en ces termes : « La voie idéale serait de mettre tous les acteurs clés et importants autour d’une table afin de trouver une solution acceptable. Mais il y a un nœud gordien à défaire, c’est le phénomène du kidnapping. La population est comme abandonnée à elle-même face aux actes répétés de kidnapping. Il y a comme une impuissance notoire de la part de nos autorités.  D’où doit donc venir la force capable de neutraliser la fureur des kidnappeurs ? Il doit y avoir un mode opératoire pour juguler cette crise qui occasionne la descente vertigineuse de la population à l’abîme. Tous au niveau national et international doivent s’y impliquer. »

Interrogé pour savoir si l’Église peut aider à trouver une solution à la crise actuelle, l’évêque des Cayes déclare : « Nous les évêques, à travers nos messages comme nos contributions, nous avons lancé de multiples appels aux acteurs clés à fin de les inviter à prendre la voie du dialogue, de l’entente et du consensus. En plus de cela, n’étant pas en mesure pour le moment de jouer le rôle de médiateur, nous ne cessons de réfléchir sur d’autres manières d’aider à trouver une solution à cette crise qui a trop duré. La complexité de la situation sociopolitique actuelle exige de notre part que nous cherchions encore à travers maintes réflexions et prières les voies et moyens pour y apporter notre aide. »

Robenson Geffrard
Journaliste | Le Nouvelliste
rgeffrard@lenouvelliste.com

Retrouver l’original sur le site internet Le Nouvelliste.com

Haïti – combat : l’Église Catholique s’implique

L’Église catholique veut s’impliquer dans une crise « qui a trop duré » en Haïti

PORT-AU-PRINCE (AFP) 

Des pélerins prient à l'approche de Pâques, à Port-au-Prince, en Haïti, le 2 avril 2021 - AFP

Des pèlerins prient à l’approche de Pâques, à Port-au-Prince, Haïti, 2 avril 2021 – AFP

Le Père Evens Joseph et Tonnay-Charente

 

Tonnay-Charente : la communauté catholique inquiète après l’enlèvement en Haïti de l’ancien prêtre de la paroisse

L’ancien prêtre de la paroisse de Tonnay-Charente, Evens Joseph, fait partie des dix personnes enlevées dimanche 11 avril en Haïti, près de la capitale Port-au-Prince. Son ancienne communauté en Charente-Maritime se dit très inquiète et attend sa libération. Lire la suite….

Haïti : À quand la fin de ce calvaire?

Une femme participe au chemin de Croix du Vendredi Saint à Port-au-Prince, le 2 avril 2021

Une femme participe au chemin de Croix du Vendredi Saint à Port-au-Prince, le 2 avril 2021  (photo AFP)

«À quand la fin de ce calvaire?» s’interrogent les évêques d’Haïti

Dans un message publié mardi 13 avril, la Conférence épiscopale d’Haïti exprime son indignation suite à l’enlèvement de sept religieux et trois laïcs survenu dimanche, et invite à une «transformation des cœurs et des mentalités». Toutes les cloches du pays résonneront ce jeudi à 12h00, et une messe spéciale sera également célébrée à cette heure.


Un enlèvement de plus, et de trop. L’épiscopat haïtien dit avoir appris avec «une profonde indignation et une grande révolte» le kidnapping de huit Haïtiens et deux Français dimanche 11 avril, alors qu’ils se rendaient à l’installation d’un curé à Croix-des-Bouquets, en périphérie de la capitale Port-au-Prince.

Dénonciation de la «dictature du kidnapping»

«Depuis plusieurs années, la vie des Haïtiens tourne au cauchemar», constatent les évêques en déplorant les agissements quotidiens de «bandits lourdement armés» contre la population du pays, toutes classes d’âge confondues. «La plupart des personnes kidnappées sont humiliées, violées, torturées. Certaines d’entre elles ne parviennent pas à retrouver leur état de fonctionnement normal. À quand la fin de ce calvaire? Qui a la responsabilité d’endiguer ce phénomène? Le pays ne devient-il pas incontrôlable?», s’interrogent-ils. «Le pire c’est que le kidnapping est devenu une entreprise. Les auteurs de ces actes crapuleux agissent à visière levée, au vu et au su de tous et en toute impunité. […] N’y a-t-il pas lieu de se demander si ces bandits n’ont pas plus de pouvoir que l’État et la Police?», poursuit l’épiscopat avec force.

