
S o c i é t é
d e s
P r ê t r e s
d e
S a i n t
-
J a c q u e
s
I n f o r m a t i o n s
H a ï t i
Haïti - Reconstruire sur tous les plans
Le père André Siohan, prêtre de
Saint-Jacques en Haïti depuis douze ans, a profité d'un séjour en
Bretagne pour rencontrer le bureau directeur de l'association
Echange-Bretagne-Haïti (EBH), qui s'était mobilisée après le séisme du
12janvier 2010. Les fonds relevés par l'association ont permis aux
pères de Saint-Jacques, qui relaient sur le terrain l'action de
l'association, de travailler au niveau de l'assainissement, avec la
construction de latrines et de traitement de l'eau, en prévention du
choléra aujourd'hui endémique dans l'île.
Un Haïtien sur quatre est blessé ou décédé
Dans les zones touchées par le séisme, vivent encore à ce jour, plus
de 700.000 personnes, «dans les camps de toile qui finissent par se
pérenniser. Le séisme a été révélateur des dysfonctionnements et
faiblesses du pays. Le sursaut attendu de la société haïtienne n'a pas
eu lieu, car elle est trop faible et divisé pour y parvenir. Et il y a
eu le séisme. Il faut trouver une solution pour que la reconstruction
matérielle, ainsi que des individus, des communautés se fasse. Haïti
nécessite une reconstruction globale», témoigne André Siohan.
La parole restructurante
Les pères de Saint-Jacques se sont engagés dans l'édification d'un
centre de restructuration de la personne. Des traumatismes
psychologiques existent, suite au séisme. Un travail de verbalisation
a été mené par des étudiants et des professionnels, allant à la
rencontre de ceux qui désiraient parler. «Un espace s'est ouvert pour
une plus grande écoute et un plus grand accueil des jeunes
générations, par les adultes. Une nouvelle approche de l'éducation se
dessine. Il y a une prise de conscience que la personne existe et doit
être prise en compte. C'est un point positif qui fait évoluer la
société. On sent un frémissement. La difficulté maintenant est de
mettre en place un projet pérenne, d'apporter une réponse à un besoin
et de parvenir à l'organiser. Ce n'est pas qu'un problème d'argent,
c'est aussi une question de temps ».
Un voyage à l'étude
«Sur les projets déjà initiés, il faut permettre et soutenir
l'initiative locale sans se substituer aux Haïtiens. Il faut des
projets de proximité, en partant de la base pour que chacun puisse
s'approprier son avenir, avoir confiance et être acteur de son futur»,
confie le père Siohan. Le père Siohan a proposé aux membres du bureau
de se rendre en Haïti pour se rendre compte, sur le terrain, de la
réalité de la situation et prendre connaissance des besoins. Un voyage
est à l'étude.
Contact Échange Bretagne Haïti, Jean-Yves Le Porho (président)
au 02.97.66.61.64

Haïti, reconstruire sur tous les plans
Mardi 13 septembre, le père Siohan (sur la gauche) a proposé aux
membres du bureau de se rendre en Haïti
Le
Télégramme - Edition du 16/09/2011
Cité-Soleil -
Août 2011
est une
commune d'Haïti, située dans le
département de l'Ouest et dans l'arrondissement
de Port-au-Prince.
8
maisons
à structure métallique
ont été
construites pour 8 familles dans une zone située à l’écart du centre de
Cité-Soleil.
Le temps de réalisation
de ce projet, initié avant le séisme, a été assez important car les
familles ont été associées à l’élaboration des constructions (fabrication
des blocs, indemnité des « boss » (ouvriers)).
Le résultat est là :
des familles heureuses d’avoir un toit solide qui supportera l’épreuve des
cyclones et des séismes.

Une maison, parmi
d'autres, terminée grâce à la solidarité Saint-Jacques.



Sourires
d'une famille sur le pas de "sa"
porte !
►En
savoir plus sur Cité-Soleil
France - La
Fresnais, Ille et Vilaine (35) - Samedi 6 août 2011
Haïti après le séisme
Rencontre avec le Père SIOHAN,
missionnaire des Pères de Saint-Jacques (Finistère) de retour d’Haïti et
Anne MORVAN qui vous parleront du quotidien après le séisme, des
réalisations effectuées et en cours.
Vous pourrez échanger sur différents
sujets de façon informelle ; ouvert à tous.
Atelier du Marais -
Rue de la Masse - 35111 LA FRESNAIS -
à
20 h 30
Port-au-Prince - 22 juin 2011
B é n é d i c t i o n
des nouveaux
locaux de la Pastorale Universitaire



Le
Père André LE BARZIC

Le Père André SIOHAN



Port-au-Prince - 17 mai 2011
Comme annoncé sur la page Actions et Projets :
A proximité de la Maison régionale des Pères de
Saint-Jacques, les nouveaux locaux de la Pastorale universitaire,
sur un terrain prêté par la Congrégation des
Compagnes de Jésus, sont désormais en place.
Le chantier est en cours d'achèvement.















Communiqué de Presse - 12
janvier 2011

Témoignage - Hélène
RIVOALEN - Volontaire DCC

Le Nouvelliste - Quotidien
haïtien - 1ère et 4ème de Couverture - 12 janvier 2 0 1 1


