S o c i é t é   d e s   P r ê t r e s   d e   S a i n t  -  J a c q u e s
 


I n f o r m a t i o n s   H a ï t i

                                                                                                                        


 

 

16 septembre 2011- Locqueltas (Morbihan)

 

Haïti - Reconstruire sur tous les plans

 

Le père André Siohan, prêtre de Saint-Jacques en Haïti depuis douze ans, a profité d'un séjour en Bretagne pour rencontrer le bureau directeur de l'association Echange-Bretagne-Haïti (EBH), qui s'était mobilisée après le séisme du 12janvier 2010. Les fonds relevés par l'association ont permis aux pères de Saint-Jacques, qui relaient sur le terrain l'action de l'association, de travailler au niveau de l'assainissement, avec la construction de latrines et de traitement de l'eau, en prévention du choléra aujourd'hui endémique dans l'île.
 


Un Haïtien sur quatre est blessé ou décédé

Dans les zones touchées par le séisme, vivent encore à ce jour, plus de 700.000 personnes, «dans les camps de toile qui finissent par se pérenniser. Le séisme a été révélateur des dysfonctionnements et faiblesses du pays. Le sursaut attendu de la société haïtienne n'a pas eu lieu, car elle est trop faible et divisé pour y parvenir. Et il y a eu le séisme. Il faut trouver une solution pour que la reconstruction matérielle, ainsi que des individus, des communautés se fasse. Haïti nécessite une reconstruction globale», témoigne André Siohan.



La parole restructurante

Les pères de Saint-Jacques se sont engagés dans l'édification d'un centre de restructuration de la personne. Des traumatismes psychologiques existent, suite au séisme. Un travail de verbalisation a été mené par des étudiants et des professionnels, allant à la rencontre de ceux qui désiraient parler. «Un espace s'est ouvert pour une plus grande écoute et un plus grand accueil des jeunes générations, par les adultes. Une nouvelle approche de l'éducation se dessine. Il y a une prise de conscience que la personne existe et doit être prise en compte. C'est un point positif qui fait évoluer la société. On sent un frémissement. La difficulté maintenant est de mettre en place un projet pérenne, d'apporter une réponse à un besoin et de parvenir à l'organiser. Ce n'est pas qu'un problème d'argent, c'est aussi une question de temps ».



Un voyage à l'étude

«Sur les projets déjà initiés, il faut permettre et soutenir l'initiative locale sans se substituer aux Haïtiens. Il faut des projets de proximité, en partant de la base pour que chacun puisse s'approprier son avenir, avoir confiance et être acteur de son futur», confie le père Siohan. Le père Siohan a proposé aux membres du bureau de se rendre en Haïti pour se rendre compte, sur le terrain, de la réalité de la situation et prendre connaissance des besoins. Un voyage est à l'étude.



Contact Échange Bretagne Haïti, Jean-Yves Le Porho (président) au 02.97.66.61.64

 

 

 

Haïti, reconstruire sur tous les plans
Mardi 13 septembre, le père Siohan (sur la gauche) a proposé aux membres du bureau de se rendre en Haïti

 

Le Télégramme - Edition du 16/09/2011

 

 

 

Cité-Soleil - Août 2011

 

Cité-Soleil

est une commune d'Haïti, située dans le département de l'Ouest et dans l'arrondissement de Port-au-Prince.

 

 

8

maisons à structure métallique

ont été construites pour 8 familles dans une zone située à l’écart du centre de Cité-Soleil.

 

Le temps de réalisation de ce projet, initié avant le séisme, a été assez important car les familles ont été associées à l’élaboration des constructions (fabrication des blocs, indemnité des « boss » (ouvriers)).

 

Le résultat est là : des familles heureuses d’avoir un toit solide qui supportera l’épreuve des cyclones et des séismes.

 

 

 

Une maison, parmi d'autres, terminée grâce à la solidarité Saint-Jacques.

 

 

 

 

 

 

Sourires d'une famille sur le pas de "sa" porte !

 

 

En savoir plus sur Cité-Soleil

 

 

 

France - La Fresnais, Ille et Vilaine (35) - Samedi 6 août 2011

 

C o n f é r e n c e

 

Haïti après le séisme 

 

Rencontre avec le Père SIOHAN, missionnaire des Pères de Saint-Jacques (Finistère) de retour d’Haïti et Anne MORVAN qui vous parleront du quotidien après le séisme, des réalisations effectuées et en cours.

 

Vous pourrez échanger sur différents sujets de façon informelle ; ouvert à tous.

 

Atelier du Marais - Rue de la Masse -  35111 LA FRESNAIS - à 20 h 30

 

 

 

Port-au-Prince - 22 juin 2011 

B é n é d i c t i o n
des nouveaux locaux de la Pastorale Universitaire

 

 

 

 

Le Père André LE BARZIC

 

 

 

Le Père André SIOHAN

 

 

 

 

 

 

 

Port-au-Prince - 17 mai 2011 

 

Comme annoncé sur la page Actions et Projets :

 

A proximité de la Maison régionale des Pères de Saint-Jacques, les nouveaux locaux de la Pastorale universitaire,

sur un terrain prêté par la Congrégation des Compagnes de Jésus, sont désormais en place.

Le chantier est en cours d'achèvement.


 

 


 

 

Communiqué de Presse - 12 janvier 2011 

 

 

 

Témoignage - Hélène RIVOALEN - Volontaire DCC

 

 

Le Nouvelliste - Quotidien haïtien - 1ère et 4ème de Couverture - 12 janvier 2 0 1 1 

 

 

 

 

 

 

Le Nouvelliste - Quotidien haïtien - La une du 13 janvier 2 0 1 1 

 

 

 

 

 

 

Le Télégramme - 12 janvier 2 0 1 1 

 

 

 

 

 

 

S O U V E N I R   -   12 Janvier 2 0 1 1 

 

 

12 janvier jour de misère

Et de tristesse,

12 janvier jour de colère

Et de détresse.

 

12 janvier jour de souffrance,

Et de douleur,

12 janvier jour d’angoisse

Et de ténèbres.

 

12 janvier  jour de tempête

Et de bouleversement,

12 janvier jour de tremblette

Et de grelottement.

 

12 janvier jour de larmes

Et de prière

12 janvier jour de solidarité

Et d’union.

 

12 janvier jour de réconciliation

Et de générosité,

12 janvier jour où le riche et le pauvre

Ne font qu’un.

 

12 janvier jour de peur

Et d’inquiétude,

12 janvier jour de confiance

Et d’espérance.

 

 

 

 

 Mikerson OLIVIER,

séminariste Saint-Jacques

à Rennes

 

 

 

N o u v e l l e s  - Janvier 2 0 1 1 

 

Pour ouvrir cette nouvelle année 2011

 

 

            L'année 2010 vient de s'en aller et c'est une bonne chose. Le peuple haïtien a tant subi et souffert au long d'une année marquée par les catastrophes en tout genre : séisme, tempête, choléra, crise post électorale.

Nous entrons dans une nouvelle année qu'on espère meilleure même si le premier janvier a été marqué par quelques manifestations. La crise politique se rappelle à nos souvenirs alors que nous goûtions les joies de la trêve des fêtes de fin d'année.

 

            Même si l'avenir n'est pas assuré, que pouvons-nous espérer pour 2011 ?

