Société des Prêtres de Saint-Jacques

Missionnaires en Haïti, au Brésil et en France

Centre d’Accueil Saint-Jacques – Covid-19

Accueil à Saint-Jacques
fermé jusqu’à nouvel ordre



Depuis le 12 mars 2020, le centre d’accueil Saint-Jacques a progressivement cessé ses activités. Il est fermé jusqu’à nouvel ordre.

Les réservations déjà faites sont bien enregistrées et pourront être honorées lors de la réouverture du Centre d’Accueil espéré au cours du mois de mai.

L’équipe vous remercie pour la confiance que vous placez en lui, et elle se tient à votre disposition pour vous renseigner et pour, éventuellement, vous aider à programmer vos activités.
Vous pouvez joindre le responsable du centre :

– En laissant un message au

02 98 68 65 11

Ou
– Par courrier électronique (e-mail) à :

accueilsaintjacques@gmail.com

Que Dieu vous bénisse et vous protège !

Père André SIOHAN


Menu – Salle de Compostelle


Organisez vos repas de fête ou de retrouvailles à Saint-Jacques.
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Pour plus d’info, cliquez ici, et trouvez les numéros de téléphone et le formulaire de contact. Merci

MESSAGE DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS

MESSAGE DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS
POUR LA JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS 2021

« Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4, 20)


Chers frères et sœurs,

Quand nous expérimentons la force de l’amour de Dieu, quand nous reconnaissons sa présence de Père dans notre vie personnelle et communautaire, il nous est impossible de ne pas annoncer et partager ce que nous avons vu et entendu.

La relation de Jésus avec ses disciples, son humanité qui se révèle à nous dans le mystère de l’incarnation, dans son Évangile et dans sa Pâque nous font voir jusqu’à quel point Dieu aime notre humanité et fait siennes nos joies et nos souffrances, nos désirs et nos angoisses (cf. Conc. œcum. Vat. II,  Const.past. Gaudium et spesn. 22).

Tout dans le Christ nous rappelle que le monde dans lequel nous vivons et son besoin de rédemption ne lui sont pas étrangers et nous invite également à nous sentir partie active de cette mission : « Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les » (Mt 22, 9) ; personne n’est étranger, personne ne peut se sentir étranger ou éloigné de cet amour de compassion.

L’expérience des apôtres

L’histoire de l’évangélisation commence par une recherche passionnée du Seigneur qui appelle et veut engager avec chaque personne, là où elle se trouve, un dialogue d’amitié (cf. Jn 15, 12-17). Les Apôtres sont les premiers à nous rapporter cela, se rappelant même le jour et l’heure où ils le rencontrèrent : «C’était vers quatre heures de l’après-midi » (Jn 1, 39).

L’amitié avec le Seigneur, le voir guérir les malades, manger avec les pécheurs, nourrir les affamés, s’approcher des exclus, toucher les personnes impures, s’identifier aux nécessiteux, inviter aux béatitudes, enseigner d’une manière nouvelle et pleine d’autorité, laisse une empreinte indélébile capable de susciter l’étonnement et une joie expansive et gratuite qui ne peut être contenue.

Comme le disait le prophète Jérémie, cette expérience est le feu ardent de sa présence active dans notre cœur qui nous pousse à la mission, même si elle comporte parfois des sacrifices et des incompréhensions (cf. 20, 7-9). L’amour est toujours en mouvement et nous met en mouvement pour partager l’annonce la plus belle, source d’espérance : « Nous avons trouvé le Messie » (Jn 1, 41).

Avec Jésus, nous avons vu, entendu et senti que les choses peuvent être différentes. Il a inauguré, déjà aujourd’hui, les temps à venir en nous rappelant une caractéristique essentielle de notre nature humaine, si souvent oubliée : « nous avons été faits pour la plénitude qui n’est atteinte que dans l’amour » (cf. Lettre enc. Fratelli tutti, n. 68). Des temps nouveaux qui suscitent une foi capable de promouvoir des initiatives et de forger des communautés à partir d’hommes et de femmes qui apprennent à prendre en charge leur propre fragilité et celle des autres, en promouvant la fraternité et l’amitié sociale ( cf. ibid., n. 67).

