Société des Prêtres de Saint-Jacques

Missionnaires en Haïti, au Brésil et en France

Author: missionstjacques (page 1 of 26)

Sínodo para a Amazônia


Cardinal Roger Etchegaray et Haïti, 2007

… « Haïti s’est imposé à moi comme une terre privilégiée à aimer. Il est difficile de parler des pauvres – et aux pauvres – si l’on ne solidarise pas avec leur vie. Entre ma première visite en mars 1987 avec le P. du Noyer, secrétaire de Cor Unum, pour y coordonner diverses institutions caritatives, et ma dernière visite en février 2003 pour ordonner deux nouveaux évêques auxiliaires de Port-au-Prince, se situe ma principale mission, du 8 au 13 mars 1995, qui a apporté un regain de forces à un peuple troublé et, si l’on peut dire, sous perfusion. Ce pays d’anciens esclaves, le premier de l’Amérique Latine à se proclamer indépendant, laissait l’impression d’être perpétuellement à la recherche d’une plate-forme de décollage. Haïti flottait comme un bateau ivre – il n’a d’ailleurs jamais cessé d’agiter dans toutes ses composantes, même religieuses, le problème de son identité, catholique et vaudou à la fois. La population haïtienne comptait 95% de noirs dont 75% analphabètes et, pour le reste, des mulâtres et des blancs : les « favoris de la fortune » appartiennent presque tous à cette minorité avec des richesses souvent ostentatoires. Tout au long de ma visite en Haïti, où j’étais accompagné de mon adjoint et ami Mgr Ivan Marin, la présence du nonce Mgr Lorenzo Baldisseri, excellent pianiste au demeurant, m’a beaucoup aidé à donner le ton juste dans certaines situations… dissonantes ! Ainsi, la Conférence des évêques, présidée par Mgr François Gayot, archevêque de Cap Haïtien, face aux réalités criantes du peuple, était considérée par beaucoup comme trop précautionneuse, et les déclarations d’évêques, dans un beau style de negro-spiritual, contrastaient avec la vigueur des réactions de la Conférence des Religieux et de la commission locale « Justice et Paix ». Pourtant l’épiscopat avait clairement lutté pour renverser en 1986 la dictature de Jean-Claude Duvalier, le tristement célèbre Baby Doc. Le peuple, désorienté, ne s’est pas trompé sur le sens de ma visite, quand il m’a vu constamment avec tous ses pasteurs ; quand il m’a vu m’incliner devant la tombe du religieux montfortain Jean-Marie Vincent, responsable de la Caritas, assassiné devant chez lui dix mois auparavant ; quand il m’a vu déambuler dans la « Cité Soleil », ce gigantesque bidonville de 200.000 pauvres frissonnant de peur plus que de faim ; quand il m’a vu parcourir le diocèse des Gonaïves au milieu des conflits terriens ou des victimes des massacres de Raboteau ; quand il m’a vu monter au Morne Saint-Benoît pour y prier avec les moines. La violence était partout. Elle s’était manifestée jusque dans la nonciature, elle-même déchoukée, c’est-à-dire pillée et incendiée du temps du nonce précédent, Mgr Leanza, qui fut lui-même fort malmené par une foule de manifestants manipulés. Le 10 mars, j’ai rencontré le premier ministre Smark Michel et, au Palais National, le président Jean-Bertrand Aristide, dit Titid, l’ancien vicaire salésien qui m’avait accueilli naguère dans sa paroisse Saint-Jean-Bosco. Élu chef d’État à 37 ans en décembre 1990, renversé un an plus tard, il était revenu le 15 octobre 1994 dans les fourgons de l’armée américaine. Quand je l’ai revu, au cours d’une longue audience privée, je n’avais plus devant moi le prophète adulé des pauvres, mais un président enrichi et sous haute surveillance – la réplique banale de ceux contre qui, naguère, il avait combattu. Le clou de mon séjour fut, la veille de mon départ, la messe dominicale dite dans la cathédrale de Port-au-Prince archicomble, mais en l’absence du président Aristide et de l’archevêque, Mgr Ligondé, trop proches des « tontons macoutes ». Sur le parvis, les fidèles chantaient gentiment le même chant que pour Jean-Paul II en 1983 : « A lon fèt, a lon fèt, cardinal vin vizite nou ! » J’ai centré mon homélie sur le thème de la réconciliation : « Dans un pays où, depuis si longtemps, ont été bafouées les valeurs élémentaires qui font de tout homme l’homme tout court, au plein sens du mot, la reconstruction de la société haïtienne, et encore plus de son esprit, exige un effort surhumain mais obstiné et sans faille ». Quand j’ai rappelé le mot de Jean-Paul II, prononcé juste douze ans plus tôt : « Il faut que les choses changent ici ! », ajoutant : « …Et elles doivent continuer à changer ! « , la foule applaudit comme si je recousais d’espérance ses poches percées. J’avais en tête, comme dans toute ma mission haïtienne, le proverbe créole que j’ai cité et appliqué dans beaucoup d’autres pays : « N’accuse pas le puits d’être trop profond, c’est ta corde qui est trop courte ! « 

