Société des Prêtres de Saint-Jacques

Missionnaires en Haïti, au Brésil et en France

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Béatification – Algérie – décembre 2018

La BÉATIFICATION des 19 martyrs d’Algérie aura lieu à Oran le 8 décembre 2018

« J’aimerai que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNEE à Dieu et à ce pays. » Testament du Père Christian de Chergé.

Communiqué des évêques d’Algérie

La célébration de la Béatification de Monseigneur Claverie et de ses 18 compagnons aura lieu le samedi 8 décembre 2018, Solennité mariale, en la Basilique de Santa Cruz à Oran. C’est avec grande joie que nous vous communiquons cette bonne nouvelle pour notre Eglise d’Algérie.
Nous exprimons notre reconnaissance au Père Thomas Georgeon ocso, postulateur de la cause. C’est lui, avec d’autres – dont le frère Giovanni Bigotto (+), mariste – qui a mené à bien tout le travail qui a permis d’en arriver là. Il nous reste quelques semaines pour nous préparer à cette célébration, nous remémorer toute la vie et l’œuvre de nos 19 frères et sœurs en Algérie en faveur des petits, des malades, des hommes, des femmes et des jeunes algériens. Le Cardinal Angelo Becciu, préfet de la Congrégation des causes des saints, a été désigné par le pape François pour être son Envoyé Personnel.
Monseigneur Pierre Claverie, Frère Henri Vergès, Sœur Paul-Hélène Saint-Raymond, Sœur Esther Paniagua Alonso, Sœur Caridad Alvarez Martin, Père Jean Chevillard, Père Alain Dieulangard, Père Charles Deckers, Père Christian Chessel, Sœur Angèle-Marie Littlejohn, Soeur Bibiane Leclercq, Sœur Odette Prévost, Frère Luc Dochier, Frère Christian de Chergé, Frère Christophe Lebreton, Frère Michel Fleury, Frère Bruno Lemarchand, Frère Célestin Ringeard, Frère Paul Favre-Miville nous seront donnés comme intercesseurs et modèles de vie chrétienne, d’amitié et de fraternité, de rencontre et de dialogue. Que leur exemple nous aide dans notre vie d’aujourd’hui. Depuis l’Algérie, leur béatification sera pour l’Eglise et pour le monde, un élan et un appel pour bâtir ensemble un monde de paix et de fraternité.

+ Paul Desfarges, Archevêque d’Alger
+ Jean-Paul Vesco, Évêque d’Oran
+ John Mac William, Évêque de Laghouat-Ghardai
Jean-Marie Jehl, Administrateur de Constantine et Hippone

Dimanche 9 septembre 2018

Source: Les Moines de Tibhirine 

Noël en Haïti – esprit

Noël en Haïti

La tradition des fêtes de la nativité du Seigneur, ou les fêtes de Noël, est très répandue en Haïti.
Dans ce pays ensoleillé, artistes, peintres, musiciens et chanteurs s’approprient avec talent le thème de la nativité à travers des œuvres d’une qualité exceptionnelle. Il s’agit de vrais régals pour les sens, l’intelligence et pour le cœur.

Respectant l’essentiel de cette fête où se célèbre l’Incarnation du Seigneur (Dieu qui s’est fait homme en Jésus de Nazareth), les artistes haïtiens introduisent dans leurs créations des motifs folkloriques de diverses origines et des éléments du terroir.

Les Crèches

Colorées et créées à partir de divers matériaux locaux comme le bois, l’argile, le métal et autres… les crèches révèlent le grand talent des artistes à respecter d’une part les motifs traditionnels, et de l’autre, à renouveler le genre par une continuelle actualisation de ses mêmes motifs. Ces belles œuvres trouvent leur place privilégiée dans les églises, même dans des zones les plus reculées du pays, où elles sont bien insérées dans le mouvement même de la liturgie, en une catéchèse bien faite, conduisant à la rencontre avec le Seigneur.
Leur origine liturgique (avec Saint François d’Assise), ne les empêche pas d’être exposées dans les espaces publics et dans les maisons privées.