La communauté ecclésiale montre sa beauté chaque fois qu’elle rappelle avec gratitude que le Seigneur nous a aimé le premier (cf.1Jn 4,19). Cette «prédilection aimante du Seigneur nous surprend et l’émerveillement, de par sa nature, ne peut pas être possédé ou imposé par nous. […] Ce n’est que de cette manière que le miracle de la gratuité, du don gratuit de soi-même, peut s’accomplir. Même la ferveur missionnaire ne peut jamais être obtenue à la suite d’un raisonnement ou d’un calcul. Le fait de se mettre “en état de mission” est un reflet de la gratitude » (Message aux Œuvres Pontificales Missionnaires, 21 mai 2020).

Cependant, les temps n’ont pas toujours été faciles ; les premiers chrétiens ont commencé leur vie de foi dans un environnement hostile et difficile. Des histoires de marginalisation et de captivité s’entremêlaient avec des résistances internes et externes qui paraissaient contredire et même nier ce qu’ils avaient vu et entendu ; mais cela, loin d’être une difficulté ou un obstacle qui les aurait porté à se replier ou à se renfermer sur eux-mêmes, les a poussés à transformer tout désagrément,  contrariété et difficulté en opportunité pour la mission. Les limites et les obstacles devinrent eux aussi un lieu privilégié pour oindre toute chose et chacun avec l’Esprit du Seigneur. Rien ni personne ne pouvait rester étranger à l’annonce libératrice.

Nous avons le témoignage vivant de tout cela dans les Actes des Apôtres, livre que les disciples missionnaires tiennent toujours à portée de main. C’est le livre qui raconte comment le parfum de l’Évangile s’est répandu sur son passage, suscitant la joie que seul l’Esprit peut nous offrir. Le livre des Actes des Apôtres nous enseigne à vivre les épreuves en nous attachant au Christ, afin de mûrir la « conviction que Dieu peut agir en toutes circonstances, même au milieu des échecs apparents » et la certitude que « celui qui se donne et s’en remet à Dieu par amour sera certainement fécond » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 279).

Journée mondiale des missions : la liberté et l’audace nécessaires pour se tenir debout

Ainsi, pour nous aussi : le moment actuel de notre histoire n’est pas facile non plus. La pandémie a mis en évidence et amplifié la douleur, la solitude, la pauvreté et les injustices dont tant de personnes souffraient déjà, et a démasqué nos fausses sécurités et les divisions et polarisations qui nous déchirent silencieusement. Les plus fragiles et les plus vulnérables ont expérimenté encore plus leur vulnérabilité et leur fragilité. Nous avons vécu le découragement, le désenchantement, la fatigue ; et même l’amertume conformiste qui ôte l’espérance a pu s’emparer de nos regards.

Mais nous, « ce que nous proclamons, ce n’est pas nous-mêmes ; c’est ceci : Jésus Christ est le Seigneur ; et nous sommes vos serviteurs, à cause de Jésus » (cf. 2 Co 4, 5). C’est pourquoi nous entendons résonner dans nos communautés et dans nos familles la Parole de vie qui retentit dans nos cœurs et nous dit : « Il n’est pas ici, il est ressuscité » (Lc 24, 6) ; Parole d’espérance qui rompt tout déterminisme et, à ceux qui se laissent toucher, donne la liberté et l’audace nécessaires pour se tenir debout et chercher de façon créative toutes les manières possibles de vivre la compassion, ce “sacramental” de la proximité de Dieu avec nous qui n’abandonne personne au bord du chemin.

La mission de la compassion

En ce temps de pandémie, face à la tentation de masquer et de justifier l’indifférence et l’apathie au nom d’une saine distanciation sociale, la mission de la compassion, capable de faire de la distance nécessaire un lieu de rencontre, de soin et de promotion, est urgente. « Ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4, 20), la miséricorde avec laquelle nous avons été traités, se transforme en un point de référence et de crédibilité qui nous permet de retrouver la passion partagée pour créer « une communauté d’appartenance et de solidarité à laquelle nous consacrerons du temps, des efforts et des biens » (Lettre enc. Fratelli tutti, n. 36). C’est sa Parole qui nous rachète quotidiennement et nous sauve des excuses qui nous conduisent à nous enfermer dans le plus vil des scepticismes : “peu importe, rien ne changera”.

