Société des Prêtres de Saint-Jacques

Missionnaires en Haïti, au Brésil et en France

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La Lettre de Saint-Jacques n° 215

 

 

Chère Lectrice, cher Lecteur, ami(e)

Octobre 2019, Mois extraordinaire de la Mission. Le Pape François, tenant fermement à la dynamique de la Mission de l’Eglise, préside du 6 au 27 octobre le Synode sur l’Amazonie qu’il a convoqué, il y a de cela plus d’une année. « Baptisés et Envoyés. L’Eglise du Christ en Mission dans le Monde ». C’est ce thème d’engagement universel de tous et de toutes qui oriente les travaux des Pères et des participants à ce synode inédit, dont la préparation a été confiée par le Pape François au Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples.

Dans la lettre qu’il lui a adressée, le 22 octobre 2017, le Pape avait exprimé son souhait et ses attentes : « Que le Mois missionnaire extraordinaire soit une occasion de grâce intense et féconde pour promouvoir des initiatives et intensifier de manière singulière la prière – âme de toute mission –, l’annonce de l’Évangile, la réflexion biblique et théologique sur la mission, les œuvres de charité chrétienne et les actions concrètes de coopération et de solidarité entre les Église, afin que se réveille et ne nous soit jamais volé l’enthousiasme missionnaire ».
Cependant, le Synode de l’Amazonie se veut être un cri à la conscience, une mémoire de la mission, une option pour la vie. Il s’insère dans le processus postconciliaire en défense de la vie, qui a commencé en Amérique Latine avec Medellin (1968 ; « libération », « option pour les pauvres »), a continué avec Puebla (1979 ; « assomption/rédemption »), Santo Domingo (1992 ; « Inculturation) et Aparecida (2007 ; « Mission »).

Aussi, devons-nous sans cesse nous rappeler que nous sommes tous envoyés par le Père pour annoncer l’Évangile. « De même que le Père m’a envoyé, dit Jésus, moi aussi, je vous envoie » (cf. Jn 20, 21). À travers l’Église que nous sommes, le Seigneur veut atteindre tous les milieux afin de former un seul troupeau sous la gouvernance d’un même pasteur. Aujourd’hui retentit encore dans le monde ce que Jésus dit à Pierre « Avance en eau profonde ! » (cf. Lc 5, 4). Le missionnaire, comme l’est tout baptisé, doit avoir la certitude d’être un « envoyé ». Être missionnaire est un acte d’obéissance, une réponse à ce que Jésus nous a demandé :  » Si tu m’aimes, garde mes commandements « . Faire partie de la Grande Famille de Dieu est un grand privilège mais cela implique une responsabilité.

Avec le pape François, nous nous rendons compte, de plus en plus et de mieux en mieux, de l’existence des périphéries innombrables : « Sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile » (EG n° 20). Cette réalité soulève la question du zèle et de la fidélité à notre vocation, pour partager la vie et les merveilleuses richesses de l’Évangile à toutes et à tous. Puisque l’Évangile est puissance de Dieu pour le salut du monde, il est essentiel que l’on s’assure de l’annonce évangélique dans le contexte du monde d’aujourd’hui.

Dans la conception de l’évangélisation, on n’est pas là pour enseigner une doctrine. Il s’agit d’établir une relation personnelle entre l’homme et Jésus Christ. Toute personne a le droit imprescriptible de connaître Jésus Christ. Il faut être capable de donner à chaque personne de pouvoir dire : « Jésus Christ m’a aimé et il s’est livré pour moi » (Ga 2, 20). Il s’agit donc d’un devoir pour moi d’annoncer l’Évangile, comme il est du droit de chaque être humain de se le voir annoncer : « Malheur donc à moi si je n’annonce pas l’Évangile » (1 Co 9, 16). Évangéliser n’est pas un acte individuel et isolé, mais c’est un acte profondément ecclésial. Le chemin de la mission est celui de la solidarité, de l’inculturation et du dialogue, à l’exemple du Christ qui, par son incarnation, s’est engagé lui-même dans les circonstances sociales et culturelles particulières des gens parmi lesquels il a vécu.

Chère lectrice, cher lecteur, ami/es de la Lettre de Saint-Jacques, puissions-nous comprendre et vivre ce Mois Missionnaire Extraordinaire comme un nouvel élan dans la perspective d’aller à la rencontre des autres, qui est un acte purement et pleinement missionnaire.