Fête des cadeaux

Cette fête est aussi l’occasion d’échanges de cadeaux. L’enfant sage est récompensé par le Petit Jésus, ou par le Père, le Petit Papa ou le Tonton Noël. A cause du climat tropical, il n’existe pas vraiment de cheminée dans les maisons. Se maintient pourtant la tradition d’écrire des lettres et de préparer ses chaussures en vue de recevoir des présents au cours de la nuit de noël ou du 31 décembre. Une manière de soutenir tous les efforts de l’enfant à se montrer éduqué ou appliqué dans ses activités scolaires ou autres… Les parents font de leur mieux pour offrir de petits cadeaux aux petits. En Haïti, conformément à la tradition, les parrains et les marraines de baptême sont particulièrement sollicités.

Chants et thèmes

Les musiciens et les chanteurs véhiculent avec grand réalisme les traditions et les attentes liées à Noël. Se dénombre en ce sens un large éventail de productions musicales mettant en valeur le thème de la Nativité du Seigneur en un continuel jeu de fidélité et d’actualisation. Les frustrations dues aux différentes crises socioéconomiques et politiques qui sévissent à l’Ancienne Perle des Antilles, y sont très présentes.

Les paroles chantées sur des airs de noël laissent une égale place à l’innocence de l’Enfant né dans une mangeoire de Bethléem qu’aux vicissitudes d’une vie marquée par la déception, l’inquiétude et les tribulations de toute sorte.

Ici, dans un texte chanté en créole, le chanteur Lionel Benjamin décrit la fête de Noël, se référant aux décorations et aux lumières, en mettant l’accent sur l’esprit de la Noël (Abdenwèl). Dans la voix de Yole Dérose (Tonton Nwèl cheri), on entend la complainte de l’enfant qui s’adresse à Tonton Noël, lui demandant de faire un geste pour que Noël soit ce qu’elle doit être, la fête du partage et de la joie pour tous. Si tu ne passes par chez nous, prie l’enfant, je ne pourrai pas dire vive Noël, ni vive rien du tout ! Je t’en prie, viens remplir mon cœur de joie !

On pourrait prolonger indéfiniment la liste des chanteurs à thèmes et les diverses manières dont on se rapporte à la Noël, où est célébré cet événement essentiel d’origine chrétienne de la naissance de Jésus, mise en valeur par nos musiciens et nos chanteurs.

Réalisme de Noël chez les artistes haïtiens

L’assassinat des Saints Innocents, la fuite en Égypte sont également rappelés en lien avec la réalité de tant de familles et d’enfants dans le contexte d’une morosité économique chronique qui frappe Haïti.
Ainsi donc les artistes haïtiens témoignent bien de leur bonne compréhension de la fête de Noël, alliant dans leur création des motifs de combat, de joie et d’espérance, retrouvés dans la Nativité du Seigneur.
Que ce soit des airs musicaux, des paroles et de la peinture, les artistes haïtiens laissent percevoir clairement la lumière de Noël : celle qui émane de l’Etoile venant se poser sur la mangeoire où naquit le Sauveur du monde. Joie remplissant le cœur des bergers écoutant le joyeux et retentissant chant des anges :

« Gloria in excelsis Deo ! – Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! »

 

Cris d’espérance plus fort que tout autre cri.

 

Car Noël est la fête de l’espérance, du combat et de la joie !
Joyeux Noël !