Et face à la question : “pourquoi vais-je me priver de mes sécurités, de mon confort et de mes plaisirs si je ne peux voir aucun résultat important ?” ; la réponse reste toujours la même : « Jésus Christ a vaincu le péché et la mort et il est plein de puissance. Jésus Christ vit vraiment » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 275) et il nous veut aussi vivants, fraternels et capables d’accueillir et de partager cette espérance. Dans le contexte actuel, il y a un besoin urgent de missionnaires d’espérance qui, oints par le Seigneur, soient capables de rappeler prophétiquement que personne ne se sauve tout seul.

Journée mondiale des missions : partager avec tous un destin d’espérance

Comme les Apôtres et les premiers chrétiens, nous disons nous aussi de toutes nos forces : « Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4, 20). Tout ce que nous avons reçu, tout ce que le Seigneur nous a accordé au fur et à mesure, il nous l’a donné pour que nous le mettions en jeu et le donnions gratuitement aux autres.

Comme les Apôtres qui ont vu, entendu et touché le salut de Jésus (cf. 1 Jn 1, 1-4), ainsi nous pouvons aujourd’hui toucher la chair souffrante et joyeuse du Christ dans l’histoire de chaque jour et nous encourager à partager avec tous un destin d’espérance, cette caractéristique indubitable qui naît du fait de nous savoir accompagnés par le Seigneur. Comme chrétiens nous ne pouvons pas garder le Seigneur pour nous-mêmes : la mission évangélisatrice de l’Église exprime sa valeur complète et publique dans la transformation du monde et dans la sauvegarde de la création.

Journée mondiale des missions : une invitation à chacun de nous

Le thème de la Journée Mondiale des Missions de cette année, « Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4, 20), est une invitation à chacun d’entre nous à « assumer cette charge » et à faire connaître ce que nous avons dans le cœur. Cette mission est et a toujours été l’identité de l’Église : « Elle existe pour évangéliser » (S. Paul VI, Exhort. ap. Evangelii nuntiandi, n. 14).

Notre vie de foi s’affaiblit, perd prophétie et capacité d’émerveillement et de gratitude dans l’isolement personnel ou en s’enfermant en petits groupes. Par sa propre dynamique, elle exige une ouverture croissante capable d’atteindre et d’embrasser tout le monde. Les premiers chrétiens, loin de céder à la tentation de s’enfermer dans une élite, ont été attirés par le Seigneur et par la vie nouvelle qu’il offrait pour aller parmi les nations et témoigner de ce qu’ils avaient vu et entendu : le Règne de Dieu est tout proche. Ils l’ont fait avec la générosité, la gratitude et la noblesse de ceux qui sèment en sachant que d’autres mangeront le fruit de leur engagement et de leur sacrifice.

C’est pourquoi j’aime penser que « même les plus fragiles, les plus limités et les plus blessés peuvent être [missionnaires] à leur manière, parce qu’il faut toujours laisser le bien se communiquer, même s’il coexiste avec de nombreuses fragilités » (Exhort. ap. postsin. Chritus vivit, n. 239).

Journée mondiale des missions : renouveler notre engagement baptismal

Pendant la journée mondiale des missions, qui se célèbre chaque année l’avant-dernier dimanche d’octobre, nous nous souvenons avec reconnaissance de toutes les personnes dont le témoignage de vie nous aide à renouveler notre engagement baptismal à être des apôtres généreux et joyeux de l’Évangile. Nous nous souvenons en particulier de ceux qui ont été capables de se mettre en chemin, de quitter leur terre et leur famille pour que l’Évangile puisse atteindre sans délai et sans crainte les peuples et les villes les plus éloignés où tant de vies sont assoiffées de bénédiction.

Vivre la mission, c’est s’aventurer

Contempler leur témoignage missionnaire nous encourage à être courageux et à prier avec insistance le « maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » (Lc 10, 2). En effet nous sommes conscients que la vocation à la mission n’est pas quelque chose du passé ou un souvenir romantique d’autrefois.

