Société des Prêtres de Saint-Jacques

Missionnaires en Haïti, au Brésil et en France

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Ordination sacerdotale – Haïti

La Société des Prêtres de Saint-Jacques se prépare à célébrer dans la joie l’ordination sacerdotale de l’un de ses membres. Il s’agit du diacre Amos André BADEAU.

Originaire de la ville d’Aquin, dans le sud d’Haïti, il a grandi comme les jeunes de son âge dans une ambiance religieuse. La foi de ses parents et de sa communauté est à la source de la sienne. Après avoir conclu sa formation classique, et complété une année d’éveil vocationnel, Amos a fait son Année propédeutique à l’Année Saint-Jacques, à Port-au-Prince.

Ensuite, il a poursuivi son discernement vocationnel durant deux années d’études philosophiques au Grand Séminaire Notre Dame d’Haïti. Il est ensuite envoyé en France, avec cinq de ses camarades de cours, pour se préparer au ministère sacerdotal et missionnaire au Grand Séminaire Saint Yves à Rennes.

L’année dernière, Amos André BADEAU a fait son agrégation définitive à la Société des Prêtres de Saint-Jacques. Quelques jours plus tard, il a été ordonné diacre en vue du presbytérat le dimanche 28 juin 2020, en l’église paroissiale Notre Dame des Grèves de Saint-Malo, par Mgr Alexandre JOLY, Évêque Auxiliaire de l’archidiocèse de Rennes, en France.

Au bout de son année diaconale qu’il a exercé à la paroisse Notre Dame des Grèves de Saint-Malo, le Supérieur général, en son Conseil, a répondu favorablement à la demande du diacre Amos André Badeau d’être ordonné prêtre.

La célébration d’ordination aura lieu en l’église paroissiale de son baptême, le samedi 23 janvier 2021. Nous tenions à partager cette joie avec vous, amis et bienfaiteurs de la Société des Prêtres de Saint-Jacques. Nous recommandons à vos prières notre frère qui se prépare à franchir une nouvelle étape dans le don de lui-même à la suite du Christ, au cœur de l’Église et au service de ses prochains.

 

Georgino RAMEAU, spsj
Secrétaire général

Jésus, homme de Compassion

Jésus, homme de compassion

Par Père Jean Roudy DENOIS, spsj


12Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. 13Voyant celle‑ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit:  «Ne pleure pas. » 14Il s’approcha et toucha le cercueil; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit: «Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi.» 15Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. Luc 7, 12-15


La résurrection de Lazare.
L’église Saint-Sulpice à Breteuil-sur-Iton.

Un regard de compassion…

Quand on parcourt les Saintes Écritures, l’une des attitudes compatissantes de Jésus, c’est son grand sens de l’observation. Il aimait regarder, observer les gens et tout ce qui se passe dans son environnement, autour de lui. Jésus posa son regard sur lui, il l’aima. (Marc 10, 21) … l’épisode de la guérison des dix lépreux (Luc 17, 11‑19) … le beau regard qu’il portait sur la femme adultère (Jean 8, 1‑11) … les pécheurs comme Zachée (Luc 9, 1‑10). « Dès qu’on se laisse transformer par le regard de Dieu, en Jésus, ce regard, loin de nous ramener en arrière dans un passé obsédant, nous projette en avant[1]. »

Dans l’acte de regarder, il y a un contact, une relation qui s’établit avec l’autre dans l’altérité. Regarder, c’est conserver l’autre dans son cœur au‑delà de sa présence tangible. « On regarde mieux avec les yeux du cœur » répétons-nous souvent. Car notre cœur est le sanctuaire de la rencontre avec Dieu, avec soi-même et avec l’autre.

Au cours de ses trois années de ministère terrestre, Jésus était sans cesse « saisi de compassion ». En Jésus nous est manifestée la compassion, la miséricorde et l’amour de Dieu. Dans la Bible, en hébreu, les termes « compassion » et « miséricorde » ont la même intelligence sémantique. La compassion est un sentiment éprouvé en présence de la souffrance d’autrui. C’est « souffrir avec l’autre ». On ressent ce que l’autre expérimente. Sur la croix, Jésus a porté toutes les souffrances de l’humanité pour sauver toute l’humanité.

Les quatre versets du chapitre sept de l’évangile de Luc ne laissent personne indifférent. Sa lecture nous brasse et touche nos émotions jusqu’aux entrailles. Nous ne pouvons pas les lire sans faire preuve de compassion. Personnellement, à chaque fois que je les lis ou les commente, ces versets viennent me chercher dans mon rapport à l’autre et à sa réalité. « La compassion te fait voir les réalités comme elles sont; la compassion est comme la lentille du cœur: elle te fait comprendre leurs véritables dimensions.» disait le pape François dans son homélie du 17 septembre 2019, prononcée à la chapelle Sainte-Marthe.

À travers un événement local, très concret, Luc révèle l’épiphanie de la compassion universelle de Dieu médiatisée par Jésus. On voit Jésus marcher. Il se rendit à Naïm. Il est en mouvement… Il est avec d’autres. Son ministère ne l’isole pas des foules, mais le plonge dans le monde bruyant des villes. Jésus sait regarder. Il sait voir.

Dan cette foule, dans ce monde, il se rend attentif aux événements qui abîment la vie des gens, il observe, il regarde: une mère qui pleure son fils unique décédé. Le regard introduit une relation, un espace d’échanges et de communications. « Notre Dieu est un Dieu de compassion; elle est, si l’on peut dire, sa faiblesse, mais aussi sa force. Elle est ce qu’Il nous donne de meilleur: c’est la compassion qui l’a poussé à envoyer Son Fils jusqu’à nous. C’est son langage[2]».