P. Georgino RAMEAU

L’appel “aux catholiques et à nos concitoyens” lancé par les évêques de France

L’appel “aux catholiques et à nos concitoyens” lancé par les évêques de France
11 décembre 2018, un appel des évêques de France aux catholiques et à nos concitoyens suite à la crise sociale des « gilets jaunes »
La Croix, le 11/12/2018 à 17h15

Conférence des évêques de France (*)

Le 11 décembre 2018, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a lancé un appel « aux catholiques et à nos concitoyens » afin de renouer le dialogue, alors que le pays vit une crise « révélatrice d’un malaise très profond et très ancien, qui engendre une grave défiance envers les responsables politiques ». Les évêques de France font une proposition pour les semaines à venir, celle « de susciter partout où ce sera possible des groupes d’échanges et de propositions en invitant très largement d’autres personnes, partageant ou non notre foi, qui peuvent être intéressées d’y participer et d’y apporter leurs idées ». « Pour ce travail, à titre de pistes de réflexion, nous vous suggérons les cinq questions suivantes : 1. Quelles sont selon vous, en essayant de les hiérarchiser, les causes principales du malaise actuel et des formes violentes qu’il a prises ? 2. Qu’est-ce qui pourrait permettre aux citoyens dans notre démocratie de se sentir davantage partie prenante des décisions politiques ? 3. Quels sont les lieux ou les corps intermédiaires qui favoriseraient cette participation ? 4. Quel « bien commun » recherché ensemble pourrait fédérer nos concitoyens et les tourner vers l’avenir ? 5. Quelles raisons d’espérer souhaitez-vous transmettre à vos enfants et petits-enfants ? »
La DC

À l’heure où nous écrivons, notre pays n’est pas encore sorti de la crise dite « des gilets jaunes » : crise révélatrice d’un malaise très profond et très ancien, qui engendre une grave défiance envers les responsables politiques.

Il serait à coup sûr très dommageable que cette situation délétère se prolonge. Mais chacun sent, plus ou moins confusément, que la sortie de crise sera difficile car les enjeux sont tout autres que conjoncturels : il en va de notre capacité collective d’espérer et de bâtir l’avenir. Comme nous l’écrivions il y a deux ans, « il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas nous rendre compte de la lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la colère, intensifiées par les attentats et les agressions, qui habitent une part importante des habitants de notre pays, et qui expriment ainsi des attentes et de profonds désirs de changements. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être touchés par les situations de précarité et d’exclusion que vivent beaucoup sur le territoire national » (1).

Nous constatons que notre démocratie manque de lieux d’échange et de réflexion qui pourraient permettre l’émergence à une large échelle de suggestions positives élaborées ensemble. L’affaiblissement de nombreux partis politiques et un recul significatif de l’engagement syndical contribuent à ce déficit. Où nos concitoyens trouveront-ils des lieux appropriés pour ce travail si urgent ?

L’Église catholique dispose d’un maillage de milliers de paroisses, réparties sur l’ensemble de notre territoire et riches de la présence de multiples mouvements, aumôneries et associations de fidèles. Lieu de prière, en particulier liturgique, la paroisse est aussi par nature et par vocation la « maison de famille fraternelle et accueillante » (2) pour tous et la « famille de Dieu, fraternité qui n’a qu’une âme » (3). À ce moment de notre histoire, nous pouvons le montrer et apporter notre contribution pour aider notre société tout entière à surmonter la crise qu’elle traverse. Sans se substituer aux politiques, l’Église offre un espace pour faire grandir la fraternité.

Notre proposition

Nous sommes à quelques jours de Noël, mais dès maintenant il est possible d’entreprendre une réflexion qui pourra se poursuivre tout le temps nécessaire, en lien avec tout ce qui se déroulera sur le territoire. C’est maintenant que nos concitoyens ont besoin de débattre entre eux et de disposer de lieux pour le faire.

C’est pourquoi nous vous proposons, dans les semaines à venir, de susciter partout où ce sera possible des groupes d’échanges et de propositions en invitant très largement d’autres personnes, partageant ou non notre foi, qui peuvent être intéressées d’y participer et d’y apporter leurs idées.