Père Paul DOSSOUS,
Supérieur Général
Société des Prêtres de Saint-Jacques

 

16e Semaine Chantante au Centre Missionnaire Saint-Jacques

Comme prévu, Chœur & Création a réalisé sa seizième Semaine Chantante de « Musique Vocale Sacrée en Finistère ». Ainsi, du 20 au 27 juillet 2019, sous la direction et accompagnement du Chef de Chœur Christophe DUHAMEL, environs une centaine de chanteurs et de chanteuses se sont retrouvés au Centre Missionnaire Saint-Jacques.

Amateurs et amatrices de musique vocale classique, et ouverts à d’autres genres, les participants arrivaient de plusieurs régions de France : Picardie, Auvergne, Normandie, Dauphin, Loire-Atlantique, Reims, Nord-Atlantique, Champagne, Pas-de-Calais, Alsace, Bourgogne, Ile-de-France ; et même d’un peu plus loin, la Belgique.

Comme lors des Semaines Chantantes antérieures, les participants étaient heureux de se retrouver entre eux, autour de leur Chef de Chœur et Formateur, Christophe DUHAMEL, et d’être accueillis dans la propriété du Centre Missionnaire de Saint-Jacques, où se situe la Maison générale de la Société des Prêtres de Saint-Jacques, dont les membres Prêtres sont présents en France, au Brésil et en Haïti.

Rappelons qu’avant d’arriver au Centre Missionnaire, la Semaine Chantante se réalisa à Saint-Pol-de- Léon, de 2004 à 2017. Les stages avaient alors lieu au Château de Kersaliou.

Pour la Semaine Chantante de 20 au 27 juillet 2019, Monsieur C. DUHAMEL avait choisi d’étudier une pièce Josquin DESPREZ, compositeur franco-flamand de la Renaissance (1440-1521). Son œuvre sert de passerelle entre le Moyen-Âge tardif et les premières décennies du style nouveau.

Josquin DESPREZ est largement considéré comme le premier grand maître dans le domaine de la polyphonie vocale de la Renaissance.

Une des plus grandes difficultés de la musique de Josquin DESPREZ réside dans ce que l’on appelle Canon de proportion auquel il recourt. Ainsi donc, dans ses polyphonies, les voix ne suivent pas un même rythme. Dans le second Agnus Dei de sa Missa L’Homme armé super voces musicales, il recourt au canon de proportion exigeant une totale maîtrise des rythmes par les différents pupitres ou les différentes voix (Soprano, alto, ténor, basse).

Les participant de la seizième Semaine Chantante avait à travailler le Motet jubilate Deo omnis terra ainsi que la messe Malheur me bat. Il s’agit d’une messe à quatre voix, avec des passages à deux et à trois voix. Quelquefois, certaines voix sont dédoublées donnant naissance à une texture de six voix. C’est le cas dans l’Agnus Dei de cette messe, mais aussi dans celle du nom de Hercules Dux Ferrariae.

Il y avait donc plusieurs difficultés à surmonter. Les unes venaient de la particularité des pièces étudiées elles-mêmes, les autres de la composition du groupe des participants, dont les niveaux au de connaissance musicale (lecture de partition, par exemple) pesaient lourdement sur la mise en œuvre.

Travailler un motet c’est se tourner vers la musique modale, alors que, depuis la fin du dix-septième siècle, c’est la musique tonale qui a pris le dessus. Mais le réel défi réside dans la longueur de la pièce retenue. L’un des travaux du chef de chœur revenait à fusionner les voix, confronté qu’il était à la non-homogénéité de niveaux des participants. Il a fallu donc investir dans des exercices d’orthophonie, et tenir un réel compte des débutants, pour fédérer les profils.

Avec Josquin DESPREZ, il a fallu beaucoup travailler le rythmique, devant une musique mathématique.
Chaque thème a dû être minutieusement travaillé, dans un temps chronologique non pertinent, pour obtenir des résultats satisfaisants au bout d’une semaine d’exercices et de travail.

Pourtant, malgré toutes ces difficultés, cette énième Semaine Chantante s’est bien passée. Confiance entière placée dans l’expérimenté chef de chœur, compétence et pédagogie au rendez-vous, esprit de fraternité, voire de famille à la clé, joie d’être ensemble en sous-bassement, ajoutés à cela, sérénité, tous ces ingrédients ont rendu cette semaine chantante inoubliable. Non seulement pour les participants, mais également pour les Prêtres de Saint-Jacques et le Personnel du Centre d’Accueil.

