Conférence au Centre-Missionnaire Saint-Jacques

Les chrétiens d’Irak

Monseigneur RAPHAËL I. HIKMAT

15 octobre 2017

Le 15 octobre 2017, devant un auditoire de plus de quatre-vingt personnes, et très attentionné, Monseigneur RAPHAËL I. HIKMAT a donné un vibrant témoignage de croyant, de tout ce que les chrétiens d’Irak ont souffert ces dernières années. Mgr. Raphaël vit en France suite aux attentats perpétrés le 31 octobre 2010 contre la cathédrale de Bagdad dont il avait la charge et où il a failli perdre la vie.

Christianisé depuis quelques deux mille ans par l’évangéliste saint Thomas,  le pays connaissait jusqu’à récemment une cohabitation pacifique entre les fidèles des différentes religions présentes sur son territoire. S’y distinguent les chrétiens et les musulmans, entre autres. Avec la chute de Bagdad en 2003, tout a changé. La proximité et le bon voisinage ont cédé la place aux persécutions, à la violence, à la méfiance et la peur, dont les chrétiens sont les principales victimes. Devant leurs cités détruites, et leur vie et celle des leurs menacées, beaucoup ont été contraints de prendre le chemin de l’exil. Ainsi le pays ne cesse de se vider de sa population chrétienne, dont le nombre a dramatiquement été réduit.

Alors que, assisté de ses deux vicaires, Mgr. Raphaël était en train de célébrer la messe, le 31 octobre vers les 17 heures, le bruit d’une explosion a surpris l’assemblée des deux cents fidèles présents à la cathédrale de Bagdad. Peu de temps après, cinq terroristes ont fait irruption dans la Cathédrale, tuant froidement les 2 jeunes vicaires, ainsi que des femmes et même des enfants en bas âges. Retranché à la sacristie avec une vingtaine de fidèles, assistant à tout ce qui était en train de se passer, Mgr. Raphaël, lucide, prenait l’initiative de préparer ses fidèles et lui-même au sacrifice de leur vie. D’ailleurs, peu de temps après, les terroristes – avant de se faire exploser au fond de la cathédrale, ont pénétré l’enceinte de la sacristie, tuant quelques fidèles et laissant pour mort Mgr Raphaël touché par des balles. L’attaque, qui aura duré quatre heures et demie, a fait quarante-huit morts.

Ce n’est que bien après que l’armée, se présentant comme sauveur, a fait son entrée dans la cathédrale. Les blessés sont dirigés vers un hôpital où Mgr. Raphaël fut opéré, avant qu’il ne soit conduit en France, quelque temps après, pour continuer ses soins, et où il restera avec l’autorisation des autorités françaises.

Mgr Raphaël explique que les chrétiens ne se sont pas défendus. Car, dit-il, « Notre religion est celle de la paix et de l’amour de Dieu. Notre attitude pacifique, clarifie-t-il, n’est pas signe de faiblesse de notre part. Bien au contraire, argumente-t-il, c’est dans l’épreuve que nous avons trouvé de la force, comme le Christ sur la croix ». 

Mgr Raphaël reste uni à son pays, et vit une grande proximité avec les ressortissants de son pays. Il sait que la majorité des familles qui ont quitté l’Irak, n’y retournera pays. Ils n’y ont plus rien : plus de maison, plus d’école, plus d’argent, plus de travail, plus d’électricité, plus d’églises et pas de sécurité… En plus, - rappelle-t-il, Daesch est toujours présent. Avec une grande tristesse dans la voix et en le déplorant, Mgr Raphaël constate que, très riche grâce au pétrole, le pays voit se concentrer toute sa richesse entre les mains d’un groupe réduit de personnes.

Malgré tout, c’est le pardon et la miséricorde que Mgr Raphaël prêche, avec ses mots et sa vie. Car, réaliste, il observe que les dissensions n’existent pas seulement entre chrétiens et musulmans, mais déjà au sein de ces derniers qui en souffrent eux-mêmes. Il rappelle à ce juste titre que les Irakiens, indépendamment des religions auxquelles ils pourraient appartenir, sont des frères et des sœurs à aimer, et pour lesquels nous devons continuellement prier, en faveur desquels il nous faut agir. Nous devons savoir les accueillir,  les accompagner ou les soigner sans la moindre condition. Nous ne saurions manquer, en effet, à notre devoir: celui d’être miséricordieux envers eux et envers tous les hommes.

Les nombreuses questions qui ont été posées à Mgr. Raphaël témoignagent du grand intérêt que l’assemblée accordait à son vibrant témoignage. A la fin de la conférence, l’assemblée a chaleureusement et longuement applaudi le premier conférencier du cycle 2017-2018. Merci à Mgr. Raphaël.