Pour ce travail, à titre de pistes de réflexion, nous vous suggérons les cinq questions suivantes :

1. Quelles sont selon vous, en essayant de les hiérarchiser, les causes principales du malaise actuel et des formes violentes qu’il a prises ?
2. Qu’est-ce qui pourrait permettre aux citoyens dans notre démocratie de se sentir davantage partie prenante des décisions politiques ?
3. Quels sont les lieux ou les corps intermédiaires qui favoriseraient cette participation ?
4. Quel « bien commun » recherché ensemble pourrait fédérer nos concitoyens et les tourner vers l’avenir ?
5. Quelles raisons d’espérer souhaitez-vous transmettre à vos enfants et petits-enfants ?

Nous vous suggérons de transmettre vos réponses à vos élus. Votre évêque lui aussi sera heureux d’en être informé.

(*) Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France :

Mgr Georges PONTIER, archevêque de Marseille, président de la CEF ;
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF ;
Mgr Pascal DELANNOY, évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF ;
Mgr Michel AUPETIT, archevêque de Paris ;
Mgr Jean-Pierre BATUT, évêque de Blois ;
Mgr François FONLUPT, évêque de Rodez ;
Mgr Stanislas LALANNE, évêque de Pontoise ;
Mgr Philippe MOUSSET, évêque de Périgueux ;
Mgr Benoît RIVIÈRE, évêque d’Autun ;
Mgr Pascal WINTZER, archevêque de Poitiers. Titre de La DC.

(1) Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, Dans un monde qui change retrouver le sens du politique, coédition Bayard-Cerf-Mame 2016, p. 12 ; DC 2017, n. 2325, p. 5.
(2) Pape Jean-Paul II, Exhortation apostolique Christi fideles laici, 1988, n. 26 ; DC 1989, n. 1978, p. 153.
(3) Vatican II, Constitution dogmatique sur l’Église Lumen Gentium, n. 28.


Cliquez sur le logo de la Conférence des évêques de France ci-dessous pour télécharger la communication de presse.

Haïti : Mgr Toussaint nommé évêque de Jacmel

Haïti : Mgr Toussaint nommé évêque de Jacmel

« La charité, toujours la charité »


En Haïti, le pape François a nommé comme nouvel évêque de Jacmel Mgr Glandas Marie Erick Toussaint, 53 ans, jusqu’ici évêque auxiliaire de Port-au-Prince.
Il est directeur national de Caritas d’Haïti et président de la Commission des migrants de la Conférence épiscopale d’Haïti.
Sa devise épiscopale est: Caritas semper Caritas.

Il succède à Mgr Launay Saturné, nommé archevêque de Cap-Haïtien en juillet dernier.

Mgr Glandas Marie Erick Toussaint est né le 19 mai 1965 à Grande Savane, dans l’archidiocèse de Port-au-Prince.
Après des études secondaires au collège Saint-Martial de Port-au-Prince, il est entré au grand séminaire national Notre-Dame de Haïti, où il poursuivit sa formation en obtenant un baccalauréat en théologie.

Il a été ordonné prêtre le 13 novembre 1994 pour l’archidiocèse de Port-au-Prince.
Après son ordination, il reçut différentes missions comme vicaire paroissial de la cathédrale de Port-au-Prince; curé de la paroisse de l’Assomption à Petit-Goâve; curé de la cathédrale; puis directeur de Caritas de Port-au-Prince.

Le 12 janvier 2011, il a été nommé évêque auxiliaire de Port-au-Prince. Le 26 mars suivant, il reçut l’ordination épiscopale.

DECEMBRE 08, 2018 13:15NOMINATIONS
About Anita Bourdin

Source ZENIT

 

Mgr. Glandas Toussaint nommé Évêque de Jacmel

Mgr. Eugène Martin Nugent, Nonce Apostolique d’Haïti, a annoncé le week end écoulé que le Pape François, a nommé Évêque de l’Église de Jacmel Son Excellence Monseigneur Marie Erick Glandas Toussaint .

