Société des Prêtres de Saint-Jacques

Missionnaires en Haïti, au Brésil et en France

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NOTES de la Conférence des Évêques d’Haïti





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Dom Severino – Archevêque de Maringá



Papa Francisco nomeia Dom Severino Clasen Arcebispo de Maringá
A Arquidiocese de Maringá tem novo Arcebispo: trata-se de Dom Severino Clasen, O.F.M., que foi transferido pelo Papa Francisco da sede episcopal de Caçador (SC).

Dom Severino Clasen nasceu em 10 de junho de 1954 em Petrolândia, na Diocese de Rio do Sul (SC).

Em 1981 emitiu a profissão religiosa na Ordem dos Frades Menores Franciscanos e foi ordenado sacerdote em 10 de julho de 1982.

Em 11 de maio de 2005 foi nomeado Bispo de Araçuaí e recebeu a ordenação episcopal em 25 de junho de 2005. Em 6 de julho de 2011 foi transferido para Caçador.

No âmbito da CNBB, foi Presidente da Comissão Episcopal Pastoral para o Laicato e atualmente é Presidente do Regional “Sul 4”, que compreende as circunscrições eclesiásticas de Santa Catarina.

DOM SEVERINO, BEM-VINDO A MARINGÁ!

Source : 

 

Ordination diaconale d’Amos A. BADEAU

Le dimanche 28 juin 2020, en l’église Notre Dame des Grèves de Saint-Malo, il a été ordonné Diacre en vue du Sacerdoce, par le don de l’Esprit Saint et l’imposition des mains de Mgr Alexandre Joly, évêque auxiliaire de l’Archidiocèse de Rennes.

Il était entouré d’une trentaine de Prêtres, de Diacres et de séminaristes en formation au Grand Séminaire Saint Yves de Rennes. Ils ont rejoint les fidèles, relativement nombreux qui eux aussi ont pris part à la célébration.

Au son des grandes orgues de l’église Notre Dame des Grèves, les chants soutenaient magnifiquement le grand mouvement d’offrande, de supplication, de louange, d’adoration et de communion caractéristique d’une célébration d’ordination.

Dans son homélie, Mgr Joly a souligné différents aspects de cet engagement et de son importance dans la vie de l’Église et du monde.

Une belle ambiance de fête a marqué ce jour d’espérance et d’action de grâce pour la Société des Prêtres de Saint-Jacques, de l’archidiocèse de Rennes, ainsi que pour le diocèse des Cayes, en Haïti, d’où le nouveau diacre Amos André BADEAU est originaire.










 

Agrégation définitive d’Amos A BADEAU

« Si le Seigneur ne bâtit la maison,
les bâtisseurs travaillent en vain ;
si le Seigneur ne garde la ville,
c’est en vain que veillent les gardes.
En vain tu devances le jour,
tu retardes le moment de ton repos,
 tu manges un pain de douleur :
Dieu comble son bien-aimé quand il dort.
Des fils, voilà ce que donne le Seigneur,
des enfants, la récompense qu’il accorde ;
comme des flèches aux mains d’un guerrier,
ainsi les fils de la jeunesse ».

PSAUME 126








Ce sont là les mots qui conviennent pour exprimer notre joie dans le Seigneur devant l’ordination diaconale d’un sixième membre de la société des Prêtres de Saint-Jacques au cours ces derniers mois.

Alors qu’on parle très souvent de « crise vocationnelle », voici que le seigneur, Maître de la Moisson, envoie six nouveaux moissonneurs rejoindre d’autres appelés et engagés à la Grande Moisson qu’est le monde. Notre monde. C’est donc l’action de grâce qui monte des tréfonds de nos cœurs à l’occasion de l’engagement d’Amos André BADEAU, comme membre à part entière de la société missionnaire des Prêtres de Saint-Jacques. Ce fut, le 26 juin dernier, au Centre Missionnaire Saint-Jacques, en Guiclan.