Et les prélats de fermement condamner «la dictature du kidnapping qui s’installe dans le pays». «Nous ne devons plus laisser les bandits kidnapper, violer, tuer. Jamais plus! À ce carrefour de notre histoire, il nous faut œuvrer pour transformer les cœurs et les mentalités», préconisent-ils.

«Le Christ ressuscité est notre force dans notre combat pour la vie», affirme l’épiscopat, en invitant à redoubler d’efforts et de prières «en vue de l’édification d’un autre pays qui correspond à celui que le Seigneur veut pour nous, Haïtiens».

Prière et mobilisation ce 15 avril

Plusieurs initiatives sont ensuite annoncées dans ce message de la Conférence épiscopale haïtienne. «Toutes les écoles catholiques, presbytérales, congréganistes, [les] universités et toutes les autres institutions catholiques» sont ainsi invitées à cesser leurs activités ce jeudi 15 avril. Ce même jour, «dans toutes les églises du pays, à midi sonnant, les cloches résonneront et la messe sera célébrée pour implorer la grâce de Dieu sur le pays et son aide pour la transformation des cœurs». Les évêques haïtiens célèbreront eux aussi à cette heure-là une messe, en l’église Saint Pierre de Pétion-Ville. «Nous remercions et continuons de compter sur toutes celles et tous ceux qui nous ont témoigné leur solidarité à travers leurs prières, leurs mots d’encouragement et leurs messages», conclut l’épiscopat, avant d’achever son message par ces invocations: «Que le Christ ressuscité nous aide à combattre la violence, la dictature du kidnapping qui pèse sur le peuple haïtien et le mal sous toutes ses formes! Puisse la Vierge Marie, Notre Dame du Perpétuel Secours, Patronne d’Haïti, intercéder pour nous!»

Source : Vatican News

Haïti: après l’enlèvement, grève nationale dans les institutions catholiques

Prêtres de Saint-Jacques – enlèvement en Haïti

Chers amis de la Société des Prêtres de Saint-Jacques

Vous êtes nombreux à nous manifester votre solidarité et votre soutien en ces moments d’une extrême épreuve pour nous. Nous tenons à vous en remercier.

Actuellement, avec les Responsables régionaux de notre Institut missionnaire en Haïti, nous travaillons en collaboration avec divers partenaires en Haïti et en France pour obtenir la libération le plus tôt que possible de tous nos frères et sœurs pris en otage depuis le dimanche 11 avril dernier.

Beaucoup d’entre vous s’intéressent à ce que nous sommes, membres de la Société des Prêtres de Saint-Jacques, ainsi qu’à nos missions.

Présents en Haïti depuis 1864, les Prêtres de Saint-Jacques, comme tous les autres prêtres, religieux et religieuses au sein de l’Église, inscrivent leurs pas dans le prolongement du mystère du Dieu des Chrétiens : Dieu de communion, de solidarité et d’amour. Les Prêtres de Saint-Jacques ne sont pas des membres d’une organisation humanitaire. Leurs engagements aujourd’hui en France, en Haïti, au Brésil et au Canada tiennent à la foi en une unique humanité, où, par-delà des frontières, les hommes sont compris comme faisant partie d’une même famille, avec un seul Dieu pour Père et Créateur.  

Partir vers un autre pays, vers une autre culture et partager la vie d’autres peuples sont une conséquence de notre compréhension du monde et de l’Église, née pour être au service du salut de tous les êtres humains, sans distinction aucune. Voici pourquoi, pour nous, missionnaires de Saint-Jacques, l’annonce de l’Évangile est d’abord un témoignage donné au jour le jour : celui d’un engagement réel, concret et constant fait de solidarité, de simplicité, de fidélité, d’espérance et de joie. La pauvreté évangélique et concrète vécue consciemment au jour le jour nous fait communier plus profondément aux souffrances, aux joies et aux espérances des plus pauvres et des plus vulnérables dans nos pays de mission. Notre engagement en faveur de la promotion humaine et du bien-être social au sein des populations où nous sommes présents, est réponse à l’Évangile que nous cherchons à accueillir toujours mieux, dans une écoute inlassable de la voix de Dieu et des cris de gémissement de l’humanité souffrante.  Nous entendons ainsi témoigner de notre foi au milieu des hommes et des femmes, que nous voulons aider à découvrir et à contempler le visage d’un Dieu d’amour tout empreint d’humanité.