Né le 19 mai 1965, Mgr Glandas a débuté en 1994 son ministère successivement à la Cathédrale de Port-au-Prince comme vicaire, puis à Fonds-Baptiste comme curé de la paroisse de l’Immaculée Conception, puis à Petit-Goâve pour administrer la paroisse Notre-Dame de l’Assomption. En décembre 2007, curé de la paroisse de la Cathédrale de Port-au-Prince il a été nommé en février 2008, Directeur de la Caritas archidiocésaine.

En mars 2011 il a été nommé Évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Port-au-Prince. Poste qu’il a occupé jusqu’à sa nomination comme évêque de Jacmel.

Le Nonce exhorte tous les prêtres, les religieux, les religieuses ainsi que les fidèles laïcs « à accueillir avec un esprit de foi et d’espérance cette décision du Saint-Père, qui est l’expression de son attention paternelle et de sa sollicitude pastorale à l’endroit de l’Église en Haïti et de tout le peuple haïtien. »

La Nonciature Apostolique invite « Tous les fidèles ainsi que les personnes de bonne volonté à prier pour Son Excellence Monseigneur Marie Erick Glandas Toussaint et pour le Diocèse de Jacmel, afin que l’Esprit du Seigneur puisse continuer à travailler efficacement dans son Église, de sorte que par un fécond et sage exercice du ministère sacré, notre peuple puisse trouver dans le Christ une abondance de vie. »

Radio Métropole Haïti

Salle Polyvalente – Diocèse de Jacmel  (Sud-Est, Haïti)

Décès de Mgr Guire Poulard – Port-au-Prince

Trouvez en cliquant sur ce lien les infos publiés dans le journal local Le Nouvelliste

Béatification en Algérie

 

 

Messe de béatification

Noël au pays des enclos

Grande Affiche Circuit des Crèches 2018

L’aventure missionnaire en Asie à l’heure du Pape François

Information sur la Conférence  donnée à Saint-Jacques, à la salle Compostelle, le dimanche 9 décembre 2018, par le Père Vincent Sénéchal, des 

Le dimanche 9 décembre 2018, le Père Vincent Sénéchal, vicaire Général de la Société des Missions Étrangères de Paris a donné une conférence au Centre Missionnaire Saint-Jacques, en Guiclan. Le thème traité était : l’aventure missionnaire en Asie à l’heure du Pape François.

A la suite de la présentation habituelle faite par le Père Georgino RAMEAU, secrétaire général de la Société des Prêtres de Saint-Jacques et responsable des conférences, devant environ une centaine de personnes, avec des mots simples et recourant à des expériences concrètes, le Père Sénéchal a permis aux participants de prendre acte de l’aventure missionnaire en Asie avec les Missions Étrangères de Paris à l’heure du Pape François.

Il a offert aux participants un livret synthétisant la vie et les activités missionnaires de son Institut présent dans divers pays du continent asiatique. Brossant à grands traits l’histoire de la mission dans cette partie du monde, le Père Vincent s’est montré bien au fait des différentes évolutions sociales, religieuses et culturelles dans les différents pays où travaillent les missionnaires des Missions Étrangères de Paris.

Il a surtout montré, avec la simplicité dont il a le secret, de quelle manière le pontificat du Pape François est en train d’influencer l’aventure missionnaire en Asie. Il a d’abord rappelé la décision du Pape François de faire d’octobre 2019 un mois missionnaire extraordinaire. Il a précisé ensuite les grands défis que le pape François invite l’Église à relever dans les différents rapports avec les États, et la Chine en particulier. Le Conférencier a aidé les participants à comprendre les changements à vivre, tels que le Pape nous y oriente, par un regard sur l’histoire de l’Église en France, du temps de « l’Église Réfractaire ». Le Père Sénéchal a laissé entendre combien il était important que la patience puisse être de mise dans nos manières de réagir face à cette volonté de dialogue que le Pape présente comme prioritaire dans les relations entre l’Église et les États d’Asie.

Ayant cité avec insistance la lettre du Pape François au Cardinal Filoni, je vous propose de retrouver sur ce site quelques dossiers en lien avec le mois missionnaire.