Âgé de 26 ans, après plus de 6 années de formation et de discernement vocationnel, Amos a pris la décision de dire oui au Seigneur, pour engager sa vie à son service, en tant que missionnaire de Saint-Jacques. Un engagement missionnaire ad Gentes (vers le monde – vers les personnes les plus éloignées), ad vitam (pour la vie – un contrat sans échéance) – ad extra (normalement en dehors de son pays et de son Église d’origine – le diocèse des Cayes, en Haïti), au cœur de l’Église.


Amos André Badeau ordonné Diacre

Amos Badeau, de la Société des Prêtres de Saint-Jacques, a été ordonné diacre en vue du sacerdoce le 28 juin 2020 en l’église Notre-Dame des Grèves à Saint-Malo, à 10h30 par Mgr Alexandre Joly. Il se présente en évoquant son parcours vocationnel.

Je m’appelle Amos André BADEAU. J’ai 26 ans. Je suis originaire d’Haïti, séminariste de la Société des Prêtres de Saint Jacques en sixième année au Séminaire Saint Yves à Rennes, en insertion dans le diocèse de Rennes et notamment dans les paroisses Notre-Dame des Grèves, Saint-Patrick d’Alet et Sainte-Croix de Saint Malo.

Issu d’une famille chrétienne de six enfants, dont je suis le troisième, j’ai pu grandir dans la foi de l’Église grâce à mes parents. C’est à l’âge de 10 ans que j’ai découvert ma vocation dans la figure d’un jeune prêtre qui m’a beaucoup marqué par son sens de l’écoute et de la disponibilité. À ce moment-là, je me suis posé la question : pourquoi ne pas être comme lui ?

Cette question me reviendra d’une manière plus forte lors de ma dernière année de lycée. J’hésitais entre faire des études professionnelles en architecture ou donner ma vie totalement au Seigneur. Finalement, le Seigneur m’a saisi par l’intermédiaire des témoins particuliers dans ma vie.

J’ai donc décidé de cheminer avec la Société des Prêtres de Saint-Jacques, une société de vie apostolique, que j’ai pu connaître grâce à mon ancien curé de paroisse qui est lui-même missionnaire breton en Haïti. Les Pères de Saint-Jacques sont issus d’un élan missionnaire lancé en 1864 par Mgr Martial Testard du Cosquer, un breton, premier évêque d’Haïti sous la demande du pape Pie IX pour l’évangélisation du pays. Depuis, des milliers de missionnaires, pour la majorité des bretons, sont partis annoncer la Bonne Nouvelle en Haïti. De nos jours, les prêtres de Saint-Jacques continuent leur mission en Haïti, au Brésil, au Canada et en France.

Après le baccalauréat, j’ai fait une année de propédeutique avant d’entrer au Grand Séminaire Notre-Dame d’Haïti où j’ai fait mes deux années de premier cycle. En 2016, mon Supérieur général m’a demandé de venir continuer ma formation en France.
J’ai donc été admis au Séminaire de Rennes où j’ai passé trois ans d’étude en second cycle au séminaire et en insertion paroissiale à Combourg.

En septembre dernier, j’ai été affecté à Saint-Malo pour me préparer à l’éventualité de l’ordination diaconale. Différentes activités pastorales, comme la catéchèse, des temps de témoignages, des visites de malades à l’hôpital, des temps à l’épicerie solidaire et tant d’autres, m’ont permis de découvrir la communauté ecclésiale malouine. Mais toutes ces activités ont été suspendues à cause de la pandémie de la Covid 19. Néanmoins, je porte dans mes prières tous les visages que j’ai pu rencontrer dans mes différentes rencontres.

Source : 

Père Trégouët – Funérailles

Les funérailles du Père André Gabriel TREGOUET ont été chantées ce samedi 13 juin 2020, à la grande chapelle du Centre Missionnaire Saint-Jacques, où il a reçu la tonsure, ordonné sous-diacre, diacre et prêtre.