Aujourd’hui, Jésus a besoin de cœurs capables de vivre leur vocation comme une véritable histoire d’amour, qui les fasse sortir aux périphéries du monde et devenir des messagers et des instruments de compassion. Et c’est un appel qu’il adresse à tous, même si ce n’est pas de la même manière. Rappelons-nous qu’il y a des périphéries qui sont proches de nous, au centre d’une ville, ou dans sa propre famille.

Il y a aussi un aspect d’ouverture universelle de l’amour qui n’est pas géographique mais existentiel. Toujours, mais spécialement en ces temps de pandémie, il est important de développer la capacité quotidienne d’élargir notre cercle, d’atteindre ceux qui spontanément nous ne sentirions pas comme faisant partie de « nos centre d’intérêts », même s’ils sont proches de nous. (cf. Lettre enc. Fratelli tutti, n. 97). Vivre la mission, c’est s’aventurer à développer les sentiments mêmes du Christ Jésus et croire avec lui que celui qui est à mes côtés est aussi mon frère et ma sœur. Que son amour de compassion réveille aussi notre cœur et nous rende tous disciples missionnaires.

Que Marie, la première disciple missionnaire, fasse croître chez tous les baptisés le désir d’être sel et lumière sur nos terres (cf. Mt 5, 13-14).

Saint Jean de Latran, 6 janvier 2021, Solennité de l’Épiphanie du Seigneur.

François

Conférences au Centre Missionnaire

Très chers amis de la Société des Prêtres de Saint-Jacques.

J’ai le plaisir de vous saluer et de vous informer de la reprise des conférences au Centre Missionnaire Saint-Jacques.

Elles continuent d’avoir lieu le deuxième dimanche du mois, de 15 h 30 à 17 h 30.

La liste des conférences sera très bientôt disponible sur notre site.

Notons toutefois que la première conférence aura lieu le deuxième dimanche du mois de novembre. Nous aurons alors l’occasion d’accueillir Mgr  Alexandre JOLY, évêque auxiliaire de Rennes. Il nous introduira sur des questions relatives au regard de l’Eglise sur la compréhension de l’être humain au cœur de la mission ecclésiale.

Bienvenue à toutes et à tous.

Père Georgino Rameau,
Responsable des Conférences
Centre Missionnaire Saint-Jacques.

Note du Président de la CEH – 16ème Synode des Évêques

Le 22 Septembre 2021

 

Du Président de la CEH,
Aux évêques de la CEH,
Au clergé de l’Église locale d’Haïti,
Aux frères et sœurs de la vie consacrée,
Aux autres fidèles catholiques d’Haïti

Mes très chers frères et sœurs,

Paix et joie ! Je suis heureux de vous adresser ce mot fraternel pour vous entretenir de la 16e Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques convoqué par le pape François autour du thème : Pour une Église synodale: communion, participation et mission et qui s’ouvrira le 17 octobre 2021 dans tous les diocèses du monde entier, et donc chez nous aussi en Haïti.  Lire la suite

 

SOUTIENS AUX VICTIMES – SEISME HAÏTI 2021 – P. Saint-Jacques

Haïti a été sévèrement touchée, dans la matinée du samedi 14 août 2021, par un violent séisme de magnitude 7.2 sur l’échelle de Richter.

Selon un bilan provisoire établi au 17 août 2021 par la Direction de la Protection civile du Ministère de l’Intérieur (Haïti), ont été recensés 1 419 morts, dont 1 133 dans le Sud, 162 dans la Grand’Anse, 122 dans les Nippes et 2 dans le Nord-Ouest. Plus de 6 900 blessés sont enregistrés dans les départements du Sud, des Nippes et de la Grand’Anse.

Un appel aux dons a été lancé par les autorités ecclésiastiques de l’Archidiocèse de Port-au-Prince pour venir en aide à la population des départements du sud d’Haïti.

La Société des Prêtres de Saint-Jacques se joint à elles pour inviter amis et proches à participer, dans la mesure du possible, à cette collecte de fonds pour fournir une assistance aux victimes du désastre.