Un très grand merci au Père Vincent Sénéchal qui nous aura permis de nous rapprocher un peu plus de la réalité de l’Église cherchant à être de plus en plus missionnaire, comme une exigence de son existence et de celle de tous les baptisés.

Père Vincent Sénéchal au CAMBODGE


Message pour la journée mondiale des Missions 2017

DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS AUX DIRECTEURS NATIONAUX DES ŒUVRES PONTIFICALES MISSIONNAIRES

DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS
AUX DIRECTEURS NATIONAUX
DES ŒUVRES PONTIFICALES MISSIONNAIRES
Salle Clémentine
Vendredi 1er juin 2018
[Multimédia]
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Monsieur le Cardinal,
Chers frères et sœurs,

Je vous accueille avec joie à l’occasion de votre Assemblée générale et je vous salue tous cordialement. Je remercie le Cardinal Filoni pour ses paroles d’introduction et je salue le nouveau Président des Œuvres pontificales missionnaires, Mgr Giampietro Dal Toso, qui participe pour la première fois à votre rencontre annuelle. J’exprime à tous un vif sentiment de gratitude pour l’action de sensibilisation missionnaire du Peuple de Dieu que vous menez et je vous promets de me souvenir de vous dans la prière.

Nous avons devant nous un chemin intéressant : la préparation du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019, que j’ai voulu proclamer lors de la Journée missionnaire mondiale de 2017. Je vous encourage fortement à vivre cette phase de préparation comme une importante opportunité pour renouveler l’engagement missionnaire de l’Église tout entière. Il s’agit également d’une occasion providentielle pour renouveler nos Œuvres pontificales missionnaires. On doit toujours renouveler les choses : renouveler le cœur, renouveler les œuvres, renouveler les organisations, parce que, autrement, nous finirons tous dans un musée. Nous devons renouveler pour ne pas finir dans le musée. Vous connaissez bien ma préoccupation concernant le danger que votre action se réduise à une simple dimension monétaire d’aide matérielle – c’est une vraie préoccupation –, vous transformant en une agence comme tant d’autres, même si elle devait être d’inspiration chrétienne. Ce n’est certainement pas ce que les fondateurs des Œuvres pontificales et le Pape Pie XI désiraient lorsqu’ils les firent naître et les organisèrent au service du Successeur de Pierre. Dès lors, j’ai tenu à proposer à nouveau comme actuelle et urgente pour le renouveau de la conscience missionnaire de toute l’Église aujourd’hui, une grande et courageuse intuition du Pape Benoît XV, contenue dans sa Lettre apostolique Maximum illud, à savoir la nécessité de requalifier de manière évangélique la mission de l’Église dans le monde.

Cet objectif commun peut et doit aider les Œuvres pontificales missionnaires à vivre une communion d’esprit, de collaboration réciproque et de soutien mutuel. Si le renouvellement est authentique, créatif et efficace, la réforme de vos Œuvres consistera en une véritable refondation, une requalification selon les exigences de l’Évangile. Il ne s’agit pas simplement de repenser les motivations pour mieux faire ce que vous faites déjà. La conversion missionnaire des structures de l’Église (cf. Exhortation apostolique Evangelii gaudium, n. 27) requiert sainteté personnelle et créativité spirituelle. Il ne faut pas seulement rénover ce qui est vieux mais permettre à l’Esprit Saint de créer du neuf. Pas nous : l’Esprit Saint. Faire une place à l’Esprit Saint, permettre à l’Esprit Saint de créer du nouveau, de faire toutes choses nouvelles (cf. Ps 104,30; Mt 9,17; 2 Pi 3,13; Ap 21,5). Il est le protagoniste de la mission : c’est Lui, le “chef de bureau” des Œuvres pontificales missionnaires. C’est Lui, pas nous. N’ayez pas peur des nouveautés qui viennent du Seigneur crucifié et ressuscité : ces nouveautés sont belles. Ayez peur des autres nouveautés : celles-là ne vont pas ! Celles qui ne viennent pas de là. Soyez audacieux et courageux dans la mission, en collaborant avec l’Esprit Saint toujours en communion avec l’Église du Christ (cf. Exhortation apostolique Gaudete et exsultate, n. 131). Et cette audace signifie aller avec courage, avec la ferveur des premiers qui ont annoncé l’Évangile. Que votre livre habituel de prière et de méditation soit les Actes des Apôtres. Aller là pour trouver l’inspiration. Et le protagoniste de ce livre est l’Esprit Saint.