 

            Le début de l'année verra la concrétisation de 2 projets importants qui concernent la pastorale universitaire :

 

 

1- le projet de centre pour la pastorale universitaire : grâce aux Compagnes de Jésus, nous disposons d'un terrain à proximité de la maison régionale. Les nouveaux bâtiments (préfabriqués en bois) devraient arriver en Haïti à la fin du mois de janvier. Si tout va bien, tout sera prêt pour le début du mois de mars. La pastorale universitaire va, enfin, pouvoir disposer de structures qui lui permettront de se développer.

 

 

2- le centre d'appui psychologique : c'est un projet de la cellule d'appui psychologique de la Conférence Haïtienne des Religieux. La pastorale universitaire est membre de la coordination et travaille à la mise en place d'une structure permanente pour l'animation d'un programme en santé mentale (prévention et prise en charge). Le programme Kole zepol de la pastorale universitaire est engagé dans la dynamique de la mise en place de ce centre avec le travail régulier au sein de 5 écoles. Grâce à Mme Philippeaux, originaire d'Haïti, une maison pourra abriter les activités du nouveau centre.

 

 

            Il y a ce qui est prévu et ce qui arrive. L'épidémie de choléra, la mauvaise surprise de la fin d'année, est bien installée dans le pays. L'action des universitaires se développe depuis quelques semaines en direction de la sensibilisation contre ce mal. On travaille de concert avec les 3 comités des maisons communautaires de la paroisse de Galette-Roche Blanche. Malgré les difficultés politiques, il y a eu, en décembre, 3 journées de sensibilisation et 2 journées de visite des familles (porte à porte) dans la zone. L'action ne va pas s'arrêter là puisqu'il faut inscrire l'action dans la durée et aborder deux points importants :

-         l'accès à de l'eau potable, traitée

-         le développement des latrines. 

            Toujours dans le monde des jeunes : la constitution et la préparation d'une délégation de jeunes d'Haïti aux prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse. Les responsables de la pastorale des jeunes souhaitaient qu'Haïti soit représenté aux prochaines JMJ à Madrid en août 2011. C'est en cours puisque chaque comité diocésain est engagé dans la phase d'inscription des futurs participants. Après cet élan de solidarité suite au séisme du 12 janvier, la jeunesse haïtienne se devait d'être présente à ce grand rendez-vous des jeunes catholiques du monde entier. Dans le monde temps, on travaille à la mise en place d'un programme de formation pour les jeunes dans les diocèses du pays. Cela devrait aboutir au 1er trimestre de cette nouvelle année.

 

            L'accompagnement des séminaristes Saint-Jacques est et sera toujours une priorité au cours de cette nouvelle année 2011. Les conditions de vie et d'études au Grand Séminaire sont difficiles et cela nécessite attention et proximité auprès des séminaristes. Nous nous retrouvons au cours de sessions chaque trimestre car il est devenu difficile d'organiser les week-ends mensuels. Les séminaristes sont courageux et assument les nouvelles conditions de formation en partie sous tente et à l'extérieur de la ville.

 

            Au début de cette nouvelle année, une date retient notre attention : le souvenir du 12 janvier. Le séisme est toujours bien présent dans la mémoire et la vie des haïtiens. A quelques jours du premier anniversaire, on perçoit une tension teintée de peur. Avec les animateurs de Kole zepol, on prévoit un temps de commémoration le 14 dans les écoles partenaires. Le comité de la pastorale universitaire a prévu une marche le 11 dans l'après-midi. On attend les propositions de l'Etat et de l'Eglise. Beaucoup parlent de consacrer ce jour à la réflexion et à la méditation.

  

            Merci de communier à ce qui se fera en Haïti le 12 janvier prochain !

 

 

            Bonne année 2011 et merci pour votre solidarité !

 

 Père André SIOHAN

 

 

 

 

 

PEUPLES du MONDE, extraits - Article du Père André LE BARZIC - Décembre 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

N o u v e l l e s  - 24 décembre 2010

 

 

Noël 2010 à Port-au-Prince

 

 

            A l'approche des fêtes de fin d'année, une trêve s'est installée en Haïti. La crise post-électorale est toujours d'actualité et cela se ressent sur la préparation des fêtes de Noël et du Nouvel An. Il n'y pas de décoration dans les rues mais elles grouillent d'activités. S'il n'y avait pas la rareté des carburants, ce serait le blocus permanent.

  

            Dans les paroisses, on s'active pour préparer Noël : les répétitions des chorales s'accélèrent, on essaye de présenter une crêche de Noël. Tout sera prêt pour la célébration de la DOUCE NUIT.

 

            Comme les autres années, la période est favorable à des actes de solidarité. La pastorale universitaire ne va pas se déplacer cette année. Le dimanche 26, les étudiants vont accueillir 150 enfants venant du camp de la place Jérémie et des camps de Saint-Antoine. La grande salle Notre-Dame est idéale pour ce type d'activités avec les enfants. Un programme d'animation est prévu avec un temps pour parler de cette fameuse maladie importée … le choléra. Il faut réagir car le bilan n'est pas bon : le nombre de malades augmente trop vite.

 

            Le dimanche 26, chaque enfant va recevoir un kit d'hygiène pour sa famille et ce sera le cadeau de Noël. Cette action est possible grâce à la générosité des étudiants. Quelques 400 enveloppes ont été distribuées et chacun a pu apporter sa quote-part au projet. Les peluches envoyées par l'équipe du secours Catholique du Folgoët (département du Finistère) vont compléter les kits à distribuer.

           

            La sensibilisation contre le choléra ne connaît pas de pause : pendant les trois derniers jours de l'année 2010 (les 28-29-30), des équipes d'universitaires vont sillonner la paroisse de Galette-Roche Blanche (zone de Croix-des Bouquets) pour mieux sensibiliser les familles à ce grand fléau. Les jeunes sont bien motivés et cela fait plaisir de les voir planifier leur participation à ce beau projet.

 

 

            Cette année, la fête de Noël ne sera pas vraiment comme les autres. Vous pourrez suivre en direct, à la radio , la messe du 24 décembre depuis la paroisse St Louis-Roi-de-France. Une équipe des Radios Chrétiennes de France est arrivé depuis quelques jours pour préparer le direct.

 

 

Joyeux Noël 2010

 

 

Père André SIOHAN

 

 

 

N o u v e l l e s  - 16 décembre 2010

 

 

Du nouveau dans les camps !

 

Alors que le bilan de l'épidémie de choléra ne cesse de s'alourdir et que la crise post-électorale polarise toutes les attentions, une nouvelle est passée presque inaperçue : la diminution de la population dans les camps d'hébergement ouverts après le séisme du 12 janvier 2010. Un article du journal Le Nouvelliste (9 au 12 décembre 2010) titrait : «  les sites d'hébergement vidés de 500 000 habitants ». C'est l'Organisation Internationale de la Migration (OIM) qui le révèle dans son dernier rapport. On est passé de 1,5 million de sinistrés à moins d'un million aujourd'hui. Le rapport note que la plus grande diminution est constatée en province mais elle est aussi vérifiée dans la capitale. Les 174 camps que compte la commune de Port-au-Prince sont bien visibles mais ils abritent moins de sinistrés. Dans d'autres communes, comme à Pétion-Ville, certains ont disparu comme celui implanté sur le terrain des frères au Juvénat. Le dernier carré des familles encore présentes sur le terrain de foot viennent de le quitter.