Nous réalisons notre mission dans une réelle et consciente communion avec l’Église entière et dans la docilité à l’Esprit Saint, au sein de communautés diocésaines où nous sommes insérés et vivons joyeusement les engagements de notre baptême et ceux de notre foi chrétienne. Comme Prêtres de Saint-Jacques, nous sommes particulièrement engagés auprès de nos frères et de nos sœurs les plus pauvres et les plus éloignés.

Au nom de l’Évangile auquel nous croyons, que nous annonçons et dont nous vivons, nous consacrons nos vies au service de l’annonce du Règne de Dieu, de manière concrète : par la simplicité de nos vies, par notre joyeuse et constante espérance, et par notre généreuse solidarité vécue avec les personnes autour de nous. Voici pourquoi nous participons à toutes les œuvres sociales de développement, comme la construction d’écoles, de routes, de centre de santé, etc…  Ainsi nous disons notre foi en l’homme, en son présent, et son avenir que nous aidons, dans la modestie, à préparer et à construire. En cela, nous ne faisons que notre devoir, notre métier d’homme !

« Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

photo prise par Laurent Grzybowski

Cette parole de Jésus guide continuellement nos pas en tant que missionnaires. Loin de nous prendre pour des sauveurs, nous travaillons unis à l’Église entière au salut du monde. Ce monde dont nous partageons les joies et les peines, les combats et les espérances. Ce monde avec lequel nous partageons un même et unique destin.

En Haïti, quatre membres de notre Institut, un prêtre de l’archidiocèse du Cap-Haïtien, deux religieuses, et trois parents du Père Jean Anel Joseph (spsj), sont actuellement entre les mains de ravisseurs. Nous travaillons nuit et jour avec nos équipes en Haïti et les partenaires impliqués pour obtenir le plus tôt possible leur libération. Chaque jour que dure leur séquestration augmente des risques pour les nôtres pris en otage, ainsi que notre inquiétude, notre tristesse et notre sentiment de révolte.

Nous les confions à vos prières, et nous sollicitons encore une fois votre solidarité dans le combat que nous menons pour leur libération.

Le mystère de l’Incarnation est avant tout celui de la solidarité de Dieu avec l’humanité aimée de lui. C’est une histoire de confiance et de générosité, de respect et de constance. Toute vocation religieuse s’inscrit dans ce mouvement de Dieu amoureux des hommes et des femmes, ses créatures. Un amour si grand, que Dieu s’est fait l’un de nous en Jésus Christ.

Père Evens Joseph, spsj

C’est en imitant Jésus sur cette voie de l’amour que nos frères et sœurs vivent aujourd’hui l’épreuve de l’insécurité qui frappe toute la population haïtienne en général, n’épargnant aucun milieu social et faisant exception aucun âge. Nos frères et sœurs séquestrés communient avec les Haïtiens meurtris de douleurs devant une nation et un pays qui ne cesse de s’engouffrer les ténèbres du non-droit et du non-sens, et dans le chaos de l’humiliation, en route droite vers le néant.

L’engagement de l’Église en Haïti, auquel se sont joints nombre d’acteurs du secteur privé des affaires et de la société civile haïtienne, est un encouragement pour nous en ces moments d’épreuves pour nous et pour les nôtres kidnappés.

Continuez à soutenir nos collègues en Haïti qui, sans repos, cherchent comment obtenir le plus tôt possible la libération des nôtres.

Continuons d’appuyer l’Église en Haïti et nos évêques haïtiens dans leur combat pour le peuple haïtien et pour le pays.

Merci !

Père Georgino RAMEAU, spsj.

Messe à Haïti – jeudi 15 avril 2021

Homélie de Mgr L’archevêque du Cap-Haïtien, jeudi 15 avril 2021.

Insécurité: les catholiques ferment leurs écoles, le secteur privé ferme ses entreprises

Les principales associations patronales ont fait plus que souscrire à l’appel de l’Église catholique en invitant leurs membres à « observer une journée de fermeture ce jeudi 15 avril, en signe de solidarité » avec les familles et les victimes  d’assassinat, d’enlèvement et d’attaque armée. Elles ont dressé un constat, indiqué avoir atteint un «niveau de saturation», poussé dans les cordes les autorités et exigé d’elles des actions.

Constat. « Nous faisons face à une vague de kidnapping et d’insécurité devant laquelle nous sommes impuissants, étant à la merci de bandits sans scrupule qui font la loi et dictent la vie nationale. Personne n’est à l’abri, personne ne bénéficie d’aucune protection des autorités. Où qu’il soit et quoi qu’il fasse, chaque citoyen est une cible », lit-on dans un communiqué rendu public en milieu de journée, mercredi 14 avril, plusieurs heures après la démission du Premier ministre Joseph Jouthe, incapable d’endiguer une nouvelle vague d’insécurité.