Que peut signifier pour vous Œuvres pontificales, qui, avec la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples, préparez actuellement le Mois missionnaire extraordinaire, vous requalifier de manière évangélique ? Je crois que cela signifie simplement réaliser une conversion missionnaire. Nous avons besoin de nous requalifier – l’intuition de Benoît XV –, de nous requalifier à partir de la mission de Jésus, requalifier l’effort de collecte et de distribution des aides matérielles à la lumière de la mission et de la formation que celle-ci demande, afin que la conscience et la responsabilité missionnaire recommencent à faire partie de la vie ordinaire de tout le saint Peuple fidèle de Dieu.

« Baptisés et envoyés : l’Église du Christ en mission dans le monde » : tel est le thème que nous avons choisi pour le Mois missionnaire d’octobre 2019. Il souligne que l’envoi en mission est un appel inhérent au Baptême et qu’il concerne tous les baptisés. Ainsi la mission est-elle un envoi pour le salut qui opère la conversion de l’envoyé et du destinataire : notre vie est, dans le Christ, une mission ! Nous-mêmes nous sommes mission puisque nous sommes amour de Dieu communiqué, nous sommes sainteté de Dieu créée à Son image. La mission consiste donc dans notre sanctification et dans celle du monde entier, depuis la Création (cf. Ep 1,3-6). La dimension missionnaire de notre Baptême se traduit ainsi en témoignage de sainteté qui donne vie et beauté au monde.

Rénover les Œuvres pontificales missionnaires signifie donc prendre à cœur, dans le cadre d’un engagement sérieux et courageux, la sainteté de chacun et de l’Église en tant que famille et communauté. Je vous demande de renouveler avec créativité la nature et l’action des Œuvres pontificales missionnaires, en les mettant au service de la mission, afin qu’au cœur de nos préoccupations se trouve la sainteté de la vie des disciples missionnaires. En effet, pour pouvoir collaborer au salut du monde, il faut l’aimer (cf. Jn 3,16) et être disposés à donner sa vie en servant le Christ, unique Sauveur du monde. Nous n’avons pas un produit à vendre – le prosélytisme n’a rien à voir ici, nous n’avons pas un produit à vendre –, mais une vie à communiquer : Dieu, sa vie divine, son amour miséricordieux, sa sainteté ! Et c’est l’Esprit Saint qui nous envoie, nous accompagne, nous inspire : c’est Lui l’auteur de la mission. C’est Lui qui fait avancer l’Église, pas nous. Pas même l’institution des Œuvres pontificales missionnaires. Est-ce que je le laisse – pouvons-nous nous demander – est-ce que je le laisse être le protagoniste ? Ou bien est-ce que je veux le domestiquer, le mettre en cage, dans tant de structures mondaines qui, à la fin, nous portent à concevoir les Œuvres pontificales missionnaires comme une société, une entreprise, notre affaire, mais avec la bénédiction de Dieu ? Non, cela ne va pas. Nous devons nous poser cette question : est-ce que je le laisse faire Lui ou est-ce que je le mets en cage ? Lui, l’Esprit Saint, fait tout ; nous sommes seulement ses serviteurs.