 

Comment expliquer ce phénomène ? Peu à peu, les familles essayent de trouver une autre solution, d'autres espéraient une aide qui n'est pas venue et elles se débrouillent. D'autres encore le font car il leur faut libérer l'espace qu'elles occupent. Ainsi, la mairie de Pétion-Ville a décidé l'évacuation de la place St-Pierre. Cela se fait à l'amiable grâce à de petites aides.

  

Crise post-électorale

 

L'annonce des résultats provisoires des élections du 28 novembre ont déclenché une vague de protestation sans précédent et des violences, particulièrement dans la ville des Cayes. Pendant 4 jours, le pays a été bloqué : routes encombrées par des barrages, aéroport international fermé. Du jamais vu depuis longtemps. Depuis le 11 décembre, la vie reprend progressivement mais on craint l'annonce des résultats définitifs prévus le lundi 20 décembre, soit 4 jours avant la fête de Noël ! Après la contestation des résultats, la demande d'annulation du scrutin, qu'est ce que va bien pouvoir annoncer le Conseil Électoral provisoire ? La sortie de crise sera difficile et il faut s'attendre hélas à de nouvelles tensions. L'année 2010 se termine dans les pires conditions.

  

L'épidémie de choléra fait des dégâts

 

Le bilan des victimes du choléra a dépassé les 2 000 morts et près de 100 000 personnes ont été infectées. Le mal progresse et il continue à semer la désolation. La dernière zone touchée est celle de Jacmel. En quelques jours, le nombre de victimes a fortement augmenté, surtout parmi les enfants. Les écoles sont fermées jusqu'à nouvel ordre.

L'origine de l'épidémie suscite un grand débat relayé par les médias. D'après les spécialistes, la souche présente en Haïti est proche de celles qui subsistent en Asie du sud-est. Elle aurait été importée accidentellement et se serait développée dans le bassin de l'Artibonite, premier foyer de l'épidémie. Tous les résultats des enquêtes semblent désigner le contingent népalais installé à Mirebalais. L'affaire commence à faire grand bruit si bien que l'ONU cherche à diligenter une enquête menée par les meilleurs spécialistes. En attendant leurs conclusions, on continue à mourir faute de prise en charge rapide des personnes infectées dans les zones les plus reculées.

 

 

Et la fête de Noël 2010 ?

 

L'ambiance n'est pas à la fête même si, ici et là, on peut voir briller quelques guirlandes. Tout le monde attend de voir ce qui va arriver et si possible, on fera un effort au dernier moment. Dans les paroisses, les chorales s'activent pour répéter. Des groupes comme la pastorale universitaire prévoient quelques activités avec des enfants : la distribution de kit d'hygiène est préférée à celle de jouets.

Venant de Lyon, l'équipe de RCF est arrivée pour vivre la fête de Noël en Haïti. Un programme d'émissions et la retransmission de la veillée de Noël sont prévus à partir de la paroisse de St-Louis-Roi-de-France à Port-au-Prince. C'est un événement pour cette communauté et pour Radio-Soleil, la radio de l'archidiocèse de Port-au-Prince.

 

Père André SIOHAN

 

N o u v e l l e s  de décembre 2010

 

 

            Des nouvelles de l'épidémie de choléra

 

 

            Dans le contexte électoral, l'épidémie est passée au deuxième plan. Pourtant l'épidémie est toujours en expansion comme en témoignent les dernières données : le 3 novembre, on déplorait 1882 victimes et 39 010 personnes hospitalisées. Depuis le début de l'épidémie, 84 391 cas de contamination dans le pays dont 11 853 à Port-au-Prince ont été enregistrées (Sources MSPP).

 

 

            Les chiffres sont globaux et donnent une idée du drame qui se joue. D'autres chiffres fournis par des volontaires à Gros-Morne (au nord de Gonaïves) nous renseignent sur la situation dans cette commune de 130 000 habitants dont 30 000 dans la ville.

Le 28 octobre, l'hôpital avait accueilli 52 personnes contaminées dont 2 sont mortes. Le 15 novembre, 1700 personnes ont été accueillies à l'hôpital et il y a eu 38 décès enregistrés. Comme la population est dispersée dans les mornes, le nombre des décès est plus important et on l'évalue à 300 pour la même période.

L'épidémie touche durement les zones rurales où les structures de santé sont déficientes. La pastorale universitaire de Port-au-Prince a pu s'en rendre compte. A 1 h 00 du centre ville, dans la plaine de Croix-des-Bouquets, la paroisse Notre-Dame de la Merci a accueilli une première équipe de sensibilisation au choléra. Une petite dizaine d'étudiants ont organisé deux rencontres qui ont rassemblé 200 personnes. L'arrivée du choléra dans la zone (6 cas répertoriés) inquiète la population avide d'informations sur ce nouveau fléau. L'équipe d'universitaires y retournera chaque semaine pour sensibiliser les habitants en faisant du porte à porte.

 

 

            A Saint-Antoine, en face de l'église du même nom, l'organisation O.I.M. a installé un C.P.C. (Centre de Prévention du Choléra). Une nouvelle tente remplace celle qui servait pour la clinique médicale. Elle pourra servir à une première prise en charge des personnes contaminées (réhydratation orale). Les cas pourront ensuite être orientés vers un des C.T.C. (Centre de Traitement du Choléra) installés à Port-au-Prince.

 

 

            Un point sur le contexte électoral

 

            Le 28 novembre ont eu lieu les élections tant attendues. La mauvaise organisation du scrutin, les difficultés rencontrées à tous les niveaux ont poussé 12 des 19 candidats à la présidentielle à demander l'annulation du vote en cours de journée électorale. Cela n'a rien arrangé et la journée s'est terminée dans la confusion la plus totale. Depuis ce jour, les commentaires fusent de toute part et on attend avec angoisse la proclamation des résultats provisoires prévue le 7 ou le 8 décembre. Les appels au calme des autorités nationales et internationales seront-ils entendus ?

 

 

Père André SIOHAN

 

 

Assemblée de la CORREF - LOURDES - 24 novembre 2010

 

Intervention du Père Benjamin EXANTUS, économe de la Société des Prêtres de Saint-Jacques.

 

/// E X T R A I T S ///

 

" Je tiens à remercier le président de la CORREF pour m’avoir accordé cet espace et ce temps afin que je puisse dire quelques mots sur la terrible et tragique situation que traverse Haïti depuis le 12 janvier  de cette année 2010. Cette invitation m’a profondément touché.

 

Les nouvelles sur la situation d’Haïti sont alarmantes et préoccupantes, non seulement, pour les haïtiens, mais pour le monde entier.  C’est une préoccupation majeure et légitime. Les moyens de communication ne cessent d’en parler. Bien souvent, cette situation trouve sa place à la première page de certains journaux. En témoigne La Croix d’hier, du 24 novembre 2010.

 

Cependant au cœur de cette situation de détresse, de mort, de destruction, le peuple haïtien conserve fermement sa foi et son espérance dans le Dieu de la Vie.  Il est profondément convaincu que c’est de la mort qu’ont surgi la RESURRECTION et la VIE ; que c’est au cœur des ténèbres que jaillit la lumière ; et que le bonheur se forge et se construit à force de souffrances, de sacrifices, de lutte, de patience et de persévérance. Il garde courageusement l’espoir dans des lendemains meilleurs.

 

 Le peuple haïtien est un peuple qui aime la vie et qui lutte continuellement et quotidiennement pour vivre. Malgré l’état déplorable du pays et la situation dégradante dans laquelle vivent la plupart des gens, le peuple haïtien refuse le désespoir et la fatalité. Sa foi est profondément ancrée dans le Dieu de la vie qui fait surgir, des ossements desséchés, un souffle de vie selon Ezéchiel 37,9.