Jésus arrivait au moment où l’on transportait un mort, un jeune, pour l’enterrer. On ne sait pas qui accompagnait la mère. Le texte parle d’une « foule importante.» Cette foule pourrait désigner un ensemble de personnes tournées vers le chagrin de la veuve. Le tragique de ce monde est notre lot. Dès l’instant où nous nous intéressons aux autres, nous croisons la peine, le chagrin, l’épreuve de ce monde… et nous ne pouvons pas rester indifférents.

Dans l’ordinaire de la vie, enterrer son père ou sa mère, c’est une étape difficile. Mais elle est encore plus marquée, révoltante, quand c’est une veuve qui enterre son jeune fils, en plus son fils unique. C’est une douleur impénétrable. On peut véritablement se demander: Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu?

Jésus est atteint et se laisse regarder par la mère et toucher par sa souffrance. En la voyant, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle. C’est l’immense compassion de Dieu pour ses enfants souffrants qui se déverse dans le regard et l’action de Jésus. La compassion de Dieu, telle que manifestée dans cette rencontre, fut pour Jésus une manière de donner la vie au jeune homme et à sa mère. Pour elle, c’est un nouvel accouchement.

Une compassion en action…

La compassion est différente de l’empathie. Dans la compassion, il peut y avoir de l’empathie, notion de la philosophie allemande développée par le philosophe allemand Rogers. Elle suppose une « capacité d’identification au patient tout en gardant sa propre identité[3]». Mais la compassion va plus loin. C’est un sentiment de bienveillance et de communion. Elle exige une implication, une action, une décision. Elle consiste à vouloir aider la personne qui souffre. La compassion est une action et non une fusion.

Dans l’évangile de Luc que nous méditons, la compassion de Jésus n’est pas une émotion qui anéantit mais une attitude, un geste, une parole, une action qui transforme et redynamise. Elle ne fait pas de l’autre un objet de pitié. Qu’importe ce qui défigure l’humain, le mal qui le ronge, Jésus vient pour donner la vie et la vie en abondance. « La compassion est un amour fort qui pousse à prendre sur soi une part de la souffrance de l’autre. La vertu de compassion consiste à être capable de s’associer le plus radicalement possible à celui qui souffre pour le soulager[4]. »

Se laissant toucher par la souffrance de la mère, Jésus peut puiser au fond de son être le geste qui sauve Il s’approcha et toucha le cercueil, la parole qui redresse: Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. Et, nous-mêmes, nous devenons disciples de Jésus lorsque nous entrons dans cette compassion pour le monde. La plus grande volonté de Jésus est de sauver l’humanité.

La rencontre avec Jésus est libératrice. Elle apaise. Jésus est capable de transformer une vie de tempête en une vie apaisée. Il est toujours du côté de ceux et celles qui souffrent. Il veut faire sa demeure dans les cœurs des abandonnés, des malades, des marginalisés. Aucune force des ténèbres ni de la mort ne peut empêcher l’action de Dieu.

Dieu n’est pas impassible, indifférent, glacé. Il est capable de pleurer, de s’émouvoir devant les souffrances qui empêchent l’humain de se réaliser pleinement. Sa compassion est action.

Un lieu de compassion…

Depuis le début de la crise sanitaire de la COVID‑19, les personnes vulnérables sont les plus touchées: les aînés dans les centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD), les malades, les personnes en situation d’itinérance[5], etc. En collaboration avec les organismes communautaires et le Diocèse de Saint Jean-Longueuil, la Ville de Longueuil a ouvert un centre de jour temporaire pour accueillir les personnes en situation d’itinérance à l’église Notre-Dame-de-grâce (Paroisse Saint-Antoine-de-Padoue) afin de leur fournir des repas, des vêtements et des services psychosociaux.

Dans son décret daté du 16 mars 2020, notre évêque, monseigneur Claude Hamelin, a interpellé tout le personnel pastoral (prêtres, et agents et agentes de pastorale) à demeurer en tenue de service et à s’engager comme bénévole dans les organismes communautaires.

J’interpelle les équipes pastorales à faire preuve de créativité et à recentrer leurs activités afin d’être prioritairement présentes sur le terrain et coresponsables avec les acteurs sociaux. Ainsi: j’invite les équipes pastorales à aller à la rencontre des organismes communautaires et à leur offrir aide et support dans les défis actuels.  Mgr Claude Hamelin

Le 26 mars 2020, lors de son point de presse quotidien, le premier ministre du Québec, François Legault, a lancé un appel à la solidarité et au bénévolat: Je lance aujourd’hui un appel à tous les Québécois, pour qu’ils aillent aider d’autres Québécois qui sont mal pris. Je demande à tous ceux qui ont du temps, qui n’ont pas de symptômes et qui ont moins de 70 ans, d’aller aider.

En répondant à l’invitation de notre évêque et à l’appel du premier ministre, comme beaucoup d’agents et agentes de pastorale et de prêtres, je me suis inscrit comme bénévole au à un centre de jour temporaire tous les mardis et mercredis de 9 h 30 à 13 h 30.

Ma formation universitaire en « accompagnement psychologique » à l’Institut de formation humaine intégrale de Montréal (IFHIM) m’a permis d’accompagner et d’écouter mes frères et sœurs en situation d’itinérance dans la ville de Longueuil.