Niveau de saturation. Ces associations patronales dont les membres sont rongées par l’impuissance, ont souligné avoir aujourd’hui un «niveau de saturation » face à « l’hécatombe en vie humaine dont les nombreux assassinats, attaques armées et enlèvements de membres de la société civile » perpétrés  par « des bandits sans scrupule qui font la loi et dictent la vie nationale ».« Le secteur privé constate qu’en dépit de tous ses efforts pour continuer à fonctionner, créer des emplois et générer des revenus fiscaux, il est arrivé aujourd’hui à un niveau de saturation sans précédent», lit-on dans le communiqué.

Claque. Telle une claque … Lire la suite sur Le Nouvelliste


L’insécurité et Kidnapping en Haïti

Le Pape François prie pour Haïti

Urbi et Orbi: le Pape exhorte à vaincre la mentalité de la guerre

À l’issue de la messe de Pâques célébrée par le Pape François en présence de 150 fidèles en la basilique saint-Pierre, le Souverain pontife a donné sa bénédiction « Urbi et Orbi », à la Ville et au monde, devant l’autel de la Chaire de saint Pierre, dimanche 4 avril 2021. Un message de soutien spirituel aux plus fragiles qui souffrent de la crise mondiale, et d’appels à la paix là où règne toujours le conflit dans certaines régions du monde.

Delphine Allaire – Cité du Vatican

«L’annonce de Pâques ne montre pas un mirage, elle ne révèle pas une formule magique, elle n’indique pas une échappatoire face à la situation difficile que nous traversons». En ces termes, le Pape François a inauguré son message à la Ville et au monde en ce jour de Pâques, point culminant de l’année liturgique, dans une atmosphère encore une fois très particulière cette année.

La pandémie est encore en cours, et la crise sociale et économique est très lourde, en particulier pour les plus pauvres, a rappelé François, qui s’est dit scandalisé par le fait que «les conflits armés ne cessent pas et les arsenaux militaires se renforcent»«C’est le scandale d’aujourd’hui», a-t-il répété.

Le crucifié est ressuscité

Au milieu de cette réalité complexe, a relevé le Saint-Père, l’annonce de Pâques renferme en quelques mots un événement qui donne l’espérance qui ne déçoit pas: «Jésus, le crucifié, est ressuscité».

Et le Successeur de Pierre de préciser: «Cette annonce de Pâques ne parle pas d’anges ou de fantômes, mais d’un homme, un homme en chair et en os, avec un visage et un nom : Jésus. Le crucifié, pas un autre, est ressuscité.»

Et les témoins de cette résurrection rapportent d’ailleurs un détail important: Jésus ressuscité porte gravées les plaies des mains, des pieds et du côté. «Ces plaies sont le sceau éternel de son amour pour nous. Quiconque souffre une dure épreuve, dans son corps et dans son esprit, peut trouver refuge dans ces blessures, recevoir à travers elles la grâce de l’espérance qui ne déçoit pas», a assuré le Saint-Père, avant de détailler les espérances du Christ pour diverses catégories de personnes, comme «ceux qui souffrent encore à cause de la pandémie, les malades et ceux qui ont perdu une personne chère».

«Pour un internationalisme des vaccins»

Le Pape a ensuite invoqué le réconfort du Seigneur pour «les efforts des médecins et des infirmiers», pour «les personnes les plus fragiles, qui ont besoin d’assistance et ont le droit d’avoir accès aux soins nécessaires». Avant de lancer un appel au partage équitable des vaccins: «Dans l’esprit d’un “internationalisme des vaccins”, j’exhorte donc toute la Communauté internationale à un engagement partagé afin de surmonter les retards dans leur distribution et en favoriser le partage, en particulier avec les pays les plus pauvres».

Crise sociale et économique

Et le Pape de poursuivre sur la sévère crise socio-économique des temps présents: «Le Crucifié ressuscité est un réconfort pour ceux qui ont perdu leur travail ou traversent de graves difficultés économiques et qui sont privés de protections sociales adéquates. Que le Seigneur inspire l’action des autorités publiques afin qu’à tous, en particulier aux familles les plus nécessiteuses, soient offertes les aides nécessaires à une subsistance suffisante.»