Extrait de réflexions : Cardinal Roger Etchegaray et Haïti
source : Blog du secteur pastoral Muzillac (entretien avec Bernard Le Comte – Fayard 2007)

Décès du cardinal Roger Etchegaray

Cardinal Roger Etchegaray

Décès du cardinal Roger Etchegaray
C’est à Cambo-les-Bains que le cardinal s’est éteint. Il était 17h30 mercredi 4 septembre. L’évêque de Bayonne, Mgr Marc Aillet invite tous les fidèles à prier pour le repos de son âme.

Le cardinal Roger Etchegaray, président émérite du Conseil Pontifical Justice et Paix et du Conseil Pontifical « Cor Unum », est né au cœur du Pays Basque à Espelette, le 25 septembre 1922, juste à quelques kilomètres de Cambo-les-Bains où il a passé les derniers jours de sa vie.
Fils d’un mécanicien agricole, Roger Etchegaray s’est orienté tôt vers la vie religieuse. Après des études au petit séminaire d’Ustariz, il a poursuivi sa préparation spirituelle et scientifique au grand séminaire de Bayonne et à l’Université Pontificale Grégorienne de Rome, obtenant une licence en Théologie et un doctorat en Droit Canonique avec une thèse sur le baptême des enfants de parents catholiques non-pratiquants.
Ordonné prêtre à 24 ans, le 13 juillet 1947, il commença son ministère pastoral dans son diocèse natal, Bayonne, avant de devenir, en 1961, directeur adjoint du Secrétariat de l’épiscopat français et de s’engager en même temps dans la création d’un secrétariat pour la pastorale.
De 1966 à 1970, il fut Secrétaire général de l’épiscopat français ; le 29 mars 1969, Paul VI le nomma évêque titulaire de Twins of Numidia et auxiliaire de l’archidiocèse de Paris. Le 22 décembre 1970, il est promu archevêque de Marseille (où il restera jusqu’en 1984) et, en 1975, il succède au cardinal Marty comme président de la Conférence épiscopale de France. Il a été reconfirmé à ce poste pour un second mandat de trois ans, le 27 octobre 1978. Du 25 novembre 1975 au 23 avril 1982, il fut également Prélat de la

Mission de France.
Une mission internationale

Déjà avant d’être évêque et surtout après son ordination épiscopale – le 27 mai 1969 – il joua un rôle très important sur le plan ecclésial international. Depuis 1965, dernière année du Concile Œcuménique Vatican II, il est secrétaire du Comité de liaison des Conférences épiscopales d’Europe et, en 1971, il devient le premier président du nouveau Conseil européen des Conférences épiscopales. Il a été réélu à ce poste en 1975. Il a été le créateur et l’animateur du Symposium de Noordwikeroot et de Coire et l’un des principaux architectes de la rencontre œcuménique européenne de Chantilly.
Il a participé à plusieurs reprises aux travaux du Synode des évêques. Ses interventions théologiques et socio-religieuses rappellent l’engagement d’une Église vivante, toujours attentive aux problèmes de l’homme européen.