Accueillir des groupes de cette qualité-là fait respirer du bonheur.

Comme aux fois précédentes, deux concerts ont été donnés à la fin de la Semaine Chantante. Un pré-concert à la Chapelle du Centre Missionnaire et un autre à la belle Église de Saint-Thégonnec. L’évidence que les participants devront continuer à travailler davantage la musique n’enlève rien à la performance constatée et surtout ne devrait en rien diminuer la joie d’y avoir participer.

Sensible à ces genres d’événements, les Prêtres de Saint-Jacques de la Maison Générale sont heureux que la Grande chapelle du Centre ait pu accueillir ce grand rendez-vous de la Semaine Chantante.



Le Centre missionnaire ne fait aucune exigence à ceux et celles qui viennent y passer quelques jours. Car la beauté dit Dieu. Alors entendre des voix en quête de perfection résonner dans la Chapelle du Séminaire Saint-Jacques ne pouvait apporter que du bonheur à ceux qui y vivent à l’année.

Ordination presbytérale à Jacmel – 24 août 2019

Ordination presbytérale de Gaston –  Bertholy – Lanio – Jean Mike – Makenson

Le samedi 24 août 2019, a eu lieu dans le diocèse de Jacmel l’ordination presbytérale de trois membres de la Société des Prêtres de Saint-Jacques.


Il s’agit de Bertholy Chérubin, originaire du diocèse de Hinche; Lanio Maximin et Jean Mike Dowel Louis, originaire du diocèse de Jacmel, dans le département du sud-est d’Haïti.

Salle Polyvalente – Diocèse de Jacmel – Haiti

La célébration a eu lieu à la Salle Polyvalente du diocèse, en lieu et place de la cathédrale Saint-Jacques et Saint-Philippe, très abîmée depuis le séisme ravageur du 12 janvier 2012.

Ayant accueilli Bertholy dans son diocèse, Mgr Denis Moutel, Ordinaire du diocèse de Saint Brieuc et Tréguier en France, ainsi que d’autres prêtres du même diocèse ont été présents à Jacmel pour prendre part à la célébration, présidée par l’Ordinaire du diocèse de Jacmel, Mgr Marie Erick Glandas Toussaint.

Parmi les autres membres de la Société des Prêtres de Saint-Jacques ayant participé à la célébration d’ordination, on compte le Père André Siohan, Vicaire général de notre Institut Missionnaire, le Père Valon Pierre – Supérieur régional.

Ordination presbytérale de Gaston – Bertholy – Jean Mike Dowel – Lanio – Makenson







C’était un moment très fort pour l’Église de Jacmel. En effet, en plus des nouveaux prêtres de Saint-Jacques, à cette même célébration ont été ordonnés deux nouveaux prêtres au service du diocèse de Jacmel. Il s’agit des Pères  Gaston et Makenson

Confions au Seigneur les nouveaux ordonnés. Puissent-ils être heureux dans leur vie de prêtres et dans leur ministère.

Bientôt 3 nouveaux Prêtres de Saint-Jacques


Ὁ μὲν θερισμὸς πολύς,
οἱ δὲ ἐργάται ὀλίγοι·
δεήθητε οὖν τοῦ κυρίου τοῦ θερισμοῦ
ὅπως ⸂ἐργάτας ἐκβάλῃ⸃
εἰς τὸν θερισμὸν αὐτοῦ.


« La Moisson est abondante,
peu nombreux
sont les ouvriers.
Priez donc
le Maître de la Moisson
d’envoyer des ouvriers
à sa Moisson »

Telles sont les paroles du Seigneur Jésus que nous pouvons lire dans l’Évangile selon saint Luc (Lc 10, 2). Nous sommes conscients au niveau de la Société des Prêtres de Saint-Jacques que cette prière doit être faite encore aujourd’hui, avec insistance, persévérance et foi. La mission de l’Église d’annoncer Jésus, d’appeler à la foi et à la conversion, d’accueillir et d’accompagner, d’envoyer, de pardonner et de consoler… cette mission est grande et dépasse l’Église elle-même et chacun de ses enfants. Cette mission se situe au cœur de l’histoire (economia) du salut, dans le plan, le dessein salvifique de Dieu. Un dessein qui englobe tous les hommes sans distinction de sexe, de race, de couleur, d’appartenance sociale, etc. …