Plan-de-Cuques (13)

Paroisse du Père Bernadin AUGUSTE

Samedi 22 juillet 2017

Messe Solennelle

avec chants provençaux

et costumes typiques



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Expositions


Fête de l’Amitié

Dimanche 2 juillet 2017, au Centre Missionnaire Saint-Jacques


Messe à 10 heures 30,

présidée par Mgr Laurent DOGNIN, Evêque de Quimper et Léon








Célébration de l’anniversaire des 300 ans

de la découverte de la statue

de Nossa Senhora Aparecida

dans les eaux du Fleuve ParaÍba au Brésil

01 02

Les photos de la Célébration

Repas et suite de la journée

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A Saint-Jacques, Nouvel Oratoire,

samedi 22 juillet 2017 :

Célébration de l’Agrégation définitive

du Père Richard NGWELI NGAMBO

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Voir l’album de la Soirée

Centre Missionnaire Saint-Jacques,

Chapelle du Séminaire,

ce 3 août 2017,


Concert de l'Ensemble "Choeur et Création"

dans le cadre de la Semaine chantante « Musique vocale de la Renaissance »




Au programme :

Missa Ave Maria de PALESTRINA

pour choeur à 4 voix mixtes


www.choeur-et-creation.fr


Voir l’album de la récolte

Les Prêtres de Saint-Jacques vous invitent à partager leur joie avec l’ordination diaconale de deux de leurs frères. Il s’agit de Joël Bernard et de Gracia Francklin, formés les deux au Grand Séminaire Saint-Yves de Rennes.

En début d’après-midi du 10 septembre 2017, malgré une pluie légère, dans la joie Monseigneur Centène, évêque de Vannes, a ordonné Joël Bernard diacre, à la demande du Supérieur général de la Société des Prêtres de Saint-Jacques.  La  belle église d’Elven brillait à la présence de nombreux paroissiens qui prenaient part à la célébration.  

La liturgie était festive et de très belle qualité, avec des chants et de la musique soigneusement choisis et exécutés.

Quelques jours plus tard, à la cathédrale de Rennes, Gracia Francklin a été ordonné diacre par Mgr Nicolas Souchu, évêque auxiliaire du diocèse de Rennes. Tout comme à Elven, la célébration a été marquée par une grande solennité. Nombreux étaient les prêtres, les diacres, et étaient présents tous les séminaristes se formant au Grand Séminaire Saint-Yves.

Dans son homélie, Mgr Centène a insisté sur le sens des engagements pris dans le diaconat.  Ce sont des paroles qui invitent à un don encore plus généreux de soi, pour le service et dans le service des autres.

Dans son homélie, Mgr Nicolas Souchu insistait beaucoup sur la dimension missionnaire de cette ordination. Il a souligné à cet effet que c’était pour la première fois qu’un jeune haïtien a été ordonné dans le diocèse de Rennes. Il a aussi fait observer que cette ordination se lit dans la continuité de la mission de l’Eglise. Autrefois, c’étaient des prêtres français qui partaient vers Haïti, aujourd’hui, d’Haïti des missionnaires viennent annoncer l’Evangile en France.

Rendons donc grâce à Dieu pour ces deux nouveaux diacres qui continueront leur formation, jusqu’à l’ordination presbytérale.

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Ordination diaconale de Ronald Saint-Juste

Le 8 octobre 2017, en l’Eglise paroissiale de Saint-Antoine, de Port-au-Prince, Mgr Erick Glandas Toussaint, évêque auxiliaire de Port-au-Prince, a ordonné Ronald Saint-Juste diacre en vue du presbytérat.

Entouré de ses proches et des membres de la Société des Prêtres de Saint-Jacques, la célération s’est déroulée dans une ambiance festive et priante.

Porté par la prière de l’assemblée, Ronald s’est engagé à vivre les promesses évangéliques d’obéissance, de pauvreté et de chasteté, à cause du Royaume des Cieux.

Un jour avant, en présence du Révérend Père André Siohan, à titre de Vicaire Général de la Société, du révérend Père Pierre Valon, supérieur régional d’Haïti et du Révérend Père Jean-Anel, directeur des séminaristes de Saint-Jacques à Port-au-Prince, Ronald Saint-Juste a prononcé son serment d’agrégation définitive pour devenir membre à part entière de la Société des Prêtres de Saint-Jacques.

Avec Ronald, nous rendons grâce à Dieu qui appelle aujourd’hui des hommes et des femmes de notre temps pour annoncer l’Evangile du salut au monde entier.


Rencontre des séminaristes de Saint-Jacques en France

Caravane

sur la route des abolitions de l’esclavage

et des droits de l’homme !

Ils ont été accompagnés par le directeur des séminaristes de la Région France, le père Bernadin Auguste, et du responsable sociétaire de la formation diversifiée, le Père André Siohan.

Leur périple s’est déroulé en 3 étapes

Cet été, les séminaristes de Saint-Jacques se formant en France se sont retrouvés pour un temps de formation sur la route des abolitions de l’esclavage et des droits de l’homme.

La première étape de la caravane a permis aux séminaristes de découvrir Chamblanc – Seurre – Jallanges.