Port-au-Prince et certaines villes haïtiennes gisent sous les décombres du tremblement de terre. Le peuple aspire au relèvement du pays ; il espère voir des ces décombres surgir, dans un proche avenir, une nouvelle Haïti où chacun puisse vivre confortablement sa vie dans de bonnes relations avec les autres".

 

Lire l'intégralité de l'intervention

 

 

N o u v e l l e s  de novembre 2010

 

Conférence Episcopale d’Haïti - www.ceh.ht

 

MESSAGE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE D’HAITI

A L’OCCASION DES ELECTIONS DU 28 NOVEMBRE 2010

 

1.                  Nos chers frères et sœurs, Haïtiens et Haïtiennes de partout, tous les hommes de bonne volonté (tous les hommes que Dieu aime)

2.                  Nous vivons un moment très difficile. Après le tremblement de terre du 12 Janvier, nous avons été frappés par les tornades, les cyclones, et maintenant nous sommes sous la menace du cholera. Au milieu de ces calamités, nous ne devons pas perdre la tête, nous ne devons pas perdre espoir. C’est dans ces circonstances que nous les élections vont se dérouler pour élire un Président, des sénateurs et des députés. IL nous faut prendre une décision conséquente. Ces décisions doivent concerner les temps que nous vivons ainsi que les temps qui vont suivre. Il n’ s’agit pas de décisions seulement pour notre famille, mais pour tout le peuple. Il ne s’agit pas de décisions pour une zone seulement, mais pour tout le Pays.

3.                  Ces décisions doivent toujours restées conséquentes dans le geste de prendre un bulletin et de le déposer pour choisir la personne qui va diriger le Pays. Il ne s’agit pas de choisir un dirigeant qui va travailler seulement pour nous, mais d’un dirigeant qui va travailler avec nous. Il nous faut un dirigeant qui aime le Pays et qui aime aussi l’être humain (les hommes). Un dirigeant qui respecte le Bon Dieu et qui respecte aussi l’homme.  Un dirigeant qui croit en Dieu, qui croit en l’homme, qui croit que tout ce que le Bon Dieu a créé doit être mis au service de tout le monde. Nous avons besoin d’un dirigeant qui croit que la vie est une chose sacrée. Un dirigeant qui a des principes moraux et qui croit profondément que la famille est la base de la société. Il ne s’agit pas de dirigeant que nous voyons seulement lorsqu’il y a des élections, mais de dirigeants qui restent toujours proches du peuple qui les a choisis, afin qu’ils aident le peuple à avancer sur le chemin du développement.

4.                  Mesdames et Messieurs les candidats, comprenez bien que le peuple attend beaucoup de vous; il attend même beaucoup plus que ce que vous pouvez donner. Vous êtes tous utiles, c’est vrai, vous avez tous des valeurs, c’est vrai; vous voulez tous le bien du Pays, c’est vrai. Cependant il aurait été meilleur que les partis politiques et les candidats qui ont les mêmes idées fassent alliance, ainsi vous allez apprendre à collaborer ensemble, à réfléchir ensemble, à préparer ensemble et puis présenter de concert un programme de gouvernement qui voit loin. Ensuite vous pourrez conjuguer les ressources et les énergies de manière à pouvoir travailler plus bien et de manière plus belle  pour le développement d’Haïti et le bonheur des toutes les Haïtiennes et de tous les Haïtiens. De cette manière, vous n’auriez pas besoin de gaspiller beaucoup d’argent et d’énergie.

5.                  En effet, il nous faut nous souvenir qu’il n’y a pas un homme qui possède à lui seul la solution pour les problèmes d’Haïti. Parce qu’il n’existe aucun homme qui ait le monopole de la vérité. Ce n’est pas un seul homme qui détient le remède miracle pour toutes les maladies de nature médicale; les maladies sociales, les maladies économiques, les maladies morales du Pays. Frères et sœurs, il nous faut travailler ensemble car lorsqu’on dit «Haïtien » c’est de nous tous que l’on parle.

6.                  Chers frères et sœurs, mettez-vous fermement debout pour aller voter. Nous devons nous unir parce la Nation ne peut pas descendre plus bas que ça. Sommes-nous jamais descendus si bas dans l’histoire de notre Pays? Dans notre vie comme peuple, nous est-il jamais arrivé de nous décourager? Notre histoire nous apprend que chaque fois que nous nous unissons, le Bon Dieu nous aide à réaliser des merveilles. Chaque fois que nous prenons conscience que nous sommes un peuple vaillant, nous méritons le respect de tous les autres peuples. C’est pour cela que nous devons participer aux prochaines élections, dans le respect réciproque. Nous ne devons pas être découragés, mais chacun doit faire entendre sa voix, grâce à nos bulletins de vote.

7.                  Prenez donc bien garde que personne n’accepte de vendre son vote car vendre son vote ne signifie pas pour lui vendre sa conscience. Il ni rien, ni aucun montant d’argent qui puisse acheter ni notre vote ni notre conscience. Il nous faut bien comprendre ce que signifie voter. Voter ne signifie pas choisir le bulletin d’un candidat et lui demander ensuite des récompenses personnelles pour nous. Voter ne veut pas dire non plus mettre la charge de la responsabilité du Pays sur le dos de la personne qui gagne les élections, comme si nous démissionnons dans l’exercice de notre part de responsabilité. Voter, c’est apporter notre concours et puis rester vigilant avant, pendant et surtout après les élections. Si nous ne comprenons pas notre droit et notre devoir de voter de cette manière, nous serons toujours déçus. Comprenez bien que chaque bulletin que nous allons choisir, c’est une pierre que nous apportons pour reconstruire ensemble Haïti, notre cher Pays.

 

8.                  Cher peuple qui est appelé à voter, et vous tous qui travaillez dans la machine électorale, depuis le Conseil Électoral jusqu’au dernier bureau de vote, prenez garde de ne pas vous laisser prendre dans les subterfuges, (les mensonges, les fausses promesses) de personnes (nan kraponay pèsonn moun), ni accepté de devenir complice ou protagoniste de quelque magouille que ce soit.

9.                  Au nom du Bon Dieu qui est au ciel, Nous demandons à tous les secteurs engagés dans les élections de se montrer conséquents dans la manière d’exercer leur responsabilité.

10.              Il faut que l’État donne les moyens adéquats et prenne toutes les mesures nécessaires pour assurer une bonne ambiance de sécurité, de manière à ce que les élections puissent se dérouler dans l’ordre et la discipline.

 

11.              Nous demandons à la communauté internationale, aux représentants des autres Nations, de bien vouloir nous apporter un bon encadrement, basé sur les expériences de leurs pays respectifs, pour assurer le bon déroulement des élections. Nous souhaiterions qu’ils fassent cela comme un vrai ami le ferait.

 

12.              Que les observateurs, dans le respect des limites de leur compétence, prenne le soin de rester très vigilants et ouvrir bien clairement leur yeux.

13.              Que le peuple Haïtien, peuple que le Bon Dieu aime beaucoup, aille exercer son droit, le droit que la Constitution lui donne et qui représente aussi son devoir de participer dans le progrès démocratique de son Pays.

14.              Même si chacun de nous a son candidat, rappelez-vous bien qu’il n’y a qu’une seule Haïti et nous formons un seul peuple.