La prière pour demander au Seigneur d’envoyer des ouvriers à sa Mission se fait dans la confiance, mais aussi dans la reconnaissance. Se rappelant les œuvres de bonté du Seigneur réalisées dans notre histoire passée, on est conduit à s’adresser à lui dans les moments d’épreuves pour lui demander son aide.  Notre histoire comme Prêtres de Saint-Jacques est marquée éternellement par cet état de fait. Nos aînés ont su prier le Seigneur par l’intercession de la Vierge Marie, Notre Dame du Perpétuel-Secours, pour demander des vocations et une maison pour accueillir et former les premiers Prêtres de la Mission d’Haïti (ancien nom des Prêtres de Saint-Jacques). En effet, la formation des Prêtres de la Mission d’Haïti se réalisait dans divers lieux depuis l’ouverture d’un grand Séminaire à la rue Lhomond: le Séminaire Saint Martial, établi à côté du Séminaire Colonial, et qui a fonctionné durant 4 ans. Après cette période, la Providence a voulu que la Mission d’Haïti trouve de l’aide auprès des diocèses de Rennes et de Vannes qui ouvrirent leur séminaire aux futurs missionnaires d’Haïti.  Successeur de Mgr Testard du Cosquer (destitué par le Président haïtien Salnave le 28 juin 1869, et décédé un mois plus tard), Mgr Guilloux s’évertuera à  garantir une réelle autonomie financière, faisant appel aux prêtres de son clergé et des laïcs.  Après de longues discussions et négociations impliquant diverses partenaires, suite à une dispense obtenue du Saint-Siège, les Montfortains ont fini par accepté, en septembre 1872, de s’occuper de la formation des futurs missionnaires de la Mission d’Haïti.  Ainsi donc, en octobre 1872 fut ouvert à Pontchâteau le « Séminaire Apostolique » placé sous le vocable de Saint-François Xavier, le patron des Missions. 20 séminaristes y furent accueillis. Durant 22 ans, près de 200 prêtres séculiers furent ordonnés sur la colline du Grand Calvaire à Pontchâteau au titre de la Mission d’Haïti.

Les circonstances politiques impliquant les autorités politiques françaises et l’Église en France et l’État haïtien ont progressivement amené à la création d’un séminaire propre pour former les futurs missionnaires de Saint-Jacques. On notera avec intérêt l’apport de Mgr Laroche, alors évêque de Nantes, pour sauver provisoirement la situation en proposant de déclarer la Mison Saint-François Xavier comme annexe de son propre séminaire dirigé par des Sulpiciens. Ainsi des séminaristes d’Haïti ont été accueillis à Nantes, dans un bâtiment proche du nouveau grand séminaire.

En 1894, une religieuse de la Congrégation des Filles de la Sainte Vierge de la Retraite de Vannes-Lannion offrira une maison à ceux que l’on appellera désormais les Prêtres de Saint-Jacques. Malgré le ton merveilleux que peut prendre le récit relatant le don de ce qui est devenu depuis longtemps la Maison générale des Prêtres de Saint-Jacques, connue aussi sous le nom de Séminaire Saint-Jacques, ou Centre Missionnaire Saint-Jacques, une chose demeure sûre pour les croyants dont je suis, c’est que la propriété actuelle où se trouve la Maison Générale des Prêtres de Saint-Jacques doit être considérée comme le fruit de tous les efforts et sacrifices consentis par nos devanciers, de Mgr Martial Testard du  Cosquer, en passant par Mgr Guilloux jusqu’à Mgr Kerzusan. La prière de Mgr François Marie Kersuzan faite dans la chapelle du couvent des Sœurs de la Retraite a été exaucée, mais bien plus tôt qu’il ne pensait.

Devant une icône de Notre Dame du Perpétuel-Secours, il avait ainsi prié:

« Vous m’avez donné des élèves… mais à quoi bon, si je n’ai plus de séminaire pour les abriter, ni de directeurs pour les former? Il n’est pas digne de vous de laisser votre œuvre inachevée« . Et ce serait au milieu de cette prière que la Supérieure de la maison venait lui faire part de la réception d’une lettre l’entretenant d’une maison à donner et pour laquelle on ne trouve pas d’acceptant: le château de Lézérasien, dans le quartier de Saint-Jacques, en la paroisse de Guiclan.

Ainsi donc, Dieu s’est montré encore une fois Providence en donnant des vocations et des moyens pour former les futurs missionnaires.