Le Nouvelliste - Quotidien
haïtien - La une du 13 janvier 2 0 1 1

Le Télégramme - 12 janvier 2 0 1 1


S O U V E N I R -
12 Janvier 2 0 1 1
12
janvier jour de misère
Et de
tristesse,
12
janvier jour de colère
Et de
détresse.
12
janvier jour de souffrance,
Et de
douleur,
12
janvier jour d’angoisse
Et de
ténèbres.
12
janvier jour de tempête
Et de
bouleversement,
12
janvier jour de tremblette
Et de
grelottement.
12
janvier jour de larmes
Et de
prière
12
janvier jour de solidarité
Et
d’union.
12
janvier jour de réconciliation
Et de
générosité,
12
janvier jour où le riche et le pauvre
Ne
font qu’un.
12
janvier jour de peur
Et
d’inquiétude,
12
janvier jour de confiance
Et
d’espérance.
Mikerson
OLIVIER,
séminariste Saint-Jacques
à Rennes
N o u v e l l e s -
Janvier 2 0 1 1
Pour ouvrir cette nouvelle année 2011
L'année 2010
vient de s'en aller et c'est une bonne chose. Le peuple haïtien a tant
subi et souffert au long d'une année marquée par les catastrophes en tout
genre : séisme, tempête, choléra, crise post électorale.
Nous entrons dans une
nouvelle année qu'on espère meilleure même si le premier janvier a été
marqué par quelques manifestations. La crise politique se rappelle à nos
souvenirs alors que nous goûtions les joies de la trêve des fêtes de fin
d'année.
Même si
l'avenir n'est pas assuré, que pouvons-nous espérer pour 2011 ?
Le début de
l'année verra la concrétisation de 2 projets importants qui concernent la
pastorale universitaire :
1- le projet de
centre pour la pastorale universitaire : grâce aux Compagnes de
Jésus, nous disposons d'un terrain à proximité de la maison régionale. Les
nouveaux bâtiments (préfabriqués en bois) devraient arriver en Haïti à la
fin du mois de janvier. Si tout va bien, tout sera prêt pour le début du
mois de mars. La pastorale universitaire va, enfin, pouvoir disposer de
structures qui lui permettront de se développer.
2- le centre d'appui
psychologique : c'est un projet de la cellule d'appui
psychologique de la Conférence Haïtienne des Religieux. La pastorale
universitaire est membre de la coordination et travaille à la mise en
place d'une structure permanente pour l'animation d'un programme en santé
mentale (prévention et prise en charge). Le programme Kole zepol de la
pastorale universitaire est engagé dans la dynamique de la mise en place
de ce centre avec le travail régulier au sein de 5 écoles. Grâce à Mme
Philippeaux, originaire d'Haïti, une maison pourra abriter les activités
du nouveau centre.
Il y a ce qui
est prévu et ce qui arrive. L'épidémie de choléra, la mauvaise surprise de
la fin d'année, est bien installée dans le pays. L'action des
universitaires se développe depuis quelques semaines en direction de la
sensibilisation contre ce mal. On travaille de concert avec les 3 comités
des maisons communautaires de la paroisse de Galette-Roche Blanche. Malgré
les difficultés politiques, il y a eu, en décembre, 3 journées de
sensibilisation et 2 journées de visite des familles (porte à porte) dans
la zone. L'action ne va pas s'arrêter là puisqu'il faut inscrire l'action
dans la durée et aborder deux points importants :
-
l'accès à de l'eau potable, traitée
-
le développement des latrines.
Toujours dans
le monde des jeunes : la constitution et la préparation d'une délégation
de jeunes d'Haïti aux prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse. Les
responsables de la pastorale des jeunes souhaitaient qu'Haïti soit
représenté aux prochaines JMJ à Madrid en août 2011. C'est en cours
puisque chaque comité diocésain est engagé dans la phase d'inscription des
futurs participants. Après cet élan de solidarité suite au séisme du 12
janvier, la jeunesse haïtienne se devait d'être présente à ce grand
rendez-vous des jeunes catholiques du monde entier. Dans le monde temps,
on travaille à la mise en place d'un programme de formation pour les
jeunes dans les diocèses du pays. Cela devrait aboutir au 1er
trimestre de cette nouvelle année.
L'accompagnement des séminaristes Saint-Jacques est et sera toujours une
priorité au cours de cette nouvelle année 2011. Les conditions de vie et
d'études au Grand Séminaire sont difficiles et cela nécessite attention et
proximité auprès des séminaristes. Nous nous retrouvons au cours de
sessions chaque trimestre car il est devenu difficile d'organiser les
week-ends mensuels. Les séminaristes sont courageux et assument les
nouvelles conditions de formation en partie sous tente et à l'extérieur de
la ville.
Au début de
cette nouvelle année, une date retient notre attention : le souvenir du 12
janvier. Le séisme est toujours bien présent dans la mémoire et la vie des
haïtiens. A quelques jours du premier anniversaire, on perçoit une tension
teintée de peur. Avec les animateurs de Kole zepol, on prévoit un temps de
commémoration le 14 dans les écoles partenaires. Le comité de la pastorale
universitaire a prévu une marche le 11 dans l'après-midi. On attend les
propositions de l'Etat et de l'Eglise. Beaucoup parlent de consacrer ce
jour à la réflexion et à la méditation.
Merci de
communier à ce qui se fera en Haïti le 12 janvier prochain !
Bonne
année 2011 et merci pour votre solidarité !
Père André SIOHAN
PEUPLES du MONDE, extraits
- Article du Père André LE BARZIC - Décembre 2010