En présence de nombre de ses parents, de ses proches, ses amis, et confrères prêtres de Saint-Jacques, le Père Paul DOSSOUS, Supérieur général a présidé la célébration. Le diacre, Paul Trégouët a proclamé l’Évangile.

Suivent ici, le mot d’introduction faite par le Père Paul, suivi de son homélie.


MOT D’ENTREE

« Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie
pour ceux et celles qu’on aime
 » !

Une vie reçue, – une vie totalement donnée au service d’un peuple. Le Père André TREGOUËT a reçu la vie et il l’a complètement donnée au service du peuple haïtien, dont il a épousé le cœur, et à qui il s’est identifié. Nous, haïtiens ici présents, sommes très heureux de rendre cet hommage bien mérité à notre compatriote de cœur, André TREGOUËT.

En ce matin, où André nous a réunis, Jésus nous invite à faire confiance à la vie plus forte que la mort, à l’amour plus grand et plus fort que l’indifférence et le découragement.

 Jésus ne nous interroge pas sur le degré de notre foi, mais simplement de nous tourner vers la vie et le bonheur. Il ne nous explique pas ce qui se passe, ni comment cela se passe après la mort. Il nous dit tout simplement qu’il est La Vie : la Vie pour toutes et pour tous. La Vie pour toujours. Que sa Parole renouvelle l’espérance dans toute notre vie.

En pleine communion ecclésiale avec Mgr Launay SATURNE, Archevêque Métropolitain du Cap-Haïtien, les fidèles de la Paroisse de Robillard, nous nous sommes rassemblés pour rendre un dernier hommage à notre frère, le Père André TREGOUËT, qui nous a quittés.

L’Eucharistie que nous célébrons est le signe de cette parfaite communion dans l’Esprit-Saint qui nous unit.


Homélie

« Chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces petits qui sont mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 5, 40).

Pour nous, pèlerins sur la terre, cette parole du Seigneur Jésus pourrait faire l’objet de notre méditation et de nos actions quotidiennes. Jésus nous met face à notre responsabilité de femmes et d’hommes de bonne volonté. Il nous invite et nous pousse à avoir les pieds sur terre, en recourant à l’image d’un procès pour nous parler du jugement final attendu pour la fin des temps. Jésus y est le Juge. Et le jugement est placé sous les auspices de l’amour.  Jésus est le Roi et sa Royauté est la réalité fondamentale de l’existence: l’amour aura le dernier mot. Avec l’illustration métaphorique des brebis (moutons) et des chèvres, le Seigneur Jésus nous enseigne et nous rappelle que c’est sur l’amour que nous serons interrogés et jugés.

Nous ne pouvons évaluer adéquatement notre marche existentielle qu’en nous référant à nos attitudes concrètes d’amour dans nos relations avec nos prochains. Nourrir celles et ceux qui ont faim et soif, accueillir celles et ceux qui n’ont pas de toit, habiller celles et ceux qui sont nus, prendre soin des malades, rendre visite et porter assistance à celles et ceux qui sont en prison. Ce sont là des lieux de rencontre directs avec le Seigneur.

Être solidaire des frères nécessiteux, c’est être solidaire de Jésus dans sa Passion. Celui qui aura pratiqué l’amour durant son existence, dans son rapport avec ses semblables, celui-là sera reçu en présence du Père. Mais sera séparé de Dieu celui qui l’aurait négligé et évacué dans ses relations avec le prochain.

Frères et sœurs, cette parabole n’a pas pour but de nous effrayer. Loin de là. Au contraire, elle veut tout simplement nous avertir, nous prévenir de ne pas laisser le temps courir en vain, mais de l’occuper honnêtement, d’une manière créative et bénéfique en faveur des frères et sœurs qui ont le plus besoin de notre aide.

Tout chrétien authentique espère s’entendre dire, à l’accomplissement des temps, les paroles bénies que Jésus proclame dans cette péricope évangélique :

« Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage
le Royaume préparé pour vous
depuis la fondation du monde ».