15.              Tout le monde a le droit de ne pas penser de la même manière que les autres, mais nous devons nous respecter les opinions des autres. Ne permettons pas que les élections divisent nos familles, nos quartiers, nos sections communales. Les élections durent une journée, la vie ensemble c’est pour chaque jour. Nous partageons tous une même terre, nous avons une même histoire, nous avons traversé ensemble les mêmes difficultés, et c’est ensemble que nous devons travailler pour sauver Haïti.

16.              Ainsi, prenez garde à ne pas encourager ni organiser du désordre dans le Pays, et encore moins prendre part à des activités de désordres.

17.              prenez garde à ne pas encourager ni organiser des actes de violence au milieu de vous, et encore moins prendre part à des activités de violence.

18.              prenez garde à ne pas participer, ni encourager, ni organiser des subterfuges et encore moins prendre part à des jeux de cynisme.

19.              Que chacun compte sur l’autre, que chacun soutienne l’autre, que chacun veille sur l’autre.

20.              En effet, le 28 Novembre, jour des élections, sera aussi le premier dimanche du temps de l’Avent, temps liturgique durant lequel l’Église nous demande de rester vigilant et nous aide à nous préparer à  recevoir Jésus Christ qui était venu dans notre monde et qui continue de venir dans nos vies.

21.              Le Bon Dieu vient dans notre vie, chaque fois que nous faisons des efforts pour faire régner la paix.

22.              Le Bon Dieu vient dans notre vie, chaque fois que nous travaillons pour qu’il y ait plus de justice au sein de notre société.

23.              Le Bon Dieu vient dans notre vie, chaque fois que nous vivons comme des frères et sœurs, dans le vrai et authentique amour.

24.              Le Seigneur compte sur nous, le Seigneur nous aime.

25.              L’Église vous accompagne, l’Église veille avec vous, l’Église veille sur vous.

26.              Rappelez vous toujours: «Il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d'Israël», (Ps 121, 4) Il veille toujours sur le peuple Haïtien, ainsi que sur tous les peuples de la terre. Notre Maman, Notre Dame du Perpétuel Secours, nous prend par la main pour nous conduire dans la paix que l’Esprit a donné à Jésus Christ son Fils, notre Seigneur.

 

 

En la réunion de la Conférence Épiscopale d’Haïti, Lilavois, en la fête de Saint Martin, l’Apôtre de la Charité, Evêque de Tours, le 11 novembre 2010.

 

N o u v e l l e s  de novembre 2010

 

Conférence Episcopale d’Haïti - www.ceh.ht

 

APPEL GÉNÉRAL

DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE D’HAÏTI À LA NATION

POUR UNE LUTTE CONCERTÉE CONTRE LE CHOLÉRA

1-                        Frères et sœurs, fils et filles d’Haïti, ce pays qui est nôtre et que nous aimons, nous avons été frappés successivement par un séisme le 12 janvier, un fléau le 19 octobre et un cataclysme le 5 novembre. Ce fléau, le choléra, qui nous est malencontreusement arrivé d’ailleurs, nous affecte tous. Il a déjà fauché, en effet, un nombre important de vies et il s’étend rapidement à travers le pays.

 2-                        Devant le danger, il y a deux attitudes : ou bien l’inertie du découragement ou bien l’audace du courage. Que notre attitude soit plutôt celle de l’audacieuse détermination dont nous avons toujours fait montre tout au long de notre histoire traversée par tant d ‘épreuves et de tragédies.

 3-                        Nous signalons avec grande admiration les initiatives très opportunes prises par les instances compétentes pour tenter d’enrayer le mal au lendemain de son apparition. Elles sont intervenues, certes, à point nommé, mais la contention du mal est l’affaire de nous tous. Voilà pourquoi, nous vous invitons tous à conjuguer nos bonnes volontés et nos efforts pour modifier nos habitudes de vie et accepter les contraintes de la prévention. Nous nous adressons à vous tous, autorités constituées, professionnels médicaux, agents de santé, officiers sanitaires, directeurs d’opinion, journalistes et particulièrement vous, parents, éducateurs, ministres religieux : prenons donc en main la situation avec courage et détermination, créativité et dépassement, pour affronter, voire conjurer ce malheur qui menace le pays tout entier.

4-                        Nous recommandons une mobilisation générale de tous les secteurs afin de mettre un frein à la course meurtrière et rapide du choléra. Nous préconisons une intervention multisectorielle coordonnée à travers tout le pays et, plus particulièrement, dans les camps, les quartiers populaires, les bidonvilles, les sections communales, car ce sont les zones les plus vulnérables. Cette intervention facilitera, entre autres, l’accès à l’eau traitée, la distribution et l’apprentissage du sérum oral, l’écoute des messages radiophoniques et l’information sur les moyens de prévention.

 5-                        Quant à nos organismes de l’Eglise, tels que la Caritas, le CRS, Food for the Poor, Justice et Paix, la CEEC qui sont engagés sur le terrain, nous les encourageons à poursuivre et à renforcer, dans la concertation, l’action très vaillante qu’ils ont déjà déployée pour contrôler jusqu'à endiguer ce fléau.

6-                        A présent, étant donné la gravité de la situation et des risques élevées de transmission, nous souscrivons aux mesures préventives et restrictives des autorités sanitaires.

 7-                        Nous décidons que le temps du 21 novembre au 8 décembre 2010 soit dédié à la prière à travers tout le pays, dans les cathédrales, les paroisses, les chapelles, les communautés de mission d’Eglise et les maisons de formation,  pour implorer la protection divine contre le choléra et tous les autres fléaux qui s’abattent sur le pays. En la solennité de l’Immaculée Conception, nous renouvellerons la consécration d’Haïti, comme en 1882, à Notre-Dame du Perpétuel Secours.

 8-                        Frères et sœurs, fils et filles d’Haïti, nous vous disons : courage, reprenez cœur, vous tous qui espérez le Seigneur.
(Ps 31, 25).

Donné au siège de la Conférence Épiscopale d’Haïti, à Lillavois, en la fête de l’apôtre de la Charité, Saint Martin, Evêque de Tours, 
le 11 novembre 2010.

 

 

 

N o u v e l l e s  de novembre 2010

 

8 novembre 2010

Quelques infos sur les catastrophes de ces dernières semaines :

 

- cette semaine, le pays a subi le passage  de l'ouragan Thomas. On craignait le pire et il n'a pas eu lieu "grâce à Dieu". Il y a eu une bonne préparation de la population et une mobilisation générale. Des familles ont été évacuées et mises à l'abri. Les écoles ont été fermées, les équipes de la protection civile ont été très actives... L'ouragan a fait des dégâts en province : routes  coupées, maisons détruites, jardins saccagés  et pertes humaines. Cet événement souligne une fois de plus la très grande fragilité des conditions de vie dans le pays.

 

- l'épidémie de choléra avance. Le dernier bilan du ministère de la santé et de la population révèle que le cap des 500 morts est dépassé depuis le 4 novembre (501 décès et 7359 personnes soignées).
 