Tous les jours, le Centre accueille plus d’une vingtaine d’itinérants. À cause de la COVID‑19, les ressources en hébergement de la Ville de Longueuil sont limitées. Beaucoup d’itinérants viennent au centre de jour pour se reposer, prendre une douche ou tout simplement pour jaser, briser la solitude, prendre un café… les trois repas. Tous les itinérants sont accueillis avec respect et dignité. J’aimerais saluer le professionnalisme et le sens de l’humain des intervenants en service psychosocial. Ils sont remarquables et apportent un vrai soutien. On prend le temps d’écouter sans juger. L’écoute désintéressée facilite la relation avec l’autre dans ce qu’il est comme personne humaine.

J’ai eu de belles discussions avec l’un ou l’autre des itinérants. Ce sont des personnes humbles avec de grandes qualités humaines. Comme ils savaient que j’étais prêtre, ils s’ouvraient facilement à moi. J’ai eu quelques confidences.

Ils m’ont appris plein de choses sur l’humain, la solidarité, l’entraide mutuelle, le courage, la résilience. Ces hommes (il n’y avait que des hommes) vivent des situations douloureuses. Devant les souffrances, les angoisses, les inquiétudes, Jésus est toujours présent. J’ai porté sur eux le beau regard de Jésus. C’est-à-dire, le regard qui accueille, aime et pardonne. La compassion de se déploie dans la proximité et l’altérité.

Le bénévolat, en ce temps de pandémie, est pour moi un prolongement de mon ministère sacerdotal et pastoral au cœur du monde. Le prêtre, à la suite de Jésus, est d’abord et avant tout au service. Son ministère ne se résume pas uniquement aux célébrations des messes.

Avec les itinérants, les intervenants et les autres bénévoles, j’ai expérimenté la compassion de Jésus. Ma mission est d’être auprès de ceux et celles qui sont dans le besoin pour leur manifester la bonté et la compassion de Dieu. Accueillir, jaser et servir les repas aux itinérants, c’est aussi célébrer la compassion.

Durant tout mon bénévolat, un verset biblique habitait mon cœur, ma pensée et mes actions: Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. (Matthieu 25, 40) Oui, j’ai vu le visage du Christ dans les différents visages que j’ai pu rencontrer au centre de jour. Ce bénévolat est une école humaine riche en bonté et en spiritualité. J’ai expérimenté la compassion de Dieu.

Au‑delà de la souffrance de perdre un être cher ou de perdre son travail, cette pandémie de la COVID‑19 a fait émerger des sommets d’humanité, de solidarité et de compassion. L’humain est bon! Partout, nous avons été témoins de beaux gestes qui ont été posés, dans le respect des normes sanitaires, par l’ensemble de la population québécoise.

Une compassion missionnaire…

Dans l’Ancien et le Nouveau Testament, la compassion signifie prendre soin de l’autre. Elle renvoie à une responsabilité et à une mission. Va, et toi aussi, fais de même. (Luc 10, 37b) Nous sommes tous et toutes responsables les uns des autres. La compassion de Jésus conduit à un engagement. Elle nous sort de l’indifférence.

Nous avons à aller rencontrer les gens dans leur humanité blessée, à porter sur elle le regard du Christ, un regard de compassion qui voit les foules sans berger. Et nous aurons à prononcer des paroles et à poser des actes qui redonnent vie à nos contemporains, en leur ouvrant des chemins de conversion, des chemins d’action de grâce et de rencontre avec Jésus.

Notre mission est d’offrir au monde le visage aimant du Christ. Chaque personne baptisée est appelée à être des instruments de la compassion de Jésus pour l’humanité. Le Christ a besoin de vous, de moi, de nous. Le manque de compassion envers les plus démunis altère le lien filial qui nous a unis à Dieu par Jésus dans l’Esprit. Chacune, chacun, là où elle ou il est, peut contribuer à l’action libératrice de Dieu pour l’humanité.

Notre monde a besoin d’expérimenter la grande compassion de Dieu; et pour cela, notre témoignage est indispensable. La compassion est un réseau à alimenter sans cesse. Il faut développer partout et en tout temps une culture de la compassion.

Ne pleure pas! Tel est le message que nous aurons à communiquer avec tous ceux et celles qui attendent une parole de réconfort. Dieu n’est jamais en retard. La compassion de Jésus essuie les larmes et remet debout. Les disciples du Christ ne restent jamais à terre. Même s’ils trébuchent ou tombent, le Seigneur les relèvera. Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. (Luc 7, 15)

Père Jean Roudy Denois, spsj
jeanroudy.denois@dsjl.org

 


[1] Guimond Richard, Dieu le Père et le salut du monde, Fides, Québec, 1998, p. 80

[2] Source internet: https://www.vaticannews.va/fr/pape-francois/messe-sainte-marthe/2019-09/pape-homelie-sainte-marthe-compassion-langage-de-dieu.html

[3] PEDINIELLI Jean-Louis, Introduction à la psychologie clinique, 2e édition, Armand Colin, Paris, 2005, p. 48.

[4] Petit dictionnaire de la charité, Secours catholique-Caritas France, Desclée de Brouwer, Paris, 1996, p. 33

[5]– Au Québec, on parle des « Itinérants » pour désigner les SDF.

 

Père Carlsendro CHERY – Portrait

Carlsendro Chéry.

Le ministère ?
« Un fruit qui va mûrir avec le temps »


Dimanche 18 octobre, cinq jeunes haïtiens ont été ordonnés
prêtres, à Guiclan. Parmi eux, Carlsendro Chéry, 28 ans.
En devenant Prêtre de Saint-Jacques,
il a choisi de donner sa vie pour la mission.