Proche de Jean-Paul II

Créé cardinal lors du consistoire du 30 juin 1979, le pape Jean-Paul II l’appelle à ses côtés le 8 avril 1984 pour le nommer Président du Conseil Pontifical Justice et Paix (poste occupé jusqu’au 24 juin 1998) et Président du Conseil Pontifical Cor Unum (jusqu’au 2 décembre 1995). Pendant toutes ces années, le cardinal Roger Etchegaray a rendu un service inlassable en faveur de la paix, des droits de l’homme et des besoins des plus pauvres, apportant le message et la charité du Pape à de nombreux pays du monde.

Le 15 novembre 1994, il a été nommé président du comité central du Grand Jubilé de l’An 2000 et, à ce titre, il a dirigé la préparation et le développement de l’Année Sainte.

Le 30 avril 2005, le Saint-Père Benoît XVI a approuvé son élection à vice-doyen du Collège des cardinaux, et le 10 juin 2017, François a accepté sa demande d’être dispensé de la fonction.

«Nous mesurons toute l’émotion que la nouvelle de sa disparition ne va pas manquer de susciter dans notre diocèse, dans l’Eglise, en France et dans le monde entier», écrit Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron dans un communiqué en annonçant que le corps du défunt sera exposé à la maison de retraite Arditeya de Cambo-les-Bains à partir de ce jeudi 5 septembre 2019 dans l’après-midi.

Les obsèques du cardinal auront lieu lundi 9 septembre 2019 à 10h30 en la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne.

Réaction du Pape François

Selon un communiqué du Saint-Siège, c’est «avec douleur» ce matin que le Pape François a appris la mort du cardinal. Durant la messe célébrée en privé ce jeudi matin à la nonciature de Maputo au Mozambique, où François effectue son 31e voyage apostolique, le Saint-Père s’est remémoré le souvenir d’un «homme de dialogue et de paix».

Sources : VATICAN NEWS

 

16e Semaine Chantante au Centre Missionnaire Saint-Jacques

Comme prévu, Chœur & Création a réalisé sa seizième Semaine Chantante de « Musique Vocale Sacrée en Finistère ». Ainsi, du 20 au 27 juillet 2019, sous la direction et accompagnement du Chef de Chœur Christophe DUHAMEL, environs une centaine de chanteurs et de chanteuses se sont retrouvés au Centre Missionnaire Saint-Jacques.

Amateurs et amatrices de musique vocale classique, et ouverts à d’autres genres, les participants arrivaient de plusieurs régions de France : Picardie, Auvergne, Normandie, Dauphin, Loire-Atlantique, Reims, Nord-Atlantique, Champagne, Pas-de-Calais, Alsace, Bourgogne, Ile-de-France ; et même d’un peu plus loin, la Belgique.

Comme lors des Semaines Chantantes antérieures, les participants étaient heureux de se retrouver entre eux, autour de leur Chef de Chœur et Formateur, Christophe DUHAMEL, et d’être accueillis dans la propriété du Centre Missionnaire de Saint-Jacques, où se situe la Maison générale de la Société des Prêtres de Saint-Jacques, dont les membres Prêtres sont présents en France, au Brésil et en Haïti.

Rappelons qu’avant d’arriver au Centre Missionnaire, la Semaine Chantante se réalisa à Saint-Pol-de- Léon, de 2004 à 2017. Les stages avaient alors lieu au Château de Kersaliou.

Pour la Semaine Chantante de 20 au 27 juillet 2019, Monsieur C. DUHAMEL avait choisi d’étudier une pièce Josquin DESPREZ, compositeur franco-flamand de la Renaissance (1440-1521). Son œuvre sert de passerelle entre le Moyen-Âge tardif et les premières décennies du style nouveau.

Josquin DESPREZ est largement considéré comme le premier grand maître dans le domaine de la polyphonie vocale de la Renaissance.

Une des plus grandes difficultés de la musique de Josquin DESPREZ réside dans ce que l’on appelle Canon de proportion auquel il recourt. Ainsi donc, dans ses polyphonies, les voix ne suivent pas un même rythme. Dans le second Agnus Dei de sa Missa L’Homme armé super voces musicales, il recourt au canon de proportion exigeant une totale maîtrise des rythmes par les différents pupitres ou les différentes voix (Soprano, alto, ténor, basse).