Aujourd’hui, cette merveilleuse histoire se poursuit. Certes, depuis une quinzaine d’année, la Société des Prêtres de Saint-Jacques ne reçoit aucune nouvelle vocation de cette terre missionnaire, de la Fille Aînée de l’Église. Pourtant, le mystère de la grâce ne cesse pas. Les Prêtres de Saint-Jacques poursuivent leur mission, auréolés d’un grand dynamisme dont les racines se trouvent la Providence divine et le charisme propre de l’Institut entièrement consacré à la Mission de l’Église. Missio ad Extra, ad Vitam, ad Gentes et cum ecclesia.

Depuis quelques années, ils accueillent des confrères venant d’Haïti et du Brésil, alors qu’ils continuent de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour interpeller, appeler, accueillir et accompagner des vocations en France.

La Société des Prêtres de Saint-Jacques vit une grande et constante solidarité avec les Églises particulières où elle est présente. Elle partage la soif et la faim des Églises locales d’accueillir de nouveaux ouvriers pour l’abondante moisson de notre temps. Elle espère avec les diocèses et les paroisses les temps nouveaux promis par le Seigneur. Alors, pleine d’espérance, elle partage l’attente des catholiques, prêtres et laïcs des jours nouveaux. Elle en accueille des signes dans l’intérêt que portent les gens pour Dieu, pour le connaître, pour vivre en communion avec lui. Dieu se trouve au carrefour d’une quête de sens.  Il se trouve dans le questionnement intérieur et profond, même inconscient de ces personnes se souvenant du passé religieux et glorieux de la France, et de la Bretagne en particulier. Dieu est présent dans l’espérance des croyants, qui espèrent contre vents et marrées, mais qui demandent un signe pour pouvoir traverser la nuit de ce temps, comme l’aurore du monde nouveau qui doit naître.

Continuellement, la Société des Prêtres de Saint-Jacques s’associe volontiers au questionnement de l’Église, à toute recherche ecclésiale pour réaliser la mission que le Seigneur lui confie: celle précisément de faire du monde entier un peuple de disciples:

πορευθέντες ⸀οὖν μαθητεύσατε πάντα τὰ ἔθνη,
⸀βαπτίζοντες αὐτοὺς
εἰς τὸ ὄνομα τοῦ πατρὸς καὶ τοῦ υἱοῦ καὶ τοῦ ἁγίου πνεύματος,

Allez ! De toutes les nations faites des disciples :
baptisez-les
au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,

C’est pour prendre part à cette mission commune et unique de l’Église que la Société des Prêtres de Saint-Jacques existe. Sa vie et toutes ses activités sont au service de l’unique mission de l’Église à faire connaître Jésus le Christ, Dieu incarné pour rejoindre les hommes et tout l’homme, en vue du salut de tous.

La Société des Prêtres de Saint-Jacques se réjouit de toutes ces belles choses vécues au cœur de l’Église, comme la quête de la vérité et de la justice, comme l’engagement concret au pardon et à la réconciliation, comme l’accompagnement de nos semblables  sur le chemin de la vérité et de la vraie foi.

Elle est heureuse d’accueillir des jeunes qui veulent se donner pour le service de la mission, avec une conscience claire et une attitude humble faite d’une entière disposition à servir.

La Société des Prêtres de Saint-Jacques rend toute grâce à Dieu pour ses jeunes séminaristes formés en France, au Brésil et en Haïti. Elle se réjouit d’une joie immense de l’ouverture d’une Année propédeutique au Brésil, où trois jeunes Brésiliens sont accueillis.

Après avoir connu la joie de vivre l’ordination diaconale en vue du presbytérat de deux de ses membres : Carlsendro LOHIER et Richelin CHERY le 23 juin dernier, elle s’apprête à accueillir dans la joie et une immense reconnaissance à Dieu, l’ordination presbytérale de trois de ses membres. Il s’agit de Bertholy CHERUBIN, de Jean Mike Dowel LOUIS et de Lanio MAXIMIN. La célébration d’ordination aura lieu le 24 août, en la Cathédrale de Saint Jacques et Saint Philippe, dans le diocèse de Jacmel, dans le département du sud-est d’Haïti.

La Société des Prêtres de Saint-Jacques recommande à vos prières les prochains ordinands. Elle vous demande également de prier pour le diocèse de Jacmel et son évêque, Mgr Erick Maire Toussaint GLANDAS, ainsi que pour les deux jeunes qui seront ordonnés prêtres avec ceux de notre Institut missionnaire.