Le service de l’économat général de notre Institut recueillera les dons qui pourront lui être confiés, et les transfèrera à la cellule responsable de redistribution des dons de l’Archevêché de Port-au-Prince.

Au nom des victimes et de l’Eglise d’Haïti, la Société des Prêtres de Saint-Jacques vous remercie d’ores et déjà de votre générosité.

Libellez votre chèque à l’ordre de :
SOUTIENS AUX VICTIMES – SEISMEHAÏTI2021 


Note de la Chancellerie
de l’Archevêché de Port-au-Prince


Semaine de prière pour les victimes du Séisme

Dans une note publiée le lundi 16 août 2021, l’archevêché de Port-au-Prince appelle les prêtres, responsables de paroisse et les différentes communautés religieuses œuvrant dans l’archidiocèse à organiser une semaine de prière allant du 18 au 24 août 2021, en signe de solidarité avec les victimes du tremblement de terre du 14 août 2021. Cette semaine de prière s’accompagnera  d’une collecte de dons pour venir en aide aux habitants du grand sud d’Haïti, confrontés à une situation sanitaire extrême.

Rappelons que le séisme du 14 août 2021 a causé la mort à plus de  1419 personnes. On dénombre également 6900 blessés. Le bilan est encore provisoire.

Le Pape François invite à la solidarité avec Haïti

Le Pape François invite à la solidarité avec Haïti

Après le tremblement de terre qui a fait des centaines de morts en Haïti hier, le Pape François exhorte à la solidarité avec le pays caribbéen, meurtri par une succession de drames.

Vatican News

«Ces dernières heures, un fort tremblement de terre s’est produit en Haïti, faisant de nombreux morts et blessés et des dégâts matériels importants. Je tiens à exprimer ma proximité avec ces personnes chères qui ont été durement touchées par le tremblement de terre. Tout en élevant mes prières au Seigneur pour les victimes, j’offre mes paroles d’encouragement aux survivants, dans l’espoir que la communauté internationale leur témoigne un intérêt partagé et que la solidarité de tous puisse atténuer les conséquences de la tragédie», a déclaré François au terme de la prière de l’Angélus en cette Solennité de l’Assomption.

Ce samedi 14 août 2021, deux fortes secousses ont semé la destruction et la mort. La zone la plus touchée est le sud, avec des degâts humains et matériels difficiles à évaluer dans des endroits difficiles d’accès, notamment à Jérémie, Grand’Ande, Nippes, Les Anglais, Aquinoise et les Cayes. L’épicentre du séisme se trouvait à 20 km de la ville de Petit Trou de Nippes, à environ 150 km à l’ouest de la capitale Port-au-Prince, à une profondeur de 10 km, mais il a été ressenti jusqu’en Jamaïque.

Un pays affecté par une succession de drames

Au moins 724 personnes sont mortes et plus de 2 000 ont été blessées dans un bilan qui ne cesse de s’alourdir. Ce nouveau drame a réveillé les souvenirs traumatisants de la catastrophe de 2010, lorsqu’un autre tremblement de terre dévastateur avait fait 200 000 morts et déplacé des milliers de personnes.

Ce nouveau séisme aggrave encore plus une situation déjà catastrophique en Haïti. Le pays est en effet en proie à une crise politique, après l’assassinat du président Jovenel Moïse à son domicile il y a un peu plus d’un mois par un commando d’hommes armés. Par ailleurs la pandémie de coronavirus a fait plus de 570 victimes, mettant le système de santé haïtien à genoux, d’autant plus que presque personne n’a reçu de couverture vaccinale.

Aujourd’hui, la solidarité s’est mise en marche: Caritas et l’Unicef ont notamment lancé leurs opérations, et le président Biden a annoncé l’aide des États-Unis, mais les dégâts sont encore difficiles à estimer, et le bilan humain va probablement s’alourdir considérablement dans les prochaines heures.

Le témoignage de l’évêque de Jérémie

Mgr Joseph Gontrand Décoste, évêque de Jérémie, nous a confié son désarroi au lendemain de ce séisme qui a notamment dévasté la cathédrale de son diocèse :

Les gens restent sous les arbres, dans les espaces publics, dans les espaces ouverts, pour se protéger des répliques qui arrivent de temps en temps.