Pour que cette espérance devienne réalité, au jour du jugement, l’amour doit être la première règle de notre vie de tout instant. Selon l’enseignement et le conseil de Saint-Ignace de Loyola : « Nous devons mettre l’amour plus dans les œuvres que dans les mots ».

Sœurs et frères, chaque œuvre de charité que nous faisons, nous la faisons pour le Christ Lui-même. Jésus nous montre que le véritable sens de la royauté qu’Il nous propose, est celle d’un bonheur parfait et éternel accessible uniquement quand, dans la confiance et avec générosité, nous nous mettons au service des autres.

Cher André TREGOUËT,

je tiens à respecter ta volonté. Tu m’avais dit toi-même : « Ne dites rien de ce que j’ai fait ou que je n’ai pas fait, car c’est Dieu qui me jugera ». Donc, je me tais !

Mais permets que je lise seulement un extrait des témoignages de quelques-unes de tes filles et fils spirituels de la paroisse de Robillard (Archidiocèse de Cap-Haïtien).

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Témoignage

Semaine de prière pour les vocations :

Témoignage du Père Francklin GRACIA,
Société des Prêtres de Saint-Jacques



Appelé à l’engagement comme prêtre

C’est difficile pour moi de dire comment j’ai su que j’ai été appelé à devenir prêtre. Je me souviens toutefois de la première fois que j’ai dit à mon père que je voulais devenir prêtre. J’étais alors à peine âgé de 6 ou 7 ans. Pourquoi ai-je pensé à cela à cet âge-là ? Peut-être que j’étais tout simplement influencé par le prêtre que je voyais dans ma paroisse, et qui m’avait donné envie d’être comme lui. Mon père l’a bien compris lorsque, réagissant à ma confidence, il me fit quelques remarques du genre : « tu ne sais pas encore ce qu’est un prêtre, peut-être que tu vas vouloir te marier et avoir des enfants … Cependant, prenant au sérieux ma confidence, il m’a promis de m’accompagner dans mon travail de discernement vocationnel. 

De fait, mon père et ma mère m’ont accompagné. Qu’aujourd’hui je sois prêtre et serviteur de l’Église relève de l’initiative souveraine de Dieu qui m’y a appelé dans sa grande bonté et son infinie miséricorde. Entendre son appel, le discerner et y répondre positivement ont nécessité la rencontre et l’aide précieuse de nombreuses personnes, que Dieu lui-même a mises sur mon chemin. Parmi celles-ci, figurent mon père, ma mère, mes frères et sœurs, ainsi que toute la famille. J’ai une reconnaissance éternelle pour mes parents, ma mère dont je suis constamment admiratif et mon Père, décédé – malheureusement – trois mois après que j’ai été ordonné prêtre. Je sais qu’il me regarde là où il est, content de mon engagement sacerdotal.

Vaut ici la peine de mentionner une autre personne qui a joué un rôle important dans ma vie au cours de mon cheminement vocationnel et de ma formation en grand séminaire. Il s’agit de Mgr Serge B. CHADIC. Il a grandement participé à ce que je sois devenu qui je suis aujourd’hui. J’ai été très heureux qu’il ait accepté de donner l’homélie lors de ma première messe à la paroisse Notre Dame de l’Assomption, dans la ville de Petit-Goâve, située dans le département de l’Ouest d’Haïti. Tant de prêtres originaires de ma paroisse et le Père Boniface Sénat – qui m’a présenté au Séminaire – ont été pour moi comme des « Philippe » m’accompagnant, tel « l’eunuque éthiopien », sur le chemin.