 

Voici un état des lieux par département (bilan au 8 novembre 2010) :

 

 Département

Personnes décédées Personnes infectées
Artibonite (St Marc -Gonaïves)

371

6019

Nord (Cap-Haïtien)

48

266

Plateau Central (Mirebalais)

38

533


Nord Est (Port-de-Paix)
 

Ouest (Port-au-Prince)
 

24
 

20

318
 

223

 

 

 

            On craignait le pire à Port-au-Prince mais il semble que la situation soit sous contrôle. Il existe des centaines de camps mais la plupart sont ravitaillés en eau potable. La mise en place de latrines et d'un système d'assainissement, même sommaire, limite les risques de contagion. Beaucoup d'organisations ont lancé des campagnes de prévention et de sensibilisation auprès des populations les plus exposées. Les églises ne sont pas en reste : le message de sensibilisation et de prévention est bien répercuté lors des célébrations religieuses. Dans certaines paroisses, on a fait appel aux médecins et aux infirmières pour sensibiliser les fidèles et les responsables de groupe.

 

            L'année 2010 se termine dans des conditions difficiles (épidémie de choléra, cyclone, ... ). Cela fait beaucoup pour une population déjà malmenée par le séisme et ses conséquences.

Il y aura bientôt les élections.  Le premier tour est prévu le dimanche 28 novembre. A suivre donc ... en espérant que tout se passe bien !

 

Père André SIOHAN

 

N o u v e l l e s  de novembre 2010

6 novembre 2010

           

          Jeudi soir  - 17 heures

 

            Je reviens du séminaire. La pluie  a commencé à 14 heures. Fortes sur la ville,  elles ont vite cessé.

Sur la plaine où est implanté le séminaire, ce n'était qu'un "farinage". Je suis rentré sans problème...

 

            La grande inconnue : que va-t-il se passer cette nuit ?

 

            Apparemment vents et pluies. L'œil du cyclone passerait sur la mer au large des côtes. Mais ce sera encore trop.

Toutes les écoles sont fermées depuis ce matin et devront éventuellement servir d'abris provisoires.

Un provisoire qui pourrait durer longtemps.

 

            Le mot d'ordre: "Evacuez, évacuez..." touche quelque peu au cynisme.

Pour aller où ??? On ignore si des mesures ont été prises pour évacuer les camps et reloger les gens.  Et puis, tout en se sachant en danger, la plupart refuse de quitter tente ou baraque s'ils ne peuvent amener leurs "biens", si on ne leur dit pas où on les amène et si on ne leur propose pas un relogement convenable. Quoiqu'il arrive, la situation sera de moins en moins gérable et les sinistrés le savent : "on ne voit personne... personne s'occupe de nous".

A s'y prendre trop tard, il est de toute façon impossible de faire en deux jours ce qu'on n'a pas fait en 9 mois...

 

            Nuit de Jeudi à vendredi

 

            Du vent, mais pas excessivement violent. Il n'y a eu qu'une branche d'arbre cassée dans le jardin.

De la pluie, mais avec des intermittences. Pas de déluge en tout cas.

 

            Au lever, on apprend que le Sud a subi de grosses inondations.

La plaine des Cayes est sous l'eau. La mer est montée très haut et a envahi des quartiers de la ville.

A Jacmel, du vent et de la pluie comme à Port-au-Prince, mais Léogane, déjà en majeure partie détruite par le séisme, a été complètement inondée.

Pas de dégâts au séminaire pendant la nuit. Mais l'eau a dégouliné dans certaines tentes et il y a des grippés...

 

            Journée de Vendredi

 

            J'ai été célébré la messe chez les Sœurs de la Sagesse. D'habitude, j'y vais à pied. Là, j'ai pris la voiture car il pleuvait encore par moment. Presque personne dans la rue, ni véhicules, ni piétons. Alerte rouge.

 

            A 8 heures, on craignait encore un Tomas déchaîné puisque c'est ce matin qu'il était "attendu".

Il a été très discret. Des pluies modérées et intermittentes.

Dès le début de l'après-midi, éclaircie, de petites pluies et plus rien.

Entre temps, il atteignait le Nord.

Le Père Valon, à l'Ermitage du Cap, me dit que la pluie est arrivée, mais qu'elle s'épuise déjà.

Pas de vent. Il n'y aurait pas de dégâts. Je pars au Cap demain. Ce matin, bien sûr, il n'y avait pas d'avion.

 

            C'est un peu le soulagement, même s'il y a eu trois morts.

Quand on s'attend au pire...on ne peut pas s'empêcher de pousser un "Ouf" qui doit quand même être partagé par un peu tout le monde.

Ce cyclone, moins méchant, que prévu devrait stimuler la politique de relogement et inspirer les candidats aux élections.

 

 

Père André LE BARZIC

 

N o u v e l l e s  de novembre 2010

4 novembre 2010

            Ce soir, les infos sont dominées par l'arrivée du cyclone Thomas sur Haïti.

Il touchera le Sud jeudi dans l'après-midi et risque de balayer l'ensemble du territoire.

           

            L'alerte rouge est décrétée sur l'ensemble du pays. Les écoles sont fermées pendant les 2 prochains jours, jeudi 4 et vendredi 5 novembre (décret présidentiel).

On craint le pire.

           

            Du côté du choléra, cela ne s'arrange pas. On annonce plus de 400 morts soit 105 de plus depuis samedi dernier et plus de 6 000 hospitalisations.

           

            Avec le cyclone, la situation ne va pas s'arranger.

Père André SIOHAN

 

N o u v e l l e s  d'octobre 2010

19 octobre 2010

Mauvais temps :

Le vendredi 24 septembre, une violente tempête s'est abattue sur Port-au-prince causant des dégâts. Il y a eu plusieurs victimes suite à des chutes d'arbres ou de maisons. Le mauvais temps continue à faire des siennes avec, régulièrement , de gros orages en fin d'après-midi. Les conditions de vie sont difficiles, particulièrement, pour les familles vivant sous tente. Une partie de la ville est sans électricité car le réseau a beaucoup souffert. Ce n'est que depuis le 17 octobre que certains quartiers sont à nouveau alimentés.

Le mauvais temps a ainsi eu raison des tentes installées sur le terrain de basket de la maison des pères de St Jacques. Il a fallu tout démonter.

  

Rentrée scolaire

Fixée au lundi 4 octobre sur l'ensemble du territoire, elle est difficile à Port-au-Prince. Beaucoup d'écoles étaient installées sous des tentes à la reprise en avril 2010. Il faut maintenant passer à une nouvelle étape : celle des abris provisoires. Il y a beaucoup de retard et les nouvelles installations ne sont pas prêtes à temps. La rentrée est possible pour quelques classes, celles d'examens. On verra pour les autres. La rentrée est plus difficile que la reprise après le séisme.

C'est ainsi que la maison Pierre et Paul accueille provisoirement 130 élèves de l'école tenue par le Sœurs de la Sagesse (les classes de philo, de rhéto et de 4ème secondaires). La construction des abris est engagée mais elle prend plus de temps que prévu.

 

Elections

La campagne électorale est ouverte depuis le 15 octobre. Les 19 candidats à la présidentielle et leurs équipes se livrent une guerre de l'affichage. Murs, panneaux, … tout est bon pour se faire connaître. Le premier tour des élections est prévu le dimanche 28 novembre, le second aura lieu le 16 janvier. Ces élections vont permettre d'avoir un nouveau président, une nouvelle chambre des députés mais aussi de renouveler une partie du sénat.

 

Déblaiement

On attend toujours. On peut noter un effort important pour déblayer le centre-ville de Port-au-Prince. Un périmètre a été défini par l'Etat pour lancer la reconstruction. Les engins lourds s'activent pour déblayer les ruines. La CIRH (Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti) semble plus opérationnelle. Le Nouvelliste titrait le jeudi 7 octobre : «  la CIRH : les vannes s'ouvrent ». La commission a adopté le financement de dizaines de projets (des millions de dollars). La population attend de voir les effets de cette nouvelle étape.