N o u v e l l e s -
24
décembre 2010
Noël 2010 à Port-au-Prince
A l'approche
des fêtes de fin d'année, une trêve s'est installée en Haïti. La crise
post-électorale est toujours d'actualité et cela se ressent sur la
préparation des fêtes de Noël et du Nouvel An. Il n'y pas de décoration
dans les rues mais elles grouillent d'activités. S'il n'y avait pas la
rareté des carburants, ce serait le blocus permanent.
Dans les
paroisses, on s'active pour préparer Noël : les répétitions des chorales
s'accélèrent, on essaye de présenter une crêche de Noël. Tout sera prêt
pour la célébration de la DOUCE NUIT.
Comme les
autres années, la période est favorable à des actes de solidarité. La
pastorale universitaire ne va pas se déplacer cette année. Le dimanche 26,
les étudiants vont accueillir 150 enfants venant du camp de la place
Jérémie et des camps de Saint-Antoine. La grande salle Notre-Dame est
idéale pour ce type d'activités avec les enfants. Un programme d'animation
est prévu avec un temps pour parler de cette fameuse maladie importée … le
choléra. Il faut réagir car le bilan n'est pas bon : le nombre de malades
augmente trop vite.
Le dimanche
26, chaque enfant va recevoir un kit d'hygiène pour sa famille et ce sera
le cadeau de Noël. Cette action est possible grâce à la générosité des
étudiants. Quelques 400 enveloppes ont été distribuées et chacun a pu
apporter sa quote-part au projet. Les peluches envoyées par l'équipe du
secours Catholique du Folgoët (département du Finistère) vont compléter
les kits à distribuer.
La
sensibilisation contre le choléra ne connaît pas de pause : pendant les
trois derniers jours de l'année 2010 (les 28-29-30), des équipes
d'universitaires vont sillonner la paroisse de Galette-Roche Blanche (zone
de Croix-des Bouquets) pour mieux sensibiliser les familles à ce grand
fléau. Les jeunes sont bien motivés et cela fait plaisir de les voir
planifier leur participation à ce beau projet.
Cette année,
la fête de Noël ne sera pas vraiment comme les autres. Vous pourrez suivre
en direct, à la radio , la messe du 24 décembre depuis la paroisse St
Louis-Roi-de-France. Une équipe des Radios Chrétiennes de France est
arrivé depuis quelques jours pour préparer le direct.
Joyeux Noël 2010
Père André
SIOHAN
N o u v e l l e s -
16
décembre 2010
Du
nouveau dans les camps !
Alors que
le bilan de l'épidémie de choléra ne cesse de s'alourdir et que la crise
post-électorale polarise toutes les attentions, une nouvelle est passée
presque inaperçue : la diminution de la population dans les camps
d'hébergement ouverts après le séisme du 12 janvier 2010. Un article du
journal Le Nouvelliste (9 au 12 décembre 2010) titrait : « les
sites d'hébergement vidés de 500 000 habitants ». C'est l'Organisation
Internationale de la Migration (OIM) qui le révèle dans son dernier
rapport. On est passé de 1,5 million de sinistrés à moins d'un million
aujourd'hui. Le rapport note que la plus grande diminution est constatée
en province mais elle est aussi vérifiée dans la capitale. Les 174 camps
que compte la commune de Port-au-Prince sont bien visibles mais ils
abritent moins de sinistrés. Dans d'autres communes, comme à Pétion-Ville,
certains ont disparu comme celui implanté sur le terrain des frères au
Juvénat. Le
dernier carré des familles encore présentes sur le terrain de foot
viennent de le quitter.
Comment
expliquer ce phénomène ? Peu à peu, les familles essayent de trouver une
autre solution, d'autres espéraient une aide qui n'est pas venue et elles
se débrouillent. D'autres encore le font car il leur faut libérer l'espace
qu'elles occupent. Ainsi, la mairie de Pétion-Ville a décidé l'évacuation
de la place St-Pierre. Cela se fait à l'amiable grâce à de petites aides.
Crise
post-électorale
L'annonce
des résultats provisoires des élections du 28 novembre ont déclenché une
vague de protestation sans précédent et des violences, particulièrement
dans la ville des Cayes. Pendant 4 jours, le pays a été bloqué : routes
encombrées par des barrages, aéroport international fermé. Du jamais vu
depuis longtemps. Depuis le 11 décembre, la vie reprend progressivement
mais on craint l'annonce des résultats définitifs prévus le lundi 20
décembre, soit 4 jours avant la fête de Noël ! Après la contestation des
résultats, la demande d'annulation du scrutin, qu'est ce que va bien
pouvoir annoncer le Conseil Électoral provisoire ? La sortie de crise sera
difficile et il faut s'attendre hélas à de nouvelles tensions. L'année
2010 se termine dans les pires conditions.
L'épidémie de choléra fait des dégâts
Le bilan
des victimes du choléra a dépassé les 2 000 morts et près de 100 000
personnes ont été infectées. Le mal progresse et il continue à semer la
désolation. La dernière zone touchée est celle de Jacmel. En quelques
jours, le nombre de victimes a fortement augmenté, surtout parmi les
enfants. Les écoles sont fermées jusqu'à nouvel ordre.
L'origine
de l'épidémie suscite un grand débat relayé par les médias. D'après les
spécialistes, la souche présente en Haïti est proche de celles qui
subsistent en Asie du sud-est. Elle aurait été importée accidentellement
et se serait développée dans le bassin de l'Artibonite, premier foyer de
l'épidémie. Tous les résultats des enquêtes semblent désigner le
contingent népalais installé à Mirebalais. L'affaire commence à faire
grand bruit si bien que l'ONU cherche à diligenter une enquête menée par
les meilleurs spécialistes. En attendant leurs conclusions, on continue à
mourir faute de prise en charge rapide des personnes infectées dans les
zones les plus reculées.
Et la
fête de Noël 2010 ?
L'ambiance
n'est pas à la fête même si, ici et là, on peut voir briller quelques
guirlandes. Tout le monde attend de voir ce qui va arriver et si possible,
on fera un effort au dernier moment. Dans les paroisses, les chorales
s'activent pour répéter. Des groupes comme la pastorale universitaire
prévoient quelques activités avec des enfants : la distribution de kit
d'hygiène est préférée à celle de jouets.
Venant de
Lyon, l'équipe de RCF est arrivée pour vivre la fête de Noël en Haïti. Un
programme d'émissions et la retransmission de la veillée de Noël sont
prévus à partir de la paroisse de St-Louis-Roi-de-France à Port-au-Prince.
C'est un événement pour cette communauté et pour Radio-Soleil, la radio de
l'archidiocèse de Port-au-Prince.
Père André SIOHAN
N o u v e l l e s de
décembre 2010
Des nouvelles de l'épidémie de choléra
Dans le contexte électoral, l'épidémie est passée au deuxième plan.
Pourtant l'épidémie est toujours en expansion comme en témoignent les
dernières données : le 3 novembre, on déplorait 1882 victimes et 39 010
personnes hospitalisées. Depuis le début de l'épidémie, 84 391 cas de
contamination dans le pays dont 11 853 à Port-au-Prince ont été
enregistrées (Sources MSPP).
Les chiffres sont globaux et donnent une idée du drame qui se joue.
D'autres chiffres fournis par des volontaires à Gros-Morne (au nord de
Gonaïves) nous renseignent sur la situation dans cette commune de 130 000
habitants dont 30 000 dans la ville.
Le 28
octobre, l'hôpital avait accueilli 52 personnes contaminées dont 2 sont
mortes. Le 15 novembre, 1700 personnes ont été accueillies à l'hôpital et
il y a eu 38 décès enregistrés. Comme la population est dispersée dans les
mornes, le nombre des décès est plus important et on l'évalue à 300 pour
la même période.
L'épidémie
touche durement les zones rurales où les structures de santé sont
déficientes. La pastorale universitaire de Port-au-Prince a pu s'en rendre
compte. A 1 h 00 du centre ville, dans la plaine de Croix-des-Bouquets, la
paroisse Notre-Dame de la Merci a accueilli une première équipe de
sensibilisation au choléra. Une petite dizaine d'étudiants ont organisé
deux rencontres qui ont rassemblé 200 personnes. L'arrivée du choléra dans