Né à Léogâne, ville de la province ecclésiastique du sud, à Haïti, Carlsendro est l’aîné de trois enfants. Il a grandi dans une famille catholique. « Chez nous, on ne précise pas si on est pratiquant ou non. C’est une évidence à partir du moment où on dit avoir la foi. » Carlsendro reçoit une éducation chrétienne et va à l’école catholique de la maternelle au primaire. « Dans ma famille, nous vivions un temps de prière tous les jours. J’ai vraiment été enraciné dans la foi. »

Adolescent, Carlsendro fait partie d’une chorale et rejoint un groupe Kiro (l’équivalent des scouts). Engagé dans sa paroisse, servant de messe… Le jeune homme est très impliqué dans la vie de sa communauté chrétienne. « Je visitais les malades également. Avec ma chorale, une fois par mois, nous nous mettions au service des plus âgés. On avait du temps libre en dehors de l’école. » Pour autant, Carlsendro va au lycée public. « Grâce aux activités de l’Église, j’ai gardé le lien avec les prêtres de ma paroisse, les aumôniers, les religieux. J’ai eu la chance de grandir dans une communauté très vivante. »

Son appel, Carlsendro l’entend assez tôt. « Ma vocation ? J’avais huit ans. J’avais un copain dont le frère était séminariste. Lorsque j’en ai parlé à ma grand-mère, elle n’a pas bien accueilli la nouvelle. Elle avait peur que j’abandonne ma famille. Chez nous, quand on entre au couvent, on quitte la famille pour toujours. » Le jeune garçon met l’idée de côté un temps mais sa manière de vivre sa foi intensément et les gens autour de lui perçoivent sa vocation. « Lorsque j’avais 17 ans, une religieuse est venue me demander ce que je voulais faire après le bac. À ce moment-là, j’avais toujours en tête de devenir prêtre ou psychologue mais je n’ai pas osé le dire. » Deux semaines plus tard, la même personne lui repose la question et lui confie voir en lui le profil d’un futur prêtre. « Je lui ai partagé la réaction de ma grand-mère des années plus tôt. Après m’avoir rassuré et dit que ce n’était à ma famille de décider pour moi, elle m’a envoyé réfléchir. Sa communauté religieuse m’a invité à la cérémonie de vœux d’un ami jésuite. »

En 2010, Haïti connaît un grave tremblement de terre et Léogâne est l’épicentre. « Les églises ont été détruites et rapidement, des Prêtres de Saint-Jacques sont venus célébrer la messe en extérieur, là où c’était possible. J’ai fait la connaissance de l’un d’eux car je continuais à servir la messe, même sous la pluie. J’ai été frappé par sa foi, sa proximité avec les gens et sa disponibilité. » En 2012, alors que Carlsendro est en études d’informatique, il intervient chez des religieuses et il aperçoit ce même prêtre de Saint-Jacques avec un groupe de jeunes. « J’ai été surpris et j’ai demandé aux sœurs de me permettre de le rencontrer. Avec elles, je discernais depuis près de quatre ans ma vocation. » En mai, il rencontre le prêtre qui lui parle de saint-Jacques, de la mission et lui dit qu’il l’attendait depuis 2010. À l’automne 2012, Carlsendro est invité à cheminer avec les Prêtres de Saint-Jacques pour trois rencontres sur l’appel du Christ. Après un an de discernement, il demande à entrer en année de propédeutique. « J’ai vécu un beau chemin avec le Christ et avec mes cinq autres frères, entrés la même année. Nous avons appris à nous accepter avec nos différences, nos limites et nous nous sommes soutenus pour avancer. »

En 2014, Carlsendro entre au grand séminaire Notre-Dame, qui rassemble les jeunes des dix diocèses du pays. Après deux années où il a appris à être « un frère parmi d’autres frères, un ami parmi les autres », le jeune séminariste est envoyé en France pour continuer sa formation. Au séminaire Saint-Luc d’Aix-en-Provence, en paroisse dans le diocèse de Marseille, Carlsendro arrive « avec sa culture, les mains vides. Je me suis laissé guider sans a priori. Mon cœur était disponible. On m’a accueilli et j’ai accueilli chacun ». Dans sa paroisse de la Ciotat, il a pris des initiatives, montré l’image d’un « jeune diacre créatif et inventif ». Groupe des servants de messe, service évangélique des malades, équipe d’animation liturgique, mouvement chrétien des retraités… « Il faut faire vivre la fraternité, se soucier les uns des autres. Ensemble, on fait Église. »

Ordonné le 18 octobre au Centre Missionnaire Saint-Jacques, Carlsendro est retourné dans sa paroisse marseillaise où il était « attendu ». La tête pleine d’idées, le cœur prêt à la rencontre, Carlsendro voit son ministère comme un fruit qui va mûrir au fil des années.