  

Reconstruction des églises

La Commission Episcopale d'Haïti, de concert avec d'autres Eglises et des organismes, a lancé "PROCHE", une nouvelle organisation pour la reconstruction. Cette institution dotée d'une direction technique va lancer et suivre les projets de reconstruction des églises comme la cathédrale et des institutions comme le grand séminaire... C'est une étape importante.

 

 

Echos de Saint-Jacques en Haïti

 

Clinique médicale à Saint-Antoine

Depuis des mois, une clinique médicale avait été installée dans un camp en face de l'église Saint-Antoine. Elle a fonctionné grâce à une équipe de médecins et d'infirmières soutenue par le fond de solidarité St Jacques. Elle vient de fermer ses portes car les sœurs de Sainte-Anne viennent de rouvrir le dispensaire du quartier à deux pas de l'église. C'est une nouvelle étape. Un grand merci aux infirmières qui se sont dévouées pendant des semaines pour accueillir des malades sous la tente, merci aussi à Anne MORVAN, M. et Mme BRIS de Bretagne qui ont lancé et soutenu cette clinique.

 

 Projet Kole zepol (appui psycho -social)

Les équipes de la pastorale universitaire sont intervenus à Saint-Antoine dans les camps. Une centaine d'enfants et un bon groupe d'adultes ont fréquenté les groupes de parole. La nouvelle volontaire de la DCC, Marie, va assurer le suivi. Après Virginie, Joëlle va elle aussi repartir vers la France. Pendant 6 mois, ces deux volontaires se sont données sans compter pour mettre en place l'appui psycho social en aidant les animateurs de la pastorale à être plus opérationnels.

Pour la nouvelle année, les équipes vont s'implanter dans 5 écoles de la ville pour être plus présentes aux enfants et aux équipes d'enseignants. Cette nouvelle étape, en lien avec la cellule d'appui psychologique de la Conférence Haïtienne des Religieux, devrait déboucher sur la mise en place d'un centre permanent d'accueil et de prévention pour les personnes en souffrance psychologique.

 

Rentrée des séminaristes et de la propédeutique Saint-Jacques.

La session des séminaristes a démarré lundi 27 septembre et s'est terminé le 9 octobre, veille de la rentrée au grand séminaire. Nous avons accueilli 17 séminaristes dont 5 nouveaux issus de la propédeutique Saint-Jacques. En raison du mauvais temps, il a fallu faire de la place dans les maisons car les tentes étaient hors d'usage. Le 10 octobre, un bus a conduit les séminaristes en plaine où ils ont retrouvé leurs collègues des diocèses.

La propédeutique a ouvert ses portes mardi 5 octobre. Le nouveau responsable, le père Othon ETIENNE, secondé par le père Michel Briand, a accueilli 6 candidats. Ils vont passer une année à se former dans une ambiance de prière et de partage, favorable au discernement d'une bonne vocation missionnaire.

 

 Vie sociétaire

La rentrée a été ponctuée par la participation aux ordinations diaconales de Jean Maxène TRISTANT et Junior DALESTIN. Elle a eu lieu samedi 2 octobre à la chapelle de St Louis de Gonzague, rue du centre. Présidée par Mgr Hubert CONSTANT, la célébration a été animée par la chorale des séminaristes de St Jacques dirigée par le père Georgino RAMEAU. Les nouveaux diacres vont vivre leur nouveau ministère dans leur diocèse d'origine : Jean Maxène à la maison régionale à Port-au-Prince, Junior dans une paroisse de l'archidiocèse du Cap-Haïtien.

Le dimanche 17 octobre, une délégation s'est rendue à la paroisse de Boucan Carré dans le diocèse de Hinche. La paroisse d'origine du père Onac Axenat a célébré l'envoi en mission des pères Onac et Jean Anel Joseph. Ils vont rejoindre le Brésil, leur terre de mission, très prochainement.

 

Assemblée générale de la pastorale universitaire

Elle a eu lieu dimanche 10 octobre. 220 jeunes ont répondu présent soit 100 de plus que l'année dernière. Après un bilan, on a surtout parlé de cette nouvelle année. Les projets ne manquent pas et le comité n'a pas de difficulté à établir le calendrier de l'année. Il sera bien chargé. Des étudiants se sont proposés pour constituer les 6 commissions de la pastorale universitaire. Le samedi 23 octobre, la trentaine d'heureux élus sont convoqués pour lancer la nouvelle année.

 

Travaux à Lafleur Ducheine

La construction de la grande salle touche à sa fin. Les boss sont toujours à l'oeuvre pour les finitions mais cela n'empêche pas le bâtiment d'accueillir des groupes. Le samedi 2 octobre, les familles des nouveaux ordonnés, les amis, les séminaristes et les pères s'y retrouvaient après la célébration des ordinations. L'assemblée générale de la pastorale universitaire s'y est tenue. Deux classes d'élèves de 4ème y trouvent refuge pendant 2 semaines. Il y aura dimanche 24 octobre le rassemblement des jeunes à l'occasion du dimanche missionnaire.

 

A suivre…

Père André SIOHAN


 


 

T é m o i g n a g e

Publication : octobre 2010

 

 

HAITI,  ENTRE  DESILLUSION  ET  ESPOIR,  QUEL  AVENIR ?

 

Nous sommes trois séminaristes  haïtiens  de la Société des Prêtres de Saint-Jacques, en formation au Grand Séminaire de Rennes depuis deux ans déjà.  Du 13 juillet au 7 septembre, nous   avons effectué, tous les trois, un voyage en Haïti dans le cadre de nos vacances d’été. Je reviens sur un séjour plein d’émotion et de joie.

 

Au-delà de tout ce que j’ai vu et vécu, ma grande joie était  les retrouvailles entre amis et surtout en famille dont je suis séparé depuis deux ans. Je retiens cette parole de ma petite sœur : « Franchement,  Sonson, ton absence a créé un grand vide, tu nous as tellement manqué !… »  Quel bonheur d’entendre cela de la famille ! J’ai ressenti que ma présence leur a procuré, tout simplement, un grand réconfort.

 

Parallèlement, j’ai eu au fond de mon cœur une autre sensation : celle d’une douleur aiguë : Me voici à mon tour en train de vivre à l’envers ce drame du 12 janvier : les dégâts sous les yeux.

Quel Chantier ! 

 

                Neuf mois après la catastrophe qui a dévasté une partie du pays, la Capitale haïtienne offre encore un spectacle de désolation. En empruntant les avenues principales, j’ai pris conscience de l’ampleur de la tragédie. Au cœur de Port-au-Prince, des immeubles massifs aux bâtiments d’entreprise en passant par les petits commerces, il ne reste quasiment rien. Le désarroi est total. Je n’ai jamais connu une telle situation : un pays de traumatismes et de destruction.           

 La reconstruction est sur toutes les lèvres : Quand ? Comment ? Pour combien de temps ? Quel sont les moyens? Autant de questions qui se posent.

 

Un Etat défaillant

 

Le gouvernement de son côté, est dépassé par les événements. On ne sait plus, qui fait quoi ! Les sinistrés sont oubliés. Les grandes questions vitales sont écartées dans la gestion de l’après séisme : la décentralisation, la déforestation, le système de santé….