C’était une étape assez captivante.

La maison où est née Anne-Marie Javouhey (10 novembre 1779), se trouve à Jallanges en Côte d’Or.

De plus, les Prêtres de Saint-Jacques partagent une bonne partie de leur histoire avec les Sœurs de Cluny, dont quelques-unes avaient accompagné les premiers missionnaires, futurs prêtres de Saint-Jacques, en 1864.

C’est dans ce lieu que le fondateur de la nation haïtienne, le général Toussaint-Dominique Breda, dit Toussaint Louverture, a fini ses jours dans l’isolement et un rude climat, le 7 avril 1803.

La deuxième étape a conduit la caravane au Château de Joux, dans le Doubs

La visite au fort de Joux a permis à la caravane de rencontrer un admirateur d’Haïti et plutôt bon connaisseur de l’art haïtien. Monsieur Michel Bussoni.

La troisième étape : Champagney.

Une visite instructive  à la Maison de la négritude et des droits de l’homme.

Elle aura permis aux séminaristes de faire connaissance d’un certain Jacques-Antoine PRIQUELER qui aurait été l’un des hommes influents de Champagney à dénoncer l’esclavage des noirs, dans le fameux article 29 du Cahier des doléances du 19 mars 1789.

Article 29 du Cahier des Doléances du 19 mars 1789.

Les habitants et communauté de Champagney ne peuvent penser aux maux que souffrent les nègres dans les colonies sans avoir le cœur pénétré de la plus vive douleur, en se représentant leurs semblables, unis encore à eux  par le double  lien de la religion, être traités plus durement  que ne le sont les bêtes de somme.

Ils ne peuvent se persuader qu’on puisse faire usage de productions des dites  colonies si l’on faisait réflexion qu’elles ont été arrosées  par du sang de leurs semblables : ils craignent avec raison  que les générations futures, plus éclairées et plus philosophes, n’accusent les français de ce siècle d’avoir été anthropophages, ce qui contraire avec le nom de français et encore plus celui de  chrétiens.

En fin de parcours, la caravane s’est arrêtée dans la région d’Alsace, à Strasbourg et au Mont-Saint Odile. Plusieurs rencontres ont jalonné cette ultime étape de la caravane, avec la visite du séminaire de Strasbourg, la cathédrale et autres…

Itinéraire missionnaire

D’une paroisse à l’autre,

le Père Sermonfils Auguste poursuit sa vie missionnaire


Vicaire à Rochefort et curé à Tonnay-Charente, neuf ans durant, le père Sermonfils s’est engagé à vivre fructueusement sa vie de disciple missionnaire. Il témoigne n’avoir rien su faire d’extraordinaire, mais constate avec satisfaction que l’Esprit-Saint est toujours à l’œuvre.

C’est dans cet état d’esprit que le père Sermonfils a quitté dernièrement sa paroisse de Tonnay-Charente, pour assumer celle de Saint-Vincent de Paul en Aunis. Heureux d’avoir pu semer la semence du Royaume, il rappelle que tous les baptisés, de par l’onction baptismale, sont incorporés au Christ prêtre, prophète et roi, et sont appelés au nom de leur baptême à prendre part à la mission de l’Eglise-Corps-du-Christ aux multiples fonctions.

Le père Sermonfils a conscience de vivre une rupture en quittant son ancienne paroisse où il a tissé des liens étroits et multiples avec ses anciens paroissiens. Il a trouvé en eux une famille. Sa famille. Mais il sait reconnaître en même temps que ces changements sont nécessaires - voire essentiels - dans la vie du prêtre et des communautés. Il a conscience que tout prêtre missionnaire est envoyé. La communauté dont il est le pasteur appartient au Christ. Il y assume des responsabilités en étant habilité par son évêque qui lui confie une mission au service d’un témoignage : celui de la présence du seul Pasteur, du vrai Berger, Jésus-Christ, source de joie, d’espérance et de victoire pour son peuple.

Le Père Sermonfils est maintenant curé de la paroisse de Saint-Vincent de Paul en Aunis. Ce secteur paroissial comprend : Angliers, Bourgneuf, Dompierre/Mer, Montroy, Saint Médar, Sainte Soulle et Verines. Dans la joie et la bonne humeur le missionnaire de Saint-Jacques s’engage à y continuer son ministère, ayant la conviction qu’il peut compter sur la collaboration des équipes déjà en place. Avec eux, il espère pouvoir continuer à construire une communauté accueillante et ouverte à tous.

Dans cette nouvelle étape de son existence de prêtre missionnaire, le Père Sermonfils met en valeur son origine haïtienne dans sa démarche d’ouverture et de rencontre. Il se propose de faire partager à ses paroissiens un peu de la culture, de la chaleur, du dynamisme et des créativités de son peuple. Compte beaucoup à ses yeux l’ouverture d’esprit, la franchise et l’honnêteté dans ses échanges avec les autres.

Nous souhaitons un bon ministère au Père Sermonfils.