la zone (6 cas répertoriés) inquiète la population avide d'informations
sur ce nouveau fléau. L'équipe d'universitaires y retournera chaque
semaine pour sensibiliser les habitants en faisant du porte à porte.
A Saint-Antoine, en face de l'église du même nom, l'organisation O.I.M. a
installé un C.P.C. (Centre de Prévention du Choléra). Une nouvelle tente
remplace celle qui servait pour la clinique médicale. Elle pourra servir à
une première prise en charge des personnes contaminées (réhydratation
orale). Les cas pourront ensuite être orientés vers un des C.T.C. (Centre
de Traitement du Choléra) installés à Port-au-Prince.
Un point sur le contexte électoral
Le 28 novembre ont eu lieu les élections tant attendues. La mauvaise
organisation du scrutin, les difficultés rencontrées à tous les niveaux
ont poussé 12 des 19 candidats à la présidentielle à demander l'annulation
du vote en cours de journée électorale. Cela n'a rien arrangé et la
journée s'est terminée dans la confusion la plus totale. Depuis ce jour,
les commentaires fusent de toute part et on attend avec angoisse la
proclamation des résultats provisoires prévue le 7 ou le 8 décembre. Les
appels au calme des autorités nationales et internationales seront-ils
entendus ?
Père André SIOHAN
Assemblée de la CORREF -
LOURDES - 24 novembre 2010
Intervention du Père Benjamin EXANTUS, économe de la Société des
Prêtres de Saint-Jacques.
/// E X T R A I T S ///
"
Je tiens à remercier le président de la CORREF pour m’avoir accordé cet
espace et ce temps afin que je puisse dire quelques mots sur la terrible
et tragique situation que traverse Haïti depuis le 12 janvier de cette
année 2010. Cette invitation m’a profondément touché.
Les nouvelles sur la situation d’Haïti sont alarmantes et
préoccupantes, non seulement, pour les haïtiens, mais pour le monde
entier. C’est une préoccupation majeure et légitime. Les moyens de
communication ne cessent d’en parler. Bien souvent, cette situation
trouve sa place à la première page de certains journaux. En témoigne
La Croix d’hier, du 24 novembre 2010.
Cependant au cœur de cette situation de détresse, de mort, de
destruction, le peuple haïtien conserve fermement sa foi et son
espérance dans le Dieu de la Vie. Il est profondément convaincu que
c’est de la mort qu’ont surgi la RESURRECTION et la VIE ; que c’est au
cœur des ténèbres que jaillit la lumière ; et que le bonheur se forge
et se construit à force de souffrances, de sacrifices, de lutte, de
patience et de persévérance. Il garde courageusement l’espoir dans des
lendemains meilleurs.
Le
peuple haïtien est un peuple qui aime la vie et qui lutte
continuellement et quotidiennement pour vivre. Malgré l’état
déplorable du pays et la situation dégradante dans laquelle vivent la
plupart des gens, le peuple haïtien refuse le désespoir et la
fatalité. Sa foi est profondément ancrée dans le Dieu de la vie qui
fait surgir, des ossements desséchés, un souffle de vie selon Ezéchiel
37,9.
Port-au-Prince et certaines villes haïtiennes gisent sous les
décombres du tremblement de terre. Le peuple aspire au relèvement du
pays ; il espère voir des ces décombres surgir, dans un proche avenir,
une nouvelle Haïti où chacun puisse vivre confortablement sa vie dans
de bonnes relations avec les autres".
Lire l'intégralité de l'intervention
N o u v e l l e s de
novembre 2010
Conférence
Episcopale d’Haïti - www.ceh.ht
MESSAGE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE D’HAITI
A L’OCCASION DES ELECTIONS DU 28 NOVEMBRE 2010
1.
Nos chers
frères et sœurs, Haïtiens et Haïtiennes de partout, tous les hommes de
bonne volonté (tous les hommes que Dieu aime)
2.
Nous
vivons un moment très difficile. Après le tremblement de terre du 12
Janvier, nous avons été frappés par les tornades, les cyclones, et
maintenant nous sommes sous la menace du cholera. Au milieu de ces
calamités, nous ne devons pas perdre la tête, nous ne devons pas perdre
espoir.
C’est dans ces circonstances que nous les élections
vont se dérouler pour élire un Président, des sénateurs et des députés.
IL nous faut prendre une décision conséquente. Ces décisions doivent
concerner les temps que nous vivons ainsi que les temps qui vont suivre.
Il n’ s’agit pas de décisions seulement pour notre famille, mais pour
tout le peuple. Il ne s’agit pas de décisions pour une zone seulement,
mais pour tout le Pays.
3.
Ces décisions doivent toujours restées conséquentes dans le geste
de prendre un bulletin et de le déposer pour choisir la personne qui va
diriger le Pays. Il ne s’agit pas de choisir un dirigeant qui va
travailler seulement pour nous, mais d’un dirigeant qui va travailler
avec nous. Il
nous faut un dirigeant qui aime le Pays et qui aime aussi l’être humain
(les hommes). Un dirigeant qui respecte le Bon Dieu et qui respecte
aussi l’homme. Un dirigeant qui croit en Dieu, qui croit en l’homme,
qui croit que tout ce que le Bon Dieu a créé doit être mis au service de
tout le monde.
Nous avons besoin d’un dirigeant qui croit que la vie
est une chose sacrée. Un dirigeant qui a des principes moraux et qui
croit profondément que la famille est la base de la société. Il ne
s’agit pas de dirigeant que nous voyons seulement lorsqu’il y a des
élections, mais de dirigeants qui restent toujours proches du peuple qui
les a choisis, afin qu’ils aident le peuple à avancer sur le chemin du
développement.
4.
Mesdames et Messieurs les candidats, comprenez bien que le peuple
attend beaucoup de vous; il attend même beaucoup plus que ce que vous
pouvez donner. Vous êtes tous utiles, c’est vrai, vous avez tous des
valeurs, c’est vrai; vous voulez tous le bien du Pays, c’est vrai.
Cependant il aurait été meilleur que les partis politiques et les
candidats qui ont les mêmes idées fassent alliance, ainsi vous allez
apprendre à collaborer ensemble, à réfléchir ensemble, à préparer
ensemble et puis présenter de concert un programme de gouvernement qui
voit loin. Ensuite vous pourrez conjuguer les ressources et les énergies
de manière à pouvoir travailler plus bien et de manière plus belle pour
le développement d’Haïti et le bonheur des toutes les Haïtiennes et de
tous les Haïtiens. De cette manière, vous n’auriez pas besoin de
gaspiller beaucoup d’argent et d’énergie.
5.
En effet, il nous faut nous souvenir qu’il n’y a pas un homme qui
possède à lui seul la solution pour les problèmes d’Haïti. Parce qu’il
n’existe aucun homme qui ait le monopole de la vérité. Ce n’est pas un
seul homme qui détient le remède miracle pour toutes les maladies de
nature médicale; les maladies sociales, les maladies économiques, les
maladies morales du Pays. Frères et sœurs, il nous faut travailler
ensemble car lorsqu’on dit «Haïtien » c’est de nous tous que l’on parle.
6.
Chers
frères et sœurs, mettez-vous fermement debout pour aller voter. Nous
devons nous unir parce la Nation ne peut pas descendre plus bas que ça.
Sommes-nous jamais descendus si bas dans l’histoire de notre Pays? Dans
notre vie comme peuple, nous est-il jamais arrivé de nous décourager?
Notre histoire nous apprend que chaque fois que nous nous unissons, le
Bon Dieu nous aide à réaliser des merveilles. Chaque fois que nous
prenons conscience que nous sommes un peuple vaillant, nous méritons le
respect de tous les autres peuples. C’est pour cela que nous devons
participer aux prochaines élections, dans le respect réciproque. Nous ne
devons pas être découragés, mais chacun doit faire entendre sa voix,
grâce à nos bulletins de vote.
7.
Prenez donc bien garde que personne n’accepte de vendre son vote
car vendre son vote ne signifie pas pour lui vendre sa conscience. Il ni
rien, ni aucun montant d’argent qui puisse acheter ni notre vote ni
notre conscience. Il nous faut bien comprendre ce que signifie voter.