La relance économique tarde encore à venir. Quel avenir ?

 

En tous cas, le constat est là : les travaux n’ont pas commencé. Il y a des sinistrés dans tous les coins de la Ville. La reconstruction ne semble qu’une illusion malgré toutes les promesses internationales.

 

                En dépit de tout, la vie a repris son cours. Je suis témoin du courage et de  la foi de ce peuple qui incarne l’Espérance pour un avenir meilleur.                          

J’admire l’engagement de mes compatriotes et la lutte quotidienne qu’ils mènent pour améliorer, par eux-mêmes et avec le peu qu’ils ont, leur situation. Car disent-ils : « Pour préparer notre avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible ici et maintenant ». 

 

                Parfois dans la fragilité, toujours dans une foi solide, dans l’imagination et le courage, mes frères haïtiens arrivent à mettre en place, dans les camps, une vie fraternelle rayonnante. Par là même, ils inventent  le monde de demain. Un monde plus juste et plus fraternel.

Le proverbe haïtien « men anpli chay pa lou », à traduire par : « Ensemble nous pouvons », est au cœur de la vie quotidienne. En effet, lorsqu’un seul homme rêve, ce n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes rêvent ensemble, c’est le début d’une nouvelle réalité. Voilà ce qui se vit aujourd’hui en Haïti.

Un jeune universitaire de Port-au-Prince, a dit ceci lors d’un débat à Lafleur-Duchêne (chez les Pères de Saint Jacques) : « ici, la vie n’a plus de sens, pourrions-nous dire ; trop de morts, trop de blessés, trop de dégâts autour de nous, mais c’est à nous d’inventer un sens, c’est notre responsabilité et surtout Dieu est avec nous ».

Ces mots m’ont aidé à reprendre confiance et à dire oui nous pouvons espérer. Nous ne sommes pas seuls, Dieu est toujours là, surtout dans les moments difficiles. Car  « tout ce qui est fait de grand dans le monde est fondé sur l’espoir ».

Aujourd’hui, en Haïti grâce à l’audace d’espérer de ce peuple, la vie continue son chemin. La réalité peut se résumer ainsi : celui qui veut construire sa maison commence d’abord par rassembler de petites pierres.

               

La place de l’Eglise

 

                Les haïtiens attendent beaucoup de son Eglise. Un message, une parole, une action concrète…Mais tous ceux-ci tardent à venir. La disparition de l’archevêque de Port-au-Prince, semble entraîner l’Eglise d’Haïti, dans un silence de cimetière. Aucune déclaration commune de l’épiscopat haïtien. Malgré tout, les chrétiens catholiques ne sont pas découragés, ils font preuve de fidélité et de patience.

Aujourd’hui plus que jamais, Haïti a besoin de clairvoyance, de raison politique et d’efficacité pour honorer réellement l’incroyable courage, la foi et l’espoir de tout un peuple.

 

Steevenson  MONTINARD,

Séminariste Saint-Jacques,

Grand-Séminaire de Rennes

 

A voir

quelques clichés pris par Steevenson

dans la rubrique "Reportage-photos" consacrée à Haïti

 

                                                                     

I n t r o d u c t i o n

à la représentation de la pièce intitulée « Un pas de plus sous le même soleil »,

écriture et lecture par Jean Ricot BRUTAL,

séminariste Saint-Jacques haïtien.

 

Même si…

 

Même s’il t’arrive d’être seul dans ta vie,

Même si tu crois que pour toi tout est fini,

Même si tu n’as plus la force de vivre,

Sache qu’avec Jésus tu pourras revivre.

 

Même si parfois tu ne te sens pas libre,

Même si tu as perdu ton équilibre,

Même si tu ne vois pas l’issue de ton sort,

Sache qu’avec Jésus tu ne verras pas la mort.

 

Même si parfois tu vis jour et nuit dans l’abandon,

Même si loin de toi tous tes amis s’en vont,

Même si tes proches ne te comprennent pas,

Sache qu’avec Jésus la vie te sourira.

 

Même si le séisme du douze janvier dernier a anéanti tous nos projets,

Même s’il a emporté tous nos effets,

Même s’il a causé la mort des milliers de nos amis, et même de nos parents,

Sache qu’avec Jésus nous ne serons pas indigents.

 

Même si sur ta route, tu te sens perdu,

Même si les joies de la vie te sont défendues,

Même si on te considère comme un enfant abandonné,

Sache qu’avec Jésus tu peux toujours espérer.

 

Même si nous vivons aujourd’hui dans la tristesse, l’obscurité et le désespoir,

Même si nous n’avons même pas accès à un abri provisoire,

Même si certains vivent encore avec un seul pied, ou une seule main,

Sache qu’avec Jésus nous ne serons pas orphelins.

 

Jean Ricot Brutal



T é m o i g n a g e

Le Télégramme,

Edition du 30/08/2010

Rentré il y a cinq jours d'un voyage en Haïti,

le curé doyen de Morlaix-Trégor Christian Bernard se dit encore « en apesanteur ».

Il témoigne de la dignité, de l'espérance d'un peuple, mais aussi des nouveaux dangers qui le guettent.

 

 

 ////// Extrait de l'article intitulé   :   "Inviter à ne pas oublier"

 

Que peuvent faire, dans ces conditions, les pères de Saint-Jacques, chez qui vous étiez hébergés pendant votre séjour ?
 

Ce qu'ils réalisent est, je peux vous dire, remarquable !

Ils apportent une aide matérielle de proximité, réfléchie et concertée.

Ils ont mis en place des ateliers informatiques dans leur maison, pourtant bien abîmée elle aussi, ils construisent actuellement des locaux pour les coopérants, ainsi qu'une salle de conférence sur leur terrain, ils assurent encore la pastorale universitaire et l'animation de la paroisse...

J'ai constaté que la grande générosité des Bretons et des Morlaisiens à leur égard après le séisme n'est pas usurpée.

 

On peut être tranquille, les dons qui leur ont été faits sont entre de bonnes mains...
 

  • Propos recueillis par Sophie Prévost
     

Lien direct vers l'article dans son intégralité :  www.letelegramme.com

 


  

Comme nous vous le précisions,

Jérémie POSTEL, étudiant en Sciences politiques à Strasbourg,

actuellement présent en Haïti pour deux mois,

vous partagera ses impressions et vous rendra compte de ce qui se vit en Haïti.

 

Jeudi 19 août

 

Saint-Roch

 

 

 

                Au bout d'une route de montagne escarpée du sud-est de Port-au-Prince, au sommet d'un morne verdoyant se tient l'église de Saint-Roch.

Amputée de son clocher et de la façade arrière depuis le 12 janvier, elle reste un cœur qui bat sûrement pour une paroisse exemplaire dans ses efforts de reconstruction.

Presbytère détruit, école condamnée, église éventrée ; partout les chantiers s'activent pour combler les fissures ouvertes dans le quotidien de la communauté.

 

 

 

Eglise Saint Roch

 

 

 

 

Façade opposée, entièrement écroulée

 

 

 

 

L'autel vu de l'intérieur: une ouverture sur l'arrière pays haïtien

 

 

 

 

 

 

 

 

Les « boss » au travail au pied de l'église

pour installer un abri provisoire.

        

 

 

 

 

 

Presbytère


 

 

 

Ecole et nouveaux modules mis en place

          

 

 

 

 

 

   

 


Archives des Nouvelles - de janvier à août 2010 :   i c i


 

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