 

Courtoisie de Madame Marine Jouannic
Église en Finistère

Editorial – LLSJ n° 219

 

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Liturgia – Pe Othon Etienne, SSST

Rito da Entrega da Cruz

Padre Othon Etienne, SPSJ

Na sua catequese aos discípulos sobre o tema do seguimento que é livre e opcional, Jesus deixa muito claro: “Se alguém quer me seguir, renuncie a si mesmo, tome a sua cruz e me siga”.(Mt16,24). O caminho da santidade passa pela cruz, e todo o apostolado fundamenta-se nela. São João Paulo II fazendo eco ao ensinamento de Jesus, numa das suas homilias ressaltou: «A cruz é o livro vivo em que aprendemos definitivamente quem somos e como devemos atuar. Este livro está sempre aberto diante de nós». A cruz é o distintivo que manifesta quem somos: o nosso falar, pensar, olhar e agir estão sob o sinal da cruz, ou seja, sob o sinal do amor de Jesus até ao fim. «O sinal da cruz manifesta a marca de Cristo impressa naquele que vai passar a pertencer-lhe e significa a graça da redenção que Cristo nos adquiriu pela sua cruz» (Catecismo da Igreja Católica, nº 1.235).

Na celebracão do batismo, os catecúmenos adultos são marcados nos sentidos, com estas palavras: «Recebei o sinal da cruz nos ouvidos», para ouvir a voz do Senhor»; «nos olhos, para ver o esplendor da face de Deus»; «nos lábios, para responder à Palavra de Deus»; «no peito, para que Cristo habite nos vossos corações mediante a fé»; «nos ombros, para sustentar o jugo suave de Cristo» (Rito da iniciação cristã dos adultos, n. 85). Tornamo-nos cristãos na medida em que a cruz se imprime em nós como uma marca “pascal” (Ap 14, 1; 22, 4), tornando visível, inclusive exteriormente, o modo cristão de enfrentar a vida. Fazer o sinal da cruz quando acordamos, antes das refeições, diante de um perigo, em defesa contra o mal, à noite antes de dormir, significa dizer a nós mesmos e aos outros a quem pertencemos, quem desejamos ser.

Jesus tomou sua cruz e seguiu fiel até a morte. Não fez isso porque era um coitado, mas sim por amor a toda a humanidade. O segredo em enfrentar nossas cruzes diárias está no amor. Na cruz, Jesus mostrou que o amor também passa pelo sofrimento. Amar implica renúncias, porém é a única coisa capaz de dar sentido a vida. Carregar a cruz significa abraçar os problemas da vida e enfrentá-los por amor e com amor. Nós cristãos não devemos ter vergonha da cruz. A cruz é o trono de Cristo, onde reina o amor. Quem carrega a cruz deve se orgulhar de carregar o maior símbolo do amor de Cristo, que deu a vida pelos seus e por todos nós. São Cirilo de Jerusalém (Século 4 )comenta: «A Cruz vitoriosa iluminou quem estava cego pela ignorância, libertou quem estava preso pelo pecado, trouxe a toda a humanidade a redenção».

Como os sacramentos e sacramentais falam da cruz?

 Os sacramentos traduzem em gestos e em símbolos realidades “invisíveis e inefáveis” mas, mesmo que minimamente explicáveis, não esgotam o mistério da fé. O simbolizado sempre nos escapa. A Sphragís é desses gestos eloquentes, precisamente por sua singeleza, legado pela Tradição da Igreja. Esse rito remonta à Igreja Apostólica. Entre outras coisas, aparece como sinal de pertença, cuja prática já parecia bastante disseminada. “Quem nos ensinou a assinalar-nos com o sinal da cruz foram os que colocaram sua esperança no Senhor” (Basílio de Cesaréia).“Sphragís é tão relevante que, pelo menos nos primeiros séculos, designava o conjunto da iniciação cristã.

Modelo de entrega da cruz

Presidente: Jesus Cristo chamou vocês para serem seus discípulos e amigos! Sejam fiéis a Ele e perseverantes na caminhada! O sinal-da-cruz de nosso Senhor Jesus Cristo é o distintivo dos cristãos. Por isso, agora vou marcar vocês com o sinal da cruz. Cada vez que rezarem e fizerem o sinal-da-cruz, lembrem-se de Jesus Cristo e de seu amor por vocês!

Oremos: Deus todo poderoso, que pela cruz e ressurreição do vosso Filho destes a vida ao vosso povo, concedei que esses vossos filhos e filhas, marcados com o sinal da cruz, sigam os passos de Jesus Cristo, conservem em sua vida a graça da vitória da cruz e a manifestem por palavras e obras. Por Cristo, nosso Senhor!

Todos: Amém


Celebrar a beleza da fé pós-pandemia

Padre Othon Etienne, SPSJ

Coronavírus ou Covid-19!Uma experiência global inusitada, jamais imaginada. Mexeu com todos, com tudo, com o planeta terra: casa comum. Parece que tudo está virado de ponta-cabeça, tudo fugiu do nosso controle. Esta pandemia nos colocou diante do imprevisível e impensável. Porém, com o salmista incansavelmente rezamos: “O meu socorro vem do Senhor.”(Sl 120,2). No meio deste drama mundial, as palavras de Jesus: “Eis que  estou convosco todos os dias  até o fim do mundo” (Mt 28, 20) ecoam nos nossos ouvidos com todo seu esplendor e sua quintessência. Nas noites escuras da vida e da história, o Senhor permanece conosco. Não estamos sozinhos diante dos problemas, desilusões, sofrimentos e crises.

Se por medidas sanitárias fechamos as portas de nossas igrejas (templos), todavia a Igreja não está fechada, ela continua alimentando seus filhos (as) através da oração, da escuta da Palavra, das celebrações transmitidas pelas TVs, rádios e mídiassociais, continua assistindo aos pobres e criando redes de solidariedade. Em meio a esta pandemia, houve a redescoberta da “Igreja doméstica”, belo conceito de São Paulo VI.  Mas, como celebrar a fé na sua beleza no contexto tão particular?