Comme vous le savez bien, au cours d’octobre 2019, Mois missionnaire extraordinaire, nous célébrerons le Synode pour l’Amazonie. En accueillant les préoccupations de nombreux fidèles, laïcs et Pasteurs, j’ai voulu que nous nous rencontrions pour prier et réfléchir aux défis de l’Évangélisation sur ces terres d’Amérique du sud où vivent d’importantes Églises particulières. Je tiens à ce que cette coïncidence nous aide à tenir notre regard fixé sur Jésus-Christ pour affronter problèmes, défis, richesses et pauvretés ; qu’elle nous aide à renouveler l’engagement au service de l’Évangile pour le salut des hommes et des femmes qui vivent sur ces terres. Prions afin que le Synode pour l’Amazonie puisse requalifier de manière évangélique la mission y compris dans cette région du monde particulièrement éprouvée, injustement exploitée et qui a besoin du salut de Jésus.

Marie, quand elle est allée chez Elisabeth, ne l’a pas fait comme son geste à elle, mais comme missionnaire. Elle est allée comme une servante de ce Seigneur qu’elle portait dans son sein : d’elle-même, elle n’a rien dit, elle a seulement porté le Fils et elle a loué Dieu. Une chose est vraie : elle allait avec empressement. Elle nous enseigne ce fidèle empressement, cette spiritualité de l’empressement. L’empressement de la fidélité et de l’adoration. Elle n’était pas la protagoniste, mais la servante de l’unique protagoniste de la mission. Et que cette icône nous aide. Merci !

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Session annuelle 2018 des Prêtres de Saint-Jacques au Brésil

Les Prêtres de Saint-Jacques missionnaires au Brésil se sont retrouvés près de la ville de Maringá pour leur session annuelle.

Accueillis à la maison des Sœurs Saint Charles de Lyon, à proximité de l’aéroport régional Silvio Name Júnior – SBMG, ils ont été accompagnés dans leurs réflexions par un prêtre brésilien, le Père Reginaldo TERUEL ANSELMO, de l’archidiocèse de Maringá – PR, et par les laïcs Leila et Sebastião, un couple de paroissiens de la paroisse Os Santos Apóstolos, de l’archidiocèse de Campinas – SP.

En écho à l’année du laïcat au Brésil qui touche bientôt à sa fin, les Prêtres de Saint-Jacques, lors de cette session, ont réfléchi sur le thème suivant : « La place des laïcs dans l’Église et dans la Société ».


Comme tous les ans, cette session a été la fête des retrouvailles entre les confrères. Ceux-ci sont dispersés dans diverses régions du pays. Les distances sont telles que certains n’ont que très rarement l’occasion de se rencontrer en dehors de ces rencontres annuelles, au climat si fraternel et très joyeux.


Comme à ses habitudes, le Père Paul, Supérieur général de la Société, a été présent au milieu d’eux pour vivre ce moment important de communion entre les confrères de cette Région sociétaire à laquelle il appartient.

De manière exceptionnelle, cette année, les séminaristes de Saint-Jacques en formation dans divers grands séminaires du pays se sont joints à leurs aînés prêtres pour une journée de détente. Ils étaient très bien accueillis par les Pères qui voient en eux le futur : le leur et celui de l’Église qui se renouvellent par l’arrivée et l’accueil de tant de jeunes de leur âge.


Six d’entre eux ont franchi un pas dans leur cheminement vers l’engagement sacerdotal. En effet, DALUSMA Idlain, JULES Stanley, LIRISMONT Jean-Fritzson et ONESAIR Patrice ont fait leur agrégation temporaire à la Société des Prêtres de Saint-Jacques. Avant d’être ordonnés diacres le lendemain du 10 novembre, les séminaristes LOUIS Jean Mike Dowel et MAXIMIN Lanio ont prononcé leur serment d’agrégation définitive à la Société, en présence du Supérieur général, mais aussi du Supérieur régional, le Père Fricot MILIEN entouré des membres de son conseil.


La Journée de détente a permis par ailleurs aux prêtres de Saint-Jacques de la Région de fraterniser avec quelques paroissiens et paroissiennes qui leur sont proches et qui soutiennent leur mission.

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