Ainsi donc, relisant notre Histoire à la lumière de ces ordinations presbytérales, nous voulons rendre grâce au Seigneur, dont le Perpétuel-Secours nous accompagne à chaque instant. Nous le prions, comme l’a fait autrefois Mgr Kersuzan d’envoyer de nouveaux ouvriers à sa Moisson, en France, au Brésil et en Haïti.

Semaine missionnaire à Erquy 3

Pour notre deuxième journée de mission, nous avons eu la chance de visiter la criée d’Erquy (4ème port de France).

Nous avons été reçu et guidé par Mr Orlando Blin, responsable adjoint de la criée. Il nous a retracé l’historicité de la criée. Il nous a fait découvrir cette réalité de la criée d’Erquy, très passionnante et enrichissante.

Après la visite, on est allé sur la plage à la rencontre des enfants, des jeunes et des estivants pour un temps d’échange fraternel.

Enfin, on a terminé la journée par une veillée de prière et d’adoration. On était une cinquantaine de personnes à louer, prier le Seigneur.

Nous vous demandons de continuer à prier pour nous, les séminaristes de Saint-Jacques et ceux du diocèse de Saint Brieuc.

Richelin













Lettre de Saint-Jacques n°213 Editorial


 

 

 

Très chers amis lecteurs,

Nous voici déjà au Temps Pascal ! Au cours du Carême, nous avons cheminé vers le Christ et avec le Christ, comme disciples missionnaires. L’appel à la conversion résonnant par le témoignage prophétique de l’Eglise est porteur d’espérance et de consolation pour les affamés, de Dieu dont nous sommes. Il oriente les cœurs et les consciences vers l’aurore du salut divin, toujours plus proche. Il invite à être en permanent état de sortie, et, dans le présent de l’existence, à vivre avec le Christ le passage pascal.

Au cœur de l’Eglise universelle, la marche vers Pâques – en cette année 2019 – a été ponctuée par des initiatives audacieuses…. Expressions d’une foi inébranlable au Dieu de la Résurrection. Un Dieu qui s’engage redonner vie à son peuple, tel que le prédit le prophète Ezéquiel en son temps (Cf. Ez 37, 1ss). Dans leurs différents lieux de mission, nos confrères Prêtres de Saint-Jacques se sont associés à tous les engagements de l’Eglise pour faire entendre les paroles lumineuses de l’Evangile. Le point de départ de leur mission, c’est le mystère Pascal. Ils cherchent par la qualité de leur témoignage à rendre la foi désirable.

Les différents articles publiés dans ce numéro témoignent de ce dynamisme missionnaire, où ils vivent en collaboration avec d’autres baptisés, prêtres et laïcs, la mission que le Christ leur confie à l’intérieur de son Corps, l’Eglise. Ils vous permettront de partager les rêves et les combats des Pères en Haïti, auprès des jeunes Haïtiens et de nos séminaristes pour les aider à bien se préparer à leur futur engagement sacerdotal et missionnaire, par une connaissance adéquate et assumée de leur histoire nationale.

Ils vous informeront des initiatives de nos confrères en mission en France, attentifs aux fragilités, comme chemin de conversion.

Ils vous feront partager la grande joie de la Société des Prêtres de Saint-Jacques d’ouvrir au Brésil une Propédeutique spirituelle, avec l’accueil, cette année, de trois jeunes Brésiliens.

Ils vous tiendront informés des principales activités qui ont marqué notre vie au Centre Missionnaire Saint-Jacques, ici, à Guiclan, dans le département du Finistère.

Notre espérance s’enracine dans des faits concrets. Notre joie est alimentée continuellement par tout ce que le Seigneur nous donne de vivre avec nos frères et sœurs, vers lesquels il nous envoie : en Belgique, en France, en Haïti, au Brésil et au Canada.

Merci de nous aider à porter cette noble mission que le Seigneur nous confie, par toutes initiatives utiles que vous pourrez prendre.

Heureuses fêtes pascales
à vous et aux vôtres !

Le Christ est vraiment ressuscité !
Alléluia ! Alléluia

Père Georgino RAMEAU, spsj
Directeur de la Publication

 

Menu – Salle de Compostelle – Septembre 2018

Organisez vos repas de fête ou de retrouvailles à Saint-Jacques.
La salle Compostelle est votre lieu! A aménager à votre convenance! Dans un décor magique! La nature vous accueille et vous sourit! Vous êtes chez vous!