Les participant de la seizième Semaine Chantante avait à travailler le Motet jubilate Deo omnis terra ainsi que la messe Malheur me bat. Il s’agit d’une messe à quatre voix, avec des passages à deux et à trois voix. Quelquefois, certaines voix sont dédoublées donnant naissance à une texture de six voix. C’est le cas dans l’Agnus Dei de cette messe, mais aussi dans celle du nom de Hercules Dux Ferrariae.

Il y avait donc plusieurs difficultés à surmonter. Les unes venaient de la particularité des pièces étudiées elles-mêmes, les autres de la composition du groupe des participants, dont les niveaux au de connaissance musicale (lecture de partition, par exemple) pesaient lourdement sur la mise en œuvre.

Travailler un motet c’est se tourner vers la musique modale, alors que, depuis la fin du dix-septième siècle, c’est la musique tonale qui a pris le dessus. Mais le réel défi réside dans la longueur de la pièce retenue. L’un des travaux du chef de chœur revenait à fusionner les voix, confronté qu’il était à la non-homogénéité de niveaux des participants. Il a fallu donc investir dans des exercices d’orthophonie, et tenir un réel compte des débutants, pour fédérer les profils.

Avec Josquin DESPREZ, il a fallu beaucoup travailler le rythmique, devant une musique mathématique.
Chaque thème a dû être minutieusement travaillé, dans un temps chronologique non pertinent, pour obtenir des résultats satisfaisants au bout d’une semaine d’exercices et de travail.

Pourtant, malgré toutes ces difficultés, cette énième Semaine Chantante s’est bien passée. Confiance entière placée dans l’expérimenté chef de chœur, compétence et pédagogie au rendez-vous, esprit de fraternité, voire de famille à la clé, joie d’être ensemble en sous-bassement, ajoutés à cela, sérénité, tous ces ingrédients ont rendu cette semaine chantante inoubliable. Non seulement pour les participants, mais également pour les Prêtres de Saint-Jacques et le Personnel du Centre d’Accueil.

Accueillir des groupes de cette qualité-là fait respirer du bonheur.

Comme aux fois précédentes, deux concerts ont été donnés à la fin de la Semaine Chantante. Un pré-concert à la Chapelle du Centre Missionnaire et un autre à la belle Église de Saint-Thégonnec. L’évidence que les participants devront continuer à travailler davantage la musique n’enlève rien à la performance constatée et surtout ne devrait en rien diminuer la joie d’y avoir participer.

Sensible à ces genres d’événements, les Prêtres de Saint-Jacques de la Maison Générale sont heureux que la Grande chapelle du Centre ait pu accueillir ce grand rendez-vous de la Semaine Chantante.



Le Centre missionnaire ne fait aucune exigence à ceux et celles qui viennent y passer quelques jours. Car la beauté dit Dieu. Alors entendre des voix en quête de perfection résonner dans la Chapelle du Séminaire Saint-Jacques ne pouvait apporter que du bonheur à ceux qui y vivent à l’année.

L’ÉGLISE ET LE MONDE : LA MISSION EN QUESTION

Annonce, évangélisation, dialogue

COLLOQUE DANS LE CADRE DU MOIS MISSIONNAIRE

« L’ÉGLISE ET LE MONDE :

LA MISSION EN QUESTION »

Sous la présidence de Mgr Michel Dubost,
évêque émérite d’Évry,
Président des Œuvres Pontificales Missionnaires – France

* Dates : vendredi 4 et samedi 5 octobre 2019.
* Lieu : Institut Catholique de la Méditerranée (Marseille).