Voter ne signifie pas choisir le bulletin d’un candidat et lui demander
ensuite des récompenses personnelles pour nous. Voter ne veut pas dire
non plus mettre la charge de la responsabilité du Pays sur le dos de la
personne qui gagne les élections, comme si nous démissionnons dans
l’exercice de notre part de responsabilité. Voter, c’est apporter notre
concours et puis rester vigilant avant, pendant et surtout après les
élections. Si nous ne comprenons pas notre droit et notre devoir de
voter de cette manière, nous serons toujours déçus. Comprenez bien que
chaque bulletin que nous allons choisir, c’est une pierre que nous
apportons pour reconstruire ensemble Haïti, notre cher Pays.
8.
Cher peuple qui est appelé à voter, et vous tous qui travaillez
dans la machine électorale, depuis le Conseil Électoral jusqu’au dernier
bureau de vote, prenez garde de ne pas vous laisser prendre dans les
subterfuges, (les mensonges, les fausses promesses) de personnes (nan
kraponay pèsonn moun), ni accepté de devenir complice ou protagoniste de
quelque magouille que ce soit.
9.
Au nom du Bon Dieu qui est au ciel, Nous demandons à tous les
secteurs engagés dans les élections de se montrer conséquents dans la
manière d’exercer leur responsabilité.
10.
Il faut que l’État donne les moyens adéquats et prenne toutes les
mesures nécessaires pour assurer une bonne ambiance de sécurité, de
manière à ce que les élections puissent se dérouler dans l’ordre et la
discipline.
11.
Nous demandons à la communauté internationale, aux représentants
des autres Nations, de bien vouloir nous apporter un bon encadrement,
basé sur les expériences de leurs pays respectifs, pour assurer le bon
déroulement des élections. Nous souhaiterions qu’ils fassent cela comme
un vrai ami le ferait.
12.
Que les observateurs, dans le respect des limites de leur
compétence, prenne le soin de rester très vigilants et ouvrir bien
clairement leur yeux.
13.
Que le peuple Haïtien, peuple que le Bon Dieu aime beaucoup,
aille exercer son droit, le droit que la Constitution lui donne et qui
représente aussi son devoir de participer dans le progrès démocratique
de son Pays.
14.
Même si chacun de nous a son candidat, rappelez-vous bien qu’il
n’y a qu’une seule Haïti et nous formons un seul peuple.
15.
Tout le monde a le droit de ne pas penser de la même manière que
les autres, mais nous devons nous respecter les opinions des autres. Ne
permettons pas que les élections divisent nos familles, nos quartiers,
nos sections communales. Les élections durent une journée, la vie
ensemble c’est pour chaque jour. Nous partageons tous une même terre,
nous avons une même histoire, nous avons traversé ensemble les mêmes
difficultés, et c’est ensemble que nous devons travailler pour sauver
Haïti.
16.
Ainsi, prenez garde à ne pas encourager ni organiser du désordre
dans le Pays, et encore moins prendre part à des activités de désordres.
17.
prenez garde à ne pas encourager ni organiser des actes de
violence au milieu de vous, et encore moins prendre part à des activités
de violence.
18.
prenez garde à ne pas participer, ni encourager, ni organiser des
subterfuges et encore moins prendre part à des jeux de cynisme.
19.
Que chacun compte sur l’autre, que chacun soutienne l’autre, que
chacun veille sur l’autre.
20.
En effet, le 28 Novembre, jour des élections, sera aussi le
premier dimanche du temps de l’Avent, temps liturgique durant lequel
l’Église nous demande de rester vigilant et nous aide à nous préparer à
recevoir Jésus Christ qui était venu dans notre monde et qui continue de
venir dans nos vies.
21.
Le Bon Dieu vient dans notre vie, chaque fois que nous faisons
des efforts pour faire régner la paix.
22.
Le Bon Dieu vient dans notre vie, chaque fois que nous
travaillons pour qu’il y ait plus de justice au sein de notre société.
23.
Le Bon Dieu vient dans notre vie, chaque fois que nous vivons
comme des frères et sœurs, dans le vrai et authentique amour.
24.
Le Seigneur compte sur nous, le Seigneur nous aime.
25.
L’Église vous accompagne, l’Église veille avec vous, l’Église
veille sur vous.
26.
Rappelez vous toujours: «Il
ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d'Israël»,
(Ps 121, 4) Il veille toujours sur le peuple Haïtien, ainsi que sur tous
les peuples de la terre. Notre Maman, Notre Dame du Perpétuel Secours,
nous prend par la main pour nous conduire dans la paix que l’Esprit a
donné à Jésus Christ son Fils, notre Seigneur.
N o u v e l l e s de
novembre 2010
Conférence
Episcopale d’Haïti - www.ceh.ht
APPEL GÉNÉRAL
DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE D’HAÏTI À LA NATION
1-
Frères et sœurs, fils et filles d’Haïti, ce pays qui est nôtre et
que nous aimons, nous avons été frappés successivement par un séisme le
12 janvier, un fléau le 19 octobre et un cataclysme le 5 novembre. Ce
fléau, le choléra, qui nous est malencontreusement arrivé d’ailleurs,
nous affecte tous. Il a déjà fauché, en effet, un nombre important de
vies et il s’étend rapidement à travers le pays.
2-
Devant le danger, il y a deux attitudes : ou bien l’inertie du
découragement ou bien l’audace du courage. Que notre attitude soit
plutôt celle de l’audacieuse détermination dont nous avons toujours fait
montre tout au long de notre histoire traversée par tant d ‘épreuves et
de tragédies.
3-
Nous signalons avec grande admiration les initiatives très
opportunes prises par les instances compétentes pour tenter d’enrayer le
mal au lendemain de son apparition. Elles sont intervenues, certes, à
point nommé, mais la contention du mal est l’affaire de nous tous. Voilà
pourquoi, nous vous invitons tous à conjuguer nos bonnes volontés et nos
efforts pour modifier nos habitudes de vie et accepter les contraintes
de la prévention. Nous nous adressons à vous tous, autorités
constituées, professionnels médicaux, agents de santé, officiers
sanitaires, directeurs d’opinion, journalistes et particulièrement vous,
parents, éducateurs, ministres religieux : prenons donc en main la
situation avec courage et détermination, créativité et dépassement, pour
affronter, voire conjurer ce malheur qui menace le pays tout entier.
4-
Nous recommandons une mobilisation générale de tous les secteurs
afin de mettre un frein à la course meurtrière et rapide du choléra.
Nous préconisons une intervention multisectorielle coordonnée à travers
tout le pays et, plus particulièrement, dans les camps, les quartiers
populaires, les bidonvilles, les sections communales, car ce sont les
zones les plus vulnérables. Cette intervention facilitera, entre autres,
l’accès à l’eau traitée, la distribution et l’apprentissage du sérum
oral, l’écoute des messages radiophoniques et l’information sur les
moyens de prévention.
5-
Quant à nos organismes de l’Eglise, tels que la Caritas, le CRS,
Food for the Poor, Justice et Paix, la CEEC qui sont engagés sur le
terrain, nous les encourageons à poursuivre et à renforcer, dans la
concertation, l’action très vaillante qu’ils ont déjà déployée pour
contrôler jusqu'à endiguer ce fléau.
6-
A présent, étant donné la gravité de la situation et des risques
élevées de transmission, nous souscrivons aux mesures préventives et
restrictives des autorités sanitaires.
7-
Nous décidons que le temps du 21 novembre au 8 décembre 2010 soit
dédié à la prière à travers tout le pays, dans les cathédrales, les
paroisses, les chapelles, les communautés de mission d’Eglise et les
maisons de formation, pour implorer la protection divine contre le
choléra et tous les autres fléaux qui s’abattent sur le pays. En la
solennité de l’Immaculée Conception, nous renouvellerons la consécration
d’Haïti, comme en 1882, à Notre-Dame du Perpétuel Secours.
8-
Frères et sœurs, fils et filles d’Haïti, nous vous disons :
courage, reprenez cœur, vous tous qui espérez le Seigneur.
(Ps 31, 25).