Pour plus d’info, cliquez ici, et trouvez les numéros de téléphone et le formulaire de contact. Merci

Père Jean-Roudy DENOIS arrivé à l’unité pastorale Saint-Bruno & Saint-Basile

 

D’origine haïtienne et membre de la Société des Prêtres de Saint-Jacques, le Père Jean-Roudy DENOIS est arrivé à l’unité pastorale Saint-Bruno/Saint-Bbasile le 1er août 2018, après avoir vécu une excellente année pastorale à la co-cathédrale Saint-Antoine de Padoue, à Longueuil – au Canada – comme prêtre collaborateur.


Comme nouveau pasteur de cet ensemble de communautés, la messe de son installation a eu lieu le 25 août dernier, à 16 heures, à l’église Saint Basile. Monseigneur Claude Hamelin, évêque auxiliaire du diocèse de Saint-Jean-Longueuil, a présidé à la célébration liturgique. Les paroissiens et les paroissiennes étaient nombreux à se déplacer pour accueillir leur nouveau pasteur.
La messe a été animée par la chorale de Saint Basile. Elle a été suivie par un verre de l’amitié.


À cette occasion, la nouvelle coordonnatrice de l’équipe pastorale, Caroline Rodrigue, a été également présentée.

Car ici, le prêtre n’est pas seul responsable de la communauté, mais il en assume la coresponsabilité avec des laïcs, au sein d’une équipe pastorale, où les membres – ici au nombre de 7 – sont de réels et authentiques collaborateurs. A cette équipe s’adjoint celle de la Fabrique, constituée d’un groupe de laïcs bénévoles en charge de gérer les biens temporels. Chacune des deux paroisses constituant l’unité pastorale de Saint-Bruno – Saint-Basile est pourvue de son équipe de Fabrique.

Avec ses 48.000 habitants, l’unité pastorale Saint-Bruno – Saint-Basile est très dynamique.

On y compte beaucoup de jeunes en catéchèse, et beaucoup de jeunes familles.

Le 15 et le 16 septembre dernier, une célébration a été organisée pour marquer la rentrée pastorale et celle de la catéchèse.

Sympathiques, les paroissiens et les paroissiennes du Père Jean-Roudy, semblent faire des lunettes rouges de ses derniers un signe pour le reconnaître. Aussi, pour ce début de mission, le missionnaire de Saint-Jacques se donne comme priorités de connaître les membres de sa double communauté paroissiale, de participer aux différentes rencontres, de visiter tous les groupes et mouvements qui y vivent, sans oublier de compter les activités liturgiques.

 

Vous êtes donc invités à prier avec nous pour le Père Jean-Roudy pour que la grâce de Dieu l’accompagne toujours pour un service de témoignage optimal en faveur des personnes vers lesquelles le Seigneur l’envoie.

Bonne mission Père Jean Roudy.

Suivent les mots de présentation et de remerciement que le nouveau curé a adressé ses paroissiens et paroissiennes de l’unité pastorale Saint-Bruno & Saint-Basile.

Présentation à l’unité pastorale Saint-Bruno & Saint-Basile

Mots de remerciement du Père Jean-Roudy

Hommage de l’EMI au Père Michel Ménard


Ancien Supérieur général de la Société des Prêtres de Saint-Jacques – présente en France, en Haïti et au Brésil – le Père Michel Ménard a été honoré dernièrement par l’EMI (l’Entraide Missionnaire Internationale).

Nous avons le plaisir de mettre à votre disposition le dépliant EMI news n° 23 publié pour lui rendre hommage.

EMI News N°23 A

EMI News N°23 B

 

Bonne lecture!

Pèlerinage de couples brésiliens en lien avec les Prêtres de Saint-Jacques

Quatre couples brésiliens engagés dans la pastorale familiale, accompagnés du Révérend Père Paulo Lima de Campo Mourão et du Révérend Père Fricot Milien, Supérieur régional au Brésil, ont effectué leur premier pèlerinage en France et en Italie. C’était du 3 au 24 août 2018. Ils sont tous paroissiens de la paroisse Nossa Senhora do Rosário (Notre Dame du Rosaire) de l’archidiocèse de Maringá (Paraná). Le curé de la paroisse est le Père Onac Axénat, membre de la Société des Prêtres de Saint-Jacques (São Tiago). Ce premier pèlerinage a été organisé en lien avec les Prêtres de Saint-Jacques (São Tiago).

Arrivé à Paris le 4 août, le groupe a été accueilli à l’aéroport par le Père Cariés Dyemson, spsj. Ils ont séjourné dans la City of Light durant trois jours, où ils ont visités entre autres lieux touristiques la Tour Eiffel, le musée du Louvre, la cathédrale Notre Dame de Paris.