Questions et épreuves sur le chemin de la réponse à l’appel du Seigneur

Le temps du discernement vocationnel est marqué par des questions. Les récits bibliques de vocations m’ont rassuré dans mon cheminement, dans les moments où il m’a fallu surmonter quelques doutes et dissiper certaines hésitations. Un prophète comme Jérémie m’a beaucoup aidé. En effet, exerçant son ministère au sixième siècle avant Jésus Christ, celui-ci pensait ne pas être à la hauteur de la mission à laquelle Dieu l’avait appelé (cf. Jr 1, 1-9) : « Ah ! Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je ne sais pas parler, je suis un enfant ! » (Jr 1, 6).

Avec le prophète Jérémie, j’ai pu comprendre une chose essentielle : quand le Seigneur appelle pour une mission, il donne également les grâces nécessaires en vue d’y répondre. Surmontant ses doutes, Jérémie a su faire confiance à Dieu, en accueillant son appel : « Seigneur, tu m’as séduit et je me suis laissé séduire » (cf. Jr 20, 7).

La rencontre de l’ange Gabriel et la Vierge Marie a été pour moi une sorte d’école à la confiance en Dieu. Marie n’a pas tout compris mais elle a su faire  confiance à l’ange, qui, à son tour, l’a d’abord rassurée, en lui disant : « Ne crains pas » et, ensuite, en lui révélant que « rien n’est impossible à Dieu ». Ces témoignages bibliques m’ont permis d’évacuer au fur et à mesure qu’elle se présentait, toute peur sur le chemin de ma réponse à l’appel du Seigneur.

Avec Jérémie et la Sainte Vierge Marie, tous les jours et à tout instant, j’entends Dieu me dire « ne crains pas, c’est moi qui t’ai choisi, appelé par ton nom ».

La figure de Jésus

Me frappe beaucoup la figure du Christ appelant les 4 premiers disciples de l’Évangile selon saint Luc. Il les rejoint là où ils en sont, dans leurs activités, dans leur désespoir. Il les rassure et les invite – loin de les laisser gagnés par le découragement – à aller plus loin : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche » (Lc 5, 4). Cette parole me rejoint particulièrement en m’invitant à la confiance. Elle m’a guidé au moment tout spécial où j’allais choisir de rentrer dans la Société missionnaire des Prêtres de Saint-Jacques pour m’y engager au service de la mission de l’Église à l’extérieur de mon pays. Il s’agit d’un choix plutôt difficile pour quelqu’un comme moi, n’ayant jamais vécu auparavant en dehors de ma terre natale. Alors il m’était pratiquement impossible de m’imaginer, rien qu’une seconde, d’être prêtre exerçant mon ministère loin de ma patrie.

Mais l’appel de Jésus a résonné en moi autant que la grâce de pouvoir y répondre m’a été en même temps accordée. Comme Pierre, j’ai été amené à comprendre et à intégrer le fait que la puissance de Dieu me dépasse, et la présence reste souvent insoupçonnée. J’entends encore Jean le Baptiste qui m’en fait prendre conscience quand il déclare : « au milieu de vous se tient quelqu’un que vous ne connaissez pas ».  S’actualisent dans ma vie ces mots de Jésus au futur saint Pierre : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras ».

N’est-ce pas impressionnante la manière propre au Seigneur de nous manifester sa confiance, alors même qu’il connaît bel et bien nos limites et nos chemins. Il nous fait confiance au point de se donner par nos mains, notamment dans la célébration eucharistique. D’ailleurs, je suis moi-même impressionné à chaque fois que je prononce les paroles de la consécration où le pain et le vin sont transformés en corps et sang du Christ. Je suis marqué par cette figure du Christ,  qui nous appelle, nous fait confiance et nous envoie.

Jésus, un Dieu de miséricorde

Pour moi, ce qui me frappe le plus dans l’attitude de Jésus, c’est sa pratique de la miséricorde. Je pense en particulier à l’évangile que nous avons lu, le cinquième dimanche du temps de carême. Il y était question d’une femme prise en flagrant délit d’adultère (cf. Jn 8, 1 – 11). Jésus commence par conduire les uns et les autres à prendre conscience de sa propre situation par rapport au péché. A la foule des gens qui était là et qui lui demandait avec insistance ce qu’il est juste de faire par rapport à la femme adultère, Jésus répond :  « celui qui n’a pas péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre« . Ensuite, s’adressant à la femme, il lui dit : « moi, non plus je ne te condamne pas, va et désormais ne pèche plus ».