 A estratégia da globalização influencia a necessidade da estetização do cotidiano, as pessoas acabam tendo uma grande preocupação com o belo, principalmente em relação às suas sensibilidades. Desse modo, muitas vezes, a grande preocupação dos fiéis com o embelezamento das celebrações deixa de lado a beleza do conteúdo doutrinal a ser aprofundado e vivido. É preciso resgatar o verdadeiro sentido da beleza como nos fala o papa (emérito) Bento XVI em muitas de suas obras e em diversos contextos: “a beleza, antes de tudo, é coerência: coerência da criação, da revelação, da tradição e coerência também do homem receptor da obra divina”. “Uma beleza não aberta a Deus reclui o homem nele próprio e é capaz de levá-lo ao desespero”. “Os que creem devem mostrar a beleza de sua fé em autênticas cerimônias, sobretudo, em sua liturgia”.

Frente a “Celebrações – Espetáculo” as paróquias são chamadas a vivenciar o belo nas celebrações do Mistério pascal, nos seguintes aspectos do Mistério: a memória salvífica, o momento da graça, a alegria da esperança.

  1. A) A memória salvífica

A missão da Igreja é evangelizar. Na era da estetização da fé, as homilias estão perdendo sua relevância para dramatizações. Certas celebrações estão virando programas de auditórios. O importante é bater palmas, estender as mãos, dançar mantras, gritar vivas, aplaudir e balançar bandeirinhas. O presbítero parece mais um animador de auditório. Mas, na contramão de tudo isso, o que os fiéis necessitam é uma catequese permanente. Uma boa homilia tem começo (despertar curiosidade), meio (explicar a Palavra de Deus) e fim (apontar para o mistério celebrado). Supõe preparar bem para falar o essencial.

  1. B) O momento da graça

As celebrações sacramentais são ações de Cristo Sacerdote para a vida de seu corpo, a Igreja. São ações cuja eficácia, em título e grau, transmite a graça como nenhuma outra ação da Igreja. O conjunto das celebrações litúrgicas está em íntima relação com a Eucaristia. Com dizia Simone Weil: “a beleza está para as coisas como a santidade está para a alma”.

  1. C) A alegria da esperança

A celebração do Mistério Pascal se dá através de um conjunto de ações simbólicas, pois expressa o grande mistério da esperança cristã. Gestos, palavras e ações visam à atualização da memória de Jesus, cuja presença se faz sacramento. Uma liturgia sacramental deve ser tecida de sinais e símbolos que expressam as dimensões da fé e da esperança que são por ela alimentadas. Finalmente, a memória salvífica vivida como momento da graça seja motivo de grande alegria neste momento da história.

Padre Othon Etienne,
Novembro de 2020

Ordenação dioconal de Antoine Damas

Ordination diaconale de Damas Antoine, dimanche 22 novembre 2020, à la chapelle du Grand Séminaire du diocèse de Rio Branco, Acre. Au Brésil.


Antoine Damas, nouveau membre de la Société des Prêtres de Saint-Jacques

Suivez en cliquant ici la célébration d’ordination diaconale de Damas ANTOINE


Quelques mots sur mon expérience au Brésil…

Informé du sens de l’accueil que les Brésiliens réservent ordinairement aux missionnaires – ceux venant d’Haïti en particulier – je suis arrivé au milieu d’eux plein d’optimisme. Chaleureusement accueilli au CENFI – où j’ai fait un stage d’initiation à la langue et à la culture brésilienne – puis au Grand Séminaire diocésain de Rio Branco – AC, mes a priori sur la bienveillance des Brésiliens et leur sens de l’accueil ont été rapidement confirmés.

Les diverses expériences faites depuis plus de quatre ans, me permettent d’ajuster mon regard et mes jugements sur la réalité brésilienne de manière globale et sur les personnes avec lesquelles j’ai évolué à travers une mutuelle découverte et un progressif et réciproque apprivoisement. Au fur et à mesure que je découvre le vrai visage de mes amis et de mes confrères, malgré les quelques divergences entre eux et moi, mon sentiment de confiance ne fait que se renforcer.

Je considère comme un atout très spécial le fait d’avoir été bien intégré dans le diocèse. Je suis reconnaissant qu’on m’ait permis de prendre part à toutes les activités diocésaines dès mon arrivée à Rio Branco jusqu’aujourd’hui. D’ailleurs, l’évêque espagnol, Mgr Joaquín Pertíñez Fernández, de Rio Branco et les autres responsables diocésains me considèrent comme leur séminariste. Il n’en va pas différemment au Grand Séminaire où je me sens chez moi, prenant part comme et avec les autres séminaristes du diocèse aux différentes activités de la maison de formation.

De Brasilia à Rio Branco (ACRE), je me suis enrichi de diverses expériences. Les stages pastoraux effectués dans différents lieux de mission m’ont permis de parvenir à un plus grand esprit d’ouverture, et de devenir moins introverti dans mes relations avec autrui. Aussi, ai-je développé des relations renouvelées de grande familiarité avec le Peuple de Dieu.

En tant que séminariste, j’ai travaillé pendant deux ans comme catéchiste à la paroisse São Paulo Apóstolo dans la localité de Calafate. J’ai été souvent sollicité pour participer à la formation des paroissiens, animer des moments de retraites ou de récollection spirituelles, et donner des entrevues. Chargé d’organiser et de planifier les activités du grand Séminaire, en tant qu’animateur de la communauté formative, j’ai pris une part importante à l’organisation et à l’animation d’une rencontre réunissant les séminaristes de la région du Nord-Ouest du Brésil.