Au cher peuple d’Haïti

«Il faut que les pauvres de toute sorte se reprennent à espérer», disait saint Jean-Paul II lors de son voyage à Haïti, cité par le Pape François. Et c’est justement vers «le cher peuple haïtien» que la pensée et les encouragements du Primat d’Italie se sont tournés en premier en ce jour, «pour qu’il ne soit pas vaincu par les difficultés mais qu’il regarde vers l’avenir avec confiance et espérance».

Aux jeunes du monde et de Birmanie

«Jésus ressuscité est l’espérance aussi pour de nombreux jeunes qui ont été contraints de passer de longues périodes sans aller à l’école ou à l’université ni partager le temps avec leurs amis», a continué le Pape, assurant combien nous avons tous besoin de vivre des relations humaines réelles et pas seulement virtuelles«Je suis proche des jeunes du monde entier et, en ce moment, en particulier de ceux de Birmanie, qui s’engagent pour la démocratie en faisant entendre pacifiquement leur voix, conscients que la haine ne peut être éliminée que par l’amour», a ajouté François qui suit de très près la situation politico-militaire dans ce pays qu’il avait visité en 2017.

Les migrants et ceux qui leur viennent en aide

Que la lumière du Ressuscité soit source de renaissance pour les migrants fuyant la guerre et la misère, a espéré le Pape. «Sur leurs visages, reconnaissons le visage défiguré et souffrant du Seigneur qui monte au Calvaire». François a remercié ainsi les pays qui accueillent avec générosité ceux qui souffrent et cherchent refuge, «en particulier le Liban et la Jordanie qui accueillent de très nombreux réfugiés ayant fui le conflit syrien».

Pour le Liban et la Syrie

«Que le peuple libanais, qui traverse une période de difficultés et d’incertitudes, fasse l’expérience de la consolation du Seigneur ressuscité et soit soutenu par la Communauté internationale dans sa vocation d’être une terre de rencontre, de coexistence et de pluralisme», a soutenu le Souverain pontife, souhaitant également la paix dans «la bien-aimée et martyrisée Syrie, où des millions de personnes vivent désormais dans des conditions inhumaines», ainsi qu’au Yémen «dont les événements sont entourés d’un silence assourdissant et scandaleux», et en Libye «où l’on entrevoit enfin la sortie d’une décennie de disputes et d’affrontements sanglants».

Pour le Moyen-Orient et l’Afrique

Le Pape a ensuite tourné ses pensées naturellement vers Jérusalem, appelant Israéliens et Palestiniens à retrouver la force du dialogue pour une solution stable à deux États, de même que vers l’Irak, pays visité le mois dernier, pour lequel le Pape prie pour que «puisse continuer le chemin de pacification entrepris».

François a invoqué «la force du Ressuscité» pour les populations africaines qui voient leur avenir compromis par des violences internes et par le terrorisme international, en particulier au Sahel et au Nigeria, ainsi que dans la région du Tigré et de Cabo Delgado.

Vaincre la mentalité de guerre

«Il y a encore trop de guerres et trop de violence dans le monde!», s’est enfin indigné le Saint-Père, appelant le Seigneur à nous aider «à vaincre la mentalité de la guerre». François a aussi prié pour les prisonniers de guerre, particulièrement en Ukraine orientale et dans le Haut-Karabakh, avant de rappeler, ce 4 avril, Journée mondiale de lutte contre les mines antipersonnel, combien ces «sournois et horribles engins qui tuent ou mutilent chaque année de nombreuses personnes innocentes, empêchent l’humanité de marcher ensemble sur les chemins de la vie». «Comme un monde sans ces instruments de mort serait meilleur!», s’est-il exclamé.

Pour la fin des restrictions sanitaires aux cultes

Enfin, le Pape François a appelé les gouvernements à supprimer les restrictions d’accès au culte à cause de la pandémie. «Prions pour que ces restrictions, comme toute restriction à la liberté de culte et de religion dans le monde, puissent être supprimées et que chacun soit autorisé à prier et à louer Dieu librement.»

«À la lumière du Ressuscité, nos souffrances sont transfigurées. Là où il y avait mort, il y a maintenant vie, là où il y avait deuil, il y a maintenant consolation. Et maintenant prions pour que les effets bénéfiques de cette guérison s’étendent à travers le monde entier. Joyeuses Pâques à tous!», a conclu le Successeur de Pierre, avant de donner sa bénédiction Urbi et Orbi.

Revoir la bénédiction « Urbi et Orbi »
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