Dans les milieux catholiques, la mission est sur toutes les lèvres et l’objet de beaucoup de préoccupations. Il s’agit d’un signe positif puisqu’il appartient à la nature même de l’Église que d’être en mission. Pour autant, le contexte multi-culturel et pluri-religieux dans lequel cette mission doit se déployer, avec le sentiment d’être en minorité que cela peut entraîner, suscite des réactions et des propositions diverses dans leurs attendus et leurs visées. Il s’ensuit, au sein même de l’Église, des divergences de vues parfois très profondes dont des termes emblématiques tels que l’annonce, l’évangélisation, le dialogue sont les enjeux et parfois les étendards. Ces divergences, dont le rapport de l’Église aux autres religions, notamment l’islam, le rapport à la société et le rapport au nombre, semblent être les terrains principaux, n’appellent-elles pas à un véritable dialogue en vue d’articuler d’une manière profonde et rigoureuse les termes mis en cause et de penser à frais nouveaux la nature même de la mission ?

Voir ici

Formation – Diocèse de Quimper & Léon 2019-2020

Source : Diocèse de Quimper & Léon – Formation 2019-2020

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Nomination de nouveaux Cardinaux

Ce dimanche 1er septembre, après la prière de l’Angélus, le Pape François a annoncé la nomination de 10 nouveaux cardinaux.

Ils seront créés cardinaux lors d’un consistoire qui se tiendra le 5 octobre prochain au Vatican. «Leur provenance exprime la vocation missionnaire de l’Église qui continue à annoncer l’amour miséricordieux de Dieu à tous les hommes de la terre», a déclaré le Souverain Pontife avant de dévoiler la liste des futurs cardinaux :
1- Mgr Miguel Angel Ayuso Guixot, mccj – président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.
2- Mgr José Tolentino Medonça – archiviste et bibliothècaire de la Sainte Église Romaine.
3- Mgr Ignatius Suharyo Hardjoatmodjo – archevêque de Jakarta (Indonésie).
4- Mgr Juan de la Caritad Garcia Rodriguez – arcehevêque de San Cristobal de la Havane (Cuba).
5- Mgr Fridolin Ambongo Besungu, ofm. Cap – archevêque de Kinshasa (RDC).
6- Mgr Jean-Claude Höllerich, sj – archevêque de Luxembourg (Luxembourg).
7- Mgr Alvaro L. Ramazzini Imeri – archevêque de Huehuetenamgo (Guatemala).
8- Mgr Matteo Zuppi – archevêque de Bologne (Italie).
9- Mgr Cristobal Lopez Romero, sdb – archevêque de Rabat (Maroc).
10- Le père Michael Czerny, sj – sous-secrétaire de la section Migrants du Dicastère pour le service du développement humain intégral.
A ces nouveaux membres du Collège cardinalice, le Pape adjoint encore 2 archevêques et un évêque «qui se sont distingués par leur service à l’Église». Il s’agit de :
1- Mgr Michael Louis Fitzgerald – archevêque émérite de Nepte et ancien nonce apostolique.
2- Mgr Sigitas Tamkevicius, sj – archevêque émérite de Kaunas (Lituanie)
3- Mgr Eugenio Dal Corso, psdp – évêque émérite de Benguela (Angola)
«Prions pour les nouveaux cardinaux, afin que, en confirmant leur adhésion au Christ, ils m’aident dans mon ministère d’évêque de Rome pour le bien de tout le Saint Peuple fidèle de Dieu», a conclu le Pape.

 

Source : Vatican News 

Ordination presbytérale à Jacmel – 24 août 2019

Ordination presbytérale de Gaston –  Bertholy – Lanio – Jean Mike – Makenson

Le samedi 24 août 2019, a eu lieu dans le diocèse de Jacmel l’ordination presbytérale de trois membres de la Société des Prêtres de Saint-Jacques.


Il s’agit de Bertholy Chérubin, originaire du diocèse de Hinche; Lanio Maximin et Jean Mike Dowel Louis, originaire du diocèse de Jacmel, dans le département du sud-est d’Haïti.

Salle Polyvalente – Diocèse de Jacmel – Haiti

La célébration a eu lieu à la Salle Polyvalente du diocèse, en lieu et place de la cathédrale Saint-Jacques et Saint-Philippe, très abîmée depuis le séisme ravageur du 12 janvier 2012.

Ayant accueilli Bertholy dans son diocèse, Mgr Denis Moutel, Ordinaire du diocèse de Saint Brieuc et Tréguier en France, ainsi que d’autres prêtres du même diocèse ont été présents à Jacmel pour prendre part à la célébration, présidée par l’Ordinaire du diocèse de Jacmel, Mgr Marie Erick Glandas Toussaint.