De toutes ces expériences faites au Brésil, je peux témoigner de la solidarité du peuple brésilien, toujours prêt à aider et à écouter. J’ose dire que le Brésil est une terre de mission facile. Le peuple est très fervent et aime l´Église. Si la vie n’est certes pas toujours rose, les bons souvenirs sont beaucoup plus nombreux qu’on ne le dit. Je m’y sens bien pour poursuivre mon parcours vocationnel, conscient que la mission est à peine commencée.


Mon sentiment à l´approche de l´agrégation définitive et de l´ordination diaconale.

 Être membre de la Société des Prêtres de Saint-Jacques était ma principale aspiration. Au moment où je m’apprête à y faire mon agrégation définitive et être ordonné diacre en vue du presbytérat, m’anime un profond sentiment de joie et d’allégresse. Je suis en train de concrétiser mon rêve d’être prêtre missionnaire de Saint-Jacques, et de franchir consciemment un pas de plus dans mon cheminement vocationnel. Un pas qui me conduira vers le sacerdoce ministériel, à la suite du Christ et en communion avec lui, vers un engagement définitif de ma vie au cœur de l’Église.

La décision prise par les Responsables de la Société des Prêtres de Saint-Jacques de répondre positivement à ma demande d’agrégation définitive et d’ordination diaconale montre clairement que j´ai fait un bon discernement. Il ne s’agit pas d’un privilège, mais plutôt d’un témoignage de confiance à mon endroit, appelé moi aussi à servir Dieu et mes prochains avec amour et générosité. Avec joie et confiant dans la grâce divine, j’entends me rendre aussi disponible que je le pourrai pour le service de l’Église, au sein de la Société des Prêtres de Saint-Jacques.

Par l’agrégation définitive, j’entends témoigner de la conscience que j’ai de ne plus m’appartenir, et m’engager à être, désormais, un élément positif et porteur dans un ensemble, celui à proprement parler formé par la Société des Prêtres de Saint-Jacques, consacrée à la mission AD EXTRA, AD VITAM, AD GENTES ET CUM ECCLESIA.

En tant que Diacre en vue du presbytérat, ma vie et mon ministère pivoteront sur trois axes : celui de la parole de Dieu, celui de la liturgie et celui de la charité. Je suis content d´être admis au rang des clercs de l’Église.


Damas Antoine, est séminariste de la Société des Prêtres de Saint-Jacques.

Originaire de Haïti, il a conclu le premier cycle de sa formation au Grand Séminaire Notre-Dame d’Haïti, après une année propédeutique dans le diocèse Jacmel – Sud-est d’Haïti. Reçu en cours de formation au sein de la Société des Prêtres de Saint-Jacques, Damas Antoine a été envoyé au Brésil, où il est en train de terminer ses études théologiques et pastorales (second cycle). D’ici, quelques mots, il pourra être appelé à l’ordination presbytérale en tant que membre de la Société des Prêtres de Saint-Jacques.

Nous le confions à vos prières.

Georgino RAMEAU, Secrétaire général.

Interview Séminaire de Strasbourg

Ordination diaconale – diocèse de Cáceres – MT

Ordination diaconale au Brésil, diocèse de Cáceres – MT, de Jules Stanley & de Patrice Onésair.

Cliquez ici pour revoir la célébration.

 

Cathédral São Luiz – Diocèse de Cáceres – Mato Grosso

 

Chers amis,

Patrice ONESAIR, spsj

Stanley JULES, spsj

 

 

 

 

 

 

 


Nous sommes heureux de vous inviter à vous réjouir avec nous de la grâce d’ordination diaconale que recevront deux jeunes membres agrégés définitifs de notre Institut. Il s’agit de Jules Stanley et de Onésair Patrice.

Ils sont originaires d’Haïti. Ils ont fait la deuxième partie de la formateur au grand séminaire São José, du diocèse de Cáceres.

A la fin de leurs études théologiques à la faculté catholique régionale du Mato Grosso, au SEDAC, ils ont été envoyés en paroisse pour un stage pastoral.

Au bout de ce temps, le Supérieur Général, le Père Paul Dossous, en son Conseil, a accepté leurs demandes de devenir membre à part entière de la Société des Prêtres de Saint-Jacques, et d’être ordonnés prêtres en vue du presbytérat pour le service de la mission universelle de l’Église.

 

 

La célébration a lieu à la cathédrale São Luiz de la ville de Cáceres – MT.

Vous pouvez suivre la célébration d’ordination sur le lien en cliquant sur l’image ci-dessous.

Homilia de Dom Derek – Ordenação diaconal

Voici le texte de l’homélie de Mgr Derek, évêque du diocèse de Primavera-do-Leste/Paranatinga, à l’occasion de l’ordination diaconale des séminaristes Idlain, Jean-Fritzson et Mateus. Les deux premiers sont membres de la Société des Prêtres de Saint-Jacques et le dernier est du-dit diocèse.

Le texte de l’homélie a été établi par nos soins en écoutant l’évêque donnant son homélie. Une version française sera bientôt disponible. Merci.


Eis aqui a homilia de Dom Derek, bispo da diocese de Primavera-do-Leste/Paranatinga na ocasião da ordenação diaconal dos seminaristas Idlain, Jean-Fritzson e Mateus. Os dois primeiros são membros da Sociedade dos Sacerdotes de São Tiago e o último é da prória diocese.

O texto da homilia foi estabelecido por nosso cuidado. Uma versão em língua francesa sera logo disponível. Obrigado.