Ils en ont profité également pour se recueillir dans des églises, et pour confier à Dieu leurs prières.


Dans l’après-midi du 7 août, ils ont quitté la City of Light (La Ville Lumière) pour se rendre à Rome, La Città eterna – Ville éternelle. Le lendemain, soit le 8 août, ils se sont rendus à la Salle Paul VI, pour participer à la traditionnelle audience papale, où ils ont écouté la méditation du jour du Saint-Père, le Pape François. Ils ont prolongé ensuite leur visite à la Basilique Saint-Pierre, au Colisée, au musée et au jardin du Vatican. Leur séjour à la Città Eterna, bâtie sur sept collines, a duré jusqu’au 11 août, d’où ils sont partis en direction de Lourdes et de La Rochelle.


Au diocèse de La Rochelle et Saintes, dont l’Ordinaire est Mgr Georges Colomb, ils ont eu la joie de découvrir le travail pastoral et missionnaire des Prêtres de Saint-Jacques Evens Joseph et Sermonfils Auguste. Une rencontre a été organisée également avec quelques familles engagées dans la vie et la mission de cette Église locale. Ils en ont profité pour visiter Mgr Georges Colomb qu’ils avaient aidé à accueillir, à Floresta, au Brésil, lors d’une session animée par l’évêque pour les Prêtres de Saint-Jacques en mission dans cette région sociétaire.


Le 17 août, le groupe est arrivé en Bretagne, à la Maison Mère de la Société des Prêtres de Saint-Jacques.

Ils ont été chaleureusement accueillis par le père Paul DOSSOUS t le père André SIOHAN, respectivement supérieur général et vicaire général de notre Institut. C’était un grand moment de joyeuses retrouvailles, dans ce lieu dont nos visiteurs pèlerins devaient beaucoup entendre parler, et qu’ils étaient heureux de découvrir.


Accompagnés des Pères Paul et André, ils ont visité le petit musée de Saint-Jacques dédié à Mgr Testard du Cosquer, la ferme agricole et son mode fonctionnement. Ils ont fait la tournée des fameux enclos paroissiaux, avec un arrêt particulier au calvaire de Guimiliau, où le père André SIOHAN servait de guide. Ils ont eu la joie de participer au Pardon de la chapelle de Sainte Anne à Lampaul Guimiliau, ainsi qu’à la célébration des vêpres à la paroisse de Châteauneuf-du-Faou à l’occasion du grand Pardon de Notre Dame des Portes. Le Père Paul DOSSOUS présidait à l’office.


Avec l’aide des bénévoles de Saint-Jacques, le 21 août, une excellente soirée de crêpes a été organisée en leur honneur. Ils ont pu apprécier ainsi un des typiques plats de l’art culinaire breton, et rencontrer plusieurs personnes des environs de la Maison Mère.

 

Le 22 août ils ont pris la direction de Lisieux avec une pause au Mont Saint-Michel. De Lisieux, où ils ont passé une, ils sont revenus à Paris, the City of Light. Le 23 août, après avoir participé à l’eucharistie à la chapelle des Carmes, ils ont pris la direction de l’aéroport Charles-de-Gaule d’où ils ont embarqué pour São Paulo, la capitale brésilienne. Ils y ont atterri le lendemain, soit le 24 août, vers les six heures du matin. Vécu dans la joie et l’enchantement, leur pèlerinage aura ainsi duré vingt jours.


Ce tourisme-pèlerinage vécu par ce groupe de laïcs bien enracinés dans la vie pastorale de leur paroisse imprimera des traces éternelles dans le cœur de chacun des participants, les pèlerins comme ceux et celles qui les ont reçus. Les couples tenaient à manifester leur reconnaissance envers tous ceux et toutes celles qui les ont accueillis ou qui les ont orientés dans l’organisation de ce voyage. Ils adressent un grand merci à tous ceux et à toutes celles qu’ils ont rencontrés sur leur route au cours de ce pèlerinage en Europe. Ces remerciements s’adressent tout particulièrement aux Prêtres de Saint-Jacques (les Pères Paul, André, Cariès, Sermonfils et Evens) mais aussi aux Pères des Missions Étrangères de Paris, dont les Pères Gilles et Balthazar.

 

Leurs sincères remerciements vont également au couple Thomas et Nina Kowalska.

(c) GR – sept 2018.

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