Parmi les autres membres de la Société des Prêtres de Saint-Jacques ayant participé à la célébration d’ordination, on compte le Père André Siohan, Vicaire général de notre Institut Missionnaire, le Père Valon Pierre – Supérieur régional.

Ordination presbytérale de Gaston – Bertholy – Jean Mike Dowel – Lanio – Makenson







C’était un moment très fort pour l’Église de Jacmel. En effet, en plus des nouveaux prêtres de Saint-Jacques, à cette même célébration ont été ordonnés deux nouveaux prêtres au service du diocèse de Jacmel. Il s’agit des Pères  Gaston et Makenson

Confions au Seigneur les nouveaux ordonnés. Puissent-ils être heureux dans leur vie de prêtres et dans leur ministère.

Bientôt 3 nouveaux Prêtres de Saint-Jacques


Ὁ μὲν θερισμὸς πολύς,
οἱ δὲ ἐργάται ὀλίγοι·
δεήθητε οὖν τοῦ κυρίου τοῦ θερισμοῦ
ὅπως ⸂ἐργάτας ἐκβάλῃ⸃
εἰς τὸν θερισμὸν αὐτοῦ.


« La Moisson est abondante,
peu nombreux
sont les ouvriers.
Priez donc
le Maître de la Moisson
d’envoyer des ouvriers
à sa Moisson »

Telles sont les paroles du Seigneur Jésus que nous pouvons lire dans l’Évangile selon saint Luc (Lc 10, 2). Nous sommes conscients au niveau de la Société des Prêtres de Saint-Jacques que cette prière doit être faite encore aujourd’hui, avec insistance, persévérance et foi. La mission de l’Église d’annoncer Jésus, d’appeler à la foi et à la conversion, d’accueillir et d’accompagner, d’envoyer, de pardonner et de consoler… cette mission est grande et dépasse l’Église elle-même et chacun de ses enfants. Cette mission se situe au cœur de l’histoire (economia) du salut, dans le plan, le dessein salvifique de Dieu. Un dessein qui englobe tous les hommes sans distinction de sexe, de race, de couleur, d’appartenance sociale, etc. …

La prière pour demander au Seigneur d’envoyer des ouvriers à sa Mission se fait dans la confiance, mais aussi dans la reconnaissance. Se rappelant les œuvres de bonté du Seigneur réalisées dans notre histoire passée, on est conduit à s’adresser à lui dans les moments d’épreuves pour lui demander son aide.  Notre histoire comme Prêtres de Saint-Jacques est marquée éternellement par cet état de fait. Nos aînés ont su prier le Seigneur par l’intercession de la Vierge Marie, Notre Dame du Perpétuel-Secours, pour demander des vocations et une maison pour accueillir et former les premiers Prêtres de la Mission d’Haïti (ancien nom des Prêtres de Saint-Jacques). En effet, la formation des Prêtres de la Mission d’Haïti se réalisait dans divers lieux depuis l’ouverture d’un grand Séminaire à la rue Lhomond: le Séminaire Saint Martial, établi à côté du Séminaire Colonial, et qui a fonctionné durant 4 ans. Après cette période, la Providence a voulu que la Mission d’Haïti trouve de l’aide auprès des diocèses de Rennes et de Vannes qui ouvrirent leur séminaire aux futurs missionnaires d’Haïti.  Successeur de Mgr Testard du Cosquer (destitué par le Président haïtien Salnave le 28 juin 1869, et décédé un mois plus tard), Mgr Guilloux s’évertuera à  garantir une réelle autonomie financière, faisant appel aux prêtres de son clergé et des laïcs.  Après de longues discussions et négociations impliquant diverses partenaires, suite à une dispense obtenue du Saint-Siège, les Montfortains ont fini par accepté, en septembre 1872, de s’occuper de la formation des futurs missionnaires de la Mission d’Haïti.  Ainsi donc, en octobre 1872 fut ouvert à Pontchâteau le « Séminaire Apostolique » placé sous le vocable de Saint-François Xavier, le patron des Missions. 20 séminaristes y furent accueillis. Durant 22 ans, près de 200 prêtres séculiers furent ordonnés sur la colline du Grand Calvaire à Pontchâteau au titre de la Mission d’Haïti.