C’est une grande détresse. La population est désespérée, aux abois. Nous comptons beaucoup sur votre solidarité, votre proximité. En ce jour où nous célébrons l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, nous demandons à Maman Marie de réveiller l’espérance au cœur de ce peuple durement éprouvé par ce séisme puissant qui a endommagé sévèrement la cathédrale, les églises, les écoles catholiques et les maisons individuelles.

Je remercie Radio Vatican qui nous offre la possibilité de lancer un appel à la solidarité avec le diocèse de Jérémie, au sud-ouest d’Haïti, durement frappé dans les 55 paroisses du diocèse.»

Caritas mobilisée sur les lieux de la catastrophe

«L’ensemble du réseau de Caritas Haïti, notamment l’équipe d’urgence, participe à la coordination et aux opérations d’aide dans les trois départements touchés», informe le Père Jean-Hervé François, directeur de Caritas Haïti. De nombreuses églises ont également été endommagées par le tremblement de terre.

Aux Cayes, la résidence du cardinal Chibly Langlois, a été endommagée et le cardinal a été blessé, selon Akim Rikonda, directeur du Secours catholique en Haïti, qui s’est confié à Aci Prensa. Sa vie n’est pas en danger mais un prêtre qui se trouvait dans la résidence de l’évêque a été tué sous les décombres et deux membres du personnel figurent également parmi les victimes.

Caritas précise que les besoins de la population sont immenses : il y a un besoin absolu de nourriture, d’eau, de tentes, de kits d’hygiène et de premiers secours. La solidarité mondiale est appelée à travers une campagne de collecte de fonds pour soutenir le travail de Caritas Haïti.

Les dons peuvent être faits à l’adresse suivante : www.caritas.org/donate-now/haiti-earthquake-2021/

La proximité de l’Église latino-américaine

Les évêques et religieux d’Amérique latine lancent un appel à la solidarité et à l’unité. «Nous sommes avec vous, nous sommes tous Haïti!» : c’est ainsi que différents organismes de l’Église latino-américaine et caribéenne, parmi lesquels le Celam, expriment dans une note leur proximité avec un peuple qui, écrivent-ils, vit des heures «d’incertitude et de douleur». Ils expriment leur soutien aux missionnaires sur place et s’adressent aux nations d’Amérique latine et des Caraïbes et aux organismes du monde entier pour qu’ils ne pensent pas individuellement mais «comme une seule famille», et s’unissent dans la cause d’Haïti.

Les évêques américains en prière

La Conférence des évêques catholiques des États-Unis fait également entendre sa voix. Dans un communiqué, Mgr José H. Gomez, archevêque de Los Angeles et président des évêques, exprime ses «plus profondes prières pour le peuple d’Haïti qui pleure la perte d’êtres chers et souffre de la destruction causée par le tremblement de terre».

Une solidarité particulière est adressée aux évêques du pays, conduits par Mgr Launay Saturné, en ce jour de l’Assomption: «qu’ils puissent ressentir le réconfort, la compassion et l’étreinte de la Mère, Notre-Dame du Perpétuel Secours», patronne de l’île.

séisme en Haïti – le bilan s’alourdit

Le 14 août 2021,   un séisme de magnitude 7, 2  a frappé particulièrement les quatre départements administratifs du sud d’Haïti. Selon les informations recueillies ce dimanche 15 août, on atteint un nombre de 724 morts (500 dans le sud, 100 dans la Grand’Anse, 122 dans les Nippes et 2 dans le Nord-Ouest) et plus de 2.800 blessés.

L’administration du Premier Ministre haïtien, Ariel Henry, a pris des dispositions pour gérer adéquatement la réponse humanitaire à donner à cette nouvelle catastrophe qui frappe le pays. (Voir Communiqué du Gouvernement Haïtien)

D’autres informations plus ciblées concernant l’Eglise en Haïti seront bientôt communiquées, au fur et à mesure que nous les recevrons.

P. Georgino Rameau, spsj
Centre Missionnaire Saint-Jacques, en Guiclan.

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