La figure miséricordieuse de Jésus me touche beaucoup. Quand je relis ma vie, je croise souvent son regard miséricordieux. Alors je me demande – bien souvent – : que serions-nous sans la miséricorde de Dieu ?

Le Christ, par sa miséricorde, donne sens à ma vie de chrétien et de prêtre. Et c’est seulement l’expérience de la miséricorde de Dieu, dument et continuellement faite, que je puis vivre, comme prêtre, mon engagement pris lors de mon ordination diaconale. A l’évêque qui m’interrogeait « veux-tu implorer avec nous la miséricorde de Dieu pour le peuple qui te sera confié, en étant toujours assidu à la charge de la prière », serein, j’avais répondu oui, en toute conscience et en pleine liberté.

Comme chrétien et comme prêtre, j’ai constamment besoin de me laisser regarder par le Christ. Pour moi, la péricope qui me parle le mieux de Jésus, c’est celle de la rencontre avec cette femme adultère, conduite à faire l’expérience de l’amour inconditionnel de Jésus Christ, lui qui, sans jamais nous condamner, ouvre continuellement devant nous et pour nous de nouveaux chemins, faits de joie, de paix intérieure, d’espérance, en même temps qu’il nous procure le courage nécessaire pour avancer, toujours et encore.

 Ma prière comme prêtre

Ma prière est celle-ci « que je devienne un pont et non un mur ».

 

Francklin Gracia a été ordonné prêtre pour la Société des Prêtres de Saint-Jacques, en août 2018. Il est né à Desbureaux, localité de la commune de Petit Goâve,  en Haïti.

Il est issu d’une famille catholique pratiquante, appartenant à la paroisse saint Michel, de Lefort.

A la fin de ses études classiques, il a entamé une formation en informatique bureautique, qu’il a discontinuée pour s’engager durant de longues années de préparation et de discernement vocationnel. Après son année propédeutique spirituelle, il a suivi les cours du cycle de philosophie durant deux années, au séminaire Notre Dame d’Haïti, dans la banlieue de Port-au-Prince. Après une année de stage pastoral à Port-au-Prince et à Landerneau (France), il a fait quatre années de formation théologique et pastorale au séminaire de Rennes. Aujourd’hui, il est vicaire à la paroisse Saint Melaine, à Pacé, dans l’archidiocèse de Rennes.

Service de Restauration




 

Semaine du 29 juin au 4 juillet 2020



 

 


Semaine du 15 au 20 juin 2020





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Haïti – Séminaristes St-Jacques

La formation des séminaristes
de Saint-Jacques en Haïti,
au temps du covid-19


Séminaristes en deuxième et troisième année de théologie – à Port-au-Prince/Haïti 2020


Séminaristes de Saint-Jacques – 1ère et 2ème année – cycle de philosophie / Port-au-Prince – Haïti/2020


Jeunes en Année Propédeutique spirituelle Saint-Jacques – Port-au-Prince/ Haïti – 2020


Séminaristes de Saint-Jacques – Haïti 2020


L’année académique avait très mal débuté en Haïti. Le phénomène « Peyi Lock » – pays bloqué – avait empêché l’ouverture des écoles, tout comme le Grand Séminaire Notre Dame d’Haïti, ainsi que l’Année Propédeutique Saint-Jacques. Les Responsables de l’équipe de formation Saint-Jacques avaient déployé beaucoup d’énergie pour concevoir et mettre en œuvre un plan d’accompagnement des séminaristes. Durant la période d’octobre à décembre 2019, ceux-ci ont pu rejoindre des paroisses d’accueil, ayant ainsi empêché qu’ils restent dans leur famille et à leur charge. L’accalmie politique connue en fin décembre jusqu’au mois de mars, malgré l’insécurité politique et économique qui a continué à sévir au pays, les écoles ont pu recommencer à fonctionner. Les séminaristes ont pu faire leur rentrée en janvier, ainsi que les jeunes en Année propédeutique.