Les circonstances politiques impliquant les autorités politiques françaises et l’Église en France et l’État haïtien ont progressivement amené à la création d’un séminaire propre pour former les futurs missionnaires de Saint-Jacques. On notera avec intérêt l’apport de Mgr Laroche, alors évêque de Nantes, pour sauver provisoirement la situation en proposant de déclarer la Mison Saint-François Xavier comme annexe de son propre séminaire dirigé par des Sulpiciens. Ainsi des séminaristes d’Haïti ont été accueillis à Nantes, dans un bâtiment proche du nouveau grand séminaire.

En 1894, une religieuse de la Congrégation des Filles de la Sainte Vierge de la Retraite de Vannes-Lannion offrira une maison à ceux que l’on appellera désormais les Prêtres de Saint-Jacques. Malgré le ton merveilleux que peut prendre le récit relatant le don de ce qui est devenu depuis longtemps la Maison générale des Prêtres de Saint-Jacques, connue aussi sous le nom de Séminaire Saint-Jacques, ou Centre Missionnaire Saint-Jacques, une chose demeure sûre pour les croyants dont je suis, c’est que la propriété actuelle où se trouve la Maison Générale des Prêtres de Saint-Jacques doit être considérée comme le fruit de tous les efforts et sacrifices consentis par nos devanciers, de Mgr Martial Testard du  Cosquer, en passant par Mgr Guilloux jusqu’à Mgr Kerzusan. La prière de Mgr François Marie Kersuzan faite dans la chapelle du couvent des Sœurs de la Retraite a été exaucée, mais bien plus tôt qu’il ne pensait.

Devant une icône de Notre Dame du Perpétuel-Secours, il avait ainsi prié:

« Vous m’avez donné des élèves… mais à quoi bon, si je n’ai plus de séminaire pour les abriter, ni de directeurs pour les former? Il n’est pas digne de vous de laisser votre œuvre inachevée« . Et ce serait au milieu de cette prière que la Supérieure de la maison venait lui faire part de la réception d’une lettre l’entretenant d’une maison à donner et pour laquelle on ne trouve pas d’acceptant: le château de Lézérasien, dans le quartier de Saint-Jacques, en la paroisse de Guiclan.

Ainsi donc, Dieu s’est montré encore une fois Providence en donnant des vocations et des moyens pour former les futurs missionnaires.

Aujourd’hui, cette merveilleuse histoire se poursuit. Certes, depuis une quinzaine d’année, la Société des Prêtres de Saint-Jacques ne reçoit aucune nouvelle vocation de cette terre missionnaire, de la Fille Aînée de l’Église. Pourtant, le mystère de la grâce ne cesse pas. Les Prêtres de Saint-Jacques poursuivent leur mission, auréolés d’un grand dynamisme dont les racines se trouvent la Providence divine et le charisme propre de l’Institut entièrement consacré à la Mission de l’Église. Missio ad Extra, ad Vitam, ad Gentes et cum ecclesia.

Depuis quelques années, ils accueillent des confrères venant d’Haïti et du Brésil, alors qu’ils continuent de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour interpeller, appeler, accueillir et accompagner des vocations en France.

La Société des Prêtres de Saint-Jacques vit une grande et constante solidarité avec les Églises particulières où elle est présente. Elle partage la soif et la faim des Églises locales d’accueillir de nouveaux ouvriers pour l’abondante moisson de notre temps. Elle espère avec les diocèses et les paroisses les temps nouveaux promis par le Seigneur. Alors, pleine d’espérance, elle partage l’attente des catholiques, prêtres et laïcs des jours nouveaux. Elle en accueille des signes dans l’intérêt que portent les gens pour Dieu, pour le connaître, pour vivre en communion avec lui. Dieu se trouve au carrefour d’une quête de sens.  Il se trouve dans le questionnement intérieur et profond, même inconscient de ces personnes se souvenant du passé religieux et glorieux de la France, et de la Bretagne en particulier. Dieu est présent dans l’espérance des croyants, qui espèrent contre vents et marrées, mais qui demandent un signe pour pouvoir traverser la nuit de ce temps, comme l’aurore du monde nouveau qui doit naître.