Homilia de Dom Derek

A palavra de Deus, em nossa missa de hoje, as leituras escolhidas pelos diáconos eleitos, temos três temas muito importantes.

O primeiro é a questão da escolha. É Deus que escolhe.

Secundo é o amor. O amor de Deus e o nosso amor que somos chamados a viver.

E no terceiro lugar, um tema bem central na liturgia de hoje é a questão do serviço. Serviço aos irmãos e irmãs.

A escolha

A partir do nosso batismo, todos nós, somos chamados a viver a nossa missão, a nossa vocação, que é de ser discípulos missionários de Jesus Cristo.

Para abraçar essa missão, temos que reconhecer que esta missão não é só minha. É também a do meu irmão, da minha irmã. Devo reconhecer que não se limita somente aos meus amigos, as minhas amigas, mas inclui todos os batizados. Eles também têm essa missão. E faz parte da minha missão ajudá-los a viver a missão deles.

Eu tenho que incentivar os outros a seguir o nosso Mestre Jesus Cristo. Isto é algo essencial na nossa vocação. E, também, além de ser essencial, é um grande privilégio incentivar o outro a viver a sua vocação. Eu faço isso em primeiro lugar pelo meu exemplo, e partilhando a Palavra de Deus.

E para fazer isso, tenho que ficar sempre aprofundando na Palavra de Deus.

Todos são qualificados a essa missão através da escolha, do amor e do serviço. Nós vemos na missa de hoje, na primeira leitura, o profeta Jeremias. Jeremias que viveu anos e anos antes de Cristo. Ele foi chamado para ser profeta. No início, ele não quis aceitar. Ele se sentiu incapaz. “Ah! Senhor Deus, eu não sei falar. Sou muito novo. Respondeu-lhe o Senhor: “Não diga que eu sou muito novo. A todos a quem e te enviar irás!”. “O Senhor estendeu a mão, tocou a minha boca e disse-me: Eis que eu ponho minhas palavras em tua boca”.

Isto nos faz lembrar que a gente há de comunicar não apenas os nossos pensamentos, as nossas palavras. Tem que tudo estar baseado na Palavra de Deus. É essa Palavra que tenho primeiro que abraçar em mim para depois transmiti-la aos outros, através do meu exemplo, da minha vivência. Pois se eu não estiver vivendo e testemunhando esta palavra, se eu não perceber que Deus tocou a minha boca e colocou a palavra dele dentro de mim, como que vou incentivar os outros?

O amor

O amor é algo muito importante. Mas tem que ser um amor incondicional. Nós sabemos que o casal, no dia de seu casamento, é chamado a isso: a viver o amor incondicional um com o outro.

Também, pelo nosso batismo, nós somos chamados a viver este amor incondicional. Essa palavra também nós temos que juntar com o amor.

O serviço

O serviço é esse terceiro item que devemos guardar na nossa vida, no nosso dia a dia. O serviço deve ser feito e oferecido com compaixão. A gente não pode fazer o serviço de qualquer jeito. Quando falamos do serviço como cristãos, temos que oferecer um serviço incondicional.

É interessante, no Evangelho de hoje, a história do Samaritano. Ele estava de viajem. E quando nós viajamos, a gente procura levar apenas o necessário. Nós sabemos que não dá para levar tudo. Tem gente que viajando quer levar tudo de casa. Ah! Eu não posso sobreviver sem isso…. Mas, aprendemos à olhar bem e a ver o que a gente precisar. E ainda mais. No tempo de Jesus, quando era tudo a pé, então, podemos ter certeza de que o samaritano não tinha como sobrando com ele. Mesmo assim, ele tratou, cuidou, tirou da mala dele coisas que ele precisava para a viajem, e partilhou com o homem que ele encontrou, que ele não conhecia. Mas, ele queria partilhar e com compaixão.

Isso nos faz lembrar muito de Jesus. Jesus esvaziou-se, Paolo fala em outra carta. Ele esvaziou-se, para vir nascer no meio de nós. E esta é a nossa missão. E de modo particular, para vocês, três diáconos eleitos: Mateus, que vai ser diácono aqui na nossa diocese, Idlain e Jean que serão diáconos no Sociedade dos Sacerdotes de São Tiago. Nós precisamos abraçar mesmo este tipo, lembrando que a escolha, claro que vocês testemunharam aqui, diante de todos nós, quando vocês responderam “Presente” vocês expressaram o seu desejo de abraçar essa missão. Mas, nunca esqueça, que quem chamou primeiro, quem escolheu primeiro, não foram vocês, foi Deus. E o amor, este amor tem que ser incondicional. Quando vou para uma paróquia, quando eu vou trabalhar como diácono, quem me trata bem eu vou o tratar bem. Isso não é a nossa missão. É ter um amor incondicional para toda pessoa. Mesmo as pessoas podem tratar você mal. Mas você tem que continuar o mesmo amor, um amor incondicional.

E o serviço. Sabemos que o diaconato é de modo especial serviço. Mas tem que ser serviço com compaixão. Várias vezes nós lemos no Novo Testamento, nos Evangelhos, que Jesus olhou para as pessoas com compaixão. O que Jesus no certo momento estava sentindo compaixão. E é isso que vocês hão de reconhecer hoje. É isso que vocês estão aceitando e assumindo. Não é para fazer bonito nos olhos de todo mundo. E sim, para testemunhar nosso Mestre Jesus Cristo que agiu sempre com compaixão.

Louvado seja nosso Senhor Jesus Cristo.

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