Né en 1948,  il est prêtre du diocèse de Poitiers. Exégète du Nouveau Testament et patrologue, il est agrégé de lettres classiques et docteur en théologie, et enseigne les à l’Institut Catholique de Paris.

Son œuvre littéraire, livres et autres…, est principalement consacrée à Saint Jean. Délégué à l’œcuménisme de son diocèse de Poitiers, l’exégète fait partie du Groupe des Dombes, à l’Institut supérieur d’études œcuméniques, avec différents engagements en vue de l’unité des chrétiens.

L’Église s’est beaucoup investie dans l’œcuménisme. La communion de la terre ou l’unité du monde créé appelle à l’unité des êtres créés et qui y vivent. En quoi l’œcuménisme peut-il être considéré comme partie intégrante de la vie et de la mission de l’Église? Quelles sont les exigences et les normes pour une pratique œcuménique consistante? Quels sont les documents ecclésiaux officiels qui abordent la question? Quelles sont les limites de l’œcuménisme?
Ce sont là quelques-unes des questions qui émergent quand nous parlons d’œcuménisme. Le 13 mai prochain, le Père Yves-Marie BLANCHARD nous aidera à aborder ce thème. En attendant, souvenons-nous de l’éloge des païens vis-à-vis des chrétiens dans les premiers temps de l’Église, selon l’Apologeticum de Tertullien:

« Sed eiusmodi vel maxime dilectionis operatio notam nobis inurit penes quosdam. Vide, inquiunt, ut invicem se diligant; ipsi enim invicem oderunt: et ut pro alterutro mori sint parati; ipsi enim ad occidendum alterutrum paratiores erunt ». Apologeticum, 39, 7

7. Mais c’est surtout cette pratique de la charité qui, aux yeux de quelques-uns, nous imprime une marque spéciale. « Voyez, dit-on, comme ils s’aiment les uns les autres », car eux se détestent les uns les autres; « voyez, dit-on, comme ils sont prêts à mourir les uns pour les autres », car eux sont plutôt prêts à se tuer les uns les autres.