N o u v e l l e s de
novembre 2010
8 novembre 2010
Quelques infos sur les
catastrophes de ces dernières semaines :
- cette semaine, le
pays a subi le passage de l'ouragan Thomas. On craignait le pire et il
n'a pas eu lieu "grâce à Dieu". Il y a eu une bonne préparation de la
population et une mobilisation générale. Des familles ont été évacuées
et mises à l'abri. Les écoles ont été fermées, les équipes de la
protection civile ont été très actives... L'ouragan a fait des dégâts en
province : routes coupées, maisons détruites, jardins saccagés et
pertes humaines. Cet événement souligne une fois de plus la très grande
fragilité des conditions de vie dans le pays.
- l'épidémie de
choléra avance. Le dernier bilan du ministère de la santé et de la
population révèle que le cap des 500 morts est dépassé depuis le 4
novembre (501 décès et 7359 personnes soignées).
Voici un état des
lieux par département (bilan au 8 novembre 2010) :
|
Département |
Personnes décédées |
Personnes infectées |
|
Artibonite (St Marc -Gonaïves) |
371 |
6019 |
|
Nord (Cap-Haïtien) |
48 |
266 |
|
Plateau Central (Mirebalais) |
38 |
533 |
|
Nord Est (Port-de-Paix)
Ouest (Port-au-Prince)
|
24
20 |
318
223 |
On craignait le pire à
Port-au-Prince mais il semble que la situation soit sous contrôle. Il
existe des centaines de camps mais la plupart sont ravitaillés en eau
potable. La mise en place de latrines et d'un système d'assainissement,
même sommaire, limite les risques de contagion. Beaucoup d'organisations
ont lancé des campagnes de prévention et de sensibilisation auprès des
populations les plus exposées. Les églises ne sont pas en reste : le
message de sensibilisation et de prévention est bien répercuté lors des
célébrations religieuses. Dans certaines paroisses, on a fait appel aux
médecins et aux infirmières pour sensibiliser les fidèles et les
responsables de groupe.
L'année 2010 se termine
dans des conditions difficiles (épidémie de choléra, cyclone, ... ).
Cela fait beaucoup pour une population déjà malmenée par le séisme et
ses conséquences.
Il y aura bientôt les élections.
Le premier tour est prévu le dimanche 28 novembre. A suivre donc ... en
espérant que tout se passe bien !
Père André SIOHAN
N o u v e l l e s de
novembre 2010
6 novembre 2010
Jeudi soir - 17 heures
Je reviens du séminaire. La pluie a commencé à 14 heures.
Fortes sur la ville, elles ont vite cessé.
Sur la
plaine où est implanté le séminaire, ce n'était qu'un "farinage". Je
suis rentré sans problème...
La grande inconnue : que va-t-il se
passer cette nuit ?
Apparemment vents et pluies. L'œil du cyclone passerait sur
la mer au large des côtes. Mais ce sera encore trop.
Toutes
les écoles sont fermées depuis ce matin et devront éventuellement servir
d'abris provisoires.
Un
provisoire qui pourrait durer longtemps.
Le mot d'ordre: "Evacuez, évacuez..." touche quelque peu au
cynisme.
Pour
aller où ??? On ignore si des mesures ont été prises pour évacuer les
camps et reloger les gens. Et puis, tout en se sachant en danger, la
plupart refuse de quitter tente ou baraque s'ils ne peuvent amener leurs
"biens", si on ne leur dit pas où on les amène et si on ne leur propose
pas un relogement convenable. Quoiqu'il arrive, la situation sera de
moins en moins gérable et les sinistrés le savent : "on ne voit
personne... personne s'occupe de nous".
A s'y
prendre trop tard, il est de toute façon impossible de faire en deux
jours ce qu'on n'a pas fait en 9 mois...
Nuit de Jeudi à vendredi
Du vent, mais pas excessivement violent. Il n'y a eu qu'une
branche d'arbre cassée dans le jardin.
De la
pluie, mais avec des intermittences. Pas de déluge en tout cas.
Au lever, on apprend que le Sud a subi de grosses
inondations.
La
plaine des Cayes est sous l'eau. La mer est
montée très haut et a envahi des quartiers de la ville.
A
Jacmel, du vent et de la pluie comme à
Port-au-Prince, mais Léogane, déjà en majeure partie détruite
par le séisme, a été complètement inondée.
Pas de
dégâts au séminaire pendant la nuit. Mais l'eau
a dégouliné dans certaines tentes et il y a des grippés...
Journée de Vendredi
J'ai été célébré la messe chez les Sœurs de la Sagesse.
D'habitude, j'y vais à pied. Là, j'ai pris la voiture car il pleuvait
encore par moment. Presque personne dans la rue, ni véhicules, ni
piétons. Alerte rouge.
A 8 heures, on craignait encore un Tomas déchaîné puisque
c'est ce matin qu'il était "attendu".
Il a été
très discret. Des pluies modérées et intermittentes.
Dès le
début de l'après-midi, éclaircie, de petites pluies et plus rien.
Entre
temps, il atteignait le Nord.
Le Père
Valon, à l'Ermitage du Cap, me dit que la pluie est arrivée, mais
qu'elle s'épuise déjà.
Pas de
vent. Il n'y aurait pas de dégâts. Je pars au Cap demain. Ce matin, bien
sûr, il n'y avait pas d'avion.
C'est un peu le soulagement, même s'il y a eu trois morts.
Quand on
s'attend au pire...on ne peut pas s'empêcher de pousser un "Ouf" qui
doit quand même être partagé par un peu tout le monde.
Ce
cyclone, moins méchant, que prévu devrait stimuler la politique de
relogement et inspirer les candidats aux élections.
Père André LE BARZIC
N o u v e l l e s de
novembre 2010
4 novembre 2010
Ce soir, les
infos sont dominées par l'arrivée du
cyclone Thomas sur Haïti.
Il touchera le Sud jeudi
dans l'après-midi et risque de balayer l'ensemble du territoire.
L'alerte
rouge est décrétée sur l'ensemble du pays. Les écoles sont fermées
pendant les 2 prochains jours, jeudi 4 et vendredi 5 novembre (décret
présidentiel).
On craint le pire.
Du côté du
choléra, cela ne s'arrange
pas. On annonce plus de 400 morts soit 105 de plus depuis samedi dernier
et plus de 6 000 hospitalisations.
Avec le
cyclone, la situation ne va pas s'arranger.
Père André SIOHAN
N o u v e l l e s d'octobre 2010
19 octobre 2010
Mauvais
temps :
Le vendredi
24 septembre, une violente tempête s'est abattue sur Port-au-prince
causant des dégâts. Il y a eu plusieurs victimes suite à des chutes
d'arbres ou de maisons. Le mauvais temps continue à faire des siennes
avec, régulièrement , de gros orages en fin d'après-midi. Les conditions
de vie sont difficiles, particulièrement, pour les familles vivant sous
tente. Une partie de la ville est sans électricité car le réseau a
beaucoup souffert. Ce n'est que depuis le 17 octobre que certains
quartiers sont à nouveau alimentés.
Le mauvais
temps a ainsi eu raison des tentes installées sur le terrain de basket de
la maison des pères de St Jacques. Il a fallu tout démonter.
Rentrée
scolaire
Fixée au
lundi 4 octobre sur l'ensemble du territoire, elle est difficile à
Port-au-Prince. Beaucoup d'écoles étaient installées sous des tentes à la
reprise en avril 2010. Il faut maintenant passer à une nouvelle étape :
celle des abris provisoires. Il y a beaucoup de retard et les nouvelles
installations ne sont pas prêtes à temps. La rentrée est possible pour
quelques classes, celles d'examens. On verra pour les autres. La rentrée
est plus difficile que la reprise après le séisme.
C'est ainsi
que la maison Pierre et Paul accueille provisoirement 130 élèves de
l'école tenue par le Sœurs de la Sagesse (les classes de philo, de rhéto