Les membres de l’équipe de formation ont pu relancer les activités. Ils ont ainsi revu l’ensemble des programmes et le calendrier, conformément aux données dont ils disposaient. Dans ce contexte, le Père Georgino RAMEAU a pu animer deux sessions de formation : l’une pour les six jeunes propédeutes, et l’autre pour les séminaristes des deux cycles de philosophie et de théologie.

Durant une semaine, à la Propédeutique Saint-Jacques à Fontamara, les jeunes propédeutes ont été initiés à la Bible et à la vie liturgique. Un programme dense mais pédagogique offrait à ceux-ci de découvrir les Saintes Écritures à partir de son enracinement dans l’histoire du Peuple élu dans le contexte du monde oriental ancien et gréco-romain. L’initiation à la liturgie touchait à la fois le fond de la prière de l’Église et l’art de prier individuellement et communautairement. Cette formation théorique et pratique fut bien accueillie par les jeunes, très motivés dans leurs démarches.

Avec les 17 séminaristes pour les deux cycles de philosophie et de théologie, le Père Georgino a travaillé durant un week-end des questions autour de l’engagement au sein de la Société des Prêtres de Saint-Jacques. Profitant des bonnes dispositions des séminaristes, il est allé aussi loin qu’il était possible dans la réflexion, pour permettre aux aspirants missionnaires haïtiens de Saint-Jacques de découvrir à la fois les exigences de leur vocation, mais aussi toute la joie promise.

Le Père Georgino garde un très bon souvenir de ce temps passé avec les jeunes séminaristes. Il les trouve motivés, avec de très bonnes dispositions pour poursuivre à la fois leur préparation vers l’engagement à la vie missionnaire, mais aussi assoiffés de choses belles et de qualité. Il note aussi combien les événements de ces dernières années impactent la vie des jeunes. Au regard de ce qu’il a perçu, le Père Georgino pense qu’il sera nécessaire qu’un travail d’évaluation soit entrepris pour cerner l’impact des crises connues par le pays sur les jeunes pour pouvoir penser en connaissance de cause la formation des futurs prêtres missionnaires de Saint-Jacques haïtiens, formés en Haïti.

Réalisée deux jours avant l’ordination presbytérale de Carl Enderchine Jeanty Maisonneuve et Wikenson Jacques, la session des séminaristes aura également permis de voir les bonnes dispositions à servir de ces derniers, mais aussi leur joie de vivre et leur bonne humeur, en dépit de tout.

Il convient de souligner, en conclusion de cet article l’inventivité, la créativité, le courage et la générosité des formateurs acceptant d’assumer cette lourde responsabilité qui leur est confiée de préparer l’avenir. Nous ne les oublions pas. Nous les portons dans nos pensées et dans nos prières.

Aujourd’hui, à cause du covid-19, le grand séminaire a dû fermer ses portes et renvoyé les séminaristes. Mal commencée, l’année académique 2019-2020 n’aura pas été bonne pour nos jeunes. Au moment où nous rédigeons ces lignes, aucune décision n’a été communiquée quant à la gestion de cette situation de la part des Responsables du grand séminaire Notre Dame d’Haïti. Pour ce qui concerne la Société des Prêtres de Saint-Jacques, vu le départ de l’Année propédeutique Saint-Jacques, les jeunes sont renvoyés dans leur famille. Accompagnés à distance, autant que possible, ils seront appelés à reprendre entièrement l’année, dès que la situation sanitaire le permettra.

En ce qui concerne les séminaristes, ce sera vraisemblablement la même solution qui sera appliquée.

Encore une fois, nous les confions à vos prières.

P. Georgino RAMEAU, SPSJ – avril 2020

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