Continuellement, la Société des Prêtres de Saint-Jacques s’associe volontiers au questionnement de l’Église, à toute recherche ecclésiale pour réaliser la mission que le Seigneur lui confie: celle précisément de faire du monde entier un peuple de disciples:

πορευθέντες ⸀οὖν μαθητεύσατε πάντα τὰ ἔθνη,
⸀βαπτίζοντες αὐτοὺς
εἰς τὸ ὄνομα τοῦ πατρὸς καὶ τοῦ υἱοῦ καὶ τοῦ ἁγίου πνεύματος,

Allez ! De toutes les nations faites des disciples :
baptisez-les
au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,

C’est pour prendre part à cette mission commune et unique de l’Église que la Société des Prêtres de Saint-Jacques existe. Sa vie et toutes ses activités sont au service de l’unique mission de l’Église à faire connaître Jésus le Christ, Dieu incarné pour rejoindre les hommes et tout l’homme, en vue du salut de tous.

La Société des Prêtres de Saint-Jacques se réjouit de toutes ces belles choses vécues au cœur de l’Église, comme la quête de la vérité et de la justice, comme l’engagement concret au pardon et à la réconciliation, comme l’accompagnement de nos semblables  sur le chemin de la vérité et de la vraie foi.

Elle est heureuse d’accueillir des jeunes qui veulent se donner pour le service de la mission, avec une conscience claire et une attitude humble faite d’une entière disposition à servir.

La Société des Prêtres de Saint-Jacques rend toute grâce à Dieu pour ses jeunes séminaristes formés en France, au Brésil et en Haïti. Elle se réjouit d’une joie immense de l’ouverture d’une Année propédeutique au Brésil, où trois jeunes Brésiliens sont accueillis.

Après avoir connu la joie de vivre l’ordination diaconale en vue du presbytérat de deux de ses membres : Carlsendro LOHIER et Richelin CHERY le 23 juin dernier, elle s’apprête à accueillir dans la joie et une immense reconnaissance à Dieu, l’ordination presbytérale de trois de ses membres. Il s’agit de Bertholy CHERUBIN, de Jean Mike Dowel LOUIS et de Lanio MAXIMIN. La célébration d’ordination aura lieu le 24 août, en la Cathédrale de Saint Jacques et Saint Philippe, dans le diocèse de Jacmel, dans le département du sud-est d’Haïti.

La Société des Prêtres de Saint-Jacques recommande à vos prières les prochains ordinands. Elle vous demande également de prier pour le diocèse de Jacmel et son évêque, Mgr Erick Maire Toussaint GLANDAS, ainsi que pour les deux jeunes qui seront ordonnés prêtres avec ceux de notre Institut missionnaire.

Ainsi donc, relisant notre Histoire à la lumière de ces ordinations presbytérales, nous voulons rendre grâce au Seigneur, dont le Perpétuel-Secours nous accompagne à chaque instant. Nous le prions, comme l’a fait autrefois Mgr Kersuzan d’envoyer de nouveaux ouvriers à sa Moisson, en France, au Brésil et en Haïti.

Semaine missionnaire à Erquy 3

Pour notre deuxième journée de mission, nous avons eu la chance de visiter la criée d’Erquy (4ème port de France).

Nous avons été reçu et guidé par Mr Orlando Blin, responsable adjoint de la criée. Il nous a retracé l’historicité de la criée. Il nous a fait découvrir cette réalité de la criée d’Erquy, très passionnante et enrichissante.

Après la visite, on est allé sur la plage à la rencontre des enfants, des jeunes et des estivants pour un temps d’échange fraternel.

Enfin, on a terminé la journée par une veillée de prière et d’adoration. On était une cinquantaine de personnes à louer, prier le Seigneur.

Nous vous demandons de continuer à prier pour nous, les séminaristes de Saint-Jacques et ceux du diocèse de Saint Brieuc.

Richelin













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