et de 4ème secondaires). La construction des abris est engagée mais elle
prend plus de temps que prévu.
Elections
La campagne
électorale est ouverte depuis le 15 octobre. Les 19 candidats à la
présidentielle et leurs équipes se livrent une guerre de l'affichage.
Murs, panneaux, … tout est bon pour se faire connaître. Le premier tour
des élections est prévu le dimanche 28 novembre, le second aura lieu le 16
janvier. Ces élections vont permettre d'avoir un nouveau président, une
nouvelle chambre des députés mais aussi de renouveler une partie du sénat.
Déblaiement
On attend
toujours. On peut noter un effort important pour déblayer le centre-ville
de Port-au-Prince. Un périmètre a été défini par l'Etat pour lancer la
reconstruction. Les engins lourds s'activent pour déblayer les ruines. La
CIRH (Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti) semble plus
opérationnelle. Le Nouvelliste titrait le jeudi 7 octobre : « la
CIRH : les vannes s'ouvrent ». La commission a adopté le financement de
dizaines de projets (des millions de dollars). La population attend de
voir les effets de cette nouvelle étape.
Reconstruction des églises
La
Commission Episcopale d'Haïti, de concert avec d'autres Eglises et des
organismes, a lancé "PROCHE", une nouvelle organisation pour la
reconstruction. Cette institution dotée d'une direction technique va
lancer et suivre les projets de reconstruction des églises comme la
cathédrale et des institutions comme le grand séminaire... C'est une étape
importante.
Echos de Saint-Jacques en Haïti
Clinique
médicale à Saint-Antoine
Depuis des
mois, une clinique médicale avait été installée dans un camp en face de
l'église Saint-Antoine. Elle a fonctionné grâce à une équipe de médecins
et d'infirmières soutenue par le fond de solidarité St Jacques. Elle vient
de fermer ses portes car les sœurs de Sainte-Anne viennent de rouvrir le
dispensaire du quartier à deux pas de l'église. C'est une nouvelle étape.
Un grand merci aux infirmières qui se sont dévouées pendant des semaines
pour accueillir des malades sous la tente, merci aussi à Anne MORVAN, M.
et Mme BRIS de Bretagne qui ont lancé et soutenu cette clinique.
Projet
Kole zepol (appui psycho -social)
Les équipes
de la pastorale universitaire sont intervenus à Saint-Antoine dans les
camps. Une centaine d'enfants et un bon groupe d'adultes ont fréquenté les
groupes de parole. La nouvelle volontaire de la DCC, Marie, va assurer le
suivi. Après Virginie, Joëlle va elle aussi repartir vers la France.
Pendant 6 mois, ces deux volontaires se sont données sans compter pour
mettre en place l'appui psycho social en aidant les animateurs de la
pastorale à être plus opérationnels.
Pour la
nouvelle année, les équipes vont s'implanter dans 5 écoles de la ville
pour être plus présentes aux enfants et aux équipes d'enseignants. Cette
nouvelle étape, en lien avec la cellule d'appui psychologique de la
Conférence Haïtienne des Religieux, devrait déboucher sur la mise en place
d'un centre permanent d'accueil et de prévention pour les personnes en
souffrance psychologique.
Rentrée
des séminaristes et de la propédeutique Saint-Jacques.
La session
des séminaristes a démarré lundi 27 septembre et s'est terminé le 9
octobre, veille de la rentrée au grand séminaire. Nous avons accueilli 17
séminaristes dont 5 nouveaux issus de la propédeutique Saint-Jacques. En
raison du mauvais temps, il a fallu faire de la place dans les maisons car
les tentes étaient hors d'usage. Le 10 octobre, un bus a conduit les
séminaristes en plaine où ils ont retrouvé leurs collègues des diocèses.
La
propédeutique a ouvert ses portes mardi 5 octobre. Le nouveau responsable,
le père Othon ETIENNE, secondé par le père Michel
Briand, a accueilli 6
candidats. Ils vont passer une année à se former dans une ambiance de
prière et de partage, favorable au discernement d'une bonne vocation
missionnaire.
Vie
sociétaire
La rentrée
a été ponctuée par la participation aux ordinations diaconales de Jean
Maxène TRISTANT et Junior DALESTIN. Elle a eu lieu samedi 2 octobre à la
chapelle de St Louis de Gonzague, rue du centre. Présidée par Mgr Hubert
CONSTANT, la célébration a été animée par la chorale des séminaristes de
St Jacques dirigée par le père Georgino RAMEAU. Les nouveaux diacres vont
vivre leur nouveau ministère dans leur diocèse d'origine : Jean Maxène à
la maison régionale à Port-au-Prince, Junior dans une paroisse de
l'archidiocèse du Cap-Haïtien.
Le dimanche
17 octobre, une délégation s'est rendue à la paroisse de Boucan Carré dans
le diocèse de Hinche. La paroisse d'origine du père Onac Axenat a célébré
l'envoi en mission des pères Onac et Jean Anel Joseph. Ils vont rejoindre
le Brésil, leur terre de mission, très prochainement.
Assemblée générale de la pastorale universitaire
Elle a eu
lieu dimanche 10 octobre. 220 jeunes ont répondu présent soit 100 de plus
que l'année dernière. Après un bilan, on a surtout parlé de cette nouvelle
année. Les projets ne manquent pas et le comité n'a pas de difficulté à
établir le calendrier de l'année. Il sera bien chargé. Des étudiants se
sont proposés pour constituer les 6 commissions de la pastorale
universitaire. Le samedi 23 octobre, la trentaine d'heureux élus sont
convoqués pour lancer la nouvelle année.
Travaux
à Lafleur Ducheine
La
construction de la grande salle touche à sa fin. Les boss sont toujours à
l'oeuvre pour les finitions mais cela n'empêche pas le bâtiment
d'accueillir des groupes. Le samedi 2 octobre, les familles des nouveaux
ordonnés, les amis, les séminaristes et les pères s'y retrouvaient après
la célébration des ordinations. L'assemblée générale de la pastorale
universitaire s'y est tenue. Deux classes d'élèves de 4ème y trouvent
refuge pendant 2 semaines. Il y aura dimanche 24 octobre le rassemblement
des jeunes à l'occasion du dimanche missionnaire.
A
suivre…
Père André SIOHAN
Publication : octobre 2010
HAITI, ENTRE
DESILLUSION ET ESPOIR, QUEL AVENIR ?
Nous sommes trois séminaristes haïtiens de
la Société des Prêtres de Saint-Jacques, en formation au Grand Séminaire
de Rennes depuis deux ans déjà. Du 13 juillet au 7 septembre, nous
avons effectué, tous les trois, un voyage en Haïti dans le cadre de nos
vacances d’été. Je reviens sur un séjour plein d’émotion et de joie.
Au-delà de tout ce que j’ai vu et vécu, ma
grande joie était les retrouvailles entre amis et surtout en famille
dont je suis séparé depuis deux ans. Je retiens cette parole de ma
petite sœur : « Franchement, Sonson, ton absence a créé un grand
vide, tu nous as tellement manqué !… » Quel bonheur
d’entendre cela de la famille ! J’ai ressenti que ma présence leur a
procuré, tout simplement, un grand réconfort.
Parallèlement, j’ai eu au fond de mon cœur
une autre sensation : celle d’une douleur aiguë : Me voici à mon tour en
train de vivre à l’envers ce drame du 12 janvier : les dégâts sous les
yeux.
Quel Chantier !
Neuf mois après la
catastrophe qui a dévasté une partie du pays, la Capitale haïtienne
offre encore un spectacle de désolation. En empruntant les avenues
principales, j’ai pris conscience de l’ampleur de la tragédie. Au cœur
de Port-au-Prince, des immeubles massifs aux bâtiments d’entreprise en
passant par les petits commerces, il ne reste quasiment rien. Le
désarroi est total. Je n’ai jamais connu une telle situation : un pays
de traumatismes et de destruction.
La reconstruction est sur toutes les
lèvres : Quand ? Comment ? Pour combien de temps ? Quel sont les moyens?
Autant de questions qui se posent.
Un Etat défaillant
Le gouvernement de son côté, est dépassé par
les événements. On ne sait plus, qui fait quoi ! Les sinistrés sont
oubliés. Les grandes questions vitales sont écartées dans la gestion de
l’après séisme : la décentralisation, la déforestation, le système de
santé….
La relance économique tarde encore à venir.
Quel avenir ?
En tous cas, le constat est là : les travaux
n’ont pas commencé. Il y a des sinistrés dans tous les coins de la
Ville. La reconstruction ne semble qu’une illusion malgré toutes les
promesses internationales.
En dépit de tout, la vie a
repris son cours. Je suis témoin du courage et de la foi de ce peuple
qui incarne l’Espérance pour un avenir
meilleur.
J’admire l’engagement de mes compatriotes et
la lutte quotidienne qu’ils mènent pour améliorer, par eux-mêmes et avec
le peu qu’ils ont, leur situation. Car disent-ils : « Pour préparer
notre avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible
ici et maintenant ».
Parfois dans la fragilité,
toujours dans une foi solide, dans l’imagination et le courage, mes
frères haïtiens arrivent à mettre en place, dans les camps, une vie
fraternelle rayonnante. Par là même, ils inventent le monde de demain.
Un monde plus juste et plus fraternel.
Le proverbe haïtien « men anpli chay
pa lou », à traduire par : « Ensemble nous pouvons », est au
cœur de la vie quotidienne. En effet, lorsqu’un seul homme rêve, ce
n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes rêvent ensemble, c’est le
début d’une nouvelle réalité. Voilà ce qui se vit aujourd’hui en Haïti.
Un jeune universitaire de Port-au-Prince, a
dit ceci lors d’un débat à Lafleur-Duchêne (chez les Pères de Saint
Jacques) : « ici, la vie n’a plus de sens, pourrions-nous dire ;
trop de morts, trop de blessés, trop de dégâts autour de nous, mais
c’est à nous d’inventer un sens, c’est notre responsabilité et surtout
Dieu est avec nous ».
Ces mots m’ont aidé à reprendre confiance et
à dire oui nous pouvons espérer. Nous ne sommes pas seuls, Dieu est
toujours là, surtout dans les moments difficiles. Car « tout ce qui est
fait de grand dans le monde est fondé sur l’espoir ».
Aujourd’hui, en Haïti grâce à l’audace
d’espérer de ce peuple, la vie continue son chemin. La réalité peut se
résumer ainsi : celui qui veut construire sa maison commence d’abord par
rassembler de petites pierres.
La place de l’Eglise
Les haïtiens attendent
beaucoup de son Eglise. Un message, une parole, une action concrète…Mais
tous ceux-ci tardent à venir. La disparition de l’archevêque de
Port-au-Prince, semble entraîner l’Eglise d’Haïti, dans un silence de
cimetière. Aucune déclaration commune de l’épiscopat haïtien. Malgré
tout, les chrétiens catholiques ne sont pas découragés, ils font preuve
de fidélité et de patience.
Aujourd’hui plus que jamais, Haïti a besoin
de clairvoyance, de raison politique et d’efficacité pour honorer
réellement l’incroyable courage, la foi et l’espoir de tout un peuple.
Steevenson
MONTINARD,
Séminariste Saint-Jacques,
Grand-Séminaire de Rennes
A voir
quelques clichés pris par Steevenson
dans la rubrique "Reportage-photos" consacrée à Haïti
à la
représentation de la pièce intitulée
« Un pas de plus sous le
même soleil »,
écriture
et lecture par Jean Ricot BRUTAL,
séminariste Saint-Jacques haïtien.
Même si…
Même s’il
t’arrive d’être seul dans ta vie,
Même si tu
crois que pour toi tout est fini,
Même si tu
n’as plus la force de vivre,
Sache
qu’avec Jésus tu pourras revivre.
Même si
parfois tu ne te sens pas libre,
Même si tu
as perdu ton équilibre,
Même si tu
ne vois pas l’issue de ton sort,
Sache
qu’avec Jésus tu ne verras pas la mort.
Même si
parfois tu vis jour et nuit dans l’abandon,
Même si loin
de toi tous tes amis s’en vont,
Même si tes
proches ne te comprennent pas,
Sache
qu’avec Jésus la vie te sourira.
Même si le
séisme du douze janvier dernier a anéanti tous nos projets,
Même s’il a
emporté tous nos effets,
Même s’il a
causé la mort des milliers de nos amis, et même de nos parents,
Sache
qu’avec Jésus nous ne serons pas indigents.
Même si sur
ta route, tu te sens perdu,
Même si les
joies de la vie te sont défendues,
Même si on
te considère comme un enfant abandonné,
Sache
qu’avec Jésus tu peux toujours espérer.
Même si nous
vivons aujourd’hui dans la tristesse, l’obscurité et le désespoir,
Même si nous
n’avons même pas accès à un abri provisoire,
Même si
certains vivent encore avec un seul pied, ou une seule main,
Sache
qu’avec Jésus nous ne serons pas orphelins.
Jean Ricot Brutal
T é m o i
g n a g e
Le Télégramme,
Edition du 30/08/2010
Rentré
il y a cinq jours d'un voyage en Haïti,
le curé doyen de Morlaix-Trégor
Christian Bernard
se dit
encore « en apesanteur ».
Il témoigne de la
dignité, de l'espérance d'un peuple, mais aussi des nouveaux dangers qui
le guettent.
////// Extrait de l'article intitulé
:
"Inviter à ne pas oublier"
Que peuvent faire, dans ces conditions, les pères de Saint-Jacques, chez
qui vous étiez hébergés pendant votre séjour ?
Ce qu'ils réalisent est, je peux vous dire, remarquable !
Ils apportent une aide matérielle de proximité, réfléchie et concertée.
Ils ont mis en place des ateliers informatiques dans leur maison, pourtant
bien abîmée elle aussi, ils construisent actuellement des locaux pour les
coopérants, ainsi qu'une salle de conférence sur leur terrain, ils
assurent encore la pastorale universitaire et l'animation de la
paroisse...
J'ai constaté que la grande générosité des Bretons et des Morlaisiens à
leur égard après le séisme n'est pas usurpée.
On peut être tranquille, les dons qui leur ont été faits sont entre de
bonnes mains...
Lien direct vers l'article dans son intégralité :
www.letelegramme.com
|
Comme
nous vous le précisions,
Jérémie
POSTEL, étudiant
en Sciences politiques à Strasbourg,
actuellement présent en
Haïti pour deux mois,
vous partagera ses impressions et vous
rendra compte de ce qui se vit en Haïti.
|
Jeudi 19 août
Saint-Roch
Au bout d'une route de montagne escarpée du sud-est de Port-au-Prince, au
sommet d'un morne verdoyant se tient l'église de Saint-Roch.
Amputée de son clocher et de la façade
arrière depuis le 12 janvier, elle reste un cœur qui bat sûrement pour une
paroisse exemplaire dans ses efforts de reconstruction.
Presbytère détruit, école condamnée, église
éventrée ; partout les chantiers s'activent pour combler les fissures
ouvertes dans le quotidien de la communauté.
Eglise Saint Roch

Façade
opposée, entièrement écroulée

L'autel
vu de l'intérieur: une ouverture sur l'arrière pays haïtien


Les «
boss » au travail au pied de l'église
pour
installer un abri provisoire.

Presbytère

Ecole
et nouveaux modules mis en place



Archives des Nouvelles
- de janvier
